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 [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren

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Heren
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 29 Juin 2015 - 0:53


« Que le Créateur en soit témoin : j’accepte, monsieur, et je vous laisserai le soin de choisir vous-même cette tenue ainsi que les accessoires la composant…si je perds, bien entendu. »
Yver eut un sourire géné de cette phrase, de ce petit contact de l'index. Il se concentra et partit dans une imitation de l'efféminé de base.
Il sentit que la jeune femme n'en pouvait plus, elle n'arriverait pas à se retenir... il se laissa aller et ils éclatèrent de rire ensemble.
Ce rire lui faisait du bien : lui même se disait qu'il ne pourrait pas tenir longtemps et pu enfin relâcher la pression.
Cette communion de l'humour lui faisait un bien fou.
-Match... ha ha ha ha... nul...
Ni l'un ni l'autre ne réalisaient que ce fou-rire en duo attirait l'attention
-Ce... fut... un beau... duel ! Hoquetait le noble entre les rires.
Ils furent interrompus par Dame Thelvan qui, comme à son habitude, aux yeux d'Yver, s'y entendait pour gâcher le plaisir !
« Mais qu’ai-je fait?! » Avait protesté Dorianna.
« Je vois clairement dans votre petit jeu à tous les deux! Cesse d’agir en catin, Dorianna! »
Le regard d'Yver se durcit, le rire cessa aussitôt. Elle? Voir clair quelque part? Ça se saurait! De quel droit osait-elle se permettre de comparer sa fille à une marchande de charme? Même un parent n'a pas le droit de faire ça!

Heren fut interrompu par le fou-rire des 2 jeunes gens. "Yver ! Nom d'un chien ! As-tu perdu l'esprit ?" Pensait-il, tout en freinant la chute involontaire d'Albert.
Oui, il avait perdu l'esprit, d'une manière que tout être vivant aime le perdre. Mais là, il risquait de faire quelque chose qui trahirait ses origines véritables.
« Votre ami vient de s’attirer les foudres de ma charmante mère… »
Dit Albert au maître d'armes en se prenant la tête entre les mains.
-Non, Jeune Ser Albert. Apprenez une leçon de vie : la vie, c'est l'escrime, l'escrime, c'est la vie.
Il s'adressait à Albert, mais regardait Milah, qui compris sans peine qu'il s'adressait surtout à elle.
-On ne se jette pas, ou on ne jette pas un allié, sur un ennemi dont on ne sait rien. C'est là le meilleur moyen de subir de graves impairs. Cela s'applique au combat, comme au sein du Noble Jeu. Sous-estimer l'inconnu est souvent fatal.

Yver respira profondément, le regard n'était plus celui d'Angus, le gentil marchand, l'inventeur impétueux, mais bien celui du noble Yver de Kaflan, intense, cruel, sec, glacial comme un hiver sans fin.
Renaud Thelvan ne connaissait que trop bien le caractère d'Yver et son rapport à l'injustice. Dorianna n'avait rien fait de mal, et le jeune homme ne laisserait pas faire Dame Thelvan, quoiqu'il arrive.
Yver se disait qu'il devait calmer cette femme en douceur, mais elle le faisait sortir de ses gongs. Sa colère vibrait en lui lorsqu'il la foudroya du regard.
Ce regard, elle l'avait déjà vu, quelques années auparavant, derrière un autre masque, celui d'un noble fantaisiste, au comportement allant souvent en dehors des habitudes des cours, mais dont il était de notoriété publique qu'il était dangereux.
-Il n'y a aucune raison de s'emporter ainsi. Damoiselle Dorianna n'a pas eu le moindre comportement déshonorant, désobligeant ou contraire à la bienséance, et le rire n'est pas un interdit à la cour, loin de là.
Je vous demande humblement, Dame Thelvan, de bien vouloir lâcher cette jeune femme.


Il se maîtrisait encore, mais il sentait que ça ne durerait pas. Bien que sa voix était calme, il sentait poindre la colère et sa requête était déjà aux limites de l'ordre. Il risquait fortement de se trahir. Déjà, il venait de parler de la cour comme s'il la connaissait... ce qui était le cas, d'ailleurs.
Déjà, il avançait vers Dame Thelvan lentement, avec un pas mesuré, maîtrisé, issu d'années de cours de maintient.

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"L'existence vous pose un problème parce que vous croyez que l'humanité se divise entre les bons et les méchants. Vous vous trompez, bien sûr. Il n'y a toujours que des méchants. Mais certains sont dans des camps adverses."
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 29 Juin 2015 - 4:34


« Il n'y a aucune raison de s'emporter ainsi. Damoiselle Dorianna n'a pas eu le moindre comportement déshonorant, désobligeant ou contraire à la bienséance, et le rire n'est pas un interdit à la cour, loin de là. Je vous demande humblement, Dame Thelvan, de bien vouloir lâcher cette jeune femme. ». Angus avait parlé d’une voix qui avait perdu toute trace de joie et son regard, sa lueur taquine. Le jeune marchand s’était même mis en marche vers la mère de Dorianna. Cette dernière, si elle s’était retrouvée à la place de sa mère, aurait été intimidée par ce regard. Néanmoins, cela ne semblait pas impressionner l’épouse de Renaud Thelvan; elle avait connu un regard semblable de la part d’un noble et ce n’était pas celui d’un simple marchand qui lui ferait peur; elle était ici chez elle, dans sa demeure et lui, cet Angus, qu’un invité de maître Heren.

Sentant que les choses allaient s’envenimer rapidement, le Seigneur de Montfort s’exprima d’une voix forte et autoritaire qu’il utilisait si rarement qu’elle aurait beaucoup plus d’impact sur son épouse : « Marguerite, laissez-moi gérer cette situation avec Dorianna, seul! Albert, ta leçon est terminée! Maître Heren, occupez-vous de votre ami! Milah, Isabella et Clara, suivez votre mère! ». La femme de Renaud Thelvan, qui tenait toujours fermement le bras de son ainée, ouvrit la bouche pour protester, mais son époux fut plus rapide : « Je vous rappelle que c’est mon nom que cette enfant porte! N’allez pas croire que je vais laisser passer le risque de voir ce nom déshonoré! ». Le Seigneur de Montfort était si convaincant que Dorianna retint son souffle; allait-il la punir, chose qu’il n’avait jamais faite dans sa vie? Quoiqu’il en était, tous s’exécutèrent, un à un, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’Angus, Heren, Renaud et Dorianna dans la salle d’armes.

