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 Autour d'un feu ~ Varalasan

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Harand
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MessageSujet: Autour d'un feu ~ Varalasan Mer 24 Juin 2015 - 15:40


Autour d'un feu
Clan Varalasan


✥ Date, mois, année Wintermarch, 5:12 des Exaltés
✥ Lieu Sur les rives du lac Celestine, entre Val Firmin et Val Forêt
✥ Moment de la journée Soir
✥ Autre Alors que le clan faisait halte près de Val Firmin, Panoriel et Paiven se sont rendus au bascloître pour réapprovisionner leurs réserves de nourriture. Là, ils ont appris et constaté que la ville avait fait l’objet d’attaques de morts-vivants. À leur retour au campement, Panoriel a demandé à Harand d’aider les blessés parmi les elfes – ce pour quoi elle a dû batailler. Il a finalement accepté et s’y est rendu avec elle. Devant l’ampleur de la tâche, il a demandé à Panoriel de ramener Elorill, la seule à avoir des compétences en soins, hormis Aerin qu’il ne souhaitait pas voir approcher de la ville. C’est en réalité Admael qui s’est chargé d’accompagner la soigneuse de hahls à Val Firmin (ceci ayant été décidé par les précédents joueurs de ces deux personnages).
Après la bataille contre l’Abomination, Harand a retrouvé Admael et Elorill. Ensemble, ils sont rentrés et se sont empressés de lever le camp. Les Varalasan se dirigent actuellement vers Val Royaux afin de s’éloigner de Montsimmard et de ses templiers.



La nuit engloutissait le monde. À l’ouest, les teintes d’orange et de rouge avaient cédé la place à l’indigo et au noir, parsemé des pâles étoiles de l’hiver. Le feu crépitait au milieu d’un petit cercle de pierre, au centre des remparts formés par les tentes et les aravels. En route vers le nord, ayant fait halte pour la nuit aux abords du lac Célestine, à l’écart de la route, les Varalasan vaquaient à leurs occupations avant le repas du soir.
Assis sur une natte auprès des flammes, Harand observait ses compagnons. À Val Firmin, il avait cru sa dernière heure arrivée, ou au moins la fin de sa liberté. Les templiers n’auraient sûrement pas manqué l’occasion d’enfermer un apostat à la tour. Bien que ses pensées fussent restées tournées vers le nécromancien durant toute la bataille, son cœur, lui, était resté en arrière, auprès de celles et ceux qu’il appelait désormais sa famille. La captivité l’aurait rendu fou. Les savoir seuls, désormais sans Archiviste, l’aurait détruit. Son regard se porta sur Aerin, aussi radieuse qu’à l’ordinaire. La perdre l’aurait anéanti. Mais tous se portaient bien, au moins en apparence. Il aurait aimé trouver un instant pour discuter, seul à seule, avec sa Première, mais les voyages n’étaient pas les moments les plus propices pour s’isoler. Il trouverait sans doute une occasion plus tard. Frôler la mort avait au moins eu le mérite de lui ouvrir les yeux sur certaines choses.
Il ne se souvenait pas de son retour au campement. Épuisé par les combats et le déploiement de magie dont il avait dû user, l’Elvhen s’était effondré en apercevant les voiles rouges des aravels au cœur des bois. Il s’était réveillé le lendemain, couché dans un chariot en mouvement, et il s’était trouvé incapable de tenir sur ses jambes avant le soir. Personne n’avait semblé lui en tenir rigueur – du moins, si l’on estimait que les piques de Panoriel relevaient de la plaisanterie et non d’une franche animosité. Harand préférait parier sur la plaisanterie.
Il les regardait à présent, ses compagnons, ses frères et sœurs, et un sourire serein flottait sur ses lèvres. Ils partageraient leur repas du soir, deux superbes lièvres capturés par Admael, avant de gagner le confort de leurs tentes. Et ce soir, Harand se sentait suffisamment bien pour veiller plus tard qu’à l’ordinaire.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Sam 27 Juin 2015 - 12:38

Panoriel ne dit rien. Elle écoute son frère raconter elle ne sait quelle histoire et sourit vaguement quand elle devine qu'il en rajoute ou qu'il modifie un détail. C'est une histoire du bas-cloître, peut-être ? Sûrement… ils ne parlent jamais de leur errance, ni aux autres, ni tous les deux. Il faudrait, pourtant, un jour, peut-être, aborder ce sujet à nouveau. Mais ce soir n'est sûrement pas le bon moment. Pendant que les autres discutent, ses doigts à elle filent dans ses cheveux tandis qu'elle tresse ses longues mèches rousses afin de lui dégager une partie du visage. Au moins, ainsi, elle n'est jamais gênée lorsqu'elle doit chasser ou faire quoi que ce soit d'autres. C'est devenu un mécanisme comme un autre, plus besoin de voir son reflet pour s'assurer que c'est bien fait. Elle promène son regard sur le petit groupe, et s'attarde sur Harand, qui lui aussi observe son clan. Et son  expression neutre se transforme en un rictus moqueur quand leurs regards se croisent enfin. Elle n'a pas épargné Harand en remarques acerbes et en moqueries acides depuis son retour de Val Firmin et depuis son réveil. Et son sourire s'accentue lorsqu'elle capte le regard que pose Harand sur Aerin. Ce n'est un secret pour personne, ce qu'il y a entre eux deux. Principalement parce que Harand semble fébrile chaque fois que l'elfe blonde rit, sourit, passe à côté de lui et qu'il ressemble à un adolescence transi. Il n'a pas fallu longtemps à Panoriel pour commencer à le taquiner copieusement sur le sujet, la maladresse et la réserve de l'archiviste envers Aerin amusant tout le monde. Et Panoriel ne l'épargne pas, jamais, à ce sujet – ni sur aucun autres d'ailleurs. Elle ne se gène jamais pour rappeler à quel point elle n'aime pas ce mode de vie et qu'elle est prête à partir n'importe quand, même s'il devient évident qu'avec le temps, ça tient plus à de la bravade insolente qu'à une probable réalité. Oui, au début, elle aurait pu sur un coup de tête décider de de partir – et d'ailleurs, elle avait failli plus d'une fois et sans l'intervention de son frère auprès d'elle, ils ne seraient plus là aujourd’hui. Maintenant, elle ne l'avouera jamais à haute voix, mais elle commence à avoir ses repères dans cette vie qui est la sienne, et surtout, voir ainsi son petit frère si heureux suffit à son bonheur à elle. Son égoïsme n'a de limite que le bonheur de Paiven. Alors oui, s'il est heureux, elle est prête à faire ce sacrifice – et à le rappeler dès qu'elle peut. Elle a gardé ses yeux fixés sur Harand, et  de sa voix toujours chargée de ce ton qu'on ne peut tout à fait associer à la pleine moquerie, elle reprend les hostilités. « Remballes tes ardeurs, t'es encore mourant. »
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Dim 28 Juin 2015 - 0:46

Elle regarde Panoriel tresser ses mèches rousses, et elle écoute la voix de Paiven qui s'élève plus fort que les autres, la distraction qu'il lui faut pour ne pas trop penser à lui. Elle est venue s'asseoir en face d'Harand, mais son regard se perd sur chacun d'eux, sur ces personnes qu'elle apprend à connaître au fil des jours et des moments qu'elle partage en leur compagnie. Admael reste un mystère et même si elle éprouve pour lui la même fascination qu'avec leur Archiviste, pour être né parmi les Dalatiens, elle joue bien plus sur la retenue. Elle le salue au matin, lui sourit et l'observe de temps en temps, quand il s'occupe de Bora'Assan ou d'autres choses. Mais il l'intimide, le chasseur.
Les gestes de Panoriel attirent de nouveau son attention, jusqu'à ce que son regard vienne se perdre sur celui qui l'a tant inquiété, et qui l'inquiète encore. Soulagée quand on lui a dit que sa vie n'était pas en danger, soulagée après tant d'heures à se meurtrir la peau, rougeurs au bout des doigts. Elle est restée tout près quand il dormait, elle et ces quatre-là, chacun à leur manière. Alors elle le regarde par-dessus les étincelles, impatiente, souriante. Tout reprend doucement son cours normal, Val Firmin derrière eux et elle rêvasse, Aerin. Puis, les sons reviennent et elle se ressaisit.

