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 « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian]

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MessageSujet: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Dim 9 Nov 2014 - 17:24





Je suis meilleure que toi.

Je suis surprise, je pensais que la magie transformait en tas de graisse.
Un peu comme un noble.
Feat Hadrian




Elle ne comprenait pas et ne comprendrait probablement jamais. Pourquoi diable désirait-on l’emmener lorsqu’il s’agissait de recruter des mages ? Son aversion pour ces derniers n’avait rien d’un secret et moins elle les voyait, mieux elle se portait. Il suffisait de voir comment se finissaient ses entraînements avec Arya pour comprendre qu’elle haïssait la magie, encore plus quand elle était employée contre elle. Mais voilà qu’on la conviait à la Flèche Blanche, au cœur de même de la capitale de cette contrée. Oh, Drathir ne niait pas avoir déjà foulé le sol de Val Royeaux et plutôt deux fois qu’une, alors qu’elle était encore assassin pour le compte des Corbeaux d’Antiva. Mais elle n’y serait jamais allée dans d’autres circonstances, la blonde préférant de loin les petites bourgades plutôt que les grandes villes. Ces dernières n’étaient à ses yeux qu’un ramassis de fauteurs de troubles, d’assassins et de voleurs, de comploteurs en tout genre. Alors ne parlons pas de la noblesse qui réunit un peu toutes ces caractéristiques à la fois, il y régnait une telle hypocrisie que cela lui donnait presque envie de vomir. Toutefois elle n’avait guère le choix et s’était bien vite occupée à se chercher de futures activités pour éviter d’entendre son camarade garde des ombres recruter sous son nez. Si encore il pouvait se mettre à engager de beaux templiers, cela rendrait le voyage bien plus agréable et il était certain qu’elle lui conseillerait plutôt d’aller dans ce sens. Quoi qu’il en soit ce fut après un long périple à dos de Griffon depuis la forteresse de Churneau, que la demoiselle et son comparse du jour arrivèrent finalement à la capitale. Délaissant Assan à ce moment-là, la jeune femme se retrouva à longer les rues bondées de monde, remontant jusqu’au sommet de la cité. Force était d’admettre que si elle n’aimait pas ce lieu pour la corruption qui y régnait, les édifices restaient absolument magnifiques à contempler, l’architecture du lieu ayant le don de l’impressionner à chaque fois. D’autant plus que cette ville n’était pas la sienne, ce n’était pas son foyer, sa nation. Originaire d’Antiva et bien que pas particulièrement patriotique, Drathir avait eu le temps au fil de ses missions puis suite à son recrutement au sein de la Garde, le loisir de découvrir des lieux et des paysages époustouflants. Au moins au niveau du climat, il n’y avait pas vraiment de changement et les températures plutôt douces de Val Royeaux lui étaient ainsi aussi familières qu’agréables. Probablement étais ce pour cela que l’ancienne Corbeau ne s’encombra guère de vêtements superflus, se contentant de son habituelle armure de cuir, souple, et l’emblème de son ordre n’apparaissant que sur une simple plaque de métal rajoutée à son bras droit.

Quoi qu’il en soit, si certains se retournèrent sur leur passage, les deux compagnons eurent globalement la paix et purent ainsi se diriger jusqu’à la Flèche Blanche. La forteresse était impressionnante, visible de tous, et ses aspects guerriers donnaient la sensation à Drathir d’être dans un milieu connu et non pas hostile. Une impression qui fut bien vite balayée lorsque, arrivant aux portées d’entrées de la dite forteresse, des mages s’imposèrent à sa vue. Le fait qu’ils soient continuellement suivis par des templiers ne la rassurait pas le moins du monde et ce fut en ravalant un grognement agacé qu’elle laissa le garde à ses côtés prendre la parole pour expliquer les raisons de leur venue. Les templiers gardant l’entrée hochèrent bien vite la tête et ils purent ainsi pénétrer à l’intérieur même des lieux. La jeune femme n’avait toutefois pas la moindre attention de s’intéresser aux mages résidant de manière plus ou moins permanente ici et si elle laissa son regard fureter sur divers templiers, elle ne parvint pas à jauger si qui que ce soit ici était digne d’intérêt. Elle ne savait pas comment les gardes faisaient pour savoir qui était digne de leur ordre ou non, comment évaluer des compétences guerrières ou magiques ? Fallait-il simplement se fier aux résultats obtenus lors de la confrontation ou des tests propres aux templiers ? Cela lui semblait tellement réducteur et pourtant il semblerait que ce soit le seul moyen de procéder. Le passé ou les penchants que pouvaient avoir les futures recrues n’étaient de toute manière pas pris en compte, la preuve étant qu’elle même était une ancienne assassin et que l’on n’avait pourtant pas hésité à la recruter pour ces mêmes raisons. Quoi qu’il en soit la concernée en vint à prendre congé de son partenaire après avoir défini un lieu de rendez-vous quand ils auraient fini leurs activités, puis elle se dirigea vers la gigantesque bibliothèque que recélait ce lieu. Les diverses étapes de sa vie lui ont permis d’apprendre à lire et à écrire et pourtant ces connaissances n’ont jamais vraiment été mises à profit. Si ce n’est dans le cadre de la recherche d’informations pour un assassinat à mener et ce genre de choses, elle n’avait jamais vraiment cherché à se cultiver ou à en apprendre plus sur ce qui l’entourait. Sa présence ici, en ce jour, lui donna l’envie d’y remédier.

La bibliothèque de la Flèche Blanche était en effet gigantesque, recélant bon nombre d’ouvrages traitant de tous les sujets possibles, tant et si bien qu’elle se perdit un instant au milieu de tous ces bouquins. Trop fière toutefois pour demander de l’aide ou des conseils, elle passa un temps fou à vadrouiller entre les rayonnages, laissant ses prunelles d’émeraudes s’attarder sur des titres, des couleurs, des reliures de livre qui lui tapaient dans l’œil. Finalement elle opta pour trois ouvrages, l’un traitant des différents ordres de Thédas, l’un sur les créatures du continent et un dernier sur la magie et l’immatériel. Elle venait de finir de dévorer celui sur les créatures, s’attardant sur les Griffons afin de savoir ce que l’on pouvait en dire sans forcément avoir eu la chance, contrairement à elle, de les côtoyer véritablement, avant de se jeter sur celui qui évoquait les différentes guildes, plus ou moins connues et secrètes, de Thédas. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire en découvrant les commentaires incomplets voir parfois faussés qui servaient à cerner les Corbeaux d’Antiva. Elle était bien placée pour savoir que ces derniers faisaient tout pour conserver leur secrets, tout d’abord en trucidant quiconque les quittait ou divulguait des informations, aussi ne s’étonnait-elle pas de constater qu’au final la population en savait bien peu à leur sujet. Sans parler du fait que l’on ne se souciait généralement pas de ce qui pouvait se passer dans les pays voisins, sauf quand ceux-ci vous déclarait la guerre. Drathir lut ainsi en entier ce passage du livre avant de s’intéresser à celui qui concernait les gardes des ombres. Cette fois son sourire disparut, laissant place à de la concentration et des airs désabusés, tandis qu'elle jouait du bout des doigts avec ses cheveux ondulés et retombant sur son épaule droite. Cet ordre n’était décidément pas fait pour elle, vraiment pas, tout du moins essayait-elle de s’en persuader à chaque ligne qu’elle lisait. Ce tiraillement qui la gagnait ne fit que l’agacer un peu plus, la jeune femme n’aimant guère se mettre dans des états pareils. Concluant intérieurement en se disant qu’elle n’aurait qu’à faire comme elle avait toujours fait, qu’après tout c’est eux qui avaient fait la connerie de la recruter, elle referma brutalement le bouquin dans un soupir agacé. Prenant conscience du bruit que venait de causer ce simple élan de colère, elle leva les yeux pour remarquer qu’on la fixait désormais, l’espace d’un bref instant. La vue des mages ne fit que l’agiter un peu plus si bien qu’elle en gronda légèrement, n’aimant que peu d’être ainsi fixée juste pour un livre dont elle n’aurait pas pris assez soin. En tous les cas, ce fut ce cumul qui la poussa finalement à emmerder son monde et sa cible fut un mage qui passait par là, non loin de la table qu’elle avait choisie pour s’asseoir et lire paisiblement, afin de ranger un livre qu’il avait emprunté. Sourire narquois aux lèvres, sa voix vibra de provocation quand elle s’adressa à lui, ses prunelles brillant de cet éclat hautain et, dans ce cas précis, presque méprisant. Saloperie de mages.