Dès que la porte fut close, le père de Dorianna demanda à avoir la clé et lorsque Heren la lui tendit, il se dirigea vers la porte pour la verrouiller. Afin de détendre l’atmosphère que cette altercation avait créée, la jeune noble dit, d’une voix timide : « Rappelez-moi de ne jamais vous offenser, monsieur. ». Levant les yeux vers le visage d’Angus qu’elle espérait voir se détendre à nouveau, Dorianna lui sourit tendrement et murmura un presque inaudible merci alors que son père revenait près d’eux. « Veuillez me pardonner pour cette mise en scène, mais connaissant mon épouse, j’ai bien peur qu’elle n’aurait fait qu’une bouchée de toi, au final, mon pauvre Yver! » s’exclama le Seigneur de Montfort en laissant un rire gras s’échapper de sa gorge; Renaud Thelvan ne se serait peut-être jamais aperçu de l’erreur monumentale qu’il venait de commettre si Dorianna n’avait pas immédiatement réagi : « Yver? ».

Si le ton utilisé par Renaud Thelvan n’avait pas été si familier avec celui qui prétendait être un humble marchand, Dorianna aurait cru à un simple lapsus, mais était-il réellement possible que le Seigneur de Montfort tutoie un homme qu’il avait rencontré moins d’une heure plus tôt? Alors que les pièces d’un casse-tête s’emboitaient dans l’esprit de Dorianna, la respiration de la jeune femme se faisait de plus en plus saccadée alors que l’expression de son visage demeurait terriblement neutre. Depuis sa rencontre avec Angus, plusieurs indices avaient tenté de lui faire comprendre que le jeune homme n’avait rien d’un roturier; tout était trop beau pour être vrai. Dorianna avait la tête qui tournait et avait l’impression qu’elle allait être malade d’un instant à un autre; son esprit travaillait si fort pour tenter d’oublier le prénom prononcé par son père, d’accepter que tout cela n’était qu’un malentendu et qu’Angus était le prénom qui devait être nommé. Malheureusement, cette nouvelle vérité était plus probable que la précédente et un seul élément pouvait jouer le rôle du juge de la vérité; le masque d’Angus. Sous ce masque devait normalement se trouver le visage brulé d’un jeune inventeur et non celui hautain d’un Baron.

La jeune noble retint sa respiration et s’approcha d’Angus afin de se positionner bien droite devant lui, à une si courte distance que tous deux auraient rougie, quelques instants plus tôt. Elle semblait détailler les parties du visage du jeune marchand qui étaient à découvert lorsque, tout à coup, d’un geste brusque qui ne laissa pas le temps à Angus de le bloquer, Dorianna leva une main vers son visage et accrocha ses doigts au masque qu’elle arracha. La réaction de la jeune femme fut instantanée et aurait probablement été la même si le visage d’Yver de Kaflan avait été celui d’Angus : Dorianna porta la main qui ne tenait pas le masque à sa bouche, pour couvrir un hoquet de stupeur, alors que ses yeux se remplissaient de larmes. Le jeune Baron était si beau que, bien malgré elle, Dorianna sentit son cœur s’emballer, mais malheureusement, les battements de ce dernier ne pouvaient effacer la douleur insupportable de la trahison qui brulait les veines de la jeune femme.

Machinalement, puisque réfléchir  n’était plus possible pour Dorianna, cette dernière se mit à reculer afin de s’éloigner de l’homme duquel elle avait cru être en train de tomber amoureuse. Celui qui se trouvait devant elle n’était pas Angus et c’était lui que son cœur désirait.

La réaction de sa fille était si intense que Renaud Thelvan fut complètement désemparé; il venait, par mégarde, de causer une souffrance si terrible à son enfant qu’à côté d’elle, les mauvais traitements de Dame Thevan paraissaient d’une douceur sans égale. Il tenta d’intervenir, mais Dorianna ne semblait plus être présente; elle ne réagissait pas à la voix de son père et continuait de reculer alors que bientôt, elle s’adosserait au mur…ce qui arriva…

Ainsi éloignée d’Angus, ou plutôt, d’Yver, Dorianna semblait voir la salle d’armes dans une perspective étirée, comme si le jeune homme se trouvait à des lieues de distance. Ce fut à ce moment seulement que les pièces du casse-tête, « Heren » et « Renaud », s’ajoutèrent à l’image de la vérité qui se complétait, petit à petit. Yver de Kaflan était un ami de son père, voire un fils pour ce dernier. Angus était l’ami de maître Heren. Heren enseignait l’escrime à Dorianna grâce à Yver qui faisait suite à une demande de Renaud Thelvan. Les trois hommes avaient menti à Dorianna.

La jeune femme aurait hurlé si ses entrailles n’avaient pas été tordues et elle aurait volontiers frappé l’un ou l’autre de ces messieurs. Elle tenait toujours le masque d’Angus et baissa soudainement les yeux vers celui-ci. Un sentiment de haine et de rage monta à sa gorge, si bien que, pendant quelques instants, Dorianna reprit le contrôle sur elle-même. « Des nobles sont morts pour avoir commis l'erreur de lui mentir… » cita la jeune noble avec une justesse à en glacer le sang. « Le Baron de Kaflan ne tolère pas les mensonges, c’est vous-même qui me l’avez dit, maître Heren… » poursuivit Dorianna alors que sa voix trahissait les sanglots qu’elle tentait d’étouffer, sans jamais lever les yeux vers les trois hommes. « Je vous faisais confiance » cracha-t-elle en éclatant en sanglots; tout ce qui était venu illuminer sa médiocre existence venait de disparaitre en fumée; elle ne serait jamais une guerrière, Angus était mort sous les traits d’un Baron qui avait la réputation d’être cruel et plus jamais elle ne pourrait faire confiance à son père…ni à personne d’autre…c’était une promesse… « Votre réputation vous honore, votre Seigneurie…Vous êtes un homme méprisable… » annonça Dorianna dès qu’elle put aligner les mots dans une phrase, de manière audible, alors que de sa main libre, elle tâtonnait le mur, à la recherche de la porte de la salle d’armes, oubliant que même si elle se trouvait près de la sortie, elle ne pourrait fuir cette situation; Renaud Thelvan avait verrouillé la porte à clé.