« Dommage, j'aurais bien aimé me trouver ici dans quelques mois. Je n'ai jamais été aussi près de ce lac, il est plus grand vu d'ici ! »

Elle se lève et place ses deux mains au-dessus des yeux, comme pour essayer d'évaluer la distance, d'y voir plus loin, mais l'autre rive demeure cachée et puis, que peut-elle espérer sans l'aide du soleil ? Mais elle s'amuse, Aerin. Les premières étoiles décorent déjà le ciel et elle lève les yeux un instant, puis se rassoit en tendant l'oreille vers les autres voix.
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Lun 29 Juin 2015 - 21:56



Admaël est enfin serein. Son clan réuni, retrouvé, les liens qui les unissent se nourrissent à nouveau de leurs racines jeunes encore.

Il perçoit chez chacun l'inquiétude pour leur chef, leur guide et leur ami, Harand. Pourtant, il voit bien que l'Archiviste n'est qu'épuisé. Le meilleur remède contre ce mal-ci est un peu de repos, et beaucoup d'attention de sa petite chérie. Il sourit en voyant le regard d'Aerin voleter sur lui, et s'enfuir bien vite.
Qui douterait des sentiments de ces deux-là? C'en est presque comique. Harand, par ailleurs si sage, devient un petit enfant lorsqu'il s'agit de sa Première. A tel point qu'il se demande si ce ne serait pas sa première, aussi. Un Archiviste ne devrait pas se comporter ainsi, mais le clan est petit, et ses membres, plutôt pacifiques. Il n'y a pas grand risque dans ces errements-là.

Il entend, plus qu'il n'écoute, Paiven raconter des histoires de bas cloître, et les autres rire de ses facéties. Mais, le loup rit-il des déboires du chien à l'attache? Paiven est un compagnon formidable, mais Admaël n'arrive pas à se forcer à rire. Il trouve ces histoires horrifiantes et humiliantes, et ne comprend pas ce qu'elles ont de comique.

Panoriel regarde son frère avec la même adoration dans le regard que d'habitude. S'il fallait une illustration d'amour sincère, au sein du clan, celle-ci est la meilleure. Il admire ses cheveux de feu, son regard à la fois doux et polaire, son corps de liane, parfois encore pataud dans les bois...
Il n'a toujours pas réussi à la faire remercier Andruil pour ces prises, ni à lui faire réciter -correctement- le Vir Talandahl. Demain, peut-être. Rien ne presse.
Mais ce fut une bonne chasse, selon lui, car elle apprend chaque jour, et ne commet pas deux fois la même erreur. De toute façon, deux lapins étaient suffisants.

Lorsqu'Aerin parle, Admaël décide de partager avec son clan sa joie d'être ici avec eux, si proche du lac. Il évoque ses souvenirs, auxquels la chevelure de Panoriel le renvoyait il y a quelques instants, de sa voix basse et chaude, qu'il exerce rarement.

"J'y ai déjà été, au bord de ce lac. Selon la légende, c'est ici que Falon'Din rencontra le cerf, et l'emmena. Ce lac serait un miroir pour l'Après, la porte des dieux.

Aujourd'hui, la glace et les dernières neiges forment un manteau dans lequel les oreilles sont transies, mais emplies de silence doux et de bruissements légers et caressants, d'histoires et d'échos.

Au printemps, les jeunes pousses et les senteurs de floraison rendent les bois plus enivrants qu'un plein tonneau de liqueur. On peut circuler les yeux fermés, rien qu'en ouvrant les narines.

L'été, Elvhenan nous abreuve de ses bienfaits: fruits des bois, lièvres dodus, cascades à la fraicheur revigorante et tubercules se bousculent pour sauter dans notre garde-manger. Nous devenons replets et bonhommes, tant rien ne semble pouvoir perturber durablement la paix de ces lieux.
Il sourit à Elorill, assise silencieuse un peu à l'écart, comme souvent en ce moment. Les hahls aiment à galoper, saisis d'une frénésie de danse et de courses sans but. Bora'Assan les poursuit, avec ou sans cavalier, et je me laisse aller à courir derrière eux. Je suis bien souvent distancé, mais qu'importe! ce qui compte, c'est la course, pas son but.

L'automne pare les bois d'un flamboiement à vous en brûler les yeux, et chaque recoin est un émerveillement. L'automne est ma saison préférée.
vissant son regard dans celui de Panoriel, il continue, ne parlant plus que pour elle. Avant de s'endormir, la Nature décide de laisser exploser sa force, et elle étincelle de mille feux. Parfois, elle est dure, presque entropique. L'odeur est celle des fruits si mûrs qu'il est douloureux de ne pas les croquer, même si certains semblent dangereux. Elle flamboie, pour envoyer au monde des messages contraires. Admirez moi. Ne m'approchez pas. Aimez moi. Craignez moi.
Mais au fond, elle est surtout pleine de vie et de force. Alors, surtout, elle est la plus fascinante, et la plus digne de notre dévouement.


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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Mar 30 Juin 2015 - 1:09

J'aime bien les soirées comme ça au coin du feu avec les autres membres du clan. J'ai l'impression d'être au milieu d'une grande réunion de famille et pour moi qui, concrètement, n'ai eu que ma sœur toute ma vie, c'est quelque chose de particulièrement appréciable. Des parents, j'en ai eu, j'en ai peut être toujours d'ailleurs mais ils ont été tellement absents que pour moi, c'est comme s'ils n'avaient jamais réellement existé. Maintenant, ma famille, c'est le clan, point. Il n'y a pas à chercher plus loin.

« Et là, le duc a débarquer près de mon commerce et a hurlé dans tout le bas-cloître : "Que celui qui a volé les bas de ma femme se manifeste immédiatement ! Il n'aura qu'UN doigt de coupé !" Nous autres qui vivions ici, on savait très bien que c'était le petit Kaden qui l'avait volé la culotte, mais on a rien dit. On se regardait tous l'air de se dire "Créateur mais quel crime HORRIBLE ! Qui a bien pu commettre une ignominie pareille ?!". Comme j'étais juste à côté du duc, je sentais que la colère lui montait au nez et que si personne n'agissait, on allait tous finir amputé du petit doigt. Alors je me suis mis à tousser, de plus en plus fort, à m'en faire vomir. Ça a suffit à attirer l'attention du duc qui m'a demandé si j'étais malade et j'ai tout de suite répondu que oui, en précisant qu'il y avait une épidémie très violente dans le coin. Il a pris peur et a déclaré "Le Créateur jugera lui même le fautif, que la peste s'abatte sur lui" et il est parti la queue entre les jambes ! »

A peine ma première histoire terminée que déjà j'en entame une autre. En raconter me fait du bien et cela permet également de distraire les autres membres du clan. Qu'ils m'écoutent ou pas, finalement ça m'importe peu. Quand j'entends Admaël raconter l'histoire du lac, je suis suspendu à ses lèvres. Il a une voix grave qui porte et pousse les autres à boire ses paroles. Je le respecte énormément pour cela, même si je n'apprécie pas particulièrement les regards qu'il jette à Panoriel. Au bout d'un moment, ça finit presque par être gênant, c'est pourquoi lorsqu'il termine son exposé, je me racle la gorge, désireux de couper court à cet échange visuel entre ma sœur et lui.