« Je suis surprise, vous vous déplacez pour ranger ces ouvrages ? Je pensais les mages trop prétentieux et dépendants de leur magie pour se donner cette peine. Fixant alors l’un des templiers qui rôdait et surveillait la zone, elle reprit alors, toujours sur le même ton. A moins que vous ne souhaitiez pas prendre de risques. Je comprends, il faut profiter de sa sortie annuelle. » Considérant le mage comme l’on considérerait un chien à qui l’on accorde le privilège de faire sa petite promenade, Drathir n’avait aucun scrupules à provoquer de la sorte, sans même le connaître. Elle ne se souciait d’ailleurs pas vraiment de savoir qui pourrait ou non l’attendre, se contentant ainsi de s’adresser à cet inconnu qu’elle avait pris pour cible. Elle se permit d’ailleurs de l’observer plus attentivement, de haut en bas et sans la moindre gêne. Brun, les yeux bleus, probablement du même âge qu’elle ou presque, elle aurait pu le juger bel homme si ses vêtements ne criaient pas son appartenance à la tour du cercle. Ce ne fut toutefois qu’une fois son inspection visuelle terminée qu’elle daigna de nouveau planter ses prunelles dans celles de son interlocuteur, nullement décidée à baisser les yeux et espérant intérieurement qu’il ne serait pas du genre à s’effaroucher pour si peu. Ce serait dommage, car elle s’échauffait juste et malgré les livres trônant encore sur sa table et dont les couvertures étaient visibles, il était certain qu’elle n’avait soudainement plus la moindre envie de poursuivre ses lectures.



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MessageSujet: Re: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Mar 11 Nov 2014 - 22:01

Drathir ∞ Hadrian
Je suis meilleure que toi.
Le voyage avait été long, et fastidieux, mais c'était un Hadrian heureux qui avait quitté la contrée de Névarra pour se rendre à Val Royeaux. Et surtout, le voyage en valait la peine. La bibliothèque de la Tour du Cercle auquel il répondait possédait bien moins d'ouvrages que celle de la Flèche Blanche. Il avait été décidé que deux templiers l'accompagnaient. Hadrian n'avait rien dit. C'était l'usage. Il ne quittait jamais Névarra seul. Parfois ce n'était pas l'envie qui lui manquait de protester, de clamer qu'il était assez fort et puissant pour se défendre seul et résister aux abominations qu'il rencontrerait. L'archimage le savait, il n'y avait nulle arrogance à ce que le Névarran le dise. Il était l'un des meilleurs mages du pays. La modestie n'avait jamais été son fort, de toute manière, mais c'était surtout l'idée de se voir affublé d'humains qui ne l'enchantait guère. Les humains, Hadrian les avait côtoyé toute sa vie, mais la haine était là, depuis son plus jeune âge. Les humains le rebutaient, ils le répugnait. À ses yeux, ils n'étaient qu'un ramassis de nullité et d'inutilité. Le monde dans les yeux du mage se porterait beaucoup mieux sans les humains. Il n'avait jamais eu d'estime que pour les gens de son rang, les personnes de sa race, ou en d'autres termes, les personnes dotées de pouvoirs magiques. On le connaissait d'ailleurs à la Tour de Névarra pour son mépris envers les humains, bien avant toutes les qualités qu'on pouvait lui trouver en tant que mage.

Néanmoins, Hadrian avait quitté Névarra pour rejoindre Val Royeaux. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas chevauché, et bien qu'il se trouvait être un bon cavalier, ses cuisses souffrirent des heures et des heures interminables de cavalcade. Il crut bien ne plus pouvoir marcher en arrivant dans la capitale Orlésienne, mais un rapide sortilège de guérison murmuré à voix basse arrangea les choses. Les ampoules, ce n'était pas pour lui. Hadrian leva la tête pour observer l'immense tour blanche, repère et accessoirement quartier général des Templiers de Thédas. Il ne se perdit pas trop longtemps en observation, sachant pertinemment qu'il avait à faire, et ce fut toujours accompagné des deux templiers qu'il se hâta vers la bibliothèque.
Les mains d'Hadrian ne cessaient de jouer avec la boucle de sa ceinture. Pas par nervosité, seulement pour s'empêcher de faire usage de sa magie. Causer une belle pagaille dans toute cette organisation templière le démangeait sérieusement, et il n'aurait eu aucun regret à mettre le feu à la cape du premier homme qui s'avisait de le regarder de travers. Car oui, en plus d'être arrogant, notre ami Névarran était des plus susceptibles, surtout lorsqu'il s'agissait de lui, et de ce qu'il était. Ne jamais jouer avec le feu avec lui, il le maîtrise de toute manière beaucoup mieux que vous.

Il gagna la bibliothèque et se dirigea vers les ouvrages concernant la magie sans plus tenir compte des templiers. Ceux-ci demeurèrent d'ailleurs à l'entrée, et se mirent à discuter. Hadrian ne leur ajouta qu'un regard haineux. Crétins.
Il alla s'emparer d'un ouvrage sur la magie entropique, ce pourquoi il avait fait le déplacement. Il était certes spécialisé dans ce type de magie, mais il était loin d'en avoir fait le tour. Terriblement loin. Connaître les rudiments d'un sortilège ne lui suffisait pas. Hadrian recherchait la perfection.
Il passa peut-être près de deux heures à recopier les indications sur une feuille de parchemin vierge. Le Névarran se servait depuis des années d'un alphabet dont lui seul avait le secret. Cela évitait que quiconque puisse lire par-dessus son épaule ou comprenne ce qu'il veuille dire si on lui volait ses écrits. Une sécurité qu'il ne négligeait pas.

