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 Premier Cours ( avec Clothilde)

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MessageSujet: Premier Cours ( avec Clothilde) Lun 6 Juil 2015 - 6:54

✥ Date, mois, année Wintermarch, 12, 5:12 des Exaltés.
✥ Lieu Tour de Montsimmard salle d’étude  ✥ Moment de la journée vers 10h du matin
✥ Autre il y a trois nouveaux arrivants : Riley 8 ans ( humaine) , Edlenn 6 ans (elfe citadin) et Valentin (humain 9 ans)


Aujourd'hui c'était jour de classe pour les tout petits, les nouveaux arrivants . Blœdwenn les appelait les "pioupiou" à leur manière adorable de poser des questions à chercher son approbation et à la suivre comme des poussins seraient à la suite de leur maman poule. Bref Blœdwenn les adorait et les trouvait trop mignon , cela ne l'empêchait pas d'être une institutrice très capable qui formait avec une application sans faille les pioupious... heu les nouveaux arrivants. cette fois au nombre de trois il y avait Riley une adorable petite brune mais qui semblait assez effrayée d'être dans la tour . Un elfe blondinet aux grand yeux bleus et enfin un petit garçon qui devait en vouloir à la terre entière vu sa façon de bouder. Il y a également une templière dans le coin qui est sensé la surveiller .

C'était encore une fois à elle de reprendre les erreurs de ces idiots de  templiers.

Elle s'approcha de la petite et lui tendit un mouchoir, la brune s'accroupit pour ne pas paraître trop effrayante, la pauvre avait déjà   au bord des larmes . Quel était l'être sans cœur qui était responsable ?

-  Bonjour Riley, je suis Bloedwenn on va étudier ensemble toi et moi pendant un petit moment. Tu veux bien me dire ce qui ne va pas ?

Elle avait parlé de sa voix la plus douce et Riley avait levé les yeux vers elle comme si la brune pouvait la sauver des méchants qui la cherchait .

- Les templiers.... ils ont frappé ma maman parce qu'elle allait pas assez vite, elle voulait juste me donner son collier ...

Elle montre alors une fine chaîne ornée d'une médaille d'andrasté qu'elle sort de sa poche, bien évidemment au lieu d'attendre une minute le temps que la mère défasse proprement son bijou , ils avaient préféré le lui arracher...

Le pire était que dans tout Thedas on les voyait comme des saints ...

- Tu sais quoi ? Toi et moi on va écrire une lettre après a ta maman pour lui demander si elle va bien et on fera réparer son collier ... tu veux bien ?

A ses mots les enfants se calment et ne la voient plus en étrangère mais comme une alliée , une femme gentille . Ce que Bloedwenn est , mais uniquement avec les pioupious. La petite essuie ses yeux et le cours peut démarrer.

- Alors maintenant les enfants on va commencer, on va parler de l'immatériel. on va répondre ensemble a la question pourquoi c'est dangereux .

Immédiatement les réponses fusent de la part de ses petits élèves " c'est le Repaire des démons" "On peut ne pas se réveiller" " On peut se faire manger" " Il y a le Créateur pas content dedans" " il y a les morts qui veulent qu'on reste avec eux "...des réponses partielles mais qui on le mérite de ne pas être totalement fausses. C'est un bon début .

-   Dame templière votre avis sur la question ? Pourquoi l'immatériel est il dangereux ?
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MessageSujet: Re: Premier Cours ( avec Clothilde) Lun 6 Juil 2015 - 23:27




Les bons soins prodigués par Louis de Ghislain avaient permis à Clothilde de reprendre son travail plus tôt que prévu. Jeremy, soigneur attitré des templiers, s’était montré particulièrement étonné de sa guérison plus rapide qu’escomptée. La jeune femme l’avait renvoyé sans ménagements à ses onguents et à ses crèmes inefficaces.

« Plutôt que de torturer les gens en leur comprimant les membres dans un bandage fait n’importe comment, apprenez donc la médecine », lui avait-elle rétorqué, le toisant sans la moindre aménité.