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Yver de Kaflan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 29 Juin 2015 - 7:07


Il était sur le point d'abattre sa colère sur cette femme, au risque de révler son identité, mais Renaud prit les devants. Enjoingnant le reste de la famille à sortir. Ne restait que Dorianna, Renaud et Heren.

Lorsque Renaud parla à Yver, il le désigna par son véritable prénom !
Il avait raison : sous cette forme roturière et cette fausse identité, il était en position de faiblesse. S'il était venu sous son identité véritable, Dame Thelvan aurait été en infériorité, sachant que la seule chose qui la maintiendrait en vie si elle fâchait Yver, c'était le fait qu'elle était l'épouse de Renaud et que le jeune noble s'était promis que sa famille n'aurait jamais rien à craindre de lui.
Yver fut estomaqué, son regard passa immédiatement à Dorianna qui répéta ce prénom, incrédule !

« Yver ? »

Elle aurait voulu mal entendre, cela se voyait à son magnifique visage maintenant frappé de stupeur et de tristesse.
Ce visage... Yver crut qu'il allait être terrassé par une crise cardiaque. Il était tétanisé, paralysé par le regard de celle qui, quelques minutes auparavant, riait de bon cœur avec lui en imaginant des gages ridicules ou charmants.

Elle avança vers lui et arracha son masque, dévoilant son visage intact, ne portant aucune blessure.
Dans les yeux du jeune homme, il n'y avait plus aucune colère, juste une tristesse à fendre l'âme.
Il n'avait même pas essayé de l'en empêcher. Il ne pouvait pas.
Il aurait voulu lui révéler qui il était en réalité, mais pas comme ça. Il rêvait de pouvoir le lui dire sur les toits, à la lueur des étoiles, à la brise d'une nuit tranquille... mais pas comme ça !
Un mal le saisit de plein fouet, un mal horrible, qui cisaillait le ventre, mettait les jambes en coton. Ses pensées n'existaient plus. Il ne pouvait que la regarder, désespéré, anéanti.
Il ne venait que de la rencontrer, mais son monde, en intégralité, se désagrégeait.
Depuis plus de 10 ans, il luttait pour conserver ses positions, avec inhumanité, défiance et méfiance, se jouant de tout au sein de la noblesse. Et là, devant le désarroi de cette jeune femme, il était impuissant, il n'était plus rien.
Il gagnait toujours, il ne cédait jamais, jouant son rôle pour s'en sortir dans un monde qui ne lui était pas destiné, un monde inutile, froid, obséquieux où le matériel primait sur tout. Seuls quelques uns valaient la peine en ce monde, pas assez pour le redorer. Il venait de rencontrer un ange qui lui avait fait réviser tout son jugement et il venait d'être damné !
Il ne souhaitait plus que mourir.

L'empathie d'Heren le fracassa. Il sentit la colère monter en Dorianna comme une vague, et ressentait en même temps l'effondrement de son ami. Jamais il ne le vit autant anéanti, même à la mort de son frère, même devant le désarroi de sa sœur de cœur.
« Des nobles sont morts pour avoir commis l'erreur de lui mentir… » Répéta-t-elle, glaciale. « Le Baron de Kaflan ne tolère pas les mensonges, c’est vous-même qui me l’avez dit, maître Heren…
…. Je vous faisais confiance »

Heren était impassible. Il lui avait dit la vérité, d'une certaine façon. Mais il ne dit rien : elle n'entendrait rien, rien de lui.
Une personne pouvait la raisonner. Il regarda Yver : Il était au centre de tout cela, il devait agir.

« Votre réputation vous honore, votre Seigneurie…Vous êtes un homme méprisable… »
La frappe verbale eut l'effet d'une lame dans le cœur du jeune noble.
Il se dirigea vers un mur, loin de la jeune femme et s'assit, genoux relevé, bras appuyé.
Elle avait raison, après tout. Qu'était-il, au juste ? Un noble qui joue à se promener en pleine campagne sous une fausse identité pour pimenter sa vie si lourde et ennuyeuse. Quelqu'un qui voulait être quelqu'un d'autre, Un monstre tout juste capable détruire de jeunes femmes innocentes. Elle n'avait pas mérité cela. Il ne la méritait pas.

-Vous avez raison : je suis méprisable.
Il parlait d'une voix sans âme. Il n'en avait plus besoin, de toute façon. Il la regardait, il regardait au delà.
-Mais ne blâmez pas Heren, il n'y est pour rien. Je lui ai fait promettre de ne jamais révéler mon identité à quiconque, quoiqu'il arrive. Ce qu'il vous a dit, c'est ce que je lui demandé de dire si on posait des questions à mon sujet. Je suis le seul responsable de tout ce qu'il vous a dit.
Il ne démord jamais d'une promesse, et il m'a fait la promesse de toujours donner cette version de l'histoire d'Angus.

Il avait des nœuds dans la gorge, sa voix s'en ressentait.
-Depuis 11 ans, j'ai lutté pour tenir un rang qui ne m'était pas destiné. Tout ça parce que la Garde des Ombres a cru bon de recruter mon frère aîné. Créateur, pourquoi ils ne se sont pas perdus ce jour-là ?
Bloqué par ma charge, mes rares moments de liberté sont lorsque je deviens Angus ou lorsque je me calfeutre dans mon laboratoire.
Une liberté factice, mais c'est uniquement lorsque je suis Angus que je peux enfin être moi-même. Obligé de devenir un autre pour vivre, obligé de me cacher pour exister, car toute erreur de ma part se payera immédiatement.
Le Jeu n'est qu'un nom. En réalité, c'est une guerre, et elle est sans merci. Alors, je me suis adapté : ceux qui veulent la guerre, je ne les déçois pas et je la leur offre. Je suis devenu tout ce que je ne voulais pas être !
Alors, oui, je suis méprisable ! Incapable de me sortir de là, de tout plaquer, de finalement être moi-même sans fard..