Hadrian se levait pour aller remettre un des livres qu'il avait empruntés à sa place lorsqu'il entendit une voix féminine l'apostropher visiblement, car elle parlait des mages, et pas le plus tendrement du monde. Suspendant son geste, livre encore en main, il tourna la tête pour regarder par-dessus son épaule. Un simple coup d’œil à la plaque de métal sur son bras droit lui indiqua à quel ordre elle appartenait, et un rictus hautain souleva sa lèvre supérieure sur ses dents tandis qu'il répliquait : « N'as-tu pas appris à respecter des supérieurs, femme ? Je m'étonne même qu'une humaine sache lire. » Autant le dire, Hadrian ne s'arrêterait pas à son statut de femme. Et s'il s'était fait jusque-là tranchant, il ajouta avec un petit sourire qui n'avait cependant rien de bon : « Ne me regarde pas comme ça. Je pourrai te lancer quelque maléfice. » Il savait que les mages étaient souvent craints, et il jouait de ça. Énormément.

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MessageSujet: Re: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Mer 12 Nov 2014 - 22:06





Je suis meilleure que toi.

Au cas où tu l'aurais pas remarqué... C'est une dague qui pend à ma ceinture.
Feat Hadrian




Elle avait espéré avoir le droit à un peu de défi, espéré rencontrer une personne ayant un minimum de répondant. Encore que, enfoncer quelqu’un ne souhaitant pas se défendre n’était clairement pas quelque chose qui la dérangeait, ce ne serait toutefois pas suffisant pour évacuer le soudain agacement qui l’avait gagné. Son regard d’émeraude ne quittait donc pas sa cible du jour, le sourire narquois qu’elle arborait étant clairement adressé à cet homme qu’elle fixait sans un mot, ayant déjà lâché ses premières tirades, moqueuses et rabaissant dans la mesure du possible. Elle haïssait la magie, méprisait les mages et par conséquent se plaisait à rappeler à ces derniers le peu de liberté qui leur était octroyée, en réponse à ces dons qu’ils possédaient. Dons ou malédictions, selon les points de vue. Certes ils pouvaient faire leurs malins à envoyer des boules de feu à travers le bâtiment, mais ils prenaient le risque de se transformer en abomination, un sort bien peu enviable surtout quand on sait qu’un templier sera toujours derrière vous pour vous achever à peine cela arriverait-il. Aux yeux de Drathir, qui au fond ne s’y connaissait absolument pas, il était aisé de succomber aux démons. L’être humain était faible par nature, capable de beaucoup pour un peu de pouvoir. Elle-même ne niait pas être prête à beaucoup pour conserver un semblant de liberté ou faire valoir ses idées, elle ne comptait plus le nombre de gorges tranchées pour de l’argent, le nombre d’inconnus frappés dans un élan de mauvais humeur, ou le nombre d’insultes lancées dans le simple but de provoquer ou de défendre un égo surdimensionné. Pourtant ce n’était pas pareil, à ses yeux les mages méritaient la mort et l’enfermement était quelque chose de bien trop doux, il s’agissait de risques inconsidérés et il suffisait de voir l’explosion récente de la tour d’Orlaïs pour comprendre qu’elle n’était pas un rempart suffisant entre ces lanceurs de sortilèges et le reste du monde. Ce fut donc pour toutes ces raisons, liées à son mépris et son agacement, que la jeune femme avait provoqué cet individu et attendait désormais sa réponse. Il lui avait suffi de croiser son regard pour capter la lueur hautaine qui y étincelait, cette prétention qu’elle devinait démesurée, un égo peut-être encore plus conséquent que le sien. Il était fier. De sa condition ? Difficile de le prédire pour l’heure mais la réplique de son interlocuteur fut suffisante pour lui apporter un semblant de réponse à ce sujet.

Hautain, il l’était clairement, comme le démontrait ce sourire qu’il arborait désormais. Hautain à un point qu’elle n’aurait pas soupçonné à vrai dire comme pouvait en témoigner ce haussement de sourcil aussi surpris que moqueur qu’elle lui adressa quand il s’estima supérieur à elle, alors même qu’il avait remarqué le blason que revêtait sa plaque d’acier à son bras. D’ordinaire les gens portaient un grand respect aux gardes des ombres et même lorsque ce n’était pas le cas, ils allaient rarement les considérer comme inférieurs. Cet homme, ce mage, lui ne se gênait pas pour cela, alors même plus loin dans ses insultes en affirmant sa surprise à l’idée qu’elle sache lire. Elle, une humaine. Cette fois ci le froncement de sourcils de la blonde se fit plus conséquent l’espace d’un instant. Avait-il conscience de sa propre bêtise ou non ? Il n’était ni elfe ni nain, il était comme elle, si l’on mettait sa magie de côté, aussi en l’insultant il venait de s’enfoncer tout seul. Et cela ne semblait pas le perturber pour un sou. La garde en vint à émettre plusieurs hypothèses, intérieurement, et toutes envisageaient une folie plus ou moins conséquente chez son interlocuteur. Il était fou ou juste idiot, ou peut-être bien les deux. Ou bien encore les templiers s’assuraient clairement de leur laver le cerveau à la tour et elle n’en avait pas vraiment eu conscience jusque-là. Toutefois au final elle ne parvint qu’à s’énerver un peu plus en le voyant arborer un sourire un peu plus mauvais, tout en la menaçant implicitement, se vantant capable de lui envoyer quelques maléfices. Oh il était clair qu’elle n’était pas la magie et dans d’autres circonstances elle y aurait réfléchi à deux fois, n’aimant que trop peu se confronter aux mages. Mais en cet instant précis, elle ne craignait rien. A l’intérieur même d’un des bâtiments les plus importants de la capitale, entourée de templiers, il ne pourrait décemment pas faire grand-chose contre elle. Et s’il se sentait d’humeur suffisamment impétueuse pour s’y risquer tout de même, ce blason qu’il ne semblait pas prendre au sérieux était un gage de parole suffisant pour appuyer ses propos si elle venait à le dénoncer à ses geôliers. Elle n’aurait qu’à expliquer qu’il avait employé ses maléfices contre elle, en exagérant le tout si besoin, et avec un peu de chance il serait jugé aussitôt instable et l’on ferait de lui un apaisé. Oui. Ce n’était pas les possibilités qui manquaient, aussi les réticences et l’hésitation de la blonde volèrent en éclats, laissant de nouveau place à ce sourire narquois qui lui était coutumier et qui n’avait disparu que le temps de quelques secondes.