Louis supervisait les soins des templiers blessés à Val Firmin. Il avait fallu beaucoup de persuasion à Balnir Kahrs pour infléchir les positions de Briggs Cousland, et un seul mot à ce dernier pour obliger ses hommes à se laisser soigner par un mage. On ne discutait pas un ordre du Templier-Capitaine.
Après ce qui était arrivé dans les cuisines, Clothilde avait longtemps réfléchi à ce qu’il convenait de faire avec Louis. Allongée sur son lit, fixant le plafond de sa chambre, elle s’était demandé comment réagir la prochaine fois qu’elle le verrait, si elle devait l’éviter, l’ignorer, faire comme si de rien n’était, parler de ce qui s’était passé… Le moment était venu, et elle s’était contentée de rester silencieuse, levant les yeux vers lui quand il ne la regardait pas. Puis, les jours suivants, Louis avait plaisanté au sujet des autres templiers, qui boudaient comme des enfants chaque fois qu’il tentait de les soigner, puis ils avaient parlé des derniers enfants arrivés à la tour, ce qui les avaient naturellement menés sur le terrain de leur projet commun. À aucun moment le mage n’avait évoqué leur baiser. La jeune femme lui en savait gré. Ses mains, pourtant, semblaient toujours s’attarder sur son bras, son regard se faisait caressant lorsqu’il accrochait le sien, son sourire, sa voix, tout semblait plus doux qu’auparavant. Elle avait bien conscience qu’il passait deux fois plus de temps avec elle qu’avec les autres templiers, et elle se surprenait à parfois faire durer ces moments de solitude. Par le Créateur, sur quel terrain glissant s’était-elle embarquée ?

Quoi qu’il en soit, sa guérison rapide lui avait permis de reprendre du service. Elle ne pouvait pas encore assister aux Confrontations ni retourner sur le terrain avec son bras trop faible pour porter le bouclier, mais surveiller les cours des jeunes mages était dans ses cordes. Clothilde aimait bien les enfants. La plupart du temps, il l’observait avec de l’effroi sur le visage, qu’elle s’efforçait de dissiper avec un sourire et un clin d’œil. Elle n’avait jamais compris pourquoi la plupart des templiers se sentaient obligés de jouer les durs avec des enfants de huit ans. La meilleure arme des chantristes résidait probablement dans la compréhension, non dans l’agressivité.
Ce matin-là, elle assistait à un cours dispensé par Bloedwenn Arendell, mage confirmée et résidente du Cercle depuis de nombreuses années. Malgré ses trois années passées à Montsimmard, Clothilde ne savait toujours pas sur quel pied danser avec la jeune femme. Bloedwenn était difficile à cerner. La plupart du temps, elle prenait grand soin d’éviter les templiers, tout en leur affichant un mépris particulièrement agaçant. Mais lorsqu’elle se trouvait avec d’autres mages, et notamment les enfants, elle dévoilait un tout autre visage, avenant, doux, maternel, tellement différent du premier qu’on peinait presque à la reconnaître.
Cette personnalité se manifesta une fois encore devant la petite Riley qui, les yeux rouges et gonflés, reniflait depuis son entrée dans la salle. Clothilde leva les yeux au plafond en entendant la fillette raconter son histoire. Par Andrasté ! Pourvu que Cousland et Kahrs acquiescent à son projet ! Si elle pouvait sillonner les routes d’Orlaïs en compagnie de Louis, et réussir à convaincre pacifiquement les jeunes mages de gagner Montsimmard, il n’y aurait plus jamais de tels gémissements à la tour. Durant toute la première partie de sa carrière, la templière s’était fait un devoir de démontrer sa compassion envers les apostats – elle avait su désamorcer de nombreuses situations fort tendues. Ce n’était pas en maltraitant les mages que l’on parviendrait à leur faire saisir l’utilité et la nécessité du Cercle.

« Le comportement de ce templier est indigne de son rang, anormal et inacceptable, intervint-elle. Je me renseignerai pour avoir son nom, et j’adresserai un rapport au Templier-Capitaine. Ces agissements doivent être réprimés. »

Ce disant, elle adressa un bref signe de la tête à la petite fille, qui semblait indécise entre la surprise, le doute et la reconnaissance.
Adossée au mur du fond, Clothilde écouta d’une oreille distraite le début du cours, l’esprit ailleurs. Ces derniers jours, sa concentration n’était pas au mieux. Entre son désir de quitter la tour, Louis de Ghislain, son envie de revoir ses frères et sœurs, Louis de Ghislain, l’envie de connaître un peu plus d’excitation que le prochain menu du soir, et Louis de Ghislain, son esprit vagabondait bien loin de sa routine quotidienne. Son regard se perdait au-delà de la fenêtre, observait les bois alentours et le ciel chargé de nuages. Ah ! Si elle avait pu se trouver là-bas, dehors, à agir, plutôt qu’à compter les jours…
La question de Bloedwenn la prit totalement au dépourvu. Clignant des paupières comme si elle s’éveillait, la templière se redressa. Les enfants l’observaient, Riley et Valentin d’un air craintif, Edlenn avec curiosité. Ils avaient dû croiser plus d’hommes à la voix grave que de femmes dans l’armure chantriste, et se demandaient à quelle sauce Clothilde comptait les manger.

