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 [FB] Choisir sa famille ~ feat. Panoriel

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Harand
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MessageSujet: [FB] Choisir sa famille ~ feat. Panoriel Sam 16 Mai 2015 - 22:40


Choisir sa famille

Panoriel & Harand

 
✥ Date, mois, année 5:10, Guardian, 16
✥ Lieu Lac Célestine, entre Val Forêt et Val Firmin
✥ Moment de la journée Fin de journée
✥ Autre Temps encore frais mais ensoleillé


L’hiver n’avait pas été aussi rude depuis bien des années. Pour les Dalatiens, il s’agissait de la pire période de l’année, celle où tous les moyens ne suffisaient pas à survivre. Harand s’était inquiété pour Serani, mais elle lui avait prouvé, une fois de plus, qu’elle était bien plus solide que son apparence ne le laissait croire. Même si les épreuves qu’avait traversées la vieille femme l’avaient fragilisée, elle était restée droite et digne, endurant les frimas avec la robustesse d’un chêne. C’était le premier hiver qu’ils passaient ensemble depuis ce jour funeste, et Harand avait redouté ce qui aurait pu arriver si la maladie l’avait frappée. Elorill s’était cependant chargé d’elle avec une dévotion touchante, entourant ses frêles épaules de fourrures, lui apportant du thé, massant ses doigts et ses pieds engourdis par le froid. L’Archiviste se réjouissait du lien qui les unissait désormais.
La soigneuse de hahls s’était bien endurcie depuis leur rencontre plusieurs mois auparavant. Farouche au premier abord, elle avait fini par s’ouvrir à eux et à les considérer comme une famille – surtout Serani, en réalité, car Harand peinait à manifester les sentiments qui l’animaient. Il surprenait parfois sur lui les regards inquisiteurs de la jeune fille ; elle cherchait à en savoir plus à son sujet, à deviner ses pensées. Il ne masquait pas volontairement ce qu’il ressentait. Il s’était toujours comporté ainsi, réservé, timide, disaient certains, et ce n’était pas à vingt-cinq ans qu’il pourrait changer sa nature.
Paiven émergea du coin d’un rocher alors qu’Harand jetait ses dernières brindilles dans le feu. Un léger sourire se peignit sur les lèvres de l’Archiviste. Lors de leurs retrouvailles, Serani lui avait assuré que le clan vivait encore, et elle avait eu parfaitement raison. Le printemps avait chassé l’hiver et amené avec lui deux Elvhens égarés. Leur arrivée affirmait un peu plus la renaissance des Varalasan. Il ne le montrait pas, comme toujours, mais leur présence parmi eux réchauffait un peu plus son cœur meurtri.
Si le frère et la sœur se ressemblaient beaucoup à l’extérieur, ils différaient néanmoins de beaucoup dans leurs attitudes. Paiven avait naturellement trouvé sa place dans le clan. En réalité, il paraissait même en avoir toujours fait partie, comme si son absence de la communauté n’avait été qu’une échappée temporaire et qu’il venait enfin de retrouver les siens. Pour Panoriel, en revanche, l’acclimatation s’avérait plus délicate. La jeune femme était citadine jusqu’à la pointe de ses longs cheveux roux. Lui demander d’abandonner la vie d’un bascloître pour embrasser la destinée d’une Dalatienne revenait à lui arracher le cœur pour lui en offrir un nouveau. Elle rechignait à la tâche, pestait au moindre effort réclamé, sabotait presque son travail juste pour manifester son mécontentement. Harand accueillait sa mauvaise humeur avec philosophie. Il lui faudrait du temps. S’énerver contre elle n’arrangerait rien à la situation : s’il voulait la convaincre du bien-fondé de leur décision, il devait faire preuve de patience – par chance une de ses rares qualités.
Paiven déposa le bois près du feu et s’installa, son couteau en main, pour sculpter un morceau de tilleul qu’il avait ramassé. Sa sœur ne l’avait pas raccompagné ; curieux, puisqu’ils se quittaient rarement, depuis leur arrivée dans le clan. Harand regarda aux alentours. La tente de Panoriel était ouverte et vide. La jeune femme ne se trouvait pas non plus à proximité des aravels.