« Sinon Aerin, j'ai une histoire très amusante à propos d'un lac, d'une chute assez grotesque et de sangsues peu amicales. Tu veux l'entendre ? »

J'espère qu'elle veut l'entendre parce que vraiment, cette histoire est l'une de mes préférées.
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Jeu 2 Juil 2015 - 22:56

Harand préféra éviter le regard perçant de Panoriel, et ne pas répondre à sa pique. Elle avait le chic pour le mettre mal à l’aise, même si, par chance, Paiven détournait l’attention en racontant ses histoires. Pourquoi Panoriel se permettait-elle une telle réflexion, alors que l’Archiviste s’était toujours montré discret quant à sa liaison avec Admael ? Il jeta un coup d’œil vers Aerin, mais la jeune femme semblait ne pas écouter. Leurs regards se croisèrent. Harand sentit son cœur bondir, et un sourire béat, parfait pour s’attirer les railleries de Panoriel, fleurit sur ses lèvres.
Le sourire s’effaça pourtant lorsqu’Admael prit la parole. Harand ouvrit des yeux ronds, stupéfait d’entendre le chasseur, d’ordinaire si discret et si peu loquace, expliquer son amour pour la nature. Comme il le comprenait, cependant ! Les Dalatiens savaient apprécier la beauté brute et sauvage de la nature, la moindre de ses couleurs, de ses odeurs, le son le plus infime, et en tiraient la plus intense des satisfactions. Le regard perdu dans les flammes qui dansaient sous ses yeux, Harand imagina les saisons à venir, se demandant comment ils vivraient alors, et où ils seraient. Combien seraient-ils ?

« Quand j’étais enfant, relata-t-il soudain, la voix lointaine et le sourire vague, nous nous amusions à nager ici. Les plus grands allaient si loin qu’ils disparaissaient à notre vue. Les plus jeunes criaient de terreur. Un peu plus au nord, il y avait un grand rocher. Nous l’escaladions et nous sautions en essayant de faire le plus de tours sur nous-mêmes avant de toucher l’eau. »

Il poussa un léger soupir. Parler des anciens Varalasan n’était pas la meilleure histoire à raconter au coin du feu. Il leva le regard vers Paiven et lui adressa un franc sourire, qui contrastait brutalement avec sa mélancolie :

« Moi, je veux connaître cette histoire ! Qui a connu cette mésaventure ? »

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Mar 7 Juil 2015 - 18:03

Intérieurement, Admaël s'esclaffe de la réaction gênée de ses compagnons à son intervention, et surtout à son regard pour la jolie Panoriel. A croire que dans le Bas Cloître, on apprend aux elfes à ne pas se regarder comme des êtres faits de chair et de sang, mais comme des meubles. A croire, aussi, que Paiven est dégoûté à l'idée que sa sœur fasse des galipettes.
Extérieurement, celui qui a vu frémir sa pommette mérite de prendre sa place comme vigie du clan.

Harand parle d'aller nager dans le lac, de ses jeux d'enfants. Il n'y a pas d'enfants dans le clan, mais est-ce une raison pour se priver de plaisirs simples? Et si pour une fois, le clan laissait ses problèmes (importants!) au campement, et allait jouer un peu?

Il se lève, un peu trop brusquement, ainsi qu'il s'en rend compte un instant trop tard. Paiven se préparait à raconter son histoire, à base de sangsues et de chute. Une histoire sans nul doute un peu grivoise, un peu potache, et totalement irréaliste.
Du coup, tous les regards se tournent vers lui, certains anxieux à l'idée qu'il n'annonce un péril imminent, d'autres simplement interrogateurs. Admaël n'aime pas être ainsi le centre de l'attention, et il se rassoit bien vite.
"Pardon, je pensais aller faire une baignade, mais nous avons le temps d'écouter l'histoire des vaches suceuses de sang qui vous piquent les fesses avant. On aura tout le temps de jeter Harand dans le lac tout à l'heure, pour voir combien de tours il fait..."
Il prend soin d'utiliser une voix aussi neutre que possible, malgré le pétillement qui agite son regard.

La perspective d'aller se geler un peu dans l'eau, avant de se réchauffer en gloussant au coin du feu, lui plaît bien. Et quand on glousse, transi, on a tendance à se rapprocher... Si Harand et Aerin pouvaient ainsi sauter le pas et mettre un terme à cette relation horripilante de tension sexuelle contenue, Admaël est prêt à attraper froid pour la cause!

Au passage, l'idée de jeter Panoriel, toute hurlante, dans la flotte, histoire de l'obliger à se dérider, le fait sourire d'avance. C'est dangereux, pour sûr. Mais en tant que guerrier du clan, il se doit d'affronter le danger en face, sans faillir. N'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Lun 13 Juil 2015 - 10:59

Elle écoute le jeune rouquin avec attention, même si son regard se balade de visage en visage. La voix change et, surprise, elle lève les yeux vers le grand brun. Le mystérieux d'aventure si peu loquace, garde la parole plus longtemps que Paiven lui-même ! Elle est suspendue à ses lèvres, l'écoutant énumérer les saisons et sa perception, ces petits détails qu'il a vécu et qu'il raconte avec son cœur. Un doux sourire se fige sur ses lèvres tandis qu'elle s'imagine ici-même au printemps, les arbres en floraison et les animaux venant s'abreuver au lac, la chaleur du soleil sur sa peau et l'occasion, peut-être, de mettre un pied à l'eau. L'immensité du lac l'émerveille et elle rêvasse, mais au fond, elle le craint bien plus qu'elle ne le montre. Quand Harand leur parle de son enfance et des jeux qu'il faisait avec son clan dans le lac, elle sourit. Toute courageuse qu'elle est, même aujourd'hui à son âge, elle resterait sagement sur la rive.

Les coudes sur ses genoux, elle soutient son visage entre ses mains et l’observe, le chasseur qui n’a d’yeux que pour la jolie Panoriel. Elle aimerait avoir sa force et son aisance. Elle est sarcastique, franche, dure parfois et la blonde ne sait jamais vraiment comment lui parler, mais elle essaie. Elle les regarde, puis la voix de Paiven l’appelle et elle se tourne vers lui. Elle rit beaucoup à ses histoires, il lui en faut peu, et quand il lui en propose une de plus, elle acquiesce.
Son regard dévie sur Harand, elle aurait pu venir s’asseoir à côté de lui, mais alors elle n’aurait pas pu le regarder sans attirer l’attention. Les autres l’ont vite deviné tout de même, mais ça ne la dérange pas tellement, après tout… qu’y peut-elle ? Il fait battre son petit cœur fragile quand il la regarde, quand il lui sourit et elle ne détourne plus les yeux. Et Admael attire de nouveau son attention, et quand il parle de jeter Harand à l'eau, elle s'esclaffe.

« Oh je demande à voir ça, même si l'eau doit être glaciale ! Un courageux se dévoue ? »

Elle se lève et s'éloigne lentement du petit cercle formé par les membres du clan. Est-ce qu'elle encourage Admael ? Eh bien, elle aurait pensé qu'une telle idée serait venue de Paiven, alors oui. Une baignade en hiver, c'est une idée assez folle pour qu'elle l'approuve et elle s'arrête au bord de l'eau.
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Lun 13 Juil 2015 - 13:57

Harand se mit à rire à la remarque d’Admael, mais ce fut la réponse d’Aerin qui le poussa à se lever. Un courageux pour sauter dans l’eau ? C’était l’occasion idéale de montrer ce dont il était capable, et pas uniquement en matière de traditions, de magie ou de cataplasmes. Il n’avait pas le charme de Paiven ni le talent d’Admael pour ramener à manger, mais il savait nager. Et en bon Dalatien, il ne craignait pas l’onde glacée d’un lac.