« J’ignorais que vous vous intéressiez à l’avis d’une templière », remarqua-t-elle en levant un sourcil.

Puis, comme les larmes commençaient à perler au coin des yeux des enfants, Clothilde poussa un soupir et reprit d’une voix radoucie :

« L’Immatériel est le premier monde bâti par le Créateur, qu’il a peuplé d’esprits. Mais le Créateur les a trouvés imparfaits. Il a alors créé notre monde, et nous, provoquant la colère et la jalousie des esprits. Les mages tirent leurs pouvoirs de l’Immatériel et peuvent y pénétrer en toute conscience durant leurs rêves, mais ce faisant, ils attirent l’attention de ces démons, qui cherchent alors à les tenter et à les posséder pour pénétrer dans notre monde. Un mage possédé par un démon devient alors une Abomination, un monstre prêt à tout détruire. Voilà pourquoi l’Immatériel est dangereux. »

Clothilde se tut et leva les yeux vers Bloedwenn. S’il y avait une templière dans la salle ce matin-là, ce n’était pas pour effrayer les enfants, mais bien pour protéger chaque personne présente dans la pièce. À commencer par les petits.
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MessageSujet: Re: Premier Cours ( avec Clothilde) Mar 7 Juil 2015 - 11:16

Bloedwenn n'était pas une spécialiste, elle n'avais jamais voulu se figer sur un seul domaine de compétences pour l'approfondir pensant que les expériences multiples seraient plus utile dans la vie de tous les jours . Or même en n'étant pas une experte elle avait appris par l'un d'eux et savait que la guérison de la templière devait être plus longue sans soins appropriés, comprendre magiques son bras aurait du être plus raide. Enfin elle demanderait confirmation a Louis, il ne pouvait que confirmer ou infirmer la chose . Après elle avertirait le premier enchanteur d'usage non autorisé de la magie .

Heureusement elle arriva à masquer son agacement aux mots de ...comment elle s'appelait déjà ? En fait son nom avait il de l'intérêt ? Bref la templière . Qui essayait de leur faire croire que ce genre de comportement n'était pas acceptable et qu'il y aurait des conséquences pour le templier...billevesées que cela . La mage ne croyait pas un mot de ce qui pouvait sortir de la bouche de cette femme . Pour preuve les démons eux mêmes étaient moins menteurs et retords ...enfin certains.

Heureusement son attention se détourna de cette meurtrière pour revenir aux adorables enfants qui donnaient tous d'excellentes réponses. Incomplètes, mais excellentes ...il ne tenait qu'a elle de bien les former pour qu'ils soient d'excellents mages.

- De très bonnes réponses que vous avez là les enfants, tout ce que vous avez dit est vrai : On peut se perdre dans l'immatériel et ne pas se réveiller. Il y a des démons avec lesquels le mieux est encore de ne jamais converser. Certains peuvent nous dévorer , c'était la demeure du Créateur et nos défunts ainsi que leurs souvenirs y sont.

Elle leur adressa a chacun un sourire d'encouragement, parce que plus ils parleraient mieux elle pourrait les guider et rectifier leur erreurs.

- L'avis d'un templier nous est utile pour comprendre comment des non initiés a l'immatériel le voient. de plus tous les avis sont utiles pour forger le sien.


C'était un fait , Bloedwenn détestait les templiers elle leur trouvait tous les défauts du monde, De leur foi qui était bien présente uniquement quand cela les arrangeait  à leur idées idiotes sur des choses qu'ils ne comprenaient pas . l'immatériel en faisait partie et la mage aurait presque applaudit ce récit parfait du cantique . Mais elle se serait plus tard sûrement pris un sale coup alors elle préféra lever un sourcil cryptique . La réaction des enfants elle ne se fait pas attendre, Riley pousse un petit cri horrifié connaissant la suite des événements à une possession et le devoir des templiers ,tandis qu'Edlenn et Valentin reculent d'un pas, pas franchement rassurés. Elle ne les rassure pas sur le fait que la templière est là pour les protéger ça ils le savent . En sont ils convaincus , c'est une autre histoire.... En donnant un avis aussi tranché ...disons qu'elle n'aura pas de problème a se faire obéir . Ce faire apprécier est d'un autre ordre et la mage pourrait presque rire de la voir creuser sa propre tombe.  