Drathir commença tout d’abord par le plus simple, haussant un sourcil tout en le dévisageant, moqueuse au possible. « T’as encore du mal à savoir ce que le mot répartie signifie pour insulter les humains alors que tu en es un toi-même ? Ou tu es juste un imbécile possédant le quotient intellectuel d’un cochard ? Non parce que, ça l’intriguait toujours. S’il ne s’était pas enfoncé tout seul, probablement que la remarque aurait été plus amère à ses yeux et l’envie de lui balancer son poing à la gueule aurait été plus forte que tout, mais dans ces circonstances… C’était plus aisé. Et pour en revenir à cette menace magique, la garde fit mine de se crisper toutefois, détourna les yeux et pivota sur sa chaise afin de faire correctement face à la table. Ce geste n’était cependant là que pour attirer l’attention du brun sur ces mouvements précis, le détournant du fait que sa prise s’était faite plus ferme autour d’un livre. Livre qu’elle lui balança soudainement à la gueule, violemment, sans la moindre retenue. Ce fameux livre sur la magie, elle n’aura donc pas le temps de le lire car il s’écrasait déjà sur le visage de l’homme. Fort heureusement personne ne comprit véritablement ce qu’elle venait de faire car lorsqu’ils tournèrent la tête ce fut pour découvrir un livre aux pieds du mage. Les suppositions allaient bon train et elle eut à subir de nouveau des regards courroucés, ce qui ne l’empêcha pas de siffler, maline, à l’intention de son interlocuteur : J’admire la puissance de tes maléfices, vraiment. Et t’es du genre respecté dans ta petite tour ou… ? Le sourire s’étire un peu plus, provocant, irritant. Une lueur fière au fond des yeux, la jeune femme reposait déjà son menton sur sa main, ses doigts pianotant sur ce dernier. Ce fut alors en faisant la moue, soudainement faussement innocente et fragile, un sentiment contrebalancé par l’éclat rageur et hautain au fond de ses yeux verts, qu’elle conclut dans un souffle. Tu n’oserais pas te venger sur une pauvre femme tout de même ? Au pire continue de faire claquer ta langue petit serpent, tu en as l’air si fier, c’est amusant. » Voilà ce qu’il se passait quand deux personnes détestaient la nature de l’autre, surtout lorsqu’en prime elles se pensaient supérieures au monde entier. Elle finira peut-être par lui cracher au visage, qui sait. Ou le recruter de force si elle a l’impression que cela le ferait chier autant que ça a pu la déranger elle. Ce fut donc en attendant une réaction, sans se départir de son attitude en tout point insolente, que Drathir se mit à méditer sur les possibilités s’offrant à elle.



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MessageSujet: Re: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Ven 14 Nov 2014 - 16:23

Drathir ∞ Hadrian
Je suis meilleure que toi.
Les humains.
Hadrian les détestait, tous autant qu'ils étaient. Et tandis que la réplique venait, cinglante, de la part de la jeune femme, il ne put s'empêcher de sourire. Parce qu'elle ne comprenait pas. Parce qu'elle pensait qu'il faisait partie de son monde, alors que c'était elle qui venait d'empiéter dans le sien. Il sourit, de ce sourire toujours aussi mauvais, toujours aussi... dangereux. Non, elle ne comprenait pas. Vraiment pas. Elle était aveugle et bien même sourde si elle allait le ranger du côté des humains. Humain, lui ? En apparence, peut-être. Le peu de sentiments qu'il s'autorisait à avoir le trahissait, comme la colère. La fierté. L'arrogance. Hadrian avait vite appris à faire la différence entre les gens comme lui et les gens comme elle. À ses yeux, un monde les séparait. Il suffisait qu'il claque des doigts pour qu'une étincelle apparaisse, et c'était là la différence primordiale qu'il y avait entre eux. La magie le rendait plus fort, la magie le rendait supérieur. Oh, il ne savait peut-être pas se battre avec une épée, ou une lance, mais ses mains étaient mille fois plus dangereuses.
Aussi s'était-il permis de se déclarer supérieur à elle, cette femme qui l'apostrophait sans raison quelconque, cette femme qu'il n'avait jamais vu et qui lui parlait comme s'ils étaient de vieux confrères. C'était justement ça qui l'avait gêné. Elle s'était hissée à son niveau. Elle s'était crue son égale, avec ses grands airs. Elle ne l'était pas. Clairement pas. Elle n'était rien, rien comparée à lui. Elle était une guerrière. Une traîne-misère. Quelqu'un à qui l'on confiait les choses les plus détestables du monde. Les petites besognes. Oser se comparer à son pouvoir était une bien belle plaisanterie.

Repensant toujours à cette question qu'elle lui avait retournée, concernant la répartie, suivie d'une insulte de bas-étage qui ne l'atteignit à aucun instant, il répliqua, sifflant : « Tu t'estimes beaucoup, femme. La vie est dure quand on est entourée de soldats. Je comprends. Il faut pouvoir satisfaire tout le monde. En ce qui me concerne je n'ai pas dédié ma vie à la magie pour me retrouver à subir les pauvres rancœurs d'une... » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, ni d'éviter le livre qui pour le coup s'écrasait violemment sur son visage. Il baissa les yeux sur l'ouvrage, au sol. Un ouvrage sur cette même magie dont il parlait juste avant qu'elle ne l'interrompe. La colère qui venait de jaillir en lui telle une vague meurtrière l'obligea à serrer les poings, tant pour se retenir d'exploser que pour contenir les petits éclairs qui naissaient ici et là au creux de ses paumes. Il garda les yeux baissés sur le livre encore un moment, se rendant également compte que la plupart des regards sinon tous était tournée vers eux. La femme blonde poussa le vice en se moquant ouvertement de lui, et un petit tic le prit, un petit tic nerveux, un petit tic qui le fit étirer son cou comme pour la regarder de haut, sauf qu'il n'y avait nul arrogance dans le geste. Seulement de la colère contenue. Et d'un rapide coup d’œil circulaire, le mage se rendit compte que les templiers s'étaient rapprochés. Il leur adressa le regard le plus noir, puis se tourna vers la femme qui continuait de le provoquer. Le rage qui dansait au fond de ses yeux le fit sourire tandis qu'il ouvrait une de ses paumes. Le livre se souleva d'un seul coup du sol pour venir se placer dans sa main, pour qu'il l'empoigne. Il rangea le livre à côté du sien, tournant momentanément le dos à la guerrière, puis il lui fit à nouveau face. Il sentait la présence des templiers proche de lui, et ces derniers l'empêchaient de faire quoi que ce soit. Il brûlait littéralement de l'intérieur. S'il arrivait quelque chose à cette femme, elle le dénoncerait. Hadrian n'était pas un lâche, mais il avait... des projets. Et il ne pouvait pas les compromettre à cause d'une petite gueuse dans son genre.

Finalement, un petit rire lui échappa. Il posa ses mains à plat sur la table en bois, bien en évidence. Il pencha la tête sur le côté, et déclara : « Certaines personnes ont encore des principes... » Il laissa sa phrase en suspens, bien que la lueur dans ses yeux rendait sa phrase fausse. Hyprocrite. Et elle l'était. Ce fut pourquoi il ajouta : « Oh, je t'amuse... Eh bien amuse-toi. Pendant que tu le peux. » Il suffit qu'il tape une fois sur la table, d'un doigt, pour qu'une fine couche de glace recouvre la table entière, gelant et bloquant les mains de la guerrière qui s'y trouvaient presque instantanément. Hadrian sourit, tout en contournant la table pour venir se placer dans le dos de la blonde, et il alla lui murmurer à l'oreille, profitant qu'elle ait les mains bloquées : « Que c'est amusant. Tu permets ? » Il observa le bracelet en argent qu'elle portait au poignet, l'effleurant de l'index puis il continua, taquin : « Et c'est vous qui nous protégez. Pas étonnant que plus rien ne tourne rond, ici... » Il faisait bien sûr allusion à la récente explosion au laboratoire, à Montsimmard. Toujours affublé de son petit sourire, il s'écarta un peu d'elle, pour l'observer, de loin, et au moment où les templiers s'approchaient de lui, il rompit le charme d'un léger plissement des yeux, rendant sa liberté aux mains de la blonde. « Un problème, Saberor ? » lui demanda le templier. Hadrian croisa les bras, et répliqua sans quitter la guerrière des yeux : « Pas le moins du monde. Je faisais seulement connaissance avec madame. » L'éclat de colère au fond de ses yeux s'était apaisé, ne laissant plus place qu'à la taquinerie.