« Je ne me laisserai pas jeter à l’eau ! affirma-t-il en levant les mains comme pour se protéger. Mais puisque vous en parlez… »

Il quitta sa place pour rejoindre Aerin au bord de l’eau et, avec un sourire malicieux, saisit le poignet de la jeune femme.

« Vous semblez bien décidée à montrer l’exemple », conclut-il.

Et il s’avança résolument vers le lac, dont les eaux étaient si froides qu’elles lui tirèrent une exclamation surprise et joyeuse. Il ne comptait pas laisser Aerin s’échapper, néanmoins : lui saisissant l’autre main pour l’empêcher de se dérober, Harand recula dans l’eau jusqu’à en avoir jusqu’aux genoux, puis aux cuisses, et lorsqu’il se fut suffisamment éloigné du bord, bascula en arrière en entraînant sa Première dans son sillage. Le froid pénétra chaque parcelle de ses vêtements, s’engouffra dans ses cheveux, dans ses oreilles, mordit sa chair de ses milliers de dents aiguës.
Il éclata de rire en se hissant de nouveau sur ses pieds, et plus encore lorsqu’il vit l’expression sur le visage d’Aerin. D’un geste de la main, il essuya l’eau qui ruisselait sur son front et coulait dans ses yeux, puis se tourna vers leurs compagnons restés sur le bord.

« Allez ! Venez ! » cria-t-il.

Son regard se porta sur Aerin, si belle, avec ces perles brillantes accrochées sur ses cheveux, sa peau et ses vêtements. Harand sourit de plus belle, comme l’enfant qu’il avait laissé derrière lui bien des années plus tôt. Voilà ce qu’était un clan.

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Lun 13 Juil 2015 - 22:08

Admael sourit quand Harand releva le défi, et encore plus lorsqu'il le vit entraîner sa Première dans l'eau gelée.

Il se dit qu'il serait inacceptable que lui reste bien sagement sur la rive pendant que les mages faisaient trempette; après tout, si Harand était un vrai saumon, Admaël se devait d'être, mettons, un brochet.

Profitant que Panoriel s'était approchée, un sourire sarcastique accroché au visage, Admaël prit son élan et faucha la jeune chasseresse juste au creux du genou, la faisant basculer en arrière dans ses bras. C'était une farouche combattante, et elle ne se laisserait pas faire comme ça; déjà, elle tentait un rétablissement spontané.

Heureusement, l'appui de sa jambe était aussi solide que lors de chacune de ses chasses, et d'une ferme impulsion, il entama deux vrilles plutôt réussies. Au moment où sa victime lui criait un truc qu'il ne comprit pas immédiatement, l'eau du lac fit œuvre de bâillon.

Le reste du clan s'esclaffa, alors qu'Admael, claquant des dents, tentait de s'éloigner assez avant que Panoriel n'entame sa prévisible campagne de vendetta immédiate, sanglante et absolue.

En quelques brasses, il se déporta assez loin pour ne pas craindre de représailles immédiates, et ressortit de l'eau en crachant une jolie petite fontaine; aveuglé par ses cheveux collés dans sa figure.


Dernière édition par Admael le Ven 17 Juil 2015 - 21:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Mar 14 Juil 2015 - 13:04

Montrer l'exemple ? Elle se pince les lèvres et lève les yeux au ciel, faisant mine de ne rien entendre. Ah elle n'a pas été maligne sur ce coup-là, et quand il emprisonne ses deux poignets, elle ouvre grand les yeux. Elle résiste la jolie mage, mais elle ne peut plus reculer et elle avance prudemment, le froid la pique au vif et elle fixe nerveusement le niveau de l'eau qui augmente à chaque pas.

« A-attends, qu'est-ce que ?! Non, fait-elle en lui lançant un regard lourd de sens, mais le jeune homme est déterminé, non, non, ah ! »

Il la tire en avant, l'entraînant avec lui dans sa chute et elle crie comme si sa vie en dépendait. Ce n'est pas tant l'idée d'être mouillée, puisqu'elle encourageait l'idée, mais plutôt la peur de ne plus avoir pieds. Ils ne se sont pas assez éloigné pour ça, heureusement, mais elle a tout de même été surprise et elle se redresse en hâte. Ses longues mèches lui barrent la vue, mais elle l'entend rire et malgré cette taquinerie, elle sourit. Elle ramène ses cheveux en arrière en se tournant vers le bord, pour voir Admael taquiner la rouquine à son tour. Il ne manquerait plus que Paiven jette Elorill dans l'eau, mais elle se montrera sûrement prudente après avoir assisté à l'impuissance de ses deux 'sœurs'.

« J'ai eu peur, ce n'est pas drôle ! »

Et pourtant elle rit. Elle est déjà prise de frissons, mais pour ne pas geler sur place, il faut s'occuper alors elle éclabousse gentiment son Archiviste. Il est beau quand il sourit, quand il a l'air de s'amuser et qu'il laisse son statut de chef de côté. Elle se tourne de nouveau vers les autres, faisant signe aux deux plus jeunes de les rejoindre. L'ambiance est légère et c'est la première fois qu'elle voit le clan comme ça, les soucis sont derrière eux et elle peut enfin souffler. Elle ne pense pas à demain, juste au moment présent et quand elle ne lance pas de l'eau sur le brun, elle s'immerge jusqu'aux épaules et se redresse aussi vite. C'est un coup à tomber malade après, mais ils ont assez de couverture et de bois pour se réchauffer après. Les garçons sont retombés en enfance ce soir, tous inconscients, et elle suit le mouvement.  

« On est bien là, non ? Parce que je ne vais pas plus loin. »
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Mer 22 Juil 2015 - 23:31

Harand éclata de rire en voyant Panoriel jetée sans ménagements dans les eaux glacées. Il savoura sa chute comme s’il s’agissait d’une vengeance personnelle pour toutes les piques acerbes qu’elle ne manquait jamais de lui lancer. Admael, lui, semblait se délecter de sa victoire sur la jeune femme.
Mais à peine l’Archiviste se fût-il de nouveau tourné vers Aerin que sa Première se vengeait à son tour, et il essuya maladroitement l’eau qui ruisselait sur son visage éclaboussé. Il ne lui était pas une seule seconde venu à l’esprit qu’elle pouvait ne pas savoir nager, et c’est quand elle lui signifia son refus d’aller plus avant qu’il le comprit. Évidemment, on n’apprenait sans doute pas cela au Cercle. Mieux valait oublier ses idées de riposte, ou en tout cas celles qu’il envisageait déjà, comme entraîner la belle Elvhen sous les flots avec lui. Quelques brasses sous-marines le firent disparaître à la vue de tous. Sous la surface, dans la pénombre du couchant, il n’y voyait presque rien, et il lui fallut s’en remettre au hasard pour choisir le moment de remonter. Il avait dépassé Aerin de deux coudées. Ses longs cheveux blonds collaient sur son dos trempé et ses vêtements mouillés lui dessinaient une taille divine, qui ranimaient en lui des désirs oubliés – mais plutôt agréables. Occultant un instant les autres qui s’éclaboussaient joyeusement, Harand couvrit d’une brasse la distance qui le séparait de la jeune femme et saisit de nouveau son poignet, plus délicatement, cette fois-ci. Elle avait les lèvres déjà bleues ; lui-même claquait des dents.