Aussi elle coupe de suite leur attention de l'exécutrice en frappant dans ses mains .

Ils la regardent un peu hagards, elle leur sourit  malicieusement comme un enfant donnerait une idée de bêtise monumentale à ses amis. Leur attention revient et leur angoisse se disperse.

- Je vous dis moi pourquoi l'immatériel est dangereux ?

à leur acquiescement silencieux la mage se retourne et sort d'un linge un rectangle jaune dont la surface est lisse mais des alvéoles creusées sont présentes... à tout point de vue cela ressemble à un bout de fromage, chapardé dans les cuisines.

- vous savez ce que c'est ?
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MessageSujet: Re: Premier Cours ( avec Clothilde) Dim 12 Juil 2015 - 23:17

La réaction de Bloedwenn à son discours ne se fit pas attendre. Elle se manifesta par un haussement de sourcil et une moue pincée, mais l’expression n’échappa nullement à Clothilde. Plutôt que de commenter son récit, d’acquiescer ou de le démentir, Bloedwenn ramena l’attention des enfants sur elle. À première vue, et contrairement à ce qu’elle avait dit, l’avis de sa gardienne ne l’intéressait pas plus que cela.
La templière s’adossa au mur, curieuse d’entendre la version de l’enchanteresse. Si celle-ci enseignait aux enfants que le plus grand danger de l’Immatériel n’était pas les démons qui le peuplaient, il y avait du souci à se faire pour ces futurs mages. Quel avenir pouvaient-ils espérer au sein du Cercle s’ils ne partaient pas sur des bases saines ? Quelle autre histoire allait-elle leur servir, elle qui vivait à la Tour depuis l’enfance, et à qui l’on enseignait ces choses depuis lors ? Clothilde n’avait certes pas suivi les mêmes études que Bloedwenn Arendell, mais elle avait appris à connaître son ennemi : les démons grouillaient dans l’Immatériel et attendaient les esprits trop faibles pour résister à la tentation. Les mages étaient bien orgueilleux s’ils pensaient être les seuls à étudier la magie – et encore plus orgueilleux s’ils se croyaient suffisamment forts pour dédaigner le danger que représentaient les démons. Et si Bloedwenn enseignait l’orgueil à ces enfants, elle représentait, pour l’instant, le plus grand danger pour eux.
Sans le moindre mot, la templière observa les gestes de la mage. De là où elle se tenait, Clothilde ne vit pas bien ce que présentait la jeune femme, mais elle n’esquissa pas le moindre mouvement pour s’en approcher. Ce n’était pas à elle de mener le cours, après tout, et si son avis n’intéressait pas Bloedwenn, elle n’allait pas intervenir plus que de raison.

D’après les dires des autres templiers, Bloedwenn n’avait jamais approuvé d’être gardée enfermée à la tour. Elle réprouvait le cantique de la Lumière, les vérités assénées par la Chantrie et les enchanteurs de grade supérieur, et plus encore ses geôliers, qu’elle considérait manifestement comme des tortionnaires plutôt que comme des protecteurs. Elle avait passé avec succès sa Confrontation, mais elle avait une nature rebelle, même si elle demeurait toujours maîtresse d’elle-même. Difficile de savoir à quoi elle pensait réellement… Au cours de ces derniers mois, Clothilde n’était pas sûre d’avoir eu une seule fois affaire à la véritable Bloedwenn Arendell. Elle n’était même pas sûre qu’il y ait eu une seule Bloedwenn Arendell, en réalité.
Les enfants, eux, semblaient captivés par leur professeur. Assis sur ses tabourets, ils tendaient le cou comme pour mieux voir ou mieux entendre, les yeux arrondis comme des soucoupes. Au moins, on pouvait reconnaître à l’enchanteresse de savoir passionner son auditoire. Elle manifestait toujours la même gentillesse à l’égard de ses jeunes élèves. Trop heureux de trouver une alliée dans cet endroit qui les terrorisait, les enfants s’en remettaient entièrement à elle et buvaient la moindre de ses paroles. Par certains aspects, ils ressemblaient un peu aux jeunes Templiers à leur arrivée à la Flèche Blanche, même si les lieutenants se montraient moins avenants et compréhensifs que Bloedwenn. Une raison supplémentaire pour tenter de changer les choses. Les jeunes mages n’auraient jamais dû avoir peur des Templiers. Si on leur permettait de voir le visage sous le heaume, si on leur prouvait que les chevaliers chantristes n’étaient pas là pour les maltraiter, mais pour les protéger, peut-être cesserait-on de voir cette peur dans leurs regards.
Clothilde poussa un long soupir et, sans quitter la scène des yeux, passa la main sur son gantelet gauche. Les bons soins de Louis n’avaient fait disparaître ni les ecchymoses, ni la douleur. Elle ne porterait pas le bouclier avant encore un moment. Le temps, peut-être, pour ses lettres de trouver écho dans l’esprit de leurs destinataires.
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MessageSujet: Re: Premier Cours ( avec Clothilde) Sam 18 Juil 2015 - 9:19

