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 Chapitres de la Garde

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Bedwyr Ieuain
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MessageSujet: Chapitres de la Garde Lun 18 Mai 2015 - 14:42



Petite prise de bec


✥Date 5:11 Exaltés, Guardian, 02
✥ Lieu Salle commune de Churneau
✥ Moment de la journée dîner (à midi)
✥ Autre Les ordres de mobilisation partent; la menace gronde mais l'Enclin n'est pas encore annoncé.



Duerine Jorgen traversa la salle, de sa démarche inimitable, en s'arrêtant régulièrement saluer tout le monde, pour se montrer "proche des hommes" ainsi que son prédécesseur le faisait...
Dans son dos, Bedwyr se dandinait sur sa chaise, imitant la démarche chaloupée de la naine, et provoquant les rires étouffés de ses camarades de tablée.

Sans se retourner, Jorgen s'adressa à lui
"Ieuain, vous voulez vous exprimer?"

"Non, non, votre Grandeur magnificente, J'aime bien votre nouvelle armure. Pas sûr que votre griffon puisse décoller avec ça sur le dos, mais bon, c'est vous qui voyez. Marcher un peu vous fera sûrement gagner un tour de fesses..."

Dans un rugissement d'hilarité, la soldatesque présente se tape les cuisses, pendant que Jorgen prend une jolie teinte cramoisie.

"Sans offense, Duerine, vous êtes le patron, et je serai toujours derrière vous pour vous épauler; Enfin, pour vous genouiller, quoi. Mais faut être réaliste, il y a peu de chances qu'une Engeance nous attaque, là, tout de suite, du coup vous pouvez déposer l'armure cinq minutes, hein. D'autant qu'elle répand une odeur un peu prenante sous le vent..." répondit-il, en fronçant du nez.

"Bedwyr, Bedwyr, vous savez pourquoi vous êtes toujours planton, et moi non, alors qu'on a fait nos armes ensemble? Non? Parce que je ne suis pas un cochard mal embouché, moi. Mon armure pue? Si ça peut vous faire plaisir, vous allez l'astiquer dans les moindres détails. Et je la veux demain à l'aube, brillante, astiquée, huilée et polie comme au premier jour; sinon, au lieu de l'armure, vous exercerez vos talents de fée du logis aux latrines. Ça fera des vacances aux serviteurs... Et à nous, par la même occasion".

Les moqueurs changeant de camp, toute la salle se met à siffler le vieux garde, qui encaisse la charge sans broncher.

Bedwyr se fend alors d'une révérence à tout casser, et pousse un grognement sonore, imitant à la perfection le verrat orlésien.

Un peu plus tard, pendant que les recrues s'exercent dans la cour, Bedwyr est accroupi dans un coin, près d'un tas de paille gâte, avec un pot d'onguent, de la limaille, et une brouette pleine de pièces d'armure. Jorgen supervise l'entrainement un peu plus loin, en chausses et gilet de velours.

[...]Quelques heures de journée si vous voulez agir ou me parler.. [...]





La nuit est déjà avancée quand Bed regagne le réfectoire, bien après l'heure du service, et s'attable devant un morceau de pain bis et une meule de fromage fait.

Les quelques personnes encore présentes, qui jouent aux cartes ou devisent autour d'une chope, peuvent saisir la conversation qui reprend entre Duerine et le vieux blaireau.

"Pourquoi tu m'obliges à te sanctionner, Bedwyr? Tu sais bien que je n'aime pas t'humilier, mais je ne peux pas perdre la face devant les hommes, je dois gagner leur respect..."


"Chérie, ce n'est pas gratter un peu de rouille et nettoyer une armure qui va mettre mon honneur à mal. Et puis, tu es trop raide, rigide même. Les hommes te respectent déjà, tu n'as pas besoin de faire tes preuves là dessus. Maintenant, il faut qu'ils t'aiment. Et pour t'aimer, il faut qu'ils te voient comme un homme. Enfin, une naine, mais on se comprend. Tu as répondu à ma provocation sur le même mode, et les hommes ont ri avec toi. Et ton armure, ta précieuse armure, a été déposée pendant quelques heures: ils t'ont vu toute nue. Ils savent à quoi ressemble leur chef, sans son bardage d'acier.  
Et au passage, elle est plus propre que si t'avais essayé de la briquer avec tes petits doigts boudinés".


Surprise, Jorgen reste sans voix, et finit par s'éloigner.

Sentant des regards peser sur lui, Ieuain relève la tête :
"Quoi, vous avez pas mieux à faire, vous autres?" lance-t-il à la cantonade.

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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Lun 18 Mai 2015 - 20:38


Pleins de copains ∞ Drathir

Take a breath, hold it in. Start a fight, you won't win. Had enough, let's begin. Never mind, I don't care... All in all, you're no good, you don't cry like you should. Let it go, if you could.
Les recrues s’entraînaient dans la cour et la blonde n’avait rien de mieux à faire que de les observer, silencieuse. Assise sur un muret et adossée contre une colonne, elle profite de l’ombre procurée par les bâtiments, jouissant de  cette fraîcheur alors même que ces abrutis s’entraînaient sous le soleil. C’est pas comme s’ils avaient le choix de toute façon, quand on débarque chez les Gardes des Ombres on est obligés d’apprendre à se battre, tant pour pouvoir assurer sa propre survie au combat que pour servir l’ordre de manière générale. Elle aussi était passée par là, pas bien longtemps ceci dit car quelques branlées furent suffisantes pour faire comprendre qu’elle n’avait rien à apprendre, de quiconque. Aujourd’hui encore l’ancienne Corbeau affichait un sourire narquois en observant les instructeurs, faisant une liste mentale du nombre de personnes s’avérant être meilleurs guerriers qu’eux, jugeant leur médiocrité sans le moindre état d’âme. C’était plus facile de flatter son égo en dénigrant les capacités martiales d’autrui plutôt que de repenser à l’échec cuisant qui lui valait aujourd’hui de faire partie de cette troupe de débiles. Jorgen sortait du lot bien sûr, encore que la blonde n’éprouve pas de respect véritable pour la naine, l’ayant trop peu côtoyée pour cela, sûrement. Jorgen méritait indéniablement son rang, mais cela s’arrêtait là. Quoi qu’il en soit, l’indifférence certaine de Drathir fut l’espace d’un instant teintée de mépris tandis qu’elle observait les coups pitoyables que s’échangeaient quelques recrues. Alors c’était ça, les Garde des Ombres ? Des gamins n’ayant jamais tenus d’épée de leur vie, des mages arrachés à leur tour ou à un sort plus funeste qui pourtant était on ne peut plus mérité d’après elle. On avait beau dire qu’elle était méprisable, on avait beau haïr sa compagnie et cracher sur ses opinions souvent macabres, elle n’en restait pas moins plus efficace que bon nombre de ces idiots naïfs. Elle était la garce qu’il valait mieux avoir dans son camp, or peu de gens semblaient s’en rendre compte.