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MessageSujet: Re: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Sam 15 Nov 2014 - 19:08





Je suis meilleure que toi.

Au cas où tu l'aurais pas remarqué... C'est une dague qui pend à ma ceinture.
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Il l’agaçait, bien plus qu’elle ne l’avait prévu, bien plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Cette lueur hautaine au fond de ces yeux, le mépris et la prétention infinie que l’on y lisait, absolument tout chez cet homme lui donnait envie de dégainer ses lames afin de lui trancher promptement la gorge. Cela la démangeait au point qu’elle se mit à pianoter sur la table, du bout des doigts, évacuant ainsi ses pulsions meurtrières et son agacement. Ce n’était toutefois pas assez et les répliques qu’elle pouvait user contre lui ne l’apaisèrent guère non plus, d’autant plus qu’il reprenait déjà la parole, en crétin arrogant et sexiste qu’il était étant donné qu’il se permettait d’insinuer que son rôle dans l’ordre se résumait à servir de catins aux autres guerriers. C’était trop, vraiment trop, aussi ne lui laissa-t-elle pas le temps de l’insulter d’avantage, s’emparant de l’un de ses livres pour lui envoyer férocement au visage, ne tentant nullement de se retenir. Dans un bruit sec, l’ouvrage plutôt conséquent alla donc s’écraser sur le faciès de son interlocuteur avant de chuter tout aussi bruyamment au sol. Sourire narquois aux lèvres, la blonde se plût à le provoquer un peu plus, se moquant de sa soit disant magie qui ne l’avait apparemment pas préservé de ce coup qu’elle lui avait porté. Et il osait se penser supérieur ? Imbécile. Et elle savait qu’il ne pouvait se permettre d’user de magie offensive en présence de templiers ou de qui que ce soit d’ailleurs, aussi se permit-elle d’abuser de sa position en lui signalant qu’il n’avait qu’à s’agiter un peu plus, à user de ces jolis mots si présomptueux. Qu’il était amusant de le voir se penser dangereux. Certes il fallait admettre qu’il avait le don de l’énerver, ce qui n’était pas si difficile en soi, mais suite à ce petit coup, la guerrière se sentit gagnée par un sentiment de puissance et de sécurité, comme un regain dans son assurance ô combien insolente. Et quel plaisir c’était que de le voir fou de colère, une fureur dont témoignait son regard étincelant, ou même ses poings désormais serrés à s’en faire blanchir les phalanges. Que c’était bon de le mettre dans de tels états, cette rage mêlée à son incapacité de pouvoir y laisser libre cours. Probablement tentait-il de s’apaiser, se laissant aller à quelques tics nerveux destinés à le retenir de faire une bêtise qui lui coûterait bien trop cher. La blonde n’était pas sotte et surtout était bien trop prompt à se laisser aller à l’impulsivité pour reconnaître ce genre de signes destiner à éviter de foncer tête baissée. Du coin de l’œil elle vit les templiers se rapprocher progressivement, probablement se méfiaient-ils de ce raffut qu’elle provoquait mais cela ne fit que la satisfaire un peu plus, la confortant dans l’idée que le brun ne pouvait rien contre elle. Absolument rien.

Elle se trompait. Cela cependant elle ne le comprit que trop tard, bien que sceptique en voyant son interlocuteur se détendre progressivement, transformant sa colère en une ironie aussi profonde que la sienne, comme pouvait en témoigner ce sourire narquois et particulièrement mauvais qu’il arborait désormais. De ses prunelles d’émeraudes, la blonde suivit les mouvements du livre qui s’envola dans la main du mage avant que ce dernier ne le range avec les autres. La tension entre eux était palpable, ils étaient deux animaux sauvages qui ne pouvaient que gronder chacun leur tour, accentuant les dits grondements sans jamais avoir l’occasion de mordre férocement. C’était frustrant, pour elle comme pour lui, de cela elle n’en doutait pas. Drathir ne fit que se méfier un peu plus de son interlocuteur quand ce dernier se mit finalement à rire, bien qu’elle n’oserait pour rien au monde se départir de son attitude insolente et assurée, la guerrière savait parfaitement qu’un rictus ne signifiait jamais rien de bon. En vérité cela était assez prévisible, un peu comme une idée de génie dont l’on voudrait faire part à l’avance, tout le monde agissait ainsi, y compris ce mage qui pourtant se pensait clairement au-dessus des lois et des généralisations en tout genre. Au fond il ne valait guère mieux que les humains qu’il se plaisait à rabaisser pour une raison qu’elle ignorait totalement et qu’elle jugeait toujours particulièrement stupide. Toutefois, ce fut à son tour de ricaner lorsque son interlocuteur affirma que quelques personnes avaient encore des principes, et ce fut en ancrant un regard moqueur et méprisant dans le sien qu’elle répliqua. « Oh pitié, tu vas me faire croire à une noblesse d’âme ? Comme si c’était possible… A ses yeux un mage était un des plus grands maux qui rongeait ce monde, une saloperie que l’on devrait achever plutôt que de lui laisser la chance de jouir de la vie. Cet homme ne faisait d’ailleurs que la conforter dans ses convictions, aussi ne pensait-elle pas une seule seconde qu’il puisse posséder des principes, un honneur, ou de quelconques sentiments nobles. Il n’était qu’une ordure de première qu’elle se ferait un plaisir de trucider au moindre faux pas. Dans le fond, elle aurait dû finir templier tiens, juste pour obtenir ce plaisir là et malgré son absence d’affection particulière pour le Créateur. Quoi qu’il en soit, elle soutenait donc le regard du brun sans faillir, et ce malgré la proximité qu’il avait plus ou moins imposée en se penchant ainsi sur la table auprès de laquelle elle s’était installée.