Sans un mot, l’Archiviste se leva. Il n’aimait pas l’idée qu’un membre du groupe se promène seul, même à quelques lieues des villes shemlens. Ils avaient monté le camp sur les berges du lac Célestine, dans une région vallonnée aux rochers affleurants. Çà et là, de hauts arbres étendaient leur ramure de nouveau verte et offraient une ombre bienvenue sous un ciel radieux. Ils contourneraient le lac par l'est avant de se diriger vers l'ouest, en direction de Jader et des Terres du Sud. Panoriel avait pu s’éloigner du campement pour trouver un peu de quiétude, pour déverser sa colère ailleurs que sur Harand. Mais le soleil entamait sa lente descente vers l’occident, et l’on n’était jamais à l’abri d’un contingent de Shems mal intentionnés. Une Elvhen solitaire constituait une proie idéale et facile – ce qu’elle aurait pu subir lui retournait les entrailles. Et même si elle venait tout juste de rejoindre le clan, et qu’elle le rejetait aussi fort qu’elle le pouvait, elle appartenait désormais aux Varalasan, à sa famille.

« Panoriel ? appela-t-il en s’éloignant du camp. Panoriel ? »

Il gravit le dôme verdoyant d’une petite colline pour regarder aux alentours et tendit l’oreille. Il crut percevoir l’écho d’une voix féminine, portée par le vent, et se dirigea dans cette direction. La berge du lac formait au coude qui revenait vers l’endroit d’où provenait la voix. Harand avança prudemment, peu enclin à surprendre la jeune femme dans un moment d’intimité.

« Je m’inquiétais pour toi, soupira-t-il lorsqu’il la vit, debout près de l’eau rougie par le couchant. Il n’est pas prudent de rester seule, loin du campement, surtout lorsque la nuit s’apprête à tomber. Tu devrais rentrer, maintenant. »

Le ton était peut-être surprotecteur, paternaliste. Le regard qu’elle lui retourna témoigna clairement de ce qu’elle en pensait.

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MOURIR EST AISÉ. VIVRE DEMANDE BIEN PLUS DE COURAGE. « Les morts ne souhaitent pas la vengeance, seulement le bonheur de ceux qui restent. » ©️ signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: [FB] Choisir sa famille ~ feat. Panoriel Jeu 9 Juil 2015 - 2:25

Elle a à peine regardé la forme des feuilles que Harand lui a demandé de rapporter en même temps qu'elle ramasse du petit bois avec Paiven. D'abord, parce qu'elle se fiche bien de jouer à la cueillette quand elle doit partir en forêt, et puis elle a mille autres choses à faire que de fureter le sol pour jouer les herboristes, quand chacun de ses sens sont agressés.  Elle doit faire attention à chaque pas pour ne pas se prendre les pieds dans une branche et se fouler une cheville. Elle n'a aucun repère, dans cette mer verte, le moindre bruit provoque un bond de son palpitant dans sa poitrine et une torsion de ses tripes. C'est pire, la nuit, quand elle ne peut pas voir ce qu'il se passe au-delà de la toile de sa tente et que les millions de bruits qu'elle distingue la journée s’amplifie une fois le jour tombé pour composer le concert qui la tient à moitié réveillée. C'est pire la nuit quand il n'y a se ses angoisses pour lui tenir compagnie. Alors, non, elle n'a pas le temps de partir faire des bouquets pour Harand, quand bien même il lui assure que les plantes seront utiles pour faire le Créateur sait quoi. Et, surtout, ça ne l'intéresse pas, tout. Elle n'a jamais demandé à être ici, elle, elle n'a jamais demandé cette vie là, et si elle a accepté, c'est uniquement pour son petit frère. Paiven gambade devant elle, aussi à l'aise que s'il avait toujours vécu dans les bois. Il rayonne depuis qu'ils ont rejoint ce clan, si l'on pouvait appeler cinq elfes campant dans les bois un clan dalatien. Elle n'écoute d'ailleurs que d'une oreille distraite le bavardages légers de Paiven, qui lui raconte probablement une nouvelle légende que Harand a dû lui raconter la veille, ou peu lui importe, en fait.La jeune elfe se sentait en réalité terriblement seule, dans les bois, ou au campement. Elle n'avait pas de sujets de conversations, rien à partager avec Serani ou Harand, quand bien même la vieille elfe se montrait d'une patience d'or avec elle, faisant le plus souvent la conversation pour deux, quand bien même Harand ne bronchait jamais quand elle faisait preuve de son mauvais caractère. La ville lui manque terriblement, ses odeurs, le bruit ambiant, les passants, les commerces, le monde tout simplement . Tout lui manque trop. Alors elle prend sur elle bien sur, pour Paiven, et elle garde ce qu'elle a sur le cœur, et jamais elle ne s'autorise enfin à se laisser aller. Elle préfère laisser libre cours à sa mauvaise humeur qui jamais ne semble atteindre l'archiviste. C'est que, puérilement, elle espère peut-être le pousser à bout et qu'il leur demande enfin de partir…