Il marqua une pause, le cœur serré :
-Vous vous rappelez lorsque vous avez dit que vous rencontreriez le Baron de Kaflan pour le remercier. Vous l'avez fait : vous avez été vous-même, et vous m'avez fait passer les meilleures moments de ma vie.
J'aurai voulu vous le dire, mais en de meilleures circonstances...

Il plaça son visage entre ses bras croisés. Anéanti, il avait besoin d'être seul:
-Partez ! Tous ! J'ai un appareil à finir de monter ! Fichez le camp !
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 29 Juin 2015 - 15:59


« Vous avez raison : je suis méprisable. ». Cette voix, Dorianna l’entendit et la jugea digne d’attention; elle voulait entendre le plaidoyer de cet homme, entendre de quelle manière le fier Baron de Kaflan allait tenter de l’amadouer à nouveau. La réputation d’Yver n’était plus à faire, mais Renaud Thelvan avait toujours eu de bons mots pour le jeune homme; le pauvre Seigneur n’était qu’une victime de plus de la perfidie d’Yver! Dorianna ne voulait pas croire, malgré les pensées qui percutaient le mur de la raison, que son père ait souhaité la berner; il avait été un pion, stratégiquement bien utilisé par l’homme qui prenait plaisir à faire souffrir les gens qui contredisaient son autorité. Bien que Renaud Thelvan soit un ami, il avait menti au sujet de l’élève de maître Heren, à supposer que cette histoire d’entrainement ait été vrai, et sa femme, par sa seule existence, importunait le Baron. Utiliser Dorianna pour blesser une famille; cela avait été ingénieux. Avec tous ces éléments, la jeune femme était persuadée que le rôle même de Heren avait été orchestré; un maître d’armes de sa trempe, engagé par un noble à la fortune insuffisante pour se payer ses services, qui prend sous son aile une jeune femme rêveuse et naïve? Dorianna avait été berné dès le début, par sa propre naïveté et pour cela, elle était la seule véritable coupable de son malheur. Néanmoins, son orgueil blessé lui intimait de faire culpabiliser les trois hommes, de se venger de ces mensonges auxquels avait cru avec beaucoup trop de facilité; Dorianna avait été vulnérable et s’était révélé être un terrain de jeu intéressant pour des hommes malhonnêtes.

Le ton de voix utilisé par Yver de Kaflan fit frissonner la jeune femme; il n’était pas celui du défi, de l’homme fier de voir souffrir sa victime; c’était celui de l’homme sans espoir.  Pour la première fois depuis quelques instants, Dorianna se risqua à lever les yeux vers le jeune homme. La gamme d’émotions qui se livraient un combat sans merci dans tout son être ne s’était pas calmée, mais une petite voix suppliait la jeune femme de bien vouloir écouter ce qu’allait dire Yver et d’y chercher une quelconque source de réconfort; l’espoir survivait toujours, et ce, même dans les recoins les plus sombres de son cœur et son esprit.

« Mais ne blâmez pas Heren […]. ». Dorianna tourna les yeux vers le maître d’armes impassible à tout ce qui se passait dans la salle d’armes; la jeune noble l’aurait giflé pour voir apparaitre sur son visage le moindre signe de culpabilité, mais il n’en fut rien. Yver poursuivit en affirmant que Heren n’avait fait que répéter l’histoire qu’il avait promis de raconter. Qui était Dorianna pour être initié à un tel secret? Elle était la fille ainée de Dame Marguerite Thelvan, la femme que toute bonne famille noble évitait comme la peste, une des filles que cette dernière tentait de marier désespérément et dont la réputation ne devait pas être bien supérieure à celle de la femme ronde. Au moment où Heren avait raconté ces mensonges, rien ne pouvait prédire que cette dernière s’amouracherait du personnage d’Angus. Devait-elle le blâmer pour cela? En matière de secret, Dorianna en connaissait quelque chose et elle savait qu’entre de mauvaises mains, ceux-ci pouvaient devenir une arme. Maintenant, la jeune femme se sentait coupable d’en vouloir au maître d’armes; ce dernier avait été si bon avec elle et n’avait fait que garder le secret de son ami. Le père de Dorianna, Renaud Thelvan, avait agi de la même manière; il ne pouvait savoir que sa fille ainée tomberait amoureuse d’Angus et que la vérité la ferait souffrir.

Dorianna rapporta son attention sur le jeune Baron; elle entendait dans sa voix une profonde tristesse et ne cessait de se questionner sur la cause de cette souffrance; craignait-il de ne plus pouvoir abuser de nouvelles jeunes femmes comme il venait de le faire? Yver de Kaflan prit à nouveau la parole : « Depuis 11 ans […] je suis méprisable ! Incapable de me sortir de là, de tout plaquer, de finalement être moi-même sans fard… ». Les larmes coulaient sur les joues de Dorianna qui était silencieuse pendant tout le temps qu’avait parlé le jeune homme; Angus n’était pas mort pour faire vivre un Baron cruel, Angus et le Baron n’étaient qu’une seule et même personne, un homme dont la vie n’était pas celle dont il aurait rêvé, un homme qui devait utiliser un personnage pour être heureux, un  homme qui avait hérité de lourdes responsabilités. En quoi Yver de Kaflan était-il différent de Dorianna Thelvan? Tous deux rêvaient d’une autre vie, de s’éloigner du fardeau de la noblesse, d’être soi-même dans un monde où le port du masque était coutume. Le Baron n’était qu’une victime du Jeu; Dorianna sentit son cœur se soulever alors qu’une partie d’elle acceptait que dans cette souffrance qui l’habitait, seul son orgueil de femme avait été brisé.