Faisant implicitement comprendre qu’elle n’aurait guère l’occasion de s’amuser plus longtemps avec lui, Drathir comprit justement qu’il souhaiterait bien renverser la situation, elle se crispa soudainement en sentant la table geler sous les doigts du mage. Une fine couche de glace, qui n’attirait pas vraiment l’intention à l’œil nu, mais qui s’avérait être diablement efficace étant donné qu’elle se retrouvait désormais dans l’incapacité de bouger, ses mains ainsi fixées au meuble, sans échappatoire possible. Ses muscles se tendirent, son regard étincela de rage et elle ne parvint à retenir un grondement rageur que grâce à un formidable réflexe de self control. Elle détestait cette situation, cette absence de contrôle, ce sentiment de faiblesse. La guerrière s’estimait supérieure à beaucoup de monde elle aussi, pour un tas de raisons, ses capacités guerrières en étaient d’ailleurs une bonne. Or en ce cas précis, elle ne pouvait rien faire. Oh peut-être qu’en des circonstances plus dangereuses ou désespérées, elle aurait pu user de son agilité pour lui décocher un formidable coup de pied dans la tête, ou bien aurait-elle pu trouver un moyen de briser cette table afin de réduire la surface sur laquelle elle se retrouvait ainsi bloquée. En tous les cas si les idées fusaient dans son esprit, elle savait qu’elle ne pouvait se permettre de les appliquer : cela reviendrait à admettre un sentiment d’insécurité et de crainte, or elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction tout comme il lui en avait procuré en se montrant fou de colère il y a de cela quelques minutes à peine. Alors, bien que clairement énervée et rendue crispée par cette manœuvre qu’elle jugeait fourbe, la blonde garda le silence quand il se glissa finalement dans son dos, ne pouvant toutefois retenir un frisson tant à cause de ce déplacement qu’à cause de ces lèvres qui glissaient vers son oreille désormais. Un adversaire dans le dos était synonyme de mort à ses yeux, elle ne comptait plus le nombre de fois où elle-même s’était ainsi faufilée derrière quelqu’un pour mieux l’achever d’un coup de dague bien placé, le tout dans un silence complet. Elle n’aimait pas cette situation, clairement pas, pourtant elle ne parvint qu’à sourire, narquoise, quand son interlocuteur reprit la parole en jugeant toute cette comédie amusante. La réplique fusa, moqueuse. « Oh mais ce genre de situation m’excite considérablement tu sais. » Son sourire et son arrogance fondirent comme neige au soleil lorsque, en une question rhétorique, le brun se permit de faire glisser son index sur le bracelet d’argent qu’elle revêtait. Aux yeux de la guerrière cela sonnait comme un véritable affront, ce simple contact à même le bijou l’électrifia plus que de raison et elle se crispa un peu plus sur sa chaise, coulant un regard véritablement haineux sur cette main baladeuse. Elle aurait préféré qu’il abuse de son corps, plutôt que de le voir prendre ses aises auprès d’un bracelet qui incarnait les souvenirs envolés de sa famille. Elle ne connaissait son nom que grâce au bijou en question, à l’intérieur duquel se trouvait gravé en entier celui de sa mère et bien qu’elle n’ait jamais su s’expliquer pourquoi elle attachait une telle importance à une mère dont elle ne se souvenait même pas du visage, il lui était intolérable de le voir jouir de l’objet aussi aisément.

« Dégage. L’ordre avait fusé, craché comme un poison, sonnant comme un ordre impérial. Une nécessité. Ses propos concernant l’incapacité des gardes à faire office de rempart lui importait peu, elle n’avait pas plus de respect que lui pour l’ordre et se plaisait d’ailleurs à le rappeler continuellement à ses supérieurs ou à qui voulait bien l’entendre. Non, ce qui la dérangeait bel et bien c’était ce revirement que venait de subir leur rencontre, ce tournant qu’avait pris leur proximité. Elle ignore s’il s’était vraiment senti menacé, en vérité elle en doute même, mais le mage daigna finalement reculer de quelques pas, lui donnant l’occasion de respirer de nouveau. Du regard, elle caressa son bracelet en prenant une inspiration quand finalement un templier s’adressa à eux, ou plutôt s’adressa au brun, demandant s’il y avait un problème. Dans le même temps, la guerrière constata qu’elle avait de nouveau les mains libres et ce fut par réflexe qu’elle se massa les poignets comme le ferait un prisonnier ayant été trop longtemps enchaîné. Agacée par cette altercation avec le lanceur de sorts, elle passa sa mauvaise humeur sur le templier, vrillant sur ce dernier un regard assassin. Le mage venait tout juste d’assurer qu’il n’y avait aucun problème, affirmant vouloir juste faire connaissance, qu’elle prit à son tour la parole dans un sifflement hargneux. Le mieux serait peut-être de me poser la question, non ? Ou bien votre ordre a-t-il pour habitude de prendre pour argent comptant les moindres propos des mages ? Le templier ouvrit la bouche pour répliquer mais elle l’en empêcha en balayant l’air d’un revers de main, comme pour le chasser, le tout dans un nouveau sifflement exaspéré. Ce n’était qu’un idiot, lui aussi. De toute manière elle n’allait pas ouvertement dénoncer son interlocuteur, ce serait de la faiblesse que de le vendre à ses geôliers pour si peu. Attendant que les guerriers de la Chantrie s’éloignent, elle finit par siffler à l’intention de l’homme qui se trouvait toujours posté dans son dos. Franchement, sont-ils tous aussi idiots pour voir en toi un saint ? » A ses yeux il n’était qu’un enfoiré, même si l’on mettait de côté la magie qui l’habitait.



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MessageSujet: Re: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Mer 19 Nov 2014 - 14:41

Drathir ∞ Hadrian
Je suis meilleure que toi.
Il semblait à Hadrian qu’il ne comprendrait véritablement jamais les humains. Les personnes comme elle cette femme qui se moquait éperdument de lui depuis le début de leur pitoyable conversation. Elle s’était comporté de manière insultante envers lui, et il fallait avouer qu’il n’y était pas allé de main morte de son côté. À ses yeux, l’un était aux antipodes de l’autre. Il ne voyait pas comment une entente était possible entre eux, il ne voyait pas non plus comment il arrivait à continuer à lui parler, alors qu’elle représentait tout ce qu’il détestait, et qu’elle semblait également ne pas porter dans son cœur tout ce qu’il représentait. Des antagonistes. Purement. Il ignorait la cause de tant d’animosité à son égard, et elle aussi, pourtant cela ne les empêchait pas de se déchirer. Elle de faire preuve d’un sarcasme et d’une provocation inouïs, lui d’user de ses pouvoirs pour lui montrer qu’il n’était pas aussi docile qu’elle le pensait. Oh non. Et Hadrian aurait pu faire bien pire que cette simple couche de glace qui venait de recouvrir la table, gelant les mains de la blonde restées dessus. Il aurait pu faire appel à la magie entropique. Paralyser quelqu’un ne lui posait pas le moindre problème. Ça aurait été même beaucoup plus pratique pour lui. Il s’en rendit compte et se maudit peut-être une dizaine de fois pour s’être laissé attendrir par le fait que son adversaire soit une femme. Quel idiot.

Il ne retint cependant pas de la narguer comme il pouvait, profitant qu’elle ne puisse utiliser ses mains pour se glisser dans son dos et mettre en avant le comique de la situation à la guerrière. Il la vit frissonner, et à vrai dire, il ne sut si c’était à cause de ses lèvres qu’il avait approchées de son oreille ou à cause d’autre chose. Néanmoins, il ne fit aucune remarque. Savourant ce moment de faiblesse, de claire infériorité dans lequel elle se trouvait. Elle était à sa merci, s’il n’y avait pas eu autant de témoins autour d’eux, il jurerait qu’il se serait donné à cœur joie de lui faire regretter toutes ces choses qu’elle avait dites et faîtes. Comme ce livre qu’elle lui avait jeté à la figure. Hadrian n’avait torturé que deux personnes dans sa vie. Une abomination, et un apostat. Il n’avait éprouvé aucun plaisir à torturer des personnes qu’il considérait comme des mages, ses frères, mais en ce qui concernait la torture en elle-même… il avait joui d’un sentiment de surpuissance ultime. Savoir que l’on tient la vie d’une personne entre ses doigts était tellement… exaltant. Savoir qu’il tenait la vie de cette blonde entre ses doigts l’étaient tout autant, mais il savait également qu’il ne pourrait rien en faire. Il n’avait aucun droit sur elle, même s’il en abusait un peu.