Toutefois, il y avait bien une personne dans ce foutu bastion qui se moquait des idéaux de l’ancienne assassin, et il se trouvait d’ailleurs dans cette même cour, occupé à astiquer une armure qui n’était pas la sienne, au vu de la taille de cette dernière. Bedwyr possédait indéniablement une certaine noblesse d’âme, sans quoi il n’aurait pas été de ceux qui rejoignent l’ordre de leur plein gré, cependant il était difficile de s’en apercevoir au quotidien au vu de la manie de l’homme à insulter, pester, ironiser et provoquer. D’un point de vue extérieur, on pourrait presque le penser aussi pourri qu’elle. Mais elle avait finit par se rendre compte que ses actes ne sont pas si mauvais qu’ils en ont l’air : une insulte ne servira qu’à motiver, un coup d’épée, aussi violent soit-il, ne sera là que pour permettre à une recrue d’apprendre et il en était de même pour tout ce qu’il pouvait faire ou dire. Drathir aurait pu le mépriser pour ça, comme elle riait du bon cœur des autres, mais il en fut autrement. De prime, il lui fallait admettre que ses joutes verbales avec le concerné avaient quelque chose d’amusant, à vrai dire lancer des insultes à tout va était bien sa seule occupation en ces lieux et le garde des ombres était un adversaire de taille en la matière. Qui plus est son pragmatisme et ses capacités de stratège faisaient qu’elle avait fini par le respecter, un peu, tant il était rare pour elle de croiser ce genre d’esprit. Un respect qui se matérialisait sous forme de combats, Bedwyr étant le seul actuellement avec qui elle daignait s’entraîner car là aussi il apportait du challenge. Dans une certaine mesure, la relation qu’elle entretenait avec l’homme lui rappelait celle qu’elle entretenait avec Edgar. La simple évocation mentale de ce dernier fut d’ailleurs suffisante pour que la blonde se crispe et se décide à chasser de son esprit toutes ces pensées. Elle n’était plus une Corbeau, elle n’aurait plus jamais ce lien particulier avec son ancien mentor, et elle n’aurait jamais sa place au sein de ce nouvel ordre non plus. Quoi qu’elle pense, elle crèverait définitivement seule, au milieu des engeances ou à cause de ses anciens collègues, méprisée par son ancienne guilde et par l’actuelle.

Lâchant un soupir, lasse, la blonde se redressa alors et se décida à quitter les lieux, ne trouvant plus le moindre intérêt à continuer d’observer la médiocrité de ceux qui seront, d’ici peu, des camarades sur lesquels il faudra malheureusement compter lors d’escarmouches. Dégainant une pomme qu’elle avait conservé tout ce temps, la blonde préféra rentrer à l’intérieur de la forteresse, non sans passer à côté du vieux garde auquel elle adressa un sourire moqueur. « T’as enfin compris que t’étais trop vieux pour manier l’acier alors tu te contentes de le récurer. Il t’en aura fallu du temps. Croquant dans sa pomme, elle avala rapidement le morceau avant de conclure sur le même ton. Evite de te blesser. » Ce fut sur ces quelques paroles que la blonde s’éloigna, décidée à vaquer à d’autres activités, profitant de la sensation de quiétude qui pouvait la saisir, loin des batailles et des engeances. Elle savait que ces instants de paix ne dureraient pas.





Ce ne fut que tardivement dans la nuit que la blonde se décida à gagner le réfectoire, sachant qu’il y aurait peu de monde à cette heure-ci, ce qui l’arrangeait bien : manger en compagnie des autres n’était clairement pas un plaisir, aussi évitait-elle dans la mesure du possible de se retrouver dans cette situation. Pain, fromage, fruit, la guerrière entamait déjà son repas, l’émeraude de ses yeux planté sur celui-ci, tandis qu’elle écoutait d’une oreille distraite la conversation entre Bedwyr et Jorgen. Drathir n’avait pas eu vent de leur altercation, plus tôt dans la journée, mais la simple évocation de la punition et de l’armure lui permit de mieux comprendre l’occupation du vieux garde à midi. Le plus intéressant fut toutefois le discours du concerné, quelques mots qui témoignaient encore du fait que ses provocations avaient toujours un but plus noble qu’il n’y paraissait. L’ancienne Corbeau n’avait aucun mal à imaginer son collègue prendre la place de Jorgen, il ne serait probablement jamais choisi pour ce poste pourtant la blonde ne doutait pas du fait qu’il saurait rallier des troupes sans problème. Charismatique, Bedwyr savait choisir ses mots si bien qu’elle se mit bien vite à adhérer aux idées qu’il énonça. Il était définitivement loin d’être stupide, bien qu’elle préfère crevée foudroyée par un mage plutôt que de l’admettre ouvertement. Au contraire elle préféra ne pas quitter les sentiers battus et dès lors que l’homme se tourna vers elle, et d’autres, afin de les inciter plus ou moins à s’occuper de leurs affaires, la réplique ne tarda pas à fuser, accompagnée de cet éternel sourire narquois qui ne la quittait décidément pas. « C’est amusant de t’entendre donner des conseils pour être aimé des autres, vraiment. De la part d’un emmerdeur de première, c’est profond ce que tu dis. Haussant les épaules, prenant un morceau de pain, la blonde reprit sur un ton plus indifférent. Pas que ça me dérange personnellement hein, ça me fait rire de te voir exploser le crâne des recrues en pensant que les informations rentreront mieux ainsi. Amusée, Drathir se focalisa de nouveau sur son assiette et ce fut dans un réflexe foudroyant, voyant cette main qui se tendait vers son plat probablement pour y chiper un maigre bien, qu’elle planta l’une de ses dagues dans le bois de la table, juste à côté des doigts de celui qu’elle considérait en cet instant comme un enculé de première. Jetant un regard glacial au concerné, elle siffla en désignant une porte d’un signe de tête : Les cuisines c’est par là. La prochaine fois que t’essayes de me piquer ma bouffe, je te tranche la main. » Un large sourire, pas vraiment rassurant pour autant, vient conclure sa tirade, histoire de faire bonne figure et pour que ceux qui l’entourent imaginent qu’elle se contentait de plaisanter bien que ses prunelles clamaient le contraire. En effet, elle ne plaisantait pas. La nourriture c’est sacré, surtout la sienne en fait. Ne doutant pas du fait que le message était passé, la blonde laissa sa lame fichée dans le bois et se contenta de poursuivre son repas, le plus simplement du monde, non sans un regard en direction de Bedwyr, l’air de dire : « quoi ? ». Y a aucun problème voyons.
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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Mar 19 Mai 2015 - 4:32

Spoiler:
 



Le voile de la nuit avait recouvert la forteresse des Garde des Ombres de Churneau depuis de nombreuses heures, mais certains Gardes ne s’étaient pas abandonnés au sommeil et étaient rassemblés dans la salle commune et réfectoire de la forteresse. Si certains jouaient aux cartes, d’autres discutaient bruyamment et quelques-uns, comme le Chasind, noyaient leurs existences dans l’alcool.