Alors que plus tôt, Dorianna voulait voir Yver de Kaflan souffrir de s’être joué d’elle, autant que de le voir ainsi lui était insupportable. Elle avait cessé de chercher la porte de la salle d’armes de sa main libre et l’avait porté à son abdomen, comme si ce simple geste suffisait à contenir sa propre souffrance à l’intérieur d’elle. Volontairement ou non, le jeune Baron savait trouver les mots pour que celle qui se croyait victime de mensonges se sente maintenant comme la seule responsable de cette souffrance partagée : c’était Dorianna qui avait initié le jeu de la séduction alors que Yver, sous les traits d’Angus, n’était présent à Montfort que pour construire l’EMFEA, c’était elle qui, par curiosité, avait posé des questions sur Angus et sur le Baron de Kaflan à Heren, c’était son secret à elle qui avait déclencher cette série d’évènements, c’était par son comportement déplacé en présence de Dame Thelvan que Yver avait été contraint d’intervenir et que Renaud Thelvan, en tentant d’accommoder tout le monde, avait dévoiler la véritable identité d’Angus…

Portant le coup fatal, Yver, le cœur serré, dit : « Vous vous rappelez lorsque vous avez dit que vous rencontreriez le Baron de Kaflan pour le remercier. Vous l'avez fait : vous avez été vous-même, et vous m'avez fait passer les meilleurs moments de ma vie. J'aurai voulu vous le dire, mais en de meilleures circonstances... ». Une brève plainte, initiatique d’un nouveau flot de sanglots, s’immisça dans la gorge de la jeune femme. Si elle n’avait pas fortement réagi, ne dramatisant pas cette situation qui, dans les pages d’un livre, l’aurait fait glousser d’envie, Yver lui aurait révélé sa véritable identité, peut-être sous ce ciel étoilé, et seul le Créateur aurait été témoin de ce gage de confiance mutuel. En cet instant, Dorianna n’aurait souhaité qu’une chose : se jeter aux pieds du Baron de Kaflan pour le supplier de lui pardonner.

Le jeune homme cacha son visage entre ses bras; à cet instant, il n’avait rien du Baron cruel auquel Dorianna avait craché au visage : « Partez ! Tous ! J'ai un appareil à finir de monter ! Fichez le camp ! ». À ces mots, Renaud Thelvan, qui était demeuré en pleine possession de ses moyens qu’avec l’aide de maître Heren, se déplaça vers sa fille qui était toujours adossée au mur, à côté de la porte de la salle d’armes. « Dorianna, viens… » dit-il d’une voix faible dans laquelle il était possible d’entendre également le chagrin; la souffrance d’êtres aimés n’était jamais facile à supporter. Le Seigneur de Montfort saisit la jeune noble par les épaules en effectuant une légère pression pour la faire se déplacer vers la porte de la salle d’armes qu’il déverrouillerait. Dorianna ne voulait pas bouger et résistait à la poussée de son père; elle ne pouvait laisser Yver seul, pas ainsi! Renaud entreprit alors d’ouvrir la porte de la salle d’armes et lorsque ce fut chose faite, il revint vers Dorianna, cette fois, en usant de plus de force pour la faire sortir. Au moment où son père la poussait à l’extérieur de la salle d’armes, Dorianna hoqueta : « Pardon… » et ce fut le seul mot qu’elle répéta pendant tout le trajet qui séparait la salle d’armes à ses appartements. Heren fut le dernier à quitter les lieux, mais, à la demande de Renaud Thelvan, le jeune maître aida ce dernier à escorter la jeune femme à sa chambre.

***

« Vous avez bien mauvaise mine Renaud… » avait dit Dame Thelvan lorsque son époux avait rejoint leurs appartements. Le Seigneur de Montfort se laissa tomber sur le lit conjugal, auprès de sa femme qui vint le rejoindre. Persuadée que ce qui rendait l’homme roux de cette humeur était la réprimande sévère qu’il avait dû faire à Dorianna, la femme ronde poursuivit : « …Ne vous en voulez pas, mon cher, il n’est jamais facile d’éduquer des enfants et peu importe le choix de la méthode utilisée pour le faire, celle-ci sera toujours contestée…Vous me trouvez souvent beaucoup trop sévère, mais c’est cette sévérité qui a fait de nos enfants les êtres admirables qu’ils sont aujourd’hui…Dorianna vous ressemble beaucoup trop et si elle continue sur cette voie, elle souffrira… ». À ces mots, le Seigneur de Montfort ne put retenir les émotions qu’avaient suscitées les évènements précédents et se laissa consoler par la femme qui, d’une certaine manière, était la plus grande incomprise de tout Thédas.

***

Bien que la journée soit encore jeune, Dorianna, sans se changer, fut mise au lit par son père et maître Heren. Dans sa main se trouvait toujours le masque d’Angus…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 30 Juin 2015 - 7:00


-Pardon...

C'était ce qu'il avait entendu juste avant que les 3 protagonistes ne sortent. Cette voix, si belle, tellement triste, chargée d'un remord qui n'avait pas lieu d'être.
Yver aurait voulu réagir, se lever, mais aucun de ses muscles ne répondait. Il restait assis, rongé par sa propre culpabilité, prostré.
Son esprit entamait un long voyage intérieur terrible. Trop d'émotions d'un coup, trop de blessures, d'illusions déçues.
Tant de fois, il fut tenté de céder aux sirènes de l'inhumanité, tant et tant de fois, mais à chaque occasion qu'il avait de retrouver son laboratoire ou de sortir en roturier, il sentait renaitre une joie de vivre qu'il pensait perdre.

Mais là, il l'avait blessée! Et sous son apparence d'Angus, en plus. Il se sentait mal, ravagé. Jamais Angus n'avait fait cela, jamais il n'avait fait souffrir quelqu'un auquel il tenait. Il se sentait mal... elle lui avait demandé pardon... Pardon de quoi? Elle n'avait rien fait de mal. Elle n'était qu'une victime dans cette affaire... la victime d'un idiot de noble qui s'amusait à se prendre pour ce qu'il n'était pas!

Heren avait raccompagné Dorianna dans ses appartements avec Renaud Thelvan. Elle ne cessait de répéter le même mot. Ils la couchèrent et le maître d'armes constata qu'elle tenait toujours le masque d'Yver.
En fait, elle avait les mains crispées dessus, le lui reprendre serait impossible. Il jugea qu'il valait mieux le lui laisser.