Elle se mit à lui dire que la situation l’excitait considérablement, et il sourit, de ce sourire si mauvais qui le caractérisait, avant de glisser un doigt curieux sur le bracelet qu’elle portait au poignet. Nul doute que ce bijou lui était précieux. Et nul doute qu’elle s’embraserait sitôt qu’il y toucherait. La réplique fusa, claire, nette, violente. Et son sourire, qu’elle ne pouvait de toute manière pas voir, s’élargit. Il s’éloigna cependant d’elle, non à cause de ce qu’elle venait de lui dire, mais parce que les templiers se rapprochaient dangereusement d’eux. Il n’oublia pas de faire remarquer à la blonde à quel point son statut de Gardes des Ombres la rendait efficace. Et tandis que les templiers se rapprochaient de plus en plus, il mit fin à l’enchantement, rendant ainsi leur liberté aux mains de la blonde. L’un des templiers demanda s’il y avait un problème, et Hadrian répliqua que non, qu’il ne cherchait qu’à faire connaissance avec la guerrière. Le tout en fixant cette dernière, bien sûr, provocateur et insolant. Et cette dernière ne manqua pas de siffler que c’était plutôt à elle qu’ils auraient dû poser la question, et pas à lui. Ce qu’elle ajouta fit définitivement rire Hadrian qui baissa la tête pour ne pas que les templiers ne surprennent son rire.  Elle venait de réduire au silence les deux templiers qui l’accompagnaient. Il dit alors dans l’espoir qu’ils s’en aillent : « Laissez, je m’en occupe. Confiance, confiance. » Il les pressa sur le côté pour qu’ils les laissent, et lorsque ce fut fait, il ne put s’empêcher de leur lancer un regard désespéré teinté d’agacement.

Lorsqu’ils ne furent plus que tous les deux, à nouveau, il braqua un regard intrigué sur la blonde. Quelque chose le chiffonnait. Pourquoi ne l’avait-elle pas dénoncé aux templiers ? Il avait usé de sa magie, il n’avait pas le droit. Elle s’était tout simplement tue à ce propos. Il pencha la tête sur le côté tout en plissant les yeux, alors qu’elle choisissait ce moment pour lui demander s’ils étaient assez idiots pour voir qu’il était un saint. Il sourit doucement, répliqua en prenant un air innocent. « Mais je suis un saint. Que crois-tu. Je suis plus que ça, même. Pourquoi crois-tu que le créateur ait placé des mages dans ce monde. » Il affirmait clairement se sentir l’égal du créateur, de par ses pouvoirs. Hadrian ne croyait en rien, mais il aimait particulièrement se servir des religions existantes pour se justifier, comme il venait de le faire.
Puis, il se tut, perdu un instant dans ses pensées. Le fait qu’elle ait gardé sous silence son utilisation de la magie le perturbait de plus en plus. Elle ne lui devait rien, et lui non plus, alors pourquoi cette faveur ? Cela l’agaçait prodigieusement. Il ne voulait pas se sentir redevable envers une… une humaine. Une femme encore moins. Non. Il ne voulait se sentir redevable envers personne.
Il déclara alors : « Tu es une idiote. Et tu es faible. » Il claqua des doigts, et un livre sur la magie entropique se retira d’entre deux gros grimoires pour aller jusqu’à sa main tendue expressément. Là, il ajouta : « Tu aurais mieux fait de me dénoncer. J’aurai trouvé une excuse. N’importe laquelle. Mais je m’en serai tiré. Je suis trop important pour eux. » Il feuilleta le livre, humidifiant son doigt de sa langue pour tourner les pages plus aisément. Il ne prêta plus la moindre attention à la blonde pendant quelques minutes, absorbé par sa lecture, puis il releva soudain la tête vers elle pour dire : « Je t’ai déjà dit de ne pas me regarder comme ça. » À croire que les humains naissaient sourds, de nos jours. Il secoua la tête, exaspéré, avant de se reconcentrer sur son livre.

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MessageSujet: Re: « Je suis meilleure que toi [Pv Hadrian] Ven 28 Nov 2014 - 17:10





Je suis meilleure que toi.

Tu sers pas vraiment la cause des mages, à parler ainsi.
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Cette situation était intolérable, pour sa fierté. Elle ne supportait pas de laisser cet imbécile avoir la moindre emprise sur elle, même fictive. Car au fond il ne pouvait rien faire, il ne s’agissait que d’un tour de passe-passe destiné à l’impressionner. Il n’en était rien. Elle n’en haïssait que plus ce qu’il incarnait, ce simple geste de la part du brun la confortant dans ses croyances, lui rappelant que les mages n’étaient rien d’autre que des démons méritant la mort. Ils n’avaient pas leur place ici, clairement pas, et si ça ne tenait qu’à elle, cela ferait longtemps qu’elle aurait tranché la gorge de l’énergumène. C’est pour cette raison que, malgré les sentiments désagréables procurés par ses mains gelées sur la table, elle ne le craint pas. Il doit probablement se penser supérieur sous prétexte qu’elle ne pouvait plus esquisser un geste en cet instant, mais si elle avait voulu –ou si elle avait pu plutôt- le tuer, elle l’aurait fait bien avant, et nulle magie n’aurait pu le protéger de sa dague tranchant les artères, tout comme nulle magie ne l’avait protégé de ce vulgaire bouquin expédié au visage. Il n’avait aucun respect pour elle, il ne se méfiait pas, la jugeait inférieure à tous les niveaux. Elle, une corbeau d’Antiva, devenue garde des ombres. Elle. Ce misérable méritait une leçon, clairement, mais elle se savait dans l’impossibilité de lui en apporter une. Encore que… Réfléchissant à la possibilité de lui faire comprendre qu’elle était loin d’être insignifiante, tout en se demandant s’il n’était peut-être pas préférable dans le fond de le laisser croire qu’il valait mieux, la blonde vit alors son interlocuteur effleurer du bout des doigts le bracelet d’argent qu’elle portait systématiquement au poignet. Impossible de lire les gravures à l’intérieur de ce dernier, mais ce simple contact la rendit folle, folle de colère. Ce bien, c’était tout ce qu’il restait de son passé, à défauts de souvenirs elle s’accrochait à ce bijou désespérément, sans même savoir à quoi cela pouvait bien servir. C’était juste ainsi. Alors si elle avait réussi à faire preuve d’ironie ou d’indifférence jusque là vis-à-vis de son incapacité à se mouvoir à sa guise, la garde ne résista pas plus longtemps et l’ordre, aussi vulgaire qu’impérieux, lui échappa aussitôt. Dégage. Tout de suite. Maintenant. Ou elle ne répondrait plus de rien.