« Ce n’est sans doute pas la meilleure saison pour apprendre à nager, concéda-t-il. Venez : sortons d’ici avant d’attraper froid. »

Les autres remontaient déjà sur la berge. Harand les suivit, entraînant Aerin avec lui, puis courut chercher des couvertures qu’il lança aux courageux, avant d’en passer une autour des épaules de la jeune femme. Elle tremblait, transie de froid. S’ils avaient été seuls, il l’aurait enlacée pour la réchauffer contre lui – même si son corps trempé et grelottant n’aurait sans doute pas été d’un grand secours. Ses mains esquissèrent le geste ; elles se contentèrent de se poser sur les bras d’Aerin pour les frictionner doucement.
Son regard, pétillant de malice, s’attarda sur chacun de leurs compagnons, avant de s’arrêter sur Panoriel.

« Quel poisson tu fais ! s’amusa-t-il, ravi de pouvoir enfin la taquiner à son tour – et s’y adonnant volontiers, pour une fois. Comment as-tu trouvé l’eau ? »

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Ven 31 Juil 2015 - 22:46

Je suis bien parti pour raconter ma nouvelle histoire (qui fait toujours mouche même si j'avoue que les trois quarts des faits sont légèrement améliorés à ma sauce mais ça le public est pas censé le savoir) mais c'est forcément le moment que choisi tout le camp pour faire trempette dans le lac. Je regarde donc Harand entraîner la jolie Aerin dans l'eau en manquant d'écraser une larme de fierté (il apprend tellement vite...), puis Admaël qui jette Pan dans l'eau. Mouais. Admettons. Une partie de moi est pas spécialement enchantée de voir le chasseur tripoter indirectement ma sœur en la prenant comme ça dans ses bras (est ce qu'il est vraiment obligé de la serre aussi fort ?!) mais bon... il faut aussi avouer que voir Panoriel hurler et se faire jeter à la flotte comme ça, c'est un des spectacles les plus drôles de ma vie. Ça va faire une super histoire à raconter ça... Du coup j'explose de rire, à m'en plier en deux par terre.
Je me rends alors compte que je suis un des derniers sur la berge et je me tourne vers Elorill. Est ce que je prends le risque de la transformer momentanément en radeau ? Parce que le truc, c'est que je suis un elfe de la ville moi à la base et j'ai jamais appris à nager donc la perspective de couler comme un caillou dans le lac m'enchante pas des masses. Mais je suis un gentleman, je vais quand même pas utiliser une fille pour m'empêcher de me noyer ! Bon, changement de tactique.
Je m'approche lentement du bord du lac (mais alors, très trèèèès lentement) et fais mine de me débattre avec le lacet de ma manche comme si j'avais l'intention d'enlever mon haut avant de plonger. Comme si. Parce qu'en réalité, j'ai pas DU TOUT l'intention de plonger un doigt de pied là dedans, du coup j'attends que l'eau froide les gèle suffisamment pour les inciter à sortir et pas avoir à me mouiller. Pour la forme, je me tourne quand même vers la jolie Elorill et lui lance :

« Allez Elorill, on y va ! »

J'espère vraiment qu'elle va pas dire oui. Heureusement, les autres se décident enfin à sortir de leur bain improviser et je pousse discrètement un soupire de soulagement. Wah, je l'ai échappée belle sur ce coup là ! Avec toute la puissance de mon talent d'acteur, je lâche, d'un air déçu mais pas trop quand même :

« Ho bah miiiiiince, j'ai même pas eu le temps de vous rejoindre ! Bon pas grave. Une petite histoire ? »

Mon don pour faire diversion m'impressionnera toujours moi même.
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Jeu 6 Aoû 2015 - 14:34






Autour d'un feu - Les Varalasan


I would rather walk with a friend in the dark, than alone in the light."  


Val Firmin m'a vidée de mon énergie, tout comme Harand, tout comme le clan en général. Curieusement malgré notre vie de nomades qui devrait nous conditionner à un certain détachement, nous sommes excessivement liés les uns aux autres et la séparation a été aussi difficile pour eux que pour nous qui étions au coeur de l'horreur.
Je ne saurais décrire ce que j'ai vu et vécu, cela m'a ramenée longtemps en arrière, au temps de Tévinter, au temps où je n'étai qu'une esclave. Je me suis sentie tout aussi impuissante face à ces blessures trop graves pour mes connaissances que je l'étais alors quand ils décidaient de fouetter ma mère. Plus même, car à l'époque j'étais la cause du malheur, je pouvais donc agir, d'une certaine façon, même si ça me tuait à petit feu.

Outre l'horreur qui finit par vous anesthésier tant elle devient quotidienne et qui réveille de mauvais souvenirs en moi, il y a la fatigue, les soins ne sont pas magiques, certes mais ils demandent une concentration extrême et des efforts physiques, penchées sur les blessés en permanence mon dos me torture quant à mon bras autrefois cassé il peine à se remettre des efforts consentis récemment.

Mais tout cela importe peu, je suis avec le clan, autour du feu chacun, surtout Paiven, y va de son histoire. J'écoute sans vraiment écouter, j'écoute sa voix apaisante, le bruit des flammes qui crépitent lentement, les sons de la forêt, les rires de mes compagnons. J'écoute en silence, comme souvent, ils ne s'offusqueront pas,  ils me connaissent bien, ils savent que je ne suis pas de celles qui rient le plus fort mais que je suis avec eux.

Paiven raconte ses exploits avec fierté, je souris aux mêmes moments que Panoriel, quand il va un peu trop loin dans l'exagération, quand la trame de son histoire est par trop visible. Pourtant si demain on me demandait ce qu'il a raconté je serais incapable de le dire... J'écoute sans écouter, isolée du groupe par le bruissement des feuilles autour de moi, concentrée sur le feu davantage que sur mes amis. Je suis bien, apaisée, j'apprécie ces moments privilégiés, leur présence plus que leurs babillages.

Je sens le regard d'Admaël sur moi, je relève la tête, souris et écoute plus attentivement, ils parlent du lac et ne tardent pas à se lever pour s'y rendre, une histoire à propos d'Harand qui devrait prendre un bain. Je regarde le feu si accueillant et me lève peu après eux, les rejoignant juste à temps pour que Paiven fasse semblant de vouloir se baigner. Par chance pour lui, parce que l'eau froide ne me dérange pas vraiment, les autres commencent à sortir, il a presque l'air déçu, presque. Je souris.

Une autre l'aurait poussé à l'eau mais je ne suis pas de celles qui s'amusent bruyamment, une éternité à me cacher parmi les ombres a du laisser quelques traces, je me contente d'un léger et discret rire qui indique à mon ami que je ne suis pas dupe et que les autres ne le seront probablement pas.

    

«Tu pourrais m'accompagner Paiven, je te sens désappointé de n'avoir pas eu le temps de te baigner....»

Avec un léger sourire je le contourne, lui fais face et recule vers l'eau laissant l'onde glacée rafraîchir mes chevilles et mes pieds nus. Je ne portais pas de chaussures, à Tévinter et je n'ai jamais pu m'y habituer, j'ai les pieds tannés par la route et les chemins mais étrangement l'idée de porter des chaussures me donne l'impression de m'emprisonner. L'eau est fraiche comme l'a fait remarquer Harand mais ce n'est pas désagréable, ça donne une impression de pureté dont j'aurais bien besoin après tout ce temps passé au bas cloître. Que Paiven me suive ou non je ferais sans doute une brasse ou deux. Je me débarrasse donc de ma pelisse ne gardant qu'une tenue sobre et légère. Je ne suis pas habituée au froid, le climat de Tévinter étant clément contrairement à ses habitants, mais je l'apprécie probablement d'autant plus qu'il fut pour moi synonyme de liberté.

