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 Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial

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MessageSujet: Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial Dim 7 Déc 2014 - 22:54


Je voulais juste une pomme...

Il y avait de bonnes personnes en ce monde, finalement. Si la jeune elfe était arrivée à Lydes plus vite que prévue, ce n’était que par un heureux hasard et une sacré chance, disons-le. C’était parti d’un malentendu qui s’était finalement bien terminé, une histoire des plus étranges dont elle riait encore en y repensant, mais nul doute que cette rencontre resterait longtemps gravée dans sa mémoire. L’important dans tout cela, était qu’elle avait pu garder le cheval et arriver à Lydes dès le lendemain. En effet, elle avait passé la nuit dans une auberge confortable non loin de la cité, où elle avait pu se débarbouiller le visage et même prendre un bain chaud, un luxe qu’elle ne s’était plus permis depuis sa fuite. Il était clair que le confort de la tour lui manquait, mais elle ne s’en sortait pas aussi mal qu’elle l’avait pensé, même si tout lui paraissait insurmontable et qu’elle ne faisait qu’improviser jour après jour. Elle se motivait, restait optimiste et ainsi, ne baissait jamais les bras face aux difficultés. Qu’elle soit bonne ou mauvaise, réfléchie ou impulsive, la belle trouvait toujours une solution ; et ensuite, advienne que pourra, vous dirait-elle. Le fait qu’elle ait sa magie en dernier recours la mettait en confiance d’une certaine manière, car si elle était en réel danger de mort, elle n’aurait rien à perdre à en faire usage. Dès son arrivée dans la ville, elle se mêla à la foule et marcha jusqu’à une grande rue où se tenait le marché, ainsi que la plupart des commerces. L’elfe souriait bêtement tant elle s’émerveillait de si peu, son regard s’arrêtait sur les beaux tissus, les produits d’esthétiques et même sur ces beaux masques exposés, mais hors d’atteinte. Elle était bien loin de pouvoir s’offrir quoique ce soit ici, mais son goût raffiné pour les jolies choses attirait son œil et lui rappelait les belles couleurs qu’elle portait autrefois. Elle était bien loin de tout cela à présent.

Elle se détourna bien vite des parures lorsqu’elle arriva devant les étalages de produits comestibles, bien plus pratiques. Cela dit, elle avait dépensé ses dernières piécettes pour son repas de la veille et n’avait même plus assez pour s’acheter une pomme. Il lui restait un pauvre sou, mais qu’aurait-elle avec ça ? Elle lorgnait sur ces pommes rouges depuis plusieurs minutes déjà, mais ne la voyant pas se décider, le marchand lui somma de s’éloigner de ses beaux fruits. Elle gênait qu’il disait, mais il devait surtout avoir remarqué ses oreilles pointues. Quoiqu’elle fasse, elles dépassaient toujours. Elle marmonna quelque chose qui ressemblait plus à un grognement qu’autre chose, puis tourna les talons en rabattant sa capuche. Par ce froid, ce n’était pas plus mal de toutes les façons. A peine arrivée dans la ville qu’elle se confrontait déjà à un problème de taille : l’argent. Il était inutile à la tour, ce n’était pas comme si ça rapportait d’être mage, mais ce n’était pas non plus comme si elle était supposée vivre en dehors du cercle, n’est-ce pas ? Elle ne savait pas chasser, mais au moins connaissait-elle certaines plantes et champignons comestibles lorsqu’elle se retrouvait au milieu des bois, mais ici.. La solution s’était imposée d’elle-même et elle avait donc commencé à voler, mais voler des pommes sur un marché, en voilà une bien mauvaise idée et elle devrait donc s’en prendre à quelqu’un. Comme au bon vieux temps, même si elle n’était plus aussi petite et rapide qu’à douze ans. Dans un premier temps elle observait, cherchant un individu peu susceptible de lui briser un membre et surtout, qui ne gardait pas une main farouche près de son bien. Elle cherchait l’insouciant, celui qui se sentait presque à l’aise et qui ne semblait pas se méfier de la foule et quand elle le trouva, son regard ne le quitta plus. Un individu lambda dont le niveau de vie semblait correct, et si ce n’était là qu’une apparence, il cachait bien sa misère. Quand il s’arrêta devant un groupe de dames, elle saisit l’occasion et fila droit sur lui. Elle se fondit parmi les passants et alors qu’elle s’apprêtait à bousculer sa cible pour récupérer l’objet de ses convoitises, le sort en voulut autrement.