En sortant des appartements, Heren sentait le désarroi de Renaud Thelvan.
-Ne vous inquiétez pas pour eux. Ils s'en remettront. Nous ne pourrons pas grand chose.
Je retourne à la salle d'armes m'occuper d'Yver et, je sais que cela vous mine, ne portez pas le poids d'une erreur d'attention. Vous n'aviez pas l'habitude de cette identité.


Ser Thelvan lui dit qu'il ferait préparer une chambre pour Yver et, sans réelle curiosité, s'enquit du pourquoi de ce déguisement. Heren lui expliqua comment, 4 ans auparavant, au décès de Gérald, le frère aîné d'Yver, dans les anderfels, naquit Angus: pour sauver une vie!
Mais Yver prit goût à cette identité qu'il assuma durant une année. Elle devint une drogue dont il avait besoin pour retrouver son équilibre et, dorénavant, trouver son inspiration inventive. Vu que sa charge de Baron l'empêchait d'être lui-même, Angus devint le véritable Yver.

Heren revint à la salle d'armes pour trouver Yver toujours assis:
-Je n'ai pas fini. Dehors!
-Si! Tu as fini! Maintenant, tu te lèves et tu vas t'étendre un peu!
-L'EMFEA...
-...attendra! Je peux faire sans pour l'instant! Tu te lèves et tu me suis ou je te flanque la dérouillée du siècle!
Yver rigola doucement:
-Leena déteint sur toi! Prends garde!
-Elle a son efficacité.

Le jeune noble marqua une pause:
-J'ai été un monstre, au final. C'est terminé. Plus jamais je ne redeviendrai Angus.
-Si, tu le redeviendras. Tu as trop besoin de lui.
-Je ne veux plus blesser de gens! Je ne veux plus voir ça! Je l'ai dupée... involontairement, de surcroit! Elle a cru en moi, en cette chose qui se prétendait juste marchand, nous avons plaisanté, rit...
-... et vous avez adoré ça. Tu n'as rien fait! Ni elle, non plus! Vous n'êtes que les victimes d'un malheureux concours de circonstances et vous êtes là, à vous lamenter en vous flagellant avec le fouet d'une culpabilité débile car injustifiée! Vous êtes des crétins, tous les deux!

Heren tendit la main vers son ami qui la regarda quelques instant avant de la saisir.
-J'ai été idiot.
-Non, mon vieux: tu es idiot! Mais ça se soigne!

Il mena Yver à sa chambre pour qu'il se remette et descendit profiter de la journée.
Le jeune noble se sentait toujours mal dans sa peau. Il s'en voulait toujours. La culpabilité le rongeait encore, mais elle insistait moins.

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 30 Juin 2015 - 12:59


Le soleil avait disparu derrière l’horizon depuis longtemps lorsque Dorianna ouvrit les yeux; un mal de crâne terrible lui donnait l’impression que sa tête exploserait d’un instant à un autre, elle sentait ses yeux gonflés par une surexploitation de glandes lacrymales et elle avait besoin de boire de l’eau. La jeune noble entreprit de sortir du lit et ce fut qu’à ce moment qu’elle s’aperçut qu’elle tenait toujours le masque d’Angus dans sa main. Cette dernière était engourdie et ses doigts ne répondirent pas immédiatement lorsqu’elle tenta de lâcher le masque. Ce long repos avait été bénéfique pour Dorianna; elle voyait plus clair dans les évènements de la journée pour lesquels elle s’était emportée, car oui, elle savait que s’il n’avait pas été de sa réaction démesurée, elle serait peut-être sur le toit du manoir aux côtés d’un Baron, certes, mais dont le cœur est celui d’un simple inventeur. Ainsi, la jeune noble n’était plus fâchée contre Yver de Kaflan, mais contre elle-même. Néanmoins, elle sentait toujours son cœur anéanti; jamais le Baron ne lui pardonnerait de lui avoir causé du chagrin, il était un homme puissant. Ainsi, c’était un chagrin d’amour qui subsistait à cette journée.

Dorianna, après avoir répondu à son besoin de boire, prépara de l’eau pour prendre un bain. L’heure tardive lui intima de ne pas la faire bouillir; ainsi, ce fut dans un bain d’eau glacial que la jeune noble s’immergea. L’eau froide remettait les idées en place et réveillait le corps.

Machinalement, après avoir asséché son corps, Dorianna entreprit de s’habiller. Se saisissant du pantalon d’entrainement, avec lequel elle avait dormi, la jeune femme l’enfila à nouveau. Elle hésita à remettre le soutien-gorge, offert par Heren, mais décida de le porter également. N’ayant plus en sa possession le tricot de peau, Dorianna enfila une large chemise de lin aux manches bouffantes. Afin de souligner sa taille, malgré cette chemise d’homme, la jeune femme prit le corset que Heren avait promis de déchirer, avec l’idée de le porter; maître Heren ne pouvait rien dire, elle n’allait pas s’entrainer. Pour compléter sa tenue, Dorianna enfila une paire de bottes de voyages et posa sur ses épaules un vieux manteau de voyage de son père; ce dernier lui avait donné en guise de déguisement. Elle dénicha également un large chapeau qu’elle plaça sur le dessus de sa tête, après avoir remonté ses cheveux afin de les dissimuler. La jeune noble observa pendant quelques instants son reflet dans le miroir, illuminée par la lueur de la Lune qui pénétrait dans ses appartements. Il manquait néanmoins un élément à son déguisement; Dorianna tourna la tête vers son lit, sur lequel, elle avait laissé le masque d’Angus…

Après avoir passé par-dessus sa tête un sac de voyage en bandoulière dans lequel se trouvait une bourse bien remplie ainsi que quelques accessoires purement féminins, Dorianna quitta ses appartements. Montfort était plongé dans le sommeil.

