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 « Va voir chez le Créateur si j'y suis [Pv Garran]

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MessageSujet: « Va voir chez le Créateur si j'y suis [Pv Garran] Lun 17 Nov 2014 - 19:26





Va voir chez le créateur si j'y suis.

Ta compagnie c'est pire qu'un coup de fouet en fait...
Feat Garran




Est-ce que c’était une bonne chose ? Drathir ne cessait de se poser la question en boucle, pesant le pour du contre, dans le simple but de s’occuper l’esprit pendant leur trajet du retour jusqu’à la forteresse de Churneau. Et comme à chaque fois depuis plusieurs heures déjà qu’elle trouvait un nouvel argument, ses prunelles d’émeraudes se posaient forcement sur le cavalier qui l’accompagnait, à savoir Garran Myatt, vétéran de la garde et ours grognon de son état. Un titre ô combien honorifique qu’elle ne cessait de lui rappeler dans l’unique but de l’embêter, un talent inné chez elle qui avait le don de mettre hors de lui le concerné. La question était donc la suivante : étais-ce une bonne ou une mauvaise chose que de voyager en sa compagnie à lui ? Force était d’admettre qu’il était particulièrement taciturne et ne se lançait donc pas dans des conversations aussi puériles que dérangeantes dans l’unique but de briser un silence jugé négativement par beaucoup de gens, il s’évitait ainsi dans une certaine mesure de s’attirer l’exaspération de la cavalière. D’un autre côté, il était prétendument son supérieur et de ce fait se permettait grand nombre de commentaires, lui donnant sans cesse des directives qu’elle n’approuvait pas la plupart du temps tout en la bridant quand elle virait dans des excès de violence. Elle avait beau le contredire ouvertement, ils avaient beau hurler à s’en briser la voix et à en effrayer la population à des kilomètres à la ronde, cela ne changeait finalement pas grand-chose : elle ne pouvait qu’abdiquer, s’assurant toutefois de rendre la victoire de son comparse la plus amère possible. La guerrière était par conséquent mitigée vis-à-vis de lui, estimant tantôt qu’il était préférable de l’avoir lui à ses côtés plutôt qu’un abruti qui se plaignait à longueur de journée, pour finalement supplier le Créateur de la tuer sur le champ tant elle était lasse de cette même compagnie qui la mettait parfois dans des états de fureurs ahurissants. Quoi qu’il en soit, la blonde chevauchait donc aux côtés de Garran, hissée sur un étalon blanc quelque peu nerveux mais qu’elle parvenait à canaliser avec le temps, se faisant aussi muette qu’une tombe. Elle n’éprouvait pas réellement l’envie de parler pour le moment, ils revenaient de mission et avaient eu le temps de se prendre la tête il y a de cela plusieurs heures déjà si bien qu’elle ne souhaitait guère en rajouter une couche. Pour l’instant. Le fait que la nuit commençait progressivement à tomber ne faisait que rajouter à la lassitude de la jeune femme, cette dernière s’avérant prête à tuer pour un peu de repos ou juste une occasion de descendre de cheval. Sans parler du fait qu’elle commençait également à avoir faim.

Fière au possible, il était certain que la blonde n’irait pas demander franchement une halte, cependant elle se demandait progressivement si son comparse n’était pas dans la même optique, si bien que tous deux se refusaient de proposer la pause qui s’avérerait de toute façon être obligatoire à un moment ou un autre. Ce fut pour cela que, finalement, la cavalière décida de briser le silence lorsqu’ils atteignirent les ruines de l’ancienne forteresse juchée sur les hauteurs du Pic d’Andoral. « On devrait s’arrêter maintenant. Je sais que t’as peur du noir mais ton cheval doit être épuisé à force de te porter. Sourire narquois aux lèvres, la guerrière lui jeta un coup d’œil tout aussi moqueur suite à cette pique ô combien gratuite. Comme prévu. En tous les cas sa proposition, bien qu’elle sonne presque comme un ordre, était loin d’être injustifiée. Au vu du temps, Drathir préférait pouvoir se réfugier entre les pierres et les ruines de l’ancienne forteresse, se coupant ainsi du froid mordant, outre la discrétion que cela leur apporterait. Sûre d’elle, la blonde n’attendit même pas une réponse de la part de son soit disant supérieur pour se rapprocher des lieux en question, talonnant l'étalon pour le faire accélérer, afin de trouver un endroit où s’installer. Une fois ceci fait, ce fut sans hésiter qu’elle descendit de sa monture, flattant cette dernière avec douceur avant de lui retirer sa selle, l’attachant à un arbre en s’assurant de lui laisser suffisamment de liberté pour son bien-être sans qu’elle ne puisse pour autant s’échapper. Ôtant de son destrier la couverture qui était censée lui tenir chaud pour la nuit à venir, elle fit de même avec la nourriture séchée qu’elle avait emmené avec elle dans une sacoche de cuir. Dans un soupir de bien être elle finit par s’asseoir sur un amas de pierre, ses coudes reposant sur ses cuisses et ses bras ballants entre ces dernières, elle finit par relever les yeux vers son interlocuteur, sans se départir de son sourire ô combien irritant. T’es sûr de vouloir me laisser veiller sur ton sommeil Garran ? Vu comment tu as été infect aujourd’hui, je pourrais avoir envie de te trancher la gorge. » C’est l’hôpital qui se foutait de la charité, clairement, ceci dit la cavalière s’estimait quelque peu dans son bon droit. Elle n’était pas la seule personne infernale du groupe, étant donné qu’il se permettait tout autant de lui tenir tête. Ce fut sur ces quelques propos qu’elle s’autorisa finalement à croquer dans ses rations de nourriture, étirant dans le même temps ses muscles, profitant de sa liberté de mouvement désormais retrouvée.

L’avantage procuré par son ancienne vie en tant qu’assassin était qu’elle était habituée à tous ces trajets, sa vie s’étant longtemps retrouvée rythmée par les contrats et de ce fait les voyages à travers tout le continent, sans s’arrêter. Savoir qu’elle bougeait autant dans le simple but de tuer des engeances, recruter des imbéciles ou venir en aide au peuple, avait cependant le don de l’agacer. Elle avait l’impression de régresser, de voir ses capacités employées pour des tâches médiocres et teintées d’une telle empathie que cela lui donnait envie de vomir. Ce n’était définitivement pas fait pour elle. En tous les cas Drathir se contentant de savourer une nouvelle bouchée de sa nourriture, ne bougeant pas d’un iota et ne quittant pas plus des yeux son compagnon du moment. Avec un peu de chance, il finirait par se suicider en s’empalant sur son épée. Qui sait.



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