Vrabor avait rejoint la Garde des Ombres il y avait près de quinze longues années. Jamais il n’aurait cru vivre si longtemps et s’il savait son espérance de vie écourtée par la souillure, il était déterminé à survivre aux engeances. Le Chasind faisait partie de ces hommes ayant rejoint cette vie de servitude à la préservation de la paix, à la guerre et au sacrifice sur une base volontaire. Il avait, en effet, décidé de porter la souillure pour suivre un Garde des Ombres avec qui il s’était lié d’une amitié particulière et qui avait su prendre soin du jeune barbare alors qu’il était en exil. Si ce Garde des Ombres avait disparu depuis très longtemps (rares étaient les présents Gardes qui l’avaient connu), Vrabor avait toujours honoré le serment qu’il avait prononcé en ingurgitant le sang d’engeance.

L’homme de 35 hivers était assis seul à une table, tenant dans sa main une chope pleine alors que plusieurs vides étaient entassés sur la table; le barbare avait un faible pour l’alcool et l’enivrement. Une assiette de pain rassie était également posée devant lui. Il écoutait la conversation qu’avaient Bedwyr et Jorgen avec une attention presque spirituelle et lorsque le vieillard s’exclama : « Quoi, vous n’avez pas mieux à faire, vous autres? », le Chasind leva sa chope et prit une longue gorgée de son contenu. Ce dernier connaissait Bedwyr depuis longtemps; ils avaient rejoint la Garde des Ombres le même jour. Dans la salle commune, assise devant un repas, se trouvait également la Garde Drathir. Cette femme pouvait avoir la chance d’être l’une des rares à avoir tout le respect du Chasind; elle possédait des capacités martiales impressionnantes, sur le champ de bataille, ses ennemies ne lui résistaient pas longtemps et elle avait du caractère. D’ailleurs, cette dernière avait profité de l’invitation de Bedwyr à ce que ses compagnons s’occupent de leurs affaires pour lui lancer une moquerie.

Alors que l'un des Gardes insomniaque tentait de voler un peu de nourriture à Drathir, cette dernière fut plus rapide que lui et vint planter la lame d’une dague dans le bois de la table en signe d’avertissement. En voyant l’expression du visage de son compagnon, Vrabor éclata d’un rire moqueur en soulevant une nouvelle fois sa chope. « Nous n’aurions pas été contre un peu de sang pour rendre cette nuit plus agréable… » Dit-il pour lui-même, mais d’une voix suffisament forte pour être entendu de tous. Vrabor parlait toujours de lui à la première personne du pluriel.



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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Mer 20 Mai 2015 - 12:22

Ewald s'étira longuement, s'appuyant contre une porte de bois d'un des box de l'écurie. Le voyage, depuis Val Firmin, n'avait rien d'une partie de plaisir, et l'éclaireur n'aimait pas voyager la nuit tombée. Il avait poussé son destrier à quelques retranchements pour atteindre Churneau à temps, et pouvoir y profiter d'une fin de soirée paisible, sans avoir à penser au trajet du lendemain. Hors de question de repartir tout de suite, de toutes façons, ses muscles endoloris le lui faisaient clairement comprendre. Ewald se tourna pour observer la cour déserte, illuminée par des flammes crépitantes, tout en continuant de s'étirer. D'ici, pas un bruit, la plupart de ses camarades étant probablement au repos, ou en train de s'occuper ici où là dans a Forteresse. Il serait bien surpris de ne pas surprendre quelques briscards dans un concours de boisson, ou quelque chose d'apparenté.

Ewald poussa lentement les portes du réfectoire, et s'y glissa en silence. Une dizaines de Gardes étaient assis autour d'une des tables, certains jouant paisiblement aux cartes, d'autres discutant simplement. Il reconnut d'un rapide regard Bedwyr, debout, tournant le dos à une Jorgen qui s'en allait à grands pas, Vrabor, assit non loin, d'un calme qui lui était bien propre, et Drathir, la méchante blonde acerbe, d'assez bonne humeur pour lancer une pique au vieux Bedwyr - pique qu'il n'entendit pas avec clarté, étant trop loin pour en profiter pleinement. Ewald était quasiment arrivé à leur hauteur quand il la vit planter un couteau à deux doigts d'une main tendue vers son assiette. Ah. Toujours de bonne humeur, vraiment, celle-là. Le Garde s'installa à coté de cette dernière, sans un mot, et salua tout le monde d'un signe de main. Son regard se reporta sur le couteau, fiché dans le bois de la table, puis sur l'assiette de sa rivale.

« Nous n’aurions pas été contre un peu de sang pour rendre cette nuit plus agréable… », lança Vrabor, derrière sa choppe à moitié vide. Ewald sourit. Le Chasind faisait partie de ses camarades qui préférait un bon combat à une longue attente, mais ses talents martiaux rendaient cela presque compréhensible. Cela devait être marrant de se battre quand peu d'adversaires étaient de taille à rivaliser vraiment avec soi. « Pour ma part, j'ai vu assez de sang pour le moment, mais je ne dirai pas non à une bonne choppe et un bon repas pour rendre la soirée plus... agréable. » Ewald se tourna vers Drathir et la dévisagea à nouveau, sourire aux lèvres. Il savait qu'elle détestait le voir la regarder avec cet air là, et la dernière fois s'était soldée par un méchant coup dans le nez. Ce qui ne l'empêchait clairement pas de remettre ça, d'ailleurs. « Dis moi, camarade - que dis-je, ma très chère sœur -, puis-je te départir d'un petit morceau de pain et d'un bout de lard ? Il a l'air très appétissant celui-là, ça me ferait très plaisir. » Il continua de la regarder sans se départir de son sourire narquois. Drahir pouvait faire mine de planter son couteau dans les mains d'un voleur de passage, il la doutait capable de faire de même face à quelqu'un qui demandait simplement, même pour provoquer.