Revenue à ses pioupious la brune s'accroupit pour se mettre à leur hauteur, comme si elle partageait un secret. Pourtant elle s'exprima d'une voix claire qui ne laissait aucun doute qu'il n'y avait rien de secret. Au moins la templière leur ficherait la paix et ne croirait pas qu'elle influence des pioupious a utiliser la magie de sang. Ne jamais sous-estimer l'imbécillité des gens.

- En fait le plus grand danger des mages dans l'immatériel c’est ceci.

Elle présenta un morceau rectangulaire jaune couvert d’aspérités et d’alvéoles…ce qui pouvait ressembler en tout point à une part de gruyère.

- Un morceau de fromage ? s’enquerrait Riley

- Mais c’est idiot le fromage ça ne fait de mal à personne… sauf si on en mange trop. Concéda Valentin

- … ou que l’on marche dessus. Finit Edlenn

- Mais est-ce que vous êtes surs que cela en est un ? répondit elle en souriant , heureuse de l'implications des bambins

Les petits la regardent avec de grand yeux, ils ne comprennent pas et c'est bien normal elle a des années d'expérience qu'elle se doit de transmettre. Pour que les pioupious puissent penser par eux-mêmes. S'ils approuvent le cantique ou se prennent d'affection pour un templier elle ne dira rien, car ils seront capables de prendre leurs propres décisions et de ne pas être influencés par quoi ou qui que ce soit.

C’était, pour elle, le plus beau souhait que l'on pouvait avoir pour des enfants.

Bien sûr si l'un d'entre eux un jour choisissait la magie du sang ou de finir apaisé voire en abomination, ma foi elle en serait un peu peinée au fond d'elle. Mais ses étudiants lui appartenait comme la flèche appartenait à l'archer, il ne lui appartenait que de les lancer le plus loin et le plus droit possible. Bloedwenn ne pourrait prédire les changements de vents ou les autres flèches. Mais ses pensées sont interrompues par les exclamations des petits. Ils c’étaient approchés et avaient commencé à triturer le pauvre morceau. Parce que les aspérités ne correspondaient pas tout à fait, parce que l’odeur ne ressemblait pas, parce que la texture enfin n’était pas la bonne.

Au final ce n’était pas un morceau de fromage.

En fait c’était une pièce de pomme de terre qu’elle avait façonné avec une petite cuillère et avait trempé dans de l’eau pour avoir une texture qui y ressemblait au plus près.

- Le danger principal de l’immatériel c’est que tous les repères que vous pouvez avoir ou vos connaissances du monde et celles donnés par vos sens rien de tout ceci n’a cours dans l’immatériel et chacun peuvent vous tromper. Vous pourrez voir des amis que vous veniez de quitter mais qui en fait sont des démons ou simplement des représentations de votre esprit.


Une lueur de compréhension se fait dans l’esprit des petits, ils ont déjà fait des incursions dans l’immatériel et ont tous en tête plus que tout les couleurs changeantes du ciel. Rien n’est semblable sur terre et sûrement rien ne le sera jamais.

- Bien évidemment les démons sont dangereux mais plus que cela se seront la perte de vos repères qui vous déstabiliseront. Et vous pousseront à vous rattacher à tout ce qui pourra vous sembler un tant soit peu familier.

Apres elle leur adresse un grand sourire, ces pioupious ne devaient pas plus que nécessaire s’effrayer.

- Parce que bien sûr que vous le savez qu’il ne faut pas faire confiance aux inconnus et aux démons.
S’en suivit un acquiescement général des petits.
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MessageSujet: Re: Premier Cours ( avec Clothilde)

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