Un homme un peu plus grand et fort que le minus qu’elle ciblait se retrouva sur son chemin, de façon si soudaine qu’elle le percuta à la place de l’autre et que, machinalement, elle eut les mains baladeuses. La réaction du bonhomme fut immédiate et il ne ménagea guère sa force lorsqu’il attrapa la demoiselle par le bras, mettant son visage à nu par la même occasion. Elle avait voulu le voler ? Elle, une ‘saleté d’oreilles pointues’, en reprenant ses termes ? « Tu ferais mieux d’aller mendier ailleurs, faut pas être très fute-fute pour s'en prendre à moi ! » « Vous faites erreur, vous êtes sorti de nulle part et on s'est rentré dedans. La maladresse est un crime chez les humains ?! » Parce qu’en plus elle osait lui répondre, mais sa remarque ne lui avait pas vraiment plu. Bon, il était vrai que les elfes étaient associés à la pauvreté, au vol et à bien des bassesses et qu’elle y contribuait, qui plus est, mais tout de même ! Elle ne voulait pas le voler lui, alors oui dans un sens elle avait été maladroite. Malheureusement, son petit élan d’audace ne l’aida guère et ne fit même qu’envenimer les choses. L’homme lui tordait déjà le bras et elle dût se résoudre à lui faire des excuses. C’était exactement le genre de situation qu’elle avait voulu éviter, mais si elle ne parvenait pas à se libérer de ce grand lourdaud, elle devrait peut-être l’obliger à le faire. Ou simplement attendre et payer pour sa bêtise, elle ne pouvait pas mettre son secret en danger pour si peu.


Dernière édition par Aerin le Mer 10 Déc 2014 - 21:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial Mar 9 Déc 2014 - 21:44


On m'a raconté des histoires, répété que c'était fini
Que certaines chansons à boire n’avaient plus le même goût qu'aujourd'hui


Dezial avait toujours eu une grosse appétit lorsqu'il s'agissait de dévorer des romans, en tout genre. Il avait toujours eu une certaine préférence pour les récits épiques de combattants en tout genre. Les grands héros qui ont réussi à surmonter le premier Enclin, ou encore de blancs combattants chassant le mal et la corruption de terres qui n'étaient pas le leur, guidés seulement par leur cœur, leur bravoure et leur sens du devoir. Pourquoi de tels guerriers allaient-ils se perdre en des contrées si lointaines pour sauver des personnes qu'ils ne connaissaient pas, et qu'ils ne reverraient sans doutes jamais ? Nombreux serraient à se poser la question. Le barde quant à lui, comprenait la chose, du moins, il pensait comprendre ce sentiment. Quoi de plus gratifiant que de se coucher le soir en se disant que l'on a fait en sortes d'améliorer le monde ? Que l'on a fait quelque chose de bien ? Que des vies ont été sauvées grâce à nous ? Voyez-vous, notre ami avait voyagé une partie de sa vie. Il avait fait de nombreuses rencontres, vu de nombreuses choses, combattu de nombreuses fois, et sauvé de nombreuses vies. La principale chose que voulait le bâtard à cette époque était de s'améliorer, de devenir un bien meilleur guerrier que ce qu'il n'était déjà, ainsi, il fit de nombreuses missions en tant que mercenaire, accompagné de son frère d'armes qui devint quelque chose de similaire à son meilleur ami, et connu même un certain Äzghabâl, un forgeron nain haut en couleur qui se révéla être tant un grand allié au front qu'un fournisseur d'armes exceptionnel. Plus tard, il devint même barde afin de servir au mieux sa famille. L'homme finit même par se croire être le personnage principal d'une de ces fameuses histoires qui lui plaisait tant, celle d'un noble combattant portant secours à une demoiselle en détresse. Malheureusement, le jeune homme découvrit que les romans étaient bien trop beaux pour ressembler à la réalité. La scène était horrible. Une famille entière massacrée par une troupe de brigands, seul survécut une jeune fille qui manqua de se faire violer. Le barde lui vint en aide, défait une partie de la troupe et aida au mieux l'orpheline qui devint plus tard son apprentie. Malgré tout cela, notre ami ne put s'empêcher d'espérer faire une rencontre comme dans ces fameux livres. Et de cette fameuse demoiselle en détresse qui le remercierait d'un chaste baiser, illuminée par une beauté à couper le souffle à n'importe quel homme. Durant de nombreuses années, rien ne sembla se profiler à l'horizon, jusqu'à ce fameux jour …