Ignorant si ce fut sa menace et le timbre de sa voix qui eurent raison du brun ou l’avancée progressive des templiers, Drathir n’en resta pas moins intérieurement soulagée de le voir se reculer. Le savoir dans son dos ne la dérangeait guère, tant qu’il restait loin de ce fameux bracelet qu’elle chérissait clairement. Jetant un coup d’œil à ce dernier tout en inspirant doucement, ses prunelles d’émeraudes se plantèrent bien vite dans celles du templier qui venait de se rapprocher pour prendre la parole, demandant au mage s’il y avait un problème. La réplique fusa bien vite, claquant comme le ferait un fouet. Ces templiers étaient pitoyables, si d’ordinaire elle les tenait en estime ce n’était clairement pas le cas de ces derniers. Quelle personne saine d’esprit irait faire confiance à un mage, sincèrement ? D’autant plus que ces hommes savaient parfaitement ce que signifiait détenir un tel pouvoir, ils savaient le danger qu’incarnaient ces lanceurs de sorts et pourtant ce ne fut pas elle que l’on questionna quand il fallut se renseigner sur la situation. Elle, une garde des ombres, un ordre censé être respecté, venait d’être reléguée au second plan. La blonde en vint cependant bien vite à se demander s’il fallait mépriser la stupidité des templiers,  ou commencer à s’inquiéter de la renommée que possédait peut-être le brun à ses côtés. Si ça se trouve, il était un mage confirmé de son ordre, un mentor excellent, une personne que l’on respecte. Tout comme, apprentie assassin qu’elle fut, elle avait respecté et admiré son mentor. Imaginer quelqu’un faisant preuve de cette même dévotion envers le brun lui donna soudainement la nausée et ce fut finalement dans un sifflement rageur, destiné à cet homme toujours dans son dos, qu’elle demanda si tous les templiers qu’il côtoyait pouvaient être aussi stupides que ceux qu’elle venait de rembarrer. Son interlocuteur se retrouva bien vite dans son champ de vision et ce fut avec l’ombre d’un air innocent sur le visage qu’il s’affirma être véritablement un saint. Plus que ça même. Après tout, pour quelle autre raison le Créateur aurait-il laissé des mages errer dans Thédas. Ces quelques propos, on ne peut plus prétentieux, lui arrachèrent un haussement de sourcil. Décidément, si elle savait son égo conséquent, celui de cet homme atteignait vraiment des sommets. Sa grosse tête passait-elle encore les portes dans ces conditions ?

Sa mimique désabusée ne dura pas toutefois, laissant bien vite place à un sourire narquois au possible, suivit d’un ricanement tout aussi provoquant. Laissant ses doigts glisser le long de la couverture d’un livre toujours posé sur la table, ce fut sans lâcher du regard son interlocuteur qu’elle répliqua, mauvaise. « Parce que tu crois être le favori du Créateur ? Vous, les mages ? Vous qui, dévorés par votre ambition et votre avidité, êtes allés bien trop loin, devenant ainsi les premières engeances. Le Créateur s’est détourné des hommes une première fois, par votre faute, alors ne prétend pas être son égal. Son discours donnait l’impression d’être une fervante croyante, il n’en était rien. La religion, lorsque vous passez votre vie à assassiner des gens, n’a plus vraiment d’importance. Ce ne sont que des histoires. Des histoires que son interlocuteur semblait vouloir manier, or elle pouvait être toute aussi excellente à ce jeu et ce fut avec plaisir qu’elle se décida à l’enfoncer de ce côté-là. La garde va même plus loin, estimant que son interlocuteur devait penser tous les mages supérieurs, bien que lui plus que les autres, et se permit donc de critiquer l’ordre entier. Le critiquer et surtout en rappeler les divers châtiments, la mine toujours aussi mauvaise. Et même si c’était le cas, même si le Créateur était fier de vos pouvoirs, il faut admettre que votre condition lui importe peu, pas vrai ? Combien de mages se sont enfuis de la tour récemment et à ton avis combien ont été retrouvés et châtiés pour cela ? Sans parler du nombre de fois où vous faîtes les malins avec des démons pour finir possédés comme des idiots. Nouveau ricanement, suivit d’une conclusion, implacable, témoin de son avis forgé depuis des décennies. Vous méritez tous la mort, mais je ne m’inquiète pas, ça finira bien par arriver. La prochaine fois que la tour du cercle explosera, ce ne sera pas pour vous permettre de vous évader. » Gardant le silence un instant, son regard toujours planté dans celui du brun, ses traits figés dans une expression des plus cruelle se détendirent pour finalement laisser place à une certaine indifférence. Elle espérait sincèrement que cela se finirait ainsi, qu’un jour l’on se rendrait compte qu’enfermer les mages n’était pas la solution au vu du fait qu’ils en sortent trop facilement. Il fallait les tuer, tout simplement.

La discussion se porta bien vite sur un autre détail toutefois, quand son interlocuteur l’accusa d’être aussi stupide que faible, pour la simple raison qu’elle ne l’avait pas dénoncé. Ignorant ce petit tour de passe-passe digne des plus grands fainéants du continent dans l’unique but de s’emparer d’un nouveau livre, la garde se contenta de le fixer sans un mot. A dire vrai, à ses yeux le fait de le dénoncer aurait été une preuve de faiblesse, à l’image d’un enfant se plaignant d’autrui auprès de ses parents car il ne sait pas régler ses problèmes tout seul. Pourtant, aux yeux du mage, ne rien dire semblait pire. Drathir se demanda un instant pourquoi mais la réponse lui fut bien vite offerte sur un plateau d’argent et lui arracha même un nouveau sourire, moqueur au possible. Encore une fois son interlocuteur souhaitait juste affirmer sa suprématie, son importance aux yeux de ses pairs ou de certains templiers. En tous les cas il lui tendait clairement une perche et la blonde ne se gêna pas pour la saisir, répliquant avec ironie. « Eh bien apparemment je n’ai pas besoin de dire quoi que ce soit, tu te vantes très bien tout seul. Alors quoi, tu vis à ce point à travers le regard des autres que tu éprouvais une fois de plus le besoin de me montrer que ces templiers te mangent dans la main ? Ricanant de nouveau, la guerrière se releva alors, délaissant sa chaise et ses ouvrages sur la table, contournant cette dernière afin de se rapprocher de son interlocuteur. Il avait beau être plus grand, cela ne la dérangeait pas, la blonde se plaisant à redresser ainsi le menton, fière, ancrant son regard dans le sien. Ce fut sans éprouver la moindre gêne qu’elle se posta face à lui, imposant une proximité qui, elle l’espérait, le dérangerait d’une façon ou d’une autre. Sans se départir de son sourire ô combien horripilant d’après l’avis général, elle souffla à l’attention du brun : Alors c’est ça être un mage respecté, de nos jours ? Il suffit de se sentir puissant pour une petite couche de glace et de se sentir intelligent pour une pitoyable excuse que l’on servirait à ses professeurs ? Le sourire s’étire, plus narquois encore alors qu’elle achevait dans un souffle à peine audible. C’est que ça me donnerait presque envie. »



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