Ce n’était pas la première fois que Dorianna Thelvan quittait sa chambre en pleine nuit, mais c’était la première fois qu’elle n’avait pas prévu y revenir avant le lever du jour. Tel un voleur dans la nuit, la jeune femme se déplaça dans les différents couloirs du manoir qui la menaient…à la salle d’armes. Le seul accessoire qui lui manquait était une arme. La jeune femme monta à l’étage sans rencontrer nulle âme qui vive et se retrouva bien rapidement devant la lourde porte de bois. Ses entrailles se tordirent alors qu’elle se remémorait les évènements de la journée, mais motivée par l’aventure qu’elle s’apprêtait à vivre, Dorianna poussa la porte qui n’était pas verrouillée. L’heure était tardive et cette salle, probablement vide.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 30 Juin 2015 - 15:49


Le soleil s'apprêtait à se coucher lorsque Yver s'éveilla. Il avait mal dormi, toujours frappé par un remord désagréable, bien que moins féroce.
Heren avait porté un plateau de fruit, du pain et du fromage. Yver eu un sourire : ça, c'était un pote !

Après s'être restauré et débarbouillé, il décida de se changer les idées. Sa tête était empli de la jeune femme. Des images se succédait dans son esprit, il revoyait le regard affolé de Dorianna, son rire, ses larmes, son air hautain lors de sa fausse colère, l'incrédulité effrayante lorsqu'elle ôta son masque, son sourire lorsqu'elle le défia à la lutte...
Toutes ses images pèle-mèle lui embrouillait le cerveau. Son cœur battait plus fort que la normale. Il devait penser à autre chose, et vite.
Il se rhabilla rapidement, emballa les victuailles. C'était décidé : il finirait l'EMFEA, ça lui changerait les idées.

La nuit s'écoulait tandis qu'Yver tendait les cables, reliait les poulies, dressait les fracasseurs, les mannequins. Un travail acharné pour une structure colossale : les premières poutres n'étaient que le squelette, tous les mobiles étaient les muscles de l'engin. Mannequins rotatifs, poutres basculantes, contrepoids, tout s'assemblait. L'EMFEA prenait forme, devenait opérationnel. Dorianna aurait de quoi s'amuser avec cet engin... enfin... s'amuser... faut le dire vite : Heren allait l'épuiser, tant physiquement que moralement.
Le cœur d'Yver se serra en repensant à la jeune noble. Il s'en voulait encore.

Alors qu'il réfléchissait, il entendit des pas légers dans le couloir. D'instinct, il éteignit la lampe à huile. Qui cela pouvait-il bien être ? Les Thelvan et les serviteurs dormaient, à cette heure. Heren ? Impossible : jamais Yver ne l'aurait entendu. Un visiteur nocturne ?
Yver prit son arbalète et l'arma. Les pas se rapprochaient, la personne marchait doucement.
Le Baron se cacha derrière le battant qui s'ouvrait, une personne entra dans la salle d'arme. Les fenêtre découpaient une silhouette plus petite qu'Yver... à peu près la même taille qu'Heren mais... une femme ?

Aucun doute possible, c'était elle. Le cœur d'Yver battait la chamade. Il l'aurait reconnue même dans l'obscurité la plus totale. Le même parfum, les mêmes gestes, la même chevelure en contrejour. Il cessa d'épauler son arme.
Que faisait-elle ici ? Elle semblait chercher quelque chose.

Il chercha quelque chose à dire... au moins un brin d'humour... Ca détendait, l'humour
-Euh... Bonjour... C'est tout ce qui sortit, quelque peu timide, de sa bouche.
Bravo ! Grandiose ! D'ici, on entendait Val Rayeux éclater de rire à cette magnifique prestation. On avait surement fait pire, mais là, il ne voyait pas où.

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 30 Juin 2015 - 23:44


La salle d’armes était silencieuse, tout comme l’avait imaginé Dorianna. La seule source de lumière provenait des rayons de Lune, mais c’était suffisant; la jeune femme venait de parcourir la moitié du manoir dans l’obscurité. Lançant un regard à l’EMFEA, Dorianna remarqua que le Baron y avait travaillé, comme il l’avait dit juste avant qu’elle quitte la salle d’armes. Prenant une profonde inspiration afin de ne pas se laisser aller, à nouveau, à un flot de larmes, alors qu’elle revoyait les évènements de la journée (aussi positifs que négatifs) se succéder à une vitesse folle dans son esprit, Dorianna dirigea ses pas directement vers l’endroit où devait normalement se trouver le râtelier contenant les véritables armes.

Dorianna allait fuir Montfort. Avec ce déguisement, elle n’attirerait pas l’attention et une arme lui servirait de protection; une femme voyageant seule se devait d’être armée. Elle prendrait un cheval, le scellerait elle-même et chevaucherait en suivant les étoiles. Sa bourse était pleine; elle n’avait besoin de rien d’autre. Sa fuite allait lui permettre de laisser derrière elle cette vie qui ne pouvait la rendre heureuse. Pendant un trop bref moment, elle avait été heureuse; heureuse auprès d’un jeune homme qui la faisait rire, était joueur comme elle, qui était intelligent et dont la beauté du cœur semblait surpasser toutes celles du corps. Néanmoins, Yver de Kaflan avait dévoilé un visage parfait qui devait avoir été sculpté par le Créateur en personne.

La jeune noble secoua la tête; penser à Yver lui faisait perdre de vu la raison de sa présence dans la salle d’armes et la replongeait dans des émotions encore trop vives. Alors que Dorianna se saisissait d’une épée courte et de son fourreau, et qu’elle entreprenait de l’attacher à sa taille, une voix brisa le silence de la nuit. C’était lui. Dans ses veines, la jeune femme eut l’impression de sentir son sang bouillir alors que son cœur recommençait cette danse agréable, symptôme de l’amour. Le geste de Dorianna s’était figé; devait-elle répondre, se retourner vers lui, l’ignorer, prendre ses jambes à son cou? Réfléchissant rapidement, la jeune femme répondit une citation qu’elle avait un jour entendue lors d’un échange entre deux vieillards de Montfort : « Qu’entendez-vous par là ? Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c’est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou encore que c’est une journée où il faut être bon ? ». Elle eut un sourire qui, malgré cette tentative d’humour, était triste; Yver de Kaflan possédait-il l’humour d’Angus ou cela faisait-il partie du déguisement?  Dorianna enchaina alors : « Je ne vous dérangerai pas plus longtemps… » commença-t-elle en faisant demi-tour. « …j’ai tout ce…QUE FAITES-VOUS AVEC CELA ?! » s’exclama-t-elle en apercevant le reflet de l’arbalète d’Yver. Aussitôt, la jeune femme tira l’épée courte de son fourreau et la leva devant elle; c’était la seule étape du combat qu’elle maîtrisait. Derrière le masque d’Angus que Dorianna portait, son regard était effrayé, d’une part parce qu’en une fraction de seconde elle avait vu sa vie défiler devant ses yeux et d’une autre parce qu’elle venait de réaliser qu’elle avait levé une épée dans la direction du Baron de Kaflan et que ce geste était un terrible affront, et ce, même si le jeune homme souhaitait lui transpercer le cœur d’un carreau d’arbalète.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mer 1 Juil 2015 - 5:58