La journée semblait être comme de nombreuses avant celles-ci. Le barde s'était levé tôt, avait dispensé ses cours quotidiens à son apprentie, avant d'aller s'entraîner une bonne heure avec le maître d'armes de la maisonnée. La journée s'annonçait belle, radieuse et chaude. Après ses efforts, le trentenaire fit un brin de toilette, s'habilla simplement, et décida de faire un tour sur le marché. Voyez-vous, notre homme avait toujours fortement apprécié ce genre d’événements. L'on y faisait de nombreuses rencontres, l'on y découvrait tout autant de choses toutes plus extraordinaires les unes que les autres, venant parfois de contrées que Dezial ne connaissait pas. Avec le temps, les marchands finirent par connaître le bâtard qui venait régulièrement se perdre entre les étals, achetant de temps à autres un petit bibelot, un habit, un peu de nourriture ou encore quelques romans à dévorer devant la cheminée. Malgré son statut, il était apprécie pour sa gentillesse, sa chaleur et ses sourires, il prenait son temps pour saluer bon nombre de marchands, prenant ainsi des nouvelles du monde. Après tout, même les plus petites choses pouvaient avoir son importance, et pour cela, il n'y avait rien de mieux que de discuter avec toutes ses personnes qui passaient leur vie sur les routes. De temps à autres, le barde se perdait à espérer apercevoir la petite moustache de ce fameux nain dont il portait ses deux chefs d’œuvre à la ceinture, chaque jour, et avec fierté. Le marché lui permettait aussi de voir des familles heureuses, qui lui donnaient l'espoir, ou le désespoir de peut-être fonder quelque chose à son tour. Au fond, l'homme était un assez grand romantique, peut-être un peu trop inspiré par ce qu'il lisait, mais il croyait à l’idylle parfaite, il espérait rencontrer un jour une femme qui lui conviendrait en tout point, et qu'il voudrait prendre pour épouse. Malheureusement, avec sa position cela s’avérait compliqué, s'il était devenu barde c'était essentiellement pour protéger les siens. Prendre une épouse … Cela finirait sûrement par le rendre moins attentif et cela pourrait fortement nuire aux siens. Devrait-il sacrifier son propre bonheur pour la protection de sa famille ? C'est ce qu'il pensait. Déjà qu'un enfant semblait pointer le bout de son nez, il ignorait ce qu'une épouse aurait comme répercussion. Mais … Revenons à ce qui nous intéresse.