Attendant sa réponse, et préférant prendre tout de même quelques précautions vis-à-vis de sa sécurité physique, Ewald se leva, fit le tour de la table pour se placer à coté de Bedwyr, et reprit la parole. « J'ai ramené un tonnelet de cognac antivan. Avec la bière naine que nous avons ici, et les quelques bouteilles de tord boyaux qui servent à anesthésier, j'me disais que je pourrais vous mettre une mine ce soir les amis, parce que je suis sûr, que même Vrabor tient moins bien l'alcool que moi. »
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Bedwyr Ieuain
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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Jeu 21 Mai 2015 - 21:48

Bedwyr se lève, au départ dans l'intention de remplir sa chope au tonnelet du réfectoire. Mais, lorsque son amie Drathir le charie, le vieux vétéran fait un effort pour retrouver son mordant, et lui balance une petite vanne en retour.
"Dis donc, merdeuse, t'as la langue drôlement bien pendue aujourd'hui... Dommage que tu débites des sornettes, mais bon, qu'attendre de mieux d'une fille qui ne reconnaît toujours pas sa botte gauche de la droite?"
Ce qu'il accompagne d'un coup de menton vers les bottes de sa camarade.

Les autres gardes ne s'habituent toujours pas à cette drôle de façon de marquer leur complicité: Drathir le traite de vieux crouton acariâtre, et lui la qualifie de merdeuse aigrie, avec mille variations sur les thème. Au début, de l'avis général, c'était assez drôle, et quelques paris ont été pris pour savoir qui perdrait pieds le premier. Mais ça, c'était au début, il y a déjà trois ans.
Quelques fous ont cru que Bedwyr materait la furie blonde, mais au final, c'est plutôt l'inverse qui s'est passé. Leur fiel s'est affuté en se frottant à celui de l'autre, devenant encore plus mordant...

Le temps qu'il remplisse sa chope et qu'il retourne s'assoir, Ewald fait la roue, usant de son charme. Avec un frisson d'horreur, Bedwyr imagine alors le monstre qui pourrait naître d'une amourette entre Drathir et lui. D'un grognement dégoûté, il renvoie son disciple un peu plus loin. Drathir, Ewald, les deux seules recrues qui peuvent se vanter d'avoir eu l'affection du recruteur, pour des raison diamétralement opposées...

L'idée du concours de boisson lui semblant excellente, pour les autres, et salutaire, Bedwyr  s'approche de Vrabor. Le regard torve et la voix atone, il propose
"Un verre de cognac chacun; un tour de cartes, le plus petit boit. Le premier qui tombe a perdu. Ça vous va? Et après, tout le monde dehors, dans les congères, pour se bagarrer un peu. Vrabor adore ça, combattre à poil dans la neige. Hein, mon gros, raconte leur un peu comment ça c'est passé dans les Dorsales, la première fois... "

Les souvenirs de campagne, ceux de l'Union de deux freluquets avec 15 ans de moins, remontent à la mémoire du recruteur. Vrabor n'est pas son meilleur ami, loin de là. Mais c'est son plus ancien camarade. Ils étaient là presque en même temps que Duerine Jorgen; avant que Shay ne débarque. Ils ont passé l'Union ensemble, et seuls, ils ont survécu à la première année. Ils se sont chamaillé souvent, mais à bien y penser, ils en connaissent probablement plus l'un sur l'autre que leurs parents respectifs. Un camarade sur qui compter.

Déprimé par cette plongée aux tréfonds de la vieillerie, Bedwyr pousse un "blah" tout à fait comique, et interpelle son disciple: "fais péter ton tonnelet, morveux, que j'vois si ça peut se boire, ta pisse de cochard".


Le reste de la soirée, après le premier verre de cognac, et la première bagarre glaçante, reste assez flou dans la mémoire de Bedwyr. La seule chose dont il se souvient, c'est s'être réveillé dans les écuries, avec un très gros mal de cheveux, une culotte de Drathir à la main, et l'autre sur les fesses de Shay. Il a du s'en passer, des choses louches, la nuit passée...


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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Ven 22 Mai 2015 - 20:52

- Pas trop tôt...

Les premiers mots de Shay lorsqu'il atteignit fort Churneau. La vieille bâtisse se tenait fièrement illuminé seulement par quelques torches sur les remparts le vieil homme s'approcha des portes pour gueuler comme un dératé afin qu'on lui ouvre la porte. Une fois fait, il entra dans la cour et prit un instant pour s'étirer. Voilà quelques semaines qu'il voyageait et enfin il allait se reposer sur autre chose que sur des vieilles branches d'arbres ou de la boue.

Il s'attarda en regardant le fort de l'intérieur, les trois couillons qui s'étaient vus offrir la nuit sur les remparts étaient à leurs postes. Le reste des hommes devaient être dans le réfectoire ou bien en train de dormir. C'était sans doute le plus comique au sein de la garde. On trouvait de vrai salopard comme des gars qui étaient totalement noble même jusque dans l'heure de se coucher. Ces derniers étaient pas mal ennuyants, mais au moins en campagne ils se chopaient le dernier tour de garde, quand tout le monde était partit dormir. Ce qui arrangeait les autres.

- J'espère qu'ils ont laissé des pommes.

C'était là l'une des grandes passions du recruteur, les pommes. En plus de l'affection qu'il portait à son chapeau. Il avait signalé qu'il venait d'Antiva et cela faisait une différenciation avec les autres. Au cœur des batailles on pouvait vite le repérer grâce à son chapeau. S'il ne protégeait pas grand choses au moins avait-il l'avantage d'être agréable à porter et surtout pratique pour les jours ensoleillé.

Il se dirigea vers la salle commune où normalement tous se réunissaient après la journée et il y trouva une drôle d'assemblé, enfin drôle, façon de parler la garde était composé de personnes totalement différentes. Mais là, ça pouvait devenir vite amusant, la chieuse, le jeune, le rival de recrutement et le barbare chasind. Avec lui qui venait de Tévinter voilà qu'ils avaient actuellement dans cette pièce la quasi-totalité de tous les visages présent dans la Garde.

Il regarda le groupe un petit instant visiblement ils avaient commencé à boire, un concours ? Cela faisait bien longtemps que Shay n'avait pas eu l'occasion d'en faire. Il allait peut-être profiter de cette occasion pour faire rouler Bed sous la table. Pour un retour il n'existait rien de mieux que de voir ce vieux salop bourré.

- Voilà qui fait plaisir ! Etre accueilli par un concours de boisson ! Je vais partir plus souvent si quand on revient c'est comme ça ! Allez, faites -moi une place j'vais vous faire rouler par terre.

Le chasind affichait une mine du genre "sérieux mec ?" visiblement certain de ne pas être bourré avant les autres. Et il avait certainement raison, mais cela Shay ne s'en souvenait pas... et il ne tenait pas non plus à se souvenir de ce qu'il s'était passé vu l'endroit où bed avait sa main. Cela valait mieux pour sa dignité, cependant, il envoya valsé la main du rival avant de se laisser de nouveau affaler au sol, attendant qu'un autre se relève.