Et quand ça devient vraiment trop dur à gérer, que sa poitrine se fait bien trop lourde et sa gorge trop serrée comme c'est à présent le cas, elle laisse son cadet prendre de l'avance pour s'isoler. Un peu avant le campement, elle bifurque pour se rapprocher du lac. Assise sur un rocher non loin de la rive, elle s'abîme dans la contemplation du coucher de soleil qui se reflète dans les eaux troubles. Et elle se laisse aller, enfin. Ce sont des sanglots lourds et libérateurs qui la font trembler. Ses mains enserrent sa poitrine, comme pour contenir ce trop plein de tout. Mais même ça, même ce moment de solitude volé, on ne lui accorde pas pleinement. Elle entend une voix qui l'appelle, d'abord lointaine, mais qui se rapproche de plus en plus. Brièvement, elle sèche ses larmes, et essuie son visage, mais ses yeux sont encore bien trop rouges pour qu'elle entretienne vraiment l'illusion. Elle reconnaît la voix de Harand. Son ton parternaliste et coulant la crispe là où logiquement il devrait être réconfortant. C'est qu'elle ne supporte pas qu'on lui dise quoi faire. Et qui est-il, lui, pour pouvoir exiger quoi que ce soit de sa part ? Elle se tourne vivement vers l'archiviste, qu'elle foudroie du regard. « Eh bien je vais bien, comme tu peux voir ! » lâche-t-elle sèchement. « Y'a personne ici, y'a que nous. Et si jamais une horde de shems devaient débarquer, ne t'inquiète pas, je garderait secret l'emplacement du campement ! »
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MessageSujet: Re: [FB] Choisir sa famille ~ feat. Panoriel Lun 13 Juil 2015 - 15:48

Comme à son habitude depuis son arrivée dans le clan, Panoriel lui adressa ce regard furibond dont elle avait le secret, et qu’elle ne réservait qu’à lui. À croire qu’il était responsable de toutes les épreuves qu’elle avait traversées, de tous les écueils que le destin avait mis sur son chemin, et surtout des choix que Paiven et elle avaient fait jusqu’à présent. Pourtant, Harand ne lui en tenait pas rigueur. S’il ignorait pourquoi le frère et la sœur avaient quitté leur vie pour rejoindre le clan, il comprenait que ce changement radical pouvait perturber la jeune femme. Il ne commenta pas le regard, ni le ton sec qu’elle employa pour s’adresser à lui. Il ne releva même pas le manque flagrant de respect qu’elle manifestait à l’égard de son Archiviste – comment aurait-elle pu savoir comment se comporter face à lui, elle qui n’avait jamais connu que l’agitation des villes ? Les yeux de Panoriel trahissaient sa souffrance. Le moment était mal choisi pour une leçon sur les traditions dalatiennes.
Doucement, il s’approcha du bord de l’eau. L’herbe fraîche caressait ses pieds nus et un vent tiède se glissait dans ses cheveux. Il aurait aimé que Panoriel puisse elle aussi savourer ces sensations. La nature offrait tant de réconfort à ceux qui acceptaient de la laisser entrer dans leur vie. Ce simple paysage le rassérénait toujours.