Alors qu'il déambulait tranquillement dans ce marché, Dezial se fit spectateur d'une scène particulière. Une jeune elfe percuta un homme des plus solide, avant de finir au sol. Le barde eut le temps de voir les mains baladeuses de l'étrangère, ce qui le fit sourire. La « victime » ne sembla pas du même avis que le musicien, si bien qu'il attrapa violemment le bras de la blondinette, la meurtrissant au passage en l'insultant gratuitement la traitant d'oreilles pointues, et la roublarde n'était pas en reste côté verbe, ce qui amusa fortement le spectateur.. Malheureusement, vu la mine de l'homme tout en muscle, cela ne semblait guère bon de laisser continuer. S'avançant vers la scène, prêt à s'interposer, notre ami eut la chance de percevoir le doux visage de la prisonnière, et son cœur ne fit qu'un bond, immense, semblant prêt à lui arracher la poitrine. Existait-il plus délicieuse créature, là, quelque part en Thédas ou même ailleurs ? Notre ami en doutait fortement. Voyez-vous, ce dernier eut toujours un certain faible pour les représentantes de la race elfique, et encore le mot est faible -j'ose espérer que vous me pardonnerez cette facilité- lorsque l'on voyait l'attirance qu'il éprouvait envers elle. Mais cette inconnue là … Était bien au dessus de toutes celles qu'il avait croisées jusqu'ici. Était-ce le Destin ? Dezial sourit à cette idée. Peut-être était-ce la fameuse demoiselle en détresse qu'il fallait sauver. Peut-être était-ce son moment.

S'avançant d'un pas assuré, une des deux lames fut dégainée pour que la pointe de celle-ci ne vienne se poser sous la gorge du malpoli, l'incitant à reculer, avant que l'homme armé ne prenne la parole.

« N'est-ce pas là une pure forme de racisme ? Il suffit qu'une elfe vous percute malencontreusement pour que vous perdiez votre sang-froid. Allons, du calme je vous prie, à moins que vous souhaitiez combattre, vous sembliez fort sûr de vous. Qu'en dites vous ? »

L'homme dévisagea celui qui venait de l’interrompre avec rapidité. Il avait beau avoir les muscles, il n'avait aucune arme sur lui, face à deux lames, il ne ferait pas le poids, et semblait bien vite l'avoir compris. Brutal, mais peut-être pas si idiot que ça. Grommelant, l'assaillant finit par relâcher sa poigne avant de se perdre dans la foule vociférant quelques insultes envers les deux enquiquineurs. Rangeant son arme, avec un sourire radieux, Dezial finit par se retourner vers la demoiselle en détresse et resta stupéfait une poignée de secondes. Il ne l'avait vu que du coin de l’œil et était déjà tombé sous le charme, mais une telle proximité lui fit découvrir un état qu'il n'avait encore jamais connu. Avec douceur, il attrapa la main de la belle pour l'attirer vers lui et dévoiler délicatement le bras meurtri et rouge, la poigne fut en effet bien trop solide.

« Ce n'est pas bien joli, je connais quelqu'un non loin, il aura un beaume pour faire passer la douleur et éviter ces fameuses marques. Quant aux humains, j'ose espérer que vous découvrirez que nous ne sommes pas tous identiques. »

Il sourit tendrement avant de reprendre.

« Aussi … Aurais-je l'honneur de connaître votre nom, ô charmante demoiselle en détresse? »
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MessageSujet: Re: Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial Mer 10 Déc 2014 - 21:25


Je voulais juste une pomme...