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Jeu 3 Sep 2015 - 23:43

Bon, ça, c'était pas vraiment vraiment prévu. Dans ma tête, le chapitre de l'eau froide et pas accueillante il était bouclé à l'instant où les autres en sont sortis. Dans ma tête, Elorill elle était frileuse. Dans ma tête, elle aurait pas foncé limite tête baissée dans le lac et surtout elle m'aurait pas lancé ce regard qui fait que j'ai tout l'intérieur de moi qui se réchauffe. Ma tête n'est définitivement pas une professionnelle de l'anticipation.

Toujours debout sur la berge, je regarde la bouche légèrement ouverte Elorill entrer progressivement dans la flotte. Là, comme ça avec son regard qui me défie de mettre un pied dans l'eau à mon tour, je réalise que c'est vraiment une fille splendide. J'avais déjà vu qu'elle était belle, là est pas le problème. Mais elle est vraiment vraiment belle en fait. Et moi, je ne résiste pas à la tentation quand je vois une jolie fille (surtout une jolie elfe). Je souris et me réchauffe mentalement avant de retirer ma chemise et mes bottes de marche et de me lancer à la suite d'Elorill. HO PAR LES SAINTES FESSES D'ANDRASTE elle est gelée ma parole ! Je serre les dents le temps de m'habituer mais c'est peine perdu parce qu'à moins d'être un glaçon, on PEUT PAS s'habituer à une eau aussi froide ! En claquant des dents, je rejoins rapidement Elorill en frottant énergiquement mes bras nus avec mes mains.

« J'avoue que là, tu m'as eu, je déclare, conscient qu'elle se doutait depuis le début que mon petit cinéma de tout à l'heure n'était que du pipeau pour bien paraître. Mais je tiens quand même à avoir ma vengeance maintenant ! »

Et ni une ni deux, je me baisse, passe une main sous ses genoux et la fais basculer sur mon épaule avant de commencer à courir (avec difficulté parce qu'on est dans l'eau quand même) dans tout les sens en riant. A un moment, je nous plonge tous les deux la tête dans l'eau, à peine une seconde, juste histoire de dire qu'on a littéralement piqué une tête puis je retourne en direction de la berge que nous avons quitté quelques minutes plus tôt. J'ai froid mais au moins, je me suis bien amusé. Je rattrape nos affaires à Elorill et moi tandis que mon amie est toujours installée sur mon épaule et la ramène près du feu pour que l'on puisse se réchauffer. Je l'installe alors sur un rondin de bois et m'agenouille devant elle en riant. A l'aide de ma chemise sèche, je m'occupe de lui sécher les cheveux en l'ébouriffant :

« Alors, cette petite baignade nocturne t'a plu Elorill ? »
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Ven 4 Sep 2015 - 13:07

Elle n'avait rien contre une petite baignade nocturne, au début. Elle était partante pour relâcher un peu la pression et se détendre avec les autres, à retomber en enfance l'espace de cinq minutes.. mais à présent, elle tremblotait. Elle n'avait jamais eu aussi froid de toute sa vie, même au bas-cloître de Val Forêt, où l'humidité rendait l'hiver plus rude, il lui avait semblé plus supportable. Heureusement que Harand prit l'initiative de l'entraîner avec lui hors de l'eau, car elle était tout de même capable d'y rester plus longtemps, pour ne rien gâcher. Retrouver la chaleur du feu lui soutira un soupir, et tandis que Paiven se manifestait, elle ne l'écouta que d'une oreille tant elle était occupée à le regarder. Il était gentil Harand, de lui frictionner les bras pour l'aider à se réchauffer.
Elorill, qui était restée discrète jusqu'à maintenant, alla rejoindre Paiven au bord de l'eau et l'inciter à faire trempette, lui aussi. Après tout, ils devaient bien y passer ! L'enthousiasme et l'espièglerie du rouquin lui décrocha un sourire. Une fois que le duo revint auprès du feu, Aerin sentit monter une pointe d'envie... Paiven était si naturel avec Elorill et quand elle le voyait ainsi à ses petits soins, elle décida de passer outre sa réserve. Un pan de couverture dans chaque main, elle ouvrit les bras pour les refermer dans le dos de son archiviste, ayant pris soin de ne laisser aucun espace entre eux. Qu'il soit trempé ne la dérangeait pas pour l'instant, le froid lui était peut-être monté à la tête ou alors, était-ce la fièvre ?? Non, juste une jeune femme éprise. C'était bien la première fois qu'elle ressentait cela avec quelqu'un, et Harand n'était pas le premier des goujats, il avait le don de la mettre en confiance et même si sa prestance l'impressionnait toujours un peu, on ne pouvait pas dire qu'il la mettait mal à l'aise. Elle appréciait ce côté-ci de sa personnalité.

« Là, ça va mieux ? Tu aurais dû penser à prendre une couverture de plus. »

Elle lui sourit, d'humeur taquine. Le menton posé sur son torse et les yeux levés, elle le regardait avec une toute petite appréhension. Le regard des autres ne la gênait guère, mais ce n'était peut-être pas le cas du brun. Ce soir l'ambiance était légère, elle avait donc moins d'appréhension quant au fait de montrer ouvertement ses sentiments. Cela faisait un moment que c'était ainsi, parfois proches et parfois non, mais il faudrait bien qu'ils se décident un jour. Alors, pourrait-elle encore le prendre dans ses bras comme cela, à l'avenir ?


Dernière édition par Aerin le Ven 4 Sep 2015 - 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Ven 4 Sep 2015 - 13:48

La fougue de Paiven avait de quoi rendre jaloux. Presque admiratif, Harand le regarda se démener dans l’eau avec Elorill, riant de leurs jeux d’enfants. Puis, quand le jeune homme ramena sa belle camarade sur le rivage, l’admiration se changea en étonnement. Depuis quand Paiven se montrait-il si empressé envers la gardienne des hahls ? Il n’avait jamais pensé que ces deux-là puissent se plaire – certes, son ami se montrait toujours très prévenant envers les dames, mais Harand n’avait jamais remarqué un tel rapprochement envers Elorill. Il fronça les sourcils, surpris mais plutôt séduit par une telle nouvelle.
La soudaine proximité d’Aerin le ramena à d’autres considérations ; stupéfait, l’Archiviste sentit son cœur s’arrêter au beau milieu d’un battement. Tout le monde allait les voir, tout le monde allait constater le feu qui s’emparait tout à coup de son visage. N’était-ce pas ce qu’il avait espéré, au fond ? En l’entraînant sous les flots, en la couvant d’un regard tendre, en s’occupant d’elle et elle seule… Si, bien sûr. Il sentait le corps glacé de la jeune femme contre le sien. Ses cheveux mouillés collaient sur sa joue. Soudain, le froid qui le faisait claquer des dents semblait l’avoir quitté, ne laissant qu’un embrasement qui irradiait de sa poitrine vers chacun de ses membres, et annihilait toute faculté de penser.
Durant un instant, sa raison céda face au tumulte qu’Aerin provoquait en lui. Il oublia les autres, ferma les yeux, chercha son parfum. Son cœur avait recommencé à battre, à un rythme si soutenu qu’elle l’entendait sûrement, à poser ainsi sa tête contre son torse. Il la sentait si proche qu’il lui aurait sans doute suffi d’incliner un peu plus le menton pour trouver ses lèvres, mais il n’en fut pas capable. Pas devant les autres. Pas alors qu'il pouvait presque entendre le rire sarcastique de Panoriel, ou sentir le regard curieux de Paiven. Et puis les paroles d’Aerin lui revenaient tout à coup en mémoire. « C’est ce que je fais à mes amis, de temps en temps ». Cela ne voulait peut-être pas dire qu’elle éprouvait la même chose que lui, juste qu’elle s’amusait, qu’elle l’appréciait, et qu’elle le manifestait ainsi. L’avait-elle fait avec Paiven ? Peut-être. Il ne l’avait jamais vu faire, mais, après tout, l’intendant était lui aussi l’ami de la Première. Ça ne voulait pas dire… Harand réprima un soupir. Il aurait pu tenter sa chance ; un rejet devant tout le monde l’aurait tué aussi sûrement qu’une flèche.