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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Mar 9 Juin 2015 - 0:39


Pleins de copains ∞ Drathir

Take a breath, hold it in. Start a fight, you won't win. Had enough, let's begin. Never mind, I don't care... All in all, you're no good, you don't cry like you should. Let it go, if you could.
Nous, nous, nous. C’est ridicule et la blonde se demandait souvent si le chasind parlait ainsi de lui-même pour se rendre intéressant de la plus stupide des manières ou s’il était juste un abruti fini au-delà de ce qu’elle pouvait bien imaginer. L’ancienne Corbeau n’éprouvait aucune sympathie particulière pour son camarade, elle était loin de le détester pour autant mais il n’incarnait à ses yeux rien d’autre que le stéréotype de la brute épaisse, le parfait cinglé qui ricane quand il baigne dans le sang de ses ennemis. Et après on disait des Corbeaux qu’ils étaient sadique, la bonne blague. Quoi qu’il en soit il ne fallut ainsi pas attendre longtemps pour qu’elle réplique, répondant à sa remarque en lui jetant un regard provocant au possible, accompagné d’un sourire des plus narquois : « Je te dirais bien de le faire couler toi-même Vrabor, mais on sait tous les deux que t’es à peine capable de saigner un porc. » Evidemment c’était exagéré, l’homme avait eu l’occasion de prouver qu’il était bon guerrier et le simple fait qu’il soit encore en vie malgré les engeances en témoignait, toutefois il ne lui faisait pas peur. Pas le moins du monde. Ce fut ainsi sur un dernier coup d’œil méprisant et méprisable que la guerrière pivota sur sa chaise pour faire face à son deuxième adversaire de la soirée, à moins qu’il ne s’agisse du troisième si l’on compte Bedwyr comme étant le premier. Ewald bien évidemment, ne trouva rien de mieux à faire que de lui adresser son plus large sourire, usant de politesse pour tenter de s’approprier ce qui pouvait se trouver dans son assiette. Outre le fait qu’elle ne supportait pas ce qui s’apparentait à de la niaiserie pure et dure, la blonde ne pouvait s’empêcher de songer au fait que, bien qu’elle se batte à leurs côtés, les gardes ne savaient rien d’elle. Ils ne la connaissaient pas, aucun d’entre eux, mais impossible de les blâmer étant donné qu’elle était celle qui imposait cette distance qu’elle jugeait nécessaire. De ce fait, il était en tout cas impossible pour Ewald de deviner qu’elle préférerait les tuer, tous, sur le champ, plutôt que de céder un misérable bout de pain. Son enfance passée à crever de faim dans les rues d’Antiva lui collait trop à la peau pour qu’elle daigne offrir une part de son repas à quiconque, alors même qu’elle pouvait se ravitailler elle-même par la suite. Mais quitte à considérer le choses de ce point de vue : son interlocuteur n’avait qu’à bouger son cul lui-même s’il désirait quelque chose.

« Tu peux aller te faire foutre mon frère. » Sourire, faussement élégant, faussement navré, donnant l’impression qu’elle regrettait de lui parler sur ce ton alors même qu’il s’agissait en vérité de sa seule satisfaction du moment. Les faire chier, c’était la seule chose qui l’occupait un minimum. Toutefois Ewald avait le mérite de connaître les limites à ne pas franchir, généralement, et s’éloigna donc bien vite sans insister. Drathir ne se préoccupa ainsi pas de lui plus longtemps, se contentant d’un sourire amusé en direction de Bedwyr dès lors que celui-ci se mit à se moquer d’elle, avant qu’elle ne se plonge de nouveau dans son assiette : achevant son repas tandis que les autres poursuivaient leur conversation. Une discussion qui prenait un tournant qu’elle n’avait pas prévu et qui, il faut l’admettre, ne l’emballait guère. Les entendre vanter à tour de rôle leur capacité à tenir l’alcool n’annonçait rien de bon, d’autant plus qu’elle le savait parfaitement : elle-même ne tenait rien du tout. Quelques verres bien corsés seraient suffisants pour qu’elle se mette à danser nue sur la table en chantant tout ce qui pourrait lui venir à l’esprit, autant le dire tout de suite : ce serait mauvais pour son image. Toutefois la blonde préférait encore les voir rire de son incapacité à picoler plutôt que de rire en la découvrant dans des situations honteuse au possible. Ce fut pour cela que si elle se prêta au jeu au début, savourant ce cognac antivan qui la rendit presque nostalgique un bref instant, cela ne dura pas. Bien vite elle abdiqua, délaissant choppes et cartes pour se contenter d’observer les autres, suffisamment sobre pour se souvenir de la soirée et rester maîtresse de ses faits et gestes. Si elle a pu sortir quelques conneries, cela n’alla donc pas plus loin. Elle ne participa pas non plus aux bagarres dans le froid, si ce n’est lorsque l’un de ces messieurs ne se montrait trop entreprenant pour une raison ou une autre, leur expédiant ainsi un coup de poing en pleine gueule. Cela avait le mérite de l’amuser, d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, Drathir finit par les abandonner dès lors qu’ils se lancèrent dans des concours encore plus absurdes, peu envieuse d’assister à ça alors même que cela se finirait probablement en concours de celui qui dégueule le plus. Si elle loupa ainsi volontairement le reste de la soirée, elle aurait préféré mourir sur le champ que de louper le réveil de la troupe, qu’elle retrouva ainsi vautrée dans le foin, tous ayant une tête à faire peur.

Amusée, la guerrière avait tranquillement attendu qu’ils émergent pour de bon, patiente, et à peine vit-elle Bedwyr et Shay réagir qu’elle se lança dans sa propre connerie du jour : autrement dit elle leur expédia un seau d’eau glacée en plein visage avant de demeurer droite devant eux, campée fièrement sur ses jambes et cet éternel sourire moqueur aux lèvres. « Alors messieurs, la soirée fut bonne ? Tu devrais te méfier Bed’, ce truc c’est pas à moi, du coup j’imagine que ça appartient à Ewald » fit-elle en désignant le sous-vêtement qu’il tenait d’un simple signe de tête. En tous les cas il était certain que ce n’était pas à elle : elle ne s’encombrait pas de ces tissus superflus. Et puis quand on portait des pantalons de cuir qui moulait à la perfection, c’était pas pour qu’on devine une culotte en dessous : ça faisait tâche.
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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Mar 9 Juin 2015 - 4:18



« Je te dirais bien de le faire couler toi-même Vrabor, mais on sait tous les deux que t’es à peine capable de saigner un porc. »

Le Chasind leva les yeux vers Drathir et lui adressa, pour toute réponse, un sourire qui ressemblait très fortement à une grimace puis son attention fut attirée par l’arrivée d’Ewald. Le joli cœur fit un petit numéro à cette dernière, mais ce qui fut le plus intéressant dans les nombreux mots prononcés par le jeune Garde des Ombres était qu’il avait ramené de son voyage de l’alcool. Alors qu’Ewald énumérait cette précieuse cargaison, le regard de Vrabor s’illumina. Le Chasind avait une faiblesse pour l’alcool et cela devenait même problématique lorsqu’il se laissait aller. Vrabor ne buvait pas que pour le plaisir, mais également pour apaiser son esprit tourmenter, pour oublier l’inoubliable et pour vivre, tout simplement. « […] même Vrabor tient moins bien l'alcool que moi. » avait alors conclu Ewald. À ces mots, le Chasind éclata de rire et répondit simplement : « Si c’est un concours que tu souhaites, nous acceptons! ».