Un homme s’interposa si vite qu’elle ne le réalisa que bien tard, lorsque la pression sur son bras fut rompue et qu’une ombre lui masqua la vue. Elle se redressa dans la seconde, remarquant alors que l’inconnu était bien armé et qu’il maniait les mots comme il devait manier ses lames, pensait-elle. Elle aurait pu profiter de cette distraction pour fuir et c’était à priori le genre de réflexe qu’elle aurait eu autrefois, mais elle avait bien changé depuis le bas-cloître, aussi resterait-elle pour regarder la brute s’en aller la queue entre les jambes. Et peut-être pour connaître l’identité de son mystérieux bienfaiteur, aussi. Il était intervenu là où personne n’aurait levé le petit doigt, et les mots qu’il avait eu pour l’autre lui avaient décroché un sourire. Il la défendait, elle, une elfe et alors qu’elle le dévisageait depuis plusieurs secondes sans rien dire, elle détourna le regard. Ce n'était pas très poli, aussi s’apprêtait-elle à le remercier lorsqu'il la devança, lui attrapant la main pour l'approcher et elle ne s'y attendait tellement pas, qu’elle n’eut pas le temps de protester. Si elle l’avait voulu, or face à l’attitude très courtoise de cet homme, elle se trouva désemparée. C’était le mot juste, car c’était bien la première fois qu’elle recevait pareille attention depuis longtemps. C’était un peu étrange, ou presque surréaliste, ça lui rappelait fortement les histoires qu’elle avait l’habitude de lire le soir, où le héros bravait mille et un dangers pour l’amour de sa noble dame, mais elle n’avait rien d'une de ces héroïnes et la vie n’était pas un roman.

Elle osa enfin le regarder dans les yeux lorsqu'il mentionna les rougeurs qui marquaient son bras et en effet, ce n’était ni bien joli, ni indolore. Elle fronçait les sourcils à chaque fois que ça lançait un peu, mais ce n’était pas quelque chose qui l’inquiétait et elle serait capable de le soigner, mais à présent.. Eh bien sans doute devrait-elle supporter la douleur comme tout un chacun, et accepter l’aide désintéressée de ce bel inconnu. Elle rit tout de même à sa remarque, sachant bien que tous les humains ne se ressemblaient pas, elle en avait connu de bien meilleurs que cette brute, comme de bien pires. Il lui demanda son nom et elle se ressaisit, elle qui avait gardé le silence jusque-là. Elle n’avait pas vraiment l’habitude d’être traitée de la sorte et ses pensées s’embrouillaient, si bien qu’elle ne savait plus par où commencer. Son nom d’abord, c’était cela. « Veuillez pardonner mon silence, c'est un peu déconcertant.. Je vous suis très reconnaissante, ser et mon nom est Aerin. Pourrais-je connaître celui de mon bienfaiteur ? Il n’y a pas de demoiselle en détresse sans preux chevalier, n’est-ce pas ? » Déconcertée oui, mais ça ne la rendait pas plus timide. Elle n’avait manifestement pas passé sa vie dans les rues, un langage soigné et des manières qui l’étaient tout autant.. espérons qu’il ne se pose aucune question. Tout ce qui lui manquait était une révérence, mais pour une question pratique, elle ne fit qu'incliner la tête. Il la mettait en confiance par sa douceur et ses mots, était-elle donc si faible ? Il lui paraissait sincère et il avait l’intention de l’aider alors qu’il aurait pu se contenter de la débarrasser de son assaillant, puis de repartir après avoir obtenu sa reconnaissance, mais non. La brute avait dû l’assommer et elle se trouvait sûrement au beau milieu de son imagination débordante, bientôt un dragon survolerait la ville et une jolie robe de soie remplacerait sa vieille cape. Non ?

« C’est très gentil à vous, mais c’était déjà sincèrement aimable que d’être intervenu, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. » Elle était bête ou bien ? Ce gentilhomme était particulièrement charmant et elle voulait juste partir ? Outre le fait qu’il soit bel homme, il avait une certaine prestance et c’était sans compter sur ses actes, un peu plus tôt, qui avaient déjà suffi pour l’impressionner. Qui était donc cet homme, et d’où lui venait sa dextérité ? Des questions qui lui brûlaient les lèvres, mais elle se savait un peu naïve et freinait son enthousiasme de ce fait. Devait-elle se raviser ? Il tenait toujours son bras et cela avait quelque chose de rassurant, elle pourrait soigner cela elle-même, mais… « Vous avez dit connaître quelqu'un ? Je crois que ça empire, et.. si ma présence ne vous gêne pas, alors je serai bien curieuse de savoir comment vous comptez vous y prendre pour me convaincre. » Comme elle réagissait un peu tard à cela, elle se fit plus précise. « Que vous n’êtes pas tous identiques. » Une invitation bien audacieuse, mais il lui avait tendu la perche non ? Un sourire espiègle et une certaine malice dans le regard accompagnèrent ces mots, et si elle semblait avoir la parole facile, à l’intérieur tout se bousculait. Son cœur s’était emballé plus d’une fois depuis qu’il eut attrapé sa main et pour une femme de sa nature, il était difficile de lui demander de ne pas rougir devant pareille attitude. C’était l’échange le plus agréable qu’elle avait eu depuis sa fuite et tant pis si ce n’étaient là que flatteries, c’était plutôt agréable. Elle était certes un peu naïve, mais pas assez pour croire qu’il ne disait pas cela à toutes les jolies dames qu’il devait rencontrer. Elle ne savait rien de lui après tout, mais elle ne demandait qu’à y remédier.
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MessageSujet: Re: Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial Sam 13 Déc 2014 - 2:44