« Oui, dit-il, la voix légèrement voilée. C’est beaucoup mieux comme ça. »

Par les Faiseurs, que ces mots lui en coûtaient ! Ah, s’ils avaient été seuls ! Si seulement ils avaient pu être seuls…
Repoussant tous ses désirs déçus au fin fond de son cœur, il entoura sa Première de ses bras pour frictionner doucement son dos. Il jouerait peut-être à « l’ami », mais c’était un bon moyen  de la garder près de lui encore une minute.

« Je vais devoir t’apprendre à nager, je crois, lança-t-il sur un ton qu’il espérait désinvolte. Une Dalatienne ne peut quand même pas ne pas savoir nager. »

Dalatienne. Aux yeux de l’Archiviste, c’était sans doute le plus beau des compliments. Il espérait qu’elle entendrait son message, et qu’elle en saisirait l’importance. Les doigts d’Harand la serrèrent un peu plus contre lui, puis il s’écarta, bien à contrecœur. Sa main s’attarda sur l’épaule de la jeune femme, s’égara sur sa joue glacée. Le moment aurait été idéal, parfait, rêvé.

« Viens près du feu avant de prendre froid. Je m’en voudrais si tu tombais malade. »

Si seulement ils avaient été seuls.

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Sam 5 Sep 2015 - 10:49



Tout le monde s'amuse, en cette froide soirée, et malgré le temps qui n'est pas très clément, la chaleur est sur tous les visages, dans tous les sourires. Hommes et femmes flirtent innocemment, le sang bout dans les veines, les yeux brillent et les gestes sont parfois ambigus.
Voilà une sensation qu'Admaël a toujours poursuivi de ses vœux, mais ne connaît que depuis peu: être en paix, bienveillant, heureux, avec les siens. En cet instant, toute méfiance a été mise à bas, il ne ressent pas le besoin de rester sur ses gardes, de se montrer vigilant, tendu, prêt à agir... Il est juste un membre du clan, de la famille.

Le clan est petit, et cela l'inquiète encore souvent; il suffirait d'un rien pour qu'il vole en éclat. Il suffirait qu'un malheur arrive à Harand, leur cœur, leur âme, et tout serait fini.
Mais ce bougre d'âne s'entête à aller au devant du danger, au mépris de la prudence élémentaire. Voilà t'y pas qu'il s'est embarqué dans une sombre histoire de monstre magique dalatien en compagnie de Templiers shemlen et d'autres dingos de cafards citadins, sans même en prévenir son guerrier de clan. Son seul guerrier de clan. Autre sujet d'inquiétude...

Maintenant, voir Harand jubiler, avec sa Première nichée au creux des bras, interpelle le chasseur à plus d'un titre. Harand a droit au bonheur, mais Aerin est encore une étrangère aux traditions dalatiennes; et un Archiviste est sensé être une père pour son Premier, pas un amant.
D'un autre côté, Aerin aura une puissante motivation à découvrir la vie naturelle des dalatiens; Harand, une joie recouvrée communicative au coeur, et peut-être (peut-être, seulement) un peu plus de sens de l'auto-préservation...

Le chasseur, resté seul dans l'eau, s'est éloigné de quelques brasses. Non pas qu'il fasse le bravache, qu'il veuille prouver quoi que ce soit, mais une fois dedans, elle est plutôt bonne. Le froid est un vieux compagnon, lorsqu'on n'a jamais connu la chaleur d'un âtre de pierre. Sous le regard de la lune qui s'est levée, sous la caresse du vent, les oreilles chatouillées par les joyeuses exclamations du camp tout proche, Admaël se sent bien.

Paiven a fini par patauger avec Elorill, et leurs jeux foufous sont à l'âme ce que ce bain glacé est au corps: un puissant revigorant.
Bercé par ses pensées, Admaël laisse le temps passer. Une crampe le rappelle à plus de raison: rester dix minutes dans une eau congelé n'est plus revigorant, c'est dangereux.

Au bord du feu, avec la couverture rêche en crins sur les épaules, Admaël ne sent pas vraiment la morsure du froid, mais en jetant un coup d'oeil à ses pieds, il les trouve bleuis et gourds. L'odeur qui émane de sa couverture, qu'il utilise habituellement pour monter, l'inspire. Peut-être qu'il dormira près de Bora'Assan, et contre son flanc chaud, ce soir. Une pensée fugitive pour Panoriel le traverse; mais s'il désire la jeune femme, il ne peut pas prétendre l'aimer. Pas encore, du moins. Et il respecte bien trop et la femme, et l'acte, pour en faire un moyen de passer du bon temps et de se réchauffer, sans une dimension plus... personnelle.

Quand Paiven propose de se lancer (encore) dans un de ses (interminables) bavardages récits (fantaisistes) d'une (pseudo) anecdote qu'il aurait vécu, Admaël ne peut étouffer un petit soupir. Il est fait pour écouter le chant de la nature, pas le babil des pies jacasses. Mais le moment de partage est tellement agréable, et ses orteils, tellement gelés, qu'il décide de momentanément différer sa communion avec Elvhenan. Reprenant sa place sur la souche, s'éloignant à regrets des abords immédiats du feu, il se dépêche d'enfiler des fourrures sèches, et de suspendre les autres; puis, il se recroqueville sous sa couverture et enfouit son nez dans l'odeur puissante et apaisante de cheval.
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Sam 5 Sep 2015 - 21:07






Autour d'un feu - Les Varalasan


I would rather walk with a friend in the dark, than alone in the light."  

La réaction de Paiven me prend de cours, ce genre de geste m'est étranger, le coté capture m'est bien connu, évidemment, mais l'aspect amical et taquin de cette capture me laisse sans voix. J'ai le temps de voir venir le plongeon toutefois et donc de ferme ma bouche qui s'apprêtait à réclamer ma libération. Le froid me coupe le souffle un instant mais une fois le choc passé je resterais bien dans l'eau plus longtemps.
Paiven, lui, semble plus frileux puisqu'il me ramène sur la berge près du feu et m'ébouriffe les cheveux en faisant semblant de vouloir les sécher.

Je me force à sourire, parce que c'est la réaction attendue, parce que je ne l'ai pas volé après tout en le taquinant comme je l'ai fait et parce qu'au fond je sais bien qu'il ne pensait pas à mal mais l'aspect "violent" si l'on peut dire, de ce jeu rappelle à ma mémoire des souvenirs que j'espérais avoir oublié. Ce n'est pas la faute de mon ami, ceux qui n'ont pas vécu l'esclavage ne peuvent pas comprendre comment un geste peut parfois nous ramener en servitude, des années en arrière.

    

«A peine trop courte à mon gout, j'aurais aimé nager... Mais je suis contente que tu sois venu à l'eau avec moi»

J'observe un instant Harand et Aerin si proches et pourtant si lointain, leurs responsabilités les sépare. Pour moi c'est plus fourbe, plus insidieux, je m'éloigne des autres, à cause de mon passé, parce que je n'arrive jamais à être au diapason des autres présents. Harand et Aerin semblent faits l'un pour l'autre, se comprendre d'un regard....Trouverais-je jamais une telle relation ? Amicale ou amoureuse d'ailleurs...