Presque aussitôt, le vieux Bedwyr s’approcha de son compagnon d’Union et annonça les termes de ce concours d’alcool et ajouta : « […] Vrabor adore ça, combattre à poil dans la neige. Hein, mon gros, raconte-leur un peu comment ça s’est passé dans les Dorsales, la première fois... ».  Alors que le souvenir évoqué par Bedwyr surgissait dans l’esprit du Chasind, ce dernier, qui venait de prendre une gorgée de sa chope, recracha tout devant lui en  éclatant d’un rire franc. « Tu veux que nous commencions cette histoire avant ou après que tu aies commencé à crier notre nom? » demanda donc Vrabor, après avoir cessé de rire, un sourire malicieux et le regard brillant en direction du vieux Garde.

Shay se joignit au concours d’alcool et même Drathir participa. Vrabor bu jusqu’à oublier qui resta debout jusqu’à la fin, mais au fond de lui, il était persuadé avoir chuté après ses compagnons de la Garde.

Le réveil fut douloureux et nauséabond; certains, sinon tous, avaient été malades, dont le Chasind, et le monde entier semblait tourner. Vrabor était nu et couché près de Bedwyr et de Shay dans les écuries. Le vieux Bed’ venait se s’éveiller, une culotte à la main et ce fut une Drathir en pleine forme qui s’approcha des hommes pour annoncer au vieux que cette culotte ne lui appartenait pas. Elle proposa que cette dernière appartienne à Ewald et instinctivement, Vrabor chercha le jeune Garde des yeux. Plissant les yeux, le Chasind regarda la culotte que tenait Bedwyr et éclata de rire, malgré la douleur crânienne que cela lui causa. « Nous croyons que c’est la nôtre…nous savions bien que tu finirais par ne plus nous résister vieille branche… » dit-il d’une voix faussement mielleuse alors qu’il n’avait en réalité aucun souvenir d’avoir un jour porté une culotte semblable…


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Dernière édition par Vrabor le Mer 10 Juin 2015 - 13:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Mer 10 Juin 2015 - 10:23

Je chevauche un bronto bleu, qui attaque des engeances miniatures dans une assiette de soupe aux algues. Le bronto n'a pas apprécié que j'aie remis en doute son analyse de la Chantrie, et il est plutôt bougon. Il dévore les engeances qui flottent, mais lorsqu'un croûton en forme d'Archidémon se met à chanter

Je me réveille d'un coup, d'un bond, recouvert d'un truc qui oscille entre de la neige fondue et du feu liquide. Ça me coule dans le dos, jusque dans mon... mes reins, et je me tortille. Soudain, le soleil matinal se fraie sournoisement un chemin jusqu'à ma pupille, et me plante une branche de mûrier dans le cerveau.

"Ho la vache, qui a allumé le soleil si fort, ce matin?" grommelé-je, en masquant mes pauvres paupières du coude. Me mettant au passage un coup d'un bout de chiffon que je tenais en main...

Y a une fille, jolie, l'air insolent, qui se tient devant moi l'air bravache. J'la connais, ça va me revenir. Mon chiffon est une culotte. C'est peut-être ça qu'elle veut? Je lui tends, par automatisme. Ha, non, elle en veut pas. Ça me revient maintenant, elle, c'est Drathir. Elle est méchante. Elle tient un seau, vide.

"Petite péronnelle, tu devrais avoir honte de t'attaquer à des petits vieux, en plus tu va nous filer la pneumonie, avec tes conneries. Je te préviens, c'est toi qui m'apportera mes grogs au lit et me fera les frictions si je tombe malade.

Bon, si c'est Shay qui tombe malade, je t'offre un poney".

La plaisanterie est pauvre, mais dans mon état, je m'en contenterai..

Bon, ça ne règle pas l'histoire de ma culotte. Ewald? Peuh, n'importe quoi. Et puis, Vrabor ouvre la bouche. Une sueur froide, bien pire que ce que je viens de ressentir, me parcourt l'échine.
Mais j'ai mal à la tête, au ventre, mais ni aux fesses, ni aux genoux; tout va bien. C'était une blague. Encore. Qu'ils sont vilains, de profiter de mon état de faiblesse...

"Vous êtes tous d'odieux petits cons, d'abuser de ma crédulité et de ma grande bonté pour vous moquer de moi. Vous devriez avoir honte de maltraiter vos aînés de la sorte. Bande de crottes de chattemite." Je ponctue ma tirade d'un regard parfaitement hautain envers eux. Un peu déparé par un étourdissement passager, mais bon.

Balançant l'objet du délit dans un coin, j'interroge mes petits camarades sur le gagnant de notre petit concours. Visiblement, ce n'est aucun d'entre nous... Drathir est trop fraîche pour avoir fini. Vrabor et Shay, trop proches de moi. Et moi, je sais que je ne tiens pas très longtemps avec ces conneries; le manque d'habitude, sûrement. Ce qui n'empêche pas de participer!

"Bon, je vous propose un passage par les bains. Je vais aller faire une reconnaissance, et lancer les flambées pour avoir de l'eau brûlante. Ça, et un broc de bière chaude, c'est la meilleure recette contre la gueule de bois que je connaisse. "

Essayant de retrouver un peu de cohérence dans le déroulement de la soirée, je m'inquiète soudainement que la culotte puisse être celle de Duerine. Ce serait le ponpon sur le gâteau à la cerise, ça...

J'ai mal aux cheveux que je n'ai plus, mais j'ai passé une bonne soirée avec les camarades. La dernière avant longtemps, je le crains.
Même Dra' a l'air d'avoir profité de la soirée; peut-être qu'elle sera une gentille psychopathe pour une heure ou deux.

Aujourd'hui, on doit superviser l'arrivée d'un contingent de recrues venues du sud d'Orlaïs, les installer et les affecter à un programme d'entraînement. Après, je suis sensé reprendre la route pour Jader, et Orzammar ensuite. Paraît qu'il y a du grabuge par là bas... Ces saloperies putrides d'Engeance ont accéléré le tempo du Tango des Tréfonds, pour sûr.