« Je ne crains pas que tu dévoiles l’emplacement du camp, la détrompa-t-il après un instant de silence. C’est ta sécurité qui m’importe. »

Il se doutait qu’aucune parole de sa part n’arrangerait les choses, mais il pensait chaque mot. Si elle refusait de les écouter, au moins les entendrait-elle, et le temps finirait peut-être par lui faire comprendre ce qu’il voulait lui transmettre. Même si elle maudissait sa compassion et sa sagesse, peut-être le remercierait-elle un jour de n’avoir jamais manifesté d’impatience ni de colère. Il espérait, en tout cas, que sa souffrance disparaîtrait au fil des jours.
Si Paiven n’avait pas été là, Panoriel ne se serait jamais approchée des Dalatiens.  Harand estimait qu’ils avaient tous les deux leur place parmi eux. Plutôt que de s’entasser dans la crasse et la boue des bascloîtres, les Elvhens auraient mieux fait de se rassembler en clans, parmi les leurs. La vie des Shemlens n’avaient jamais été la leur. Pourquoi chercher à les copier, quand ils s’amusaient de la détresse de ceux qu’ils méprisaient ? Quelle joie pouvait-on tirer d’une vie de servitude et de misère, alors que le ciel et la terre s’offraient à eux ?

« Tu ne vas pas bien, et tu prétends qu’il en est ainsi depuis que tu as rejoint le clan, mais je pense que ta souffrance est plus ancienne que cela. Je ne prétends pas la comprendre ni savoir d’où elle provient. Il n’est pas dans mes habitudes de poser des questions, mais si tu souhaites en parler, je t’écouterai sans te juger. »

Il ponctua ses paroles d’un regard appuyé dans sa direction, guettant sa réaction. Panoriel détestait l’ingérence dans ses affaires – cela, Harand l’avait bien compris. Elle aurait pu le gifler pour avoir fait cette proposition, bien qu’un tel acte, sur l’Archiviste du clan, aurait immanquablement conduit à une discussion sérieuse sur la présence de la jeune femme parmi eux. Paiven avait parfaitement su s’adapter au clan. Il avait toujours rêvé d’appartenir à une communauté dalatienne et faisait tout pour s’intégrer de son mieux aux Varalasan. Le jeune homme s’acclimatait à cette vie nomade et aux anciennes traditions encore mieux qu’Elorill : cela lui était naturel, tout simplement. Pour sa sœur, en revanche…
Harand ramassa une pierre sur le sol et la jeta dans le lac, observant les ricochets qu’elle faisait à la surface de l’eau. Il avait lui-même passé quelques semaines dans les villes shems. Que pouvait-elle bien leur trouver ?
La pierre coula, et l’Archiviste poussa un long soupir. Peut-être Panoriel se sentirait-elle mieux après avoir creusé l’abcès une bonne fois pour toutes. Si elle vidait son sac, son esprit s’apaiserait sans doute – au moins pour la soirée, car l’acceptation de sa nouvelle vie prendrait sans doute bien plus de temps. Harand était néanmoins résolu à endurer un flot de récriminations, si cela pouvait alléger le cœur de la jeune femme.

« Tu as raison : nous sommes seuls. Alors allons-y ! Paiven est au campement avec Serani et Elorill, et hormis les hahls, personne ne nous entendra. C’est le moment idéal pour enfin me dire ce que tu as sur le cœur, ce que tu me reproches, et ce que tu attends. »

Il allait peut-être le regretter. Lui-même détestait parler de ses sentiments ; se confier à quelqu’un avait toujours été hors de question, même autrefois. Mais ce qu’il proposait à Panoriel, ce n’était pas d’évoquer calmement ce qu’elle ressentait : il lui offrait de crier, de hurler si elle en ressentait le besoin, jusqu’à ce que le vent emporte les restes de sa voix brisée. Alors, peut-être, elle rentrerait au campement, et dormirait sans cauchemars jusqu’au matin.

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