♪Que certaines chansons à boire
N’avait plus le même goût qu'aujourd'hui


C'était comme un rêve pour Dezial. Vivre ce jour était … Merveilleux. Utopique. Le vivait-il vraiment ? Le barde se surprit à se poser la question à quelques reprises. Lui, un simple enfant né du pêché, était devenu, l'espèce d'un instant, l'égal des héros qui peuplaient légendes et contes. Certes, le danger était bien moins grand que celui d'affronter le feu d'un dragon pour les seuls beaux yeux d'une demoiselle en détresse, mais, le contexte était là. Le dragon était bien moins dangereux, et la belle, elle … Était bien plus belle que dans ses rêves les plus fous. Aurait-il été timide que notre ami n'aurait pas réussi à prononcer un mot devant tel spectacle. Sans doutes se serait-il mit à paniquer, suer, trembler, à ne pas savoir que dire, quoi faire, ou même où regarder. Oui, comme son nom l'indique, la belle était belle. Mais plus que cela encore, son regard était envoûtant et déstabilisant. Fort heureusement pour l'histoire, notre ami était un barde confirmé, espion, musicien, messager et de fait beau parleur. Une personne timide dans ce secteur ne ferait malheureusement pas long feu. Malgré son aisance à parler et à rencontrer du beau monde, cette présence exceptionnelle ne put l'empêcher d'être déstabilisé, même s'il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour ne rien laisser paraître.

Lorsqu'il fut question de rougeur, de douleur, et de nom, la charmante inconnue resta silencieuse quelques instants, comme s'il lui fallait du temps pour se remettre de tout cela. Après tout, même si ce n'était, fort heureusement pas allé bien loin, une agression restait une agression, et cela ne devait pas être facile de se remettre de tout ça. Alors, patiemment, le héros du jour attendit que la jeune femme ne prenne la parole. Tout comme pour le reste, sa voix était des plus agréables. En premier, elle s'excusa pour son absence, expliquant ne pas être habituée à de pareils événements pour enfin le remercier, lui donnant du « ser », chose qui le fit rire doucement, avant de se présenter, Aerin, tel était son nom. Un nom délicat et gracieux, tout comme celle qui le possédait. Suite à quoi, l'elfe sembla rentrer dans son jeu, parlant elle aussi de demoiselle en détresse et de blanc chevalier, pour lui demander son nom, à son tour. S'inclinant légèrement, le natif des lieux lui baisa délicatement la main avant de prendre à son tour la parole.