"Bon, les petits loups, qui c'est qui se colle à former les bleus, qui c'est qui vient avec moi chercher de nouvelles victimes? "

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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Ven 10 Juil 2015 - 2:01



Contrairement à la croyance populaire qui disait que Vrabor ne prenait jamais de bain, ce dernier se lavait. C’était simplement que les eaux parfumées n’étaient pas pour lui, qu’il détestait le savon et qu’il frottait que rarement sa peau pour y déloger la crasse, mais il pataugeait dans l’eau dès qu’il en avait l’occasion.  Ainsi, suivant les conseils de Bedwyr, la Chasind avait sauté dans une bassine d’eau bouillante et s’y était immergée complètement. S’amusant à remplir sa bouche d’eau et à la recracher partout, Vrabor avait finalement passé plusieurs longues minutes dans la bassine de sorte que les bouts de ses doigts s’étaient fripés et, entendons-nous bien, que la bassine s’était vidée graduellement sur le sol. Ce dernier détail ne traversa même pas l’esprit de Vrabor qui se dépêcha d’enfiler les mêmes vêtements qu’il portait la veille sans assécher son corps, dès qu’il sortit de la bassine.

« Bon, les petits loups […] ». À ce petit mot d’affection utilisé par le vieillard, Vrabor se mit à hurler tel un loup. « […] qui c'est qui se colle à former les bleus, qui c'est qui vient avec moi chercher de nouvelles victimes? ». Un sourire étira les traits du Chasind; en tant que Garde senior, Vrabor avait formé plusieurs jeunes recrues avec les années et c’était un exercice qu’il aimait pratiquer. De plus, la perspective d’aller les chercher était également excitante; cela signifiait qu’il partirait en mission et sur la route, surtout par ces temps, il était possible de rencontrer bon nombre de créatures à tuer.

« Nous! Nous viendrons avec toi, l’ami! ». Vrabor s’était approché de Bedwyr. « Il y a longtemps que nous n’avons pas initié de nouvelles recrues aux plaisirs de la Garde des Ombres… » annonça-t-il d’une voix suave en adressant un clin d’œil au vieux Garde. Les tendances de Vrabor n’étaient pas méconnues ni cachées et à vrai dire, cela ne semblait pas déranger qui que ce soit, à l’exception de ceux qui croyaient pouvoir devenir la cible du Chasind.


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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Ven 17 Juil 2015 - 21:46

Churneau, enfin. Des jours de voyage dans la poussière, bien loin des années glorieuses des Gobelunes, à chanter et à danser dans les carrioles tirées par les chevaux, et enfin la citadelle se profile à l’horizon. Hersent est épuisée, mais heureuse de retrouver cet endroit familier. Son « chez elle ». Les nouvelles recrues se redressent en apercevant elles aussi  le bastion, découvrant pour la première fois l’un de ces endroits légendaires, dont ils n’ont jamais entendu parler que dans les histoires qu’on leur racontait avant d’aller au lit. Il était une fois, il y a fort longtemps, un immense château aux portes d’ébène… Le début du conte ressemblait à la réalité, la suite un peu moins. Les recrues ignorent à quoi s’attendre, mais toutes ont la même hâte d’arriver à destination. Certaines lèvent le menton avec fierté, comme si Andrasté elle-même s’apprêtait à leur ouvrir la porte. La plupart, cependant, jettent devant eux des coups d’œil inquiets. Qu’est-ce qui les attend là-dedans ? À quelle sauce les vétérans vont-ils les manger ? Quand passeront-ils l’Union ? Autant de questions, toutes valables, qui se bousculent dans leur tête effrayée.
Hersent n’est pas recruteur, mais elle a pu en accompagner un, pour une fois. Les mages sont plus réceptifs à la présence d’un des leurs. Et ce jeune homme qu’ils ont trouvé a eu bien de la chance : un peu plus, et les templiers le ramenaient à Montsimmard. Le droit de Conscription est un avantage indéniable et une merveilleuse porte de sortie pour les apostats. Hersent veillera à ce qu’il prenne ses marques à Churneau. Les Gardes Mages ne sont pas légion, mais ils sont soudés. Cette camaraderie lui plaît.
La troupe passe les hautes portes, qui se referment derrière elle dans un lourd bruit de métal. Le recruteur s’immobilise au milieu de la cour. Hersent l’aime bien, lui : un homme droit, comme beaucoup de ceux qu’elle a rencontrés ici. En définitive, même si certains ont du sang sur les mains, tous ont embrassé leur nouveau rôle avec sérieux et honneur. Au total, ils sont sept recrues : six humains et un nain, pas d’elfe, et un seul mage dans le lot. La Garde des Ombres est un refuge fabuleux pour les apostats. Pas de mur infranchissable, pas de barreaux aux fenêtres, pas de templiers en armure prêts à les bastonner à la première incartade… Les mages avaient une chance de vivre une vie presque normale, ici. Presque.

Déjà le recruteur donne ses premières instructions : s’occuper des chevaux et du matériel, avant de penser à la nourriture et à ses quartiers. Hersent flatte l’encolure de Regor. Le coursier n’aura pas volé sa ration, aujourd’hui. Quant à la mage elle-même, c’est un bon bain, qu’il lui faut, et vite.
Elle s’apprête à conduire sa monture à l’écurie quand des silhouettes familières émergent du fort : un petit aux cheveux gris, coupés courts, et un colosse qui, à ses côtés, prend des allures de géant. Hersent retarde son détour par les écuries, le temps que les deux Gardes seniors les rejoignent. Évidemment, ces deux-là viennent pour s’amuser avec les nouveaux. Ils vont avoir de quoi faire. Entre le paysan au patois incompréhensible, la voleuse à la langue trop bien pendue et le marin vulgaire, ils trouveront forcément leur bonheur. Tant qu’ils ne touchent pas à la nouvelle recrue qu’Hersent s’est appropriée, tout ira bien. De toute façon, il ne leur revient pas d’instruire les mages.
Bedwyr et Vrabor s’avancent, ainsi que d’autres sur leurs talons. Par Andrasté ! quelle mine épouvantable ils ont. Des crevasses sous les yeux, les cheveux en désordre – pour ceux qui en ont encore – et de l’eau perlant encore à leurs oreilles. Et si l’on en juge par les relents qu’ils dégagent, il y a fort à parier que la soirée de la veille a été bien arrosée. Le bain qu’ils ont improvisé n’a pas beaucoup arrangé leur allure.

« Messieurs, quel plaisir de vous voir de si bon matin ! leur lance Hersent, espérant avec amusement que son exclamation joyeuse ravivera leur gueule de bois. Nous vous ramenons du premier choix. »

Se tournant vers le jeune mage, elle lui désigne les écuries d’un geste de la main.

« Amène ton cheval par là. Tu trouveras ce qu’il faut pour le nourrir et on viendra t’aider à le desseller. »

Elle regarde ses compagnons Gardes et articule silencieusement un « il est à moi » destiné à leur faire comprendre qu’ils ne s’occuperont pas du mage et qu’ils peuvent d’ores et déjà passer leur chemin. C’est qu’en bonne mère poule, Hersent n’aime pas qu’on s’en prenne à ses poussins.