Je frissonne sous la brise nocturne et prend des mains de l'elfe la "serviette" avec laquelle il me torture.
    

«Si tu continue comme ça je vais finir chauve. Espèce de brute.»


Un sourire vient ponctuer cette phrase, Admael rejoint enfin le cercle, nous sommes réunis, je me sens presque bien, je laisse échapper un léger soupir de bien être et entreprend de me sécher les cheuveux correctement, laissant aux autres le soin de décider de la suite de la soirée.

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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Mar 15 Sep 2015 - 0:07

Lui apprendre à nager ? L'idée était tentante, mais elle se voyait déjà brasser de l'air avec ses bras et pertuber l'eau avec ses pieds, sans grâce ni douceur, ni confiance aucune... juste le ridicule de ses gestes maladroits mêlés à la peur, même si elle avait plutôt bien supporté ce premier bain. Le froid qui lui glaçait le sang, l'adrénaline du moment, la joie collective qui l'empêchait de trop penser, alors elle s'était laissée porter par l'idée.. mais le jour venu, elle rirait moins. En revanche, le terme de "dalatienne" était bien mieux passé, et même s'il lui fallait encore apprendre beaucoup sur leur culture, elle appréciait que l'Archiviste l'appelle déjà ainsi. Il l'avait accepté depuis longtemps maintenant, mais en tant que dalatienne, c'était la première fois qu'il le mentionnait.

« Ce serait le comble, mais ce n'est pas gagné, crois-moi. » Et elle sourit, si bien au creux de ses bras, jusqu'à ce qu'il s'éloigne.

Elle ne dit plus rien, apaisée par la caresse de sa main - même froide - et attendit en silence. Comme il s'écartait en lui proposant de venir près du feu, elle acquiesça et s'éloigna aussitôt. Combien de temps cela faisait qu'elle le regardait de cette façon ? Quand avait-il tant changé à ses yeux, pour y voir plus qu'un homme de savoir ? Elle avait bien compris quelle était sensée être sa place au sein du clan, par rapport à lui.. et même s'ils n'étaient que six, que seuls deux d'entre eux étaient nés parmi les dalatiens et que les Varalasan renaissaient petit à petit, ça ne changeait rien. Était-elle allée trop loin ? Elle lui avait déjà fait comprendre qu'elle était ainsi avec tout le monde, du moins avec les personnes qu'elle appréciait et que ces gestes d'affection lui étaient tout à fait naturels. Peut-être, mais elle s'en était surtout servi comme excuse, la première fois. C'est qu'elle se posait des questions et qu'en dépit de ses sentiments, de son comportement plus ouvert et de ses facilités à le taquiner dans ce sens... eh bien, elle n'était pas vraiment sûre d'elle non plus. Ce genre de choses ne lui étaient peut-être pas permis, ce qui expliquerait qu'elle ait l'impression qu'il lui impose des barrières. Le regard dans le vide, distraite, elle soupira. Elorill s'était finalement rebellée contre Paiven et la scène amusa la jeune Première, qui les observait depuis le début. Elle était mignonne quand elle souriait ainsi, et qu'elle participait aux festivités. Ce n'était pas souvent qu'elle avait pu la voir si à l'aise, mais elle la connaissait depuis moins longtemps que les autres. Peut-être devrait-elle prendre un peu plus exemple sur elle, douce et calme. Elle était belle ce soir, la hahlière – elle l'était tout le temps, mais elle ne le réalisait que maintenant. Elle lui sourit, amusée.

« Tu as entendu la dame Paiven ? Et si tu nous parlais de cette fameuse histoire, plutôt ? C'est qu'avec tout ça, on t'a un peu coupé tout à l'heure. »

Elle avait également fait signe à Harand de venir s'asseoir avec eux, il ne faudrait pas qu'il tombe malade non plus. La soirée se finirait tranquillement, près du feu, et elle se demandait même si elle aurait la foi d'aller dormir dans sa tente. C'est qu'il y ferait frais, alors qu'ici même avec la brise, il y avait la chaleur du feu de camp. Un nouveau soupir. Voilà ce que les enfantillages entraînaient, et malgré les années, elle n'avait pas encore appris ces choses-là. Le pire, c'est qu'elle était capable de recommencer le lendemain. Elle ramena ses genoux contre elle, le menton posé sur ceux-ci, le regard baladeur. Admaël restait bien calme, Panoriel ne pipait mot mais elle pouvait déjà l'entendre fulminer contre les hommes, Elorill redevenait silencieuse, Paiven se cherchait une place et Harand. Elle posa aussi vite les yeux sur lui qu'elle les détourna, en proie au doute. Ce n'était peut-être que de l'affection apportée à une protégée, lui qui avait tant perdu. Était-ce la nostalgie de retrouver un semblant de ce qu'il avait connu autrefois ? Dans le fond, ça ne la dérangerait pas vraiment. Ça ne l'empêcherait pas de rester près de lui. Un énième soupir.
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan Jeu 22 Oct 2015 - 0:37

D'habitude, je suis quelqu'un de plutôt délicat, surtout avec les demoiselles. Mais là, j'ai tellement froid, trempé et avec le vent qui vient me chatouiller le ventre sous ma chemise que pour maitriser mes tremblements je dois y mettre toute ma volonté et toute ma force surtout. La vieille Tarina aimait bien raconter à tous les gamins du quartier que j'avais la force qu'un poulet anorexique, histoire que je me paie bien la honte quand elle estimait que je ne faisais pas bien mon travail (autrement dit quand je refusais de masser ses pieds dont l'odeur aurait surement suffit à tuer un dragon sire) et c'est vrai qu'avant j'étais plutôt maigrichon et pas très costaud. Mais je me suis renforcé avec les années (enfin je me plais à le croire) donc oui, effectivement, il y a possibilité que je sois en train d'arracher la moitié des cheveux de la pauvre Elorill en voulant les lui sécher vu comment je contracte mes muscles dans le vain espoir de me réchauffer. Tout ça donc pour dire que ce n'est vraiment pas intentionnel.

"Ho... Euh oui, pardon Elorill, je ne voudrai pas que ma force titanesque te prive de tes jolis cheveux !"

J'ai totalement conscience que ma remarque est une porte ouverte aux railleries si on tient compte du fait que même si j'écarte les bras des deux côtés, mon corps ne serait surement pas aussi large que les cuisses d'Admaël qui, même si ça m'en coûte vraiment de l'admettre, est quand même un tout petit peu plus sportif que moi. Mais vraiment qu'un peu.

Je laisse la chemise sur la tête d'Elorill et après lui avoir adressé un sourire, je vais m'installer le plus près possible du feu pour enfin pouvoir me réchauffer un peu en prenant une couverture au passage. Devant moi, Aerin me demande de raconter mon histoire et je suis prêt à la commencer avec plaisir mais en ouvrant la bouche, je me rends compte que mes dents claquent tellement fort que je ne pourrai pas tenir un récit convenablement. Du coup je me racle la gorge et propose en essayant de contrôler le tremblement incessant de ma mâchoire :

"Disons que là je suis pas vraiment en condition si tu vois ce que je veux dire... Quand mon corps aura retrouvé une chaleur décente je te ferai signe... D'ailleurs mesdames, si l'une de vous accepte de se dévouer pour m'aider à me réchauffer, je ne dirai pas non !"

Et pour accentuer ma proposition, j'écarte courageusement les pans de ma couverture en lançant un regard à la ronde. C'est une mauvaise idée parce que le vent froid s'infiltre de nouveau dans mes vêtements mais bon, qui ne tente rien n'a rien n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Autour d'un feu ~ Varalasan

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Autour d'un feu ~ Varalasan

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