« Enchanté, dame Aerin. Malgré les circonstances, je dois vous avouer que vous avez illuminé ma journée par contre seule présence. Quant à me présenter, je me nomme Dezial, et, au risque de vous décevoir, je ne suis pas chevalier. »

Machinalement, le jeune homme garda la main féminine au creux de sa poigne qui se voulait douce et indolore. A vrai dire, il ne remarqua pas vraiment la chose, se contentant de regarder la blondinette tout en souriant bêtement, avant de proposer de l'aider encore plus, connaissant quelqu'un qui pourrait la soigner. Contre toute attente, Aerin refusa. Non pas qu'elle refusait l'aide de son bienfaiteur, bien au contraire, elle estimait simplement qu'il en avait déjà fait beaucoup, et que de fait, elle devait le laisser en paix. Le barde afficha une mine déçue, triste même. Ainsi, cette charmante rencontre allait se terminer comme ça. Devant lui s'était présenté une des plus belles femmes qu'il ne puisse imaginer, et tous deux se quitteraient comme ça, sans qu'il n'ait pu apprendre à la connaître un peu plus. Le jeune homme semblait abattu, mais fort heureusement, cette fois-ci, ce fut la demoiselle qui vint en aide au blanc chevalier, qui finit par le rassurer. La victime prétexta que la douleur empirait, alors, si sa présence ne le dérangeait pas, elle acceptait bien volontiers de rencontrer ce fameux « quelqu'un ». Enfin, cela lui permettrai de prouver ses dires : que les humains n'étaient pas tous identiques. Cela fit rire le bâtard, qui semblait des plus heureux.

« Me déranger ? Voyons, non, bien au contraire. En marchant à vos côtés, je ferais certainement quelques jaloux, je pourrais ainsi déambuler fier comme un coq. Une perspective des plus agréables, dans ce cas, allons voir cette fameuse personne. »

Avec délicatesse, le barde porta la main de sa nouvelle protégée à son bras, faisant montre d'une infinie tendresse pour ne pas la meurtrir encore plus, pour enfin commencer la marche vers l'étal en question. Comme promis, notre ami semblait heureux de pouvoir marcher en si belle compagnie. Cependant, lorsqu'ils furent éloignés de l'endroit où eu lieu le drame, le « chevalier » ralentit quelques peu, attirant la belle vers lui, toujours avec douceur, et son visage changea légèrement, laissant paraître un air un peu plus sérieux pour enfin prononcer quelques mots bas, l'espoir que seule son interlocutrice n'entende.

« Essayez de ne pas recommencer s'il vous plaît. Je ne pourrais malheureusement pas toujours venir à votre secours, cela finirait par attirer quelques soupçons, et … Vous risquez de recevoir, au mieux, quelques vilains coups. En attendant, je veillerais à ce que votre séjour aux Lydes se passe bien. Je me plais à espérer que malgré cet événement, vous garderez un bon souvenir des terres où je suis né. »

Pendant que les mots sortaient de sa bouche, Dezial faisait des gestes de sa main libre, gestes qui n'avaient strictement aucun rapport avec ce qui se disait, faisant mine de détailler les lieux, présentant des auberges, des personnes, afin de ne pas éveiller le moindre soupçon, mais surtout pour qu'aucune oreille baladeuse ne vienne se perdre entre eux deux. Outre le fait que la demoiselle pouvait être punie, la réputation de Dezial pourrait en prendre un coup, et ainsi ternir la réputation des Lydes, et ça, il ne pouvait se le permettre.

Après une poignée de minutes, leur chemin s'arrêta devant un étal rempli de fioles en tout genre, derrière lequel se tenait un homme d'âge mur qui salua le nouvel arrivant avec joie.

« Dame Aerin, voici Anton, un habitué des marchés. Anton, voici Dame Aerin, une charmante demoiselle qui s'est faite agresser, l'homme lui a attrapé le poignet avec force. Il a dû le tordre je pense, c'est plutôt bien rouge, un peu enflé, et ça a l'air douloureux. »

Avec délicatesse, le jeune homme dévoila le bras meurtri, et le marchand sortit une fiole qu'il tendit à la demoiselle, tandis que le barde tendait quelques pièces en paiement, avant de le remercier grandement. Il n'avait plus qu'à espérer que cela l'appaise.
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MessageSujet: Re: Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial

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Quand ça dérape et qu'elle vous répond : je voulais juste une pomme. ✲ Dezial

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