« Vous avez un air affreux », leur glisse-t-elle enfin, narquoise.
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Shay Howard
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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Mer 22 Juil 2015 - 5:24

Voilà que Shay avait mal à la tête les autres étaient partit rapidement prendre un bain avant d'aller voir les recrues. Pour sa part c'était des tours de garde qui l'attendait aujourd'hui, enfin, plus du repos en somme. Personne n'avait attaqué Churneau et à moins que l'enclin ne s'annonce ici et maintenant, personne ne le ferait, du moins pas avant que la forteresse ait le temps de se préparer. Et puis après le voyage qu'avait fait l'ancien esclave il était normal qu'il puisse se reposer, contrairement à Bedwyr et Vrabor il n'avait pas flâner pendant des jours au sein de la forteresse de la garde.

Enfin, il se releva et prit enfin la direction du bain, en chemin il recroisa ses camarades de beuveries prêt à aller entraîner les jeunes recrues. Voilà qui serait intéressant à voir, Shay irait faire un tour sur le terrain d'entrainement pour voir comment cela se passe pour rigoler. C'était toujours amusant les jeunes recrues qui se prétendaient invincible parce que la garde des Ombres l'avait recruté. Ou tout simplement parce qu'ils pensaient tous qu'il n'y avait que des guerriers héroïques et des gens braves. S'ils savaient, entre assassin, ancien esclave et bannie il y avait de quoi ne pas avoir une belle image auprès des petites gens. Mais le fait que seul un garde des Ombres pouvait stopper un archidémon rendait les vermines qui buvaient du sang d'engeances crédibles.

Shay arriva au bain et prit son temps, l'eau chaude était agréable et après des semaines de voyages voilà qu'il allait enfin se débarrasser de l'odeur qui le suivait depuis un petit moment. Ce n'était pas très plaisant, mais le voyage c'était le voyage. Dans les auberges il ne s'y arrêtait pas souvent, juste pour boire ou manger un truc lorsqu'il était pressé, mais sinon il dormait à la belle étoile, cela lui permettait d'être totalement indépendant et pas forcément avec de la compagnie, enfin cela dépendait si il y avait des recrues avec lui. En temps de paix il n'utilisait pas son droit de conscription, pourtant si utile et Bedwyr l'avait prouvé avec l'une des mage de la garde.

Il sortit finalement de l'eau enfin propre pendant quelques temps et se revêtit d'une tunique et armure de la garde pour une fois, seul son chapeau venait trônait sur sa tête. C'était son signe, avec ça sur la tête il était connu de tous au moins de nom, cela lui plaisait de se faire remarquer, comme Bedwyr l'avait lui-même fait en étant une grande gueule. Shay rejoignit les autres et quel surprise il eut, Hersent était rentré avec l'autre recruteur dont le vieil homme ne se souvenait plus le nom, ho et puis il n'avait qu'à se faire remarquer lui aussi.

« Ho Hersent ! Enfin d'retour. Alors la pêche à été bonne ? »

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MessageSujet: Re: Chapitres de la Garde Jeu 23 Juil 2015 - 22:11

Juste retour des choses: Hersent arrive comme toujours au pire moment. Ça faisait au moins une semaine que je l'attendais, et elle rentre alors que je suis cuité, malade et piteux. Je vais en entendre parler des semaines. Chienne de vie.

Je regarde les petits nouveaux. Mouais, Rodolpho a encore ramassé tous les chats errants du quartier. Bon, ok, il ne s'appelle pas Rodolpho, mais il a un nom trop compliqué, merde. Ca fait dix ans que je l'appelle comme ça, donc il s'appelle Rodolpho. Point.
Hersent aurait pu l'aider à choisir un peu mieux. Je suis déçu, ma petite, très déçu. Je te le dirai à la première occasion, oui oui oui.

D'une brève inclinaison de tête, je salue les novices, qui ont, comme toujours, une tête de poussin effrayé. Bizarrement, aujourd'hui ça ne me fait pas rire, j'ai même pas envie de les embêter. Sauf le petit gros aux oreilles décollées, qu'Hersent revendique. Mais je me le garde pour plus tard. Là, je ne suis pas au mieux de ma forme, ce serait gâcher.

Je les ignore superbement quand ils me répondent avec servilité, et je file à mon tour aux bains; après avoir récupéré un tonnelet de brune épaisse, givré.

Une heure plus tard, arrosé en quantité égale d'eau bouillante et de bière glacée, je ressors bien plus frais et l'esprit léger. L'estomac aussi, parce que ce traitement entraîne une purge complète du système. Je suis vêtu de frais (mais toujours de noir) et j'ai ressorti mon beau tabard au griffon, pour mettre sur les hauts de chausse. C'est classe pour impressionner le pécore moyen.

Je sors ensuite chercher un canasson; je suis l'un des rares Gardes à n'en avoir pas d'attitré. De toute façon, un bourrin est un bourrin, et je ne vois pas pourquoi je devrais plus m'y attacher qu'à mes bottes. Une fois sur deux on est obligé de manger son cheval à un moment ou à un autre sur la route, alors bon...

Les recrues  ont été prises en main; ça fait plaisir à voir. Les maîtres d'entraînement ont pris leurs marques, et n'ont plus besoin qu'on leur tienne la queue pour pisser droit. Tout arrive.

Le petit gros est dans un coin, l'air traumatisé. J'essaie de me retenir, mais la tentation est trop forte.
"Hé, gamin,  ne fais pas cette tête, tu n'as pas encore fait ma connaissance!" Je me régale en voyant son air terrifié. Pourtant, si c'est bien un mage, il pourrait me réduire en chair à saucisse d'un geste de la main. Curieux que les mages les plus puissants soient toujours des chiens couchants et sans envergure. A croire qu'on leur a cassé quelque chose du côté de l'estime de soi depuis tous jeunes; Hersent semble d'ailleurs confirmer cette idée, elle qui a toujours caché ses pouvoirs, mais trimballe un caractère de cochon que même Jorgen doit lui envier.

Malheureusement, il est déjà presque l'heure de prendre la route. Le mag'sticot ne pourra pas faire ma connaissance, ni me réduire en purée. Il ne perd rien pour attendre, à condition bien sûr qu'il survive à l'Union.

Vrabor doit être en train de boucler ses bagages, et je vais essayer de trouver Drathir. Une jolie pépée facilite le recrutement, même une aussi mal embouchée que Dra'. Sinon, je prendrai l'elfette, ou la voleuse, ou je ne sais qui. A trois sur les routes, ce sera quand même plus agréable.

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Chapitres de la Garde

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