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 « Alors, ça a quel goût ? [Pv Emrys]

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MessageSujet: « Alors, ça a quel goût ? [Pv Emrys] Dim 1 Mar 2015 - 0:37

 

Emrys ∞ Drathir

I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight.
Enclin. Le mot résonnait dans tous les esprits, terrifiant, et chacun trouvait un moyen de surmonter sa peur. Certains préféraient nier, estimant que les gardes des ombres se trompaient, qu’ils paniquaient pour rien afin de se rendre intéressants peut-être, alors que d’autres au contraire plaçaient toute leur confiance et tous leurs espoirs en l’Ordre. En tous les cas, Drathir et ses pairs étaient donc au centre de toutes les attentions et cela avait le don de la rendre malade, ne supportant guère de subir ces regards plus insistants que jamais dès lors qu’elle quittait le champ de bataille. Cela faisait plus d’un mois désormais qu’elle avait rejoint les tréfonds pour évaluer le danger et retrouver un groupe d’éclaireurs, les éclaireurs en question s’étant joliment plantés dans le cadre de leur mission de base, et le groupe avait essuyé des pertes que la blonde jugeait stupides. Car au final ils n’avaient rien appris si ce n’est qu’un Enclin se préparait bien sûr, encore que le plus risible dans cette histoire était que les informations furent obtenus auprès de nains, membres du Carta, sous forme d’un carnet expliquant le danger qui planait sur Thédas. Par conséquent, pour Drathir, à part s’être fait poutré la gueule dans les tréfonds, l’ordre n’avait pas fait grand-chose. La bonne blague. Quoi qu’il en soit, suite à ces découvertes de nombreux messages ont été envoyés aux quatre coins du continent et les gardes n’ayant pas été présent à Orzammar jusque là avait été envoyés pour organiser un recrutement massif. Il n’était désormais plus question de faire la fine bouche et toute âme volontaire était bonne à prendre ce qui avait aussi le don de l’agacer : cela signifiait encore plus de crétins dans ses pattes, des incompétents et potentiellement plus de mages en quête de sensations fortes loin de leur petites tours. Au moins n’avait-elle pas à s’en charger, ce qui lui convenait bien car elle aurait probablement dû se retenir de blesser chaque candidat pour mettre en avant son inefficacité la plus totale. Mais qu’importe, ça faisait de la chair à canon au moins et puis de toute manière ce n’est pas comme si elle avait son mot à dire. Elle n’avait pas eu à discuter les ordres non plus quand on lui demanda finalement de revenir à Orzammar, après qu’elle ait eu à enquêter sur le mal qui sévissait dans un village des environs. Ou plutôt, on lui demanda de rallier Jader, afin d’y retrouver les dernières recrues de l’ordre et des Gardes plus anciens, en compagnie desquels elle finirait par retourner dans les tréfonds quand le moment serait jugé opportun par ses supérieurs. Au fond cela lui convenait bien, ces semaines passées loin de la citée naine et de l’air étouffant qui régnait sous terre lui avaient fait un bien considérable. Et valait mieux en profiter tant que cela était encore possible, car les assauts contre les engeances allaient clairement se multiplier et l’ancienne Corbeau soupirait déjà en constatant qu’elle ne reverrait pas le soleil avant un moment.

Quoi qu’il en soit la blonde arrivait enfin aux portes de la ville, la nuit étant désormais clairement entamée, et ce fut sans plus se gêner qu’elle y attendit patiemment le reste du groupe, sachant parfaitement que les nouveaux volontaires passaient sans aucun doute l’Union quelque part dans un coin discret afin de conserver secret le rituel en question. La blonde les imaginait déjà faire la queue, à moins qu’ils ne soient une dizaine ou plus à boire en même temps. Elle voyait déjà les cadavres de ceux qui échouaient, pour une raison qui échappait au monde entier : qu’est ce qui définissait la réussite ou non ? Pourquoi certains supportaient la marque de l’engeance tandis que d’autres agonisaient à son contact ? C’était un mystère, qui ne l’émeut pas le moins du monde toutefois, la guerrière préférant au contraire sourire légèrement en imaginant la panique qui pouvait étreindre les nouveaux en constatant le taux d’échec. Certains regrettaient probablement, effrayés par cette vision et paniqués à l’idée de n’avoir plus qu’une vingtaine d’années à vivre au grand maximum. Bordel, elle tuerait pour avoir le droit à ces vingt années, ou même dix, alors qu’elle était dans une situation on ne peut plus précaire, sachant parfaitement qu’elle crèverait probablement assassinée d’ici cinq ans maximum, si elle était chanceuse. Mais là n’était pas le propos toutefois et elle fut de toute manière contrainte de quitter sa rêverie trop régulièrement pour s’attarder sur la question, relevant les yeux de temps à autre quand d’autres gardes arrivaient à sa hauteur, eux aussi attendant les nouvelles recrues. Finalement, le temps passé à attendre dans le froid se vit récompensé lorsque plusieurs silhouettes se dessinèrent plus loin, perceptibles malgré la pénombre. Se redressant à peine, la guerrière se contenta de répondre au signe de tête du Garde Senior qui venait d’arriver, les jeunes gens derrière lui. Un bref coup d’œil en direction de ces derniers suffirent pour lui faire comprendre que la plupart des concernés n’avaient rien de guerriers, tout du moins ils n’en avaient pas l’air ou alors ce n’était pas assez pour s’attirer d’office un semblant de sympathie de sa part à elle. Car en effet la seule chose qu’elle parvint à exprimer fut son ironie habituelle, tandis qu’elle s’autorisait un sourire moqueur, prenant alors la parole devant les quelques individus qui venaient d’arriver. « Alors vous avez fini de gerber tripes et boyaux ? Le sourire s’étire, le cynisme dont elle faisait preuve se vit toutefois contrebalancé par les quelques accolades ou œillades d’autres gardes qui préféraient quant à eux rassurer et accueillir dignement leurs nouveaux frères d’armes. Des frères d’armes, oui, car comme d’habitude il fallait noter que la majorité des individus étaient des hommes, pour ne pas dire la totalité. La seule femme qui se dégageait actuellement du lot, était une jeune blonde au milieu de tous ces abrutis et Drathir en vint à se dire que, quitte à se taper la discussion avec quelqu’un, autant le faire avec elle. Ce fut pour cela que ses prunelles s’ancrèrent dans celles de son interlocutrice alors qu’elle lui demandait franchement, sérieuse dans ses propos : Volontaire ? » Au fond cela n’avait pas vraiment d’importance, mais la guerrière savait d’expérience que cette question anodine incitait parfois les gens à dire d’où ils venaient ou ce qu’ils avaient mené comme vie jusque là. De toute façon, tant qu’elle n’était pas mage, ça devrait aller.
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