« Qu’entendez-vous par là ? Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c’est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou encore que c’est une journée où il faut être bon ? »
Yver pouffa à cette blague. Un instant, un court instant, il avait espéré que la jeune femme avait repris du poil de la bête et retrouvé de sa bonne humeur naturelle. Hélas, Il déchanta vite.
Il observait Dorianna. Que faisait-elle debout à cette heure? N'arrivait-elle pas, tout comme lui, à trouver le sommeil? Et pourquoi était-elle vêtue ainsi? Elle donnait l'impression d'aller en voyage à l'insu de toute la maisonnée.
Le cœur d'Yver battait la chamade. A chaque fois qu'il pensait à elle, ça recommençait. Mais là, ce n'était pas une pensée, elle était là, face à lui. Il était pris entre 2 feux, ne sachant que faire.
Elle avait répondu avec un humour étrange. Le Baron pouvait comprendre et ne pouvait que compatir en repensant à ce qu'il s'était passé tout à l'heure, toute cette journée.
« Je ne vous dérangerai pas plus longtemps… » Elle s'était retournée face à lui et s'était exclamée. « …j’ai tout ce…QUE FAITES-VOUS AVEC CELA ?! »

Elle observait son arbalète et avait dégainé. Était-ce ainsi qu'elle le voyait, dorénavant? Un danger? Un éclat triste apparu dans les yeux d'Yver à cette pensée. Il était devenu cela, pour elle: un monstre dont il faut se méfier.
Il observa l'épée et inclina l'arbalète vers le sol, désengageant ainsi le carreau qui toucha terre en un bruit mat.

Il s'avança vers la jeune femme.
-A votre première question, Je dirai... voyons... au hasard... que je souhaitais, d'une magnifique voix des plus assurées, le bonjour. On admirera l'estime de ma voix, certes magnifique, mais assurée, j'en doute. lança-t-il, essayant de donner l'illusion de bonne humeur. Il aurait volontiers ri, heureux de revoir une Dorianna ayant retrouvé son entrain, mais, hélas, cette lame tirée lui démontrait que ce n'était pas le cas. La peur était dans les yeux de Dorianna. Il avait le sentiment d'avoir tué quelque chose de beau en elle. Son sourire qui s'effaça. A votre deuxième question, je dirai que j'effraie, bien malgré moi et à mon plus grand regret, une jeune femme qui a déjà suffisamment souffert par ma faute.

Il était si près d'elle que la pointe de l'épée courte de Dorianna lui touchait le torse.
-Si j'étais un tant soi peu suspicieux... c'est juste un effet de style: je suis suspicieux. Qui ne l'est pas, dans les cours, est un homme mort. Bref, si j'étais suspicieux, je me poserai la question: que fait une jeune femme noble dans une salle d'arme à cette heure tardive vêtue comme si elle partait en voyage, sac compris? Et pourquoi vient-elle y prendre une arme?
Il eu un rire discret.
-On s'imagine n'importe quoi, quand on est suspicieux, n'est-ce pas? Au regard des éléments présentés, je dirai que vous vous apprêtez à fuguer. Seulement, il y a un souci dans cela: moi.

Il était horrifié par ce qu'il venait de déduire, mais il décida d'en sourire et parla d'un ton plus léger.
-Je me fais peut-être des idées? Ou ai-je raison? Si c'est le cas, Dorianna, je suis au regret de vous annoncer que vous devrez me tuer car il est hors de question que je vous laisse vous mettre en danger dans une escapade suicidaire: vous n'avez pas d'armure, vous savez à peine tenir une arme par le bon bout, la seule chose que vous n'ayez tué de votre vie, c'est le temps et, pour votre plus grand malheur, vous êtes la plus belle femme qu'il m'ait été donné de rencontrer. Autant dire: dehors, passé les limites de Montfort, vous êtes une proie, incapable de se défendre, qui plus est.

Hélas, sa voix s'aggravait au fur et à mesure qu'il parlait. Il faisait un effort considérable pour demeurer détendu, mais cette arme tirée, cette pointe contre lui faisait bien plus mal que si elle l'avait perforé. Il faisait peur à Dorianna, cela se voyait. Et cela le replongea dans cette image de la jeune femme affolée, se sentant trahie de tous.
Il ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose, là dehors. Il s'inquiétait pour elle.
Une part de lui espérait qu'elle se soit vêtue ainsi pour une autre raison mais, franchement, pourquoi? Aucune autre raison ne pouvait coller.

Il plongea son regard dans celui de la jeune femme. il saisit la pointe de la lame et la descendit sous la cage thoracique, légèrement à gauche.
-Le cœur, c'est là. Dit-il avec détermination. Cela était clair, pour lui. Si elle voulait réellement s'enfuir et il lui faudrait marcher sur le cadavre d'Yver pour pouvoir quitter Montfort.
Il était hors de question qu'il la laisse se mettre en danger. Il se demandait simplement si elle ressentait encore quelque chose à son égard, une quelconque once d'estime, mais il commençait à en douter. Vu ce qu'il lui avait fait subir, cela aurait été étonnant.
Dans ses yeux brillait encore une petite flamme, vacillante devant la peur qu'il suscitait. Mais il espérait déclencher quelque chose. Il espérait retrouver celle battre son cœur bien plus fort qu'il ne l'aurait jamais imaginé.

Il eu un sourire, se focalisant sur les bons moments qu'il avait passé avec Dorianna... un sourire franc, sans aucune tristesse. Il voulait retrouver celle dont il se prit d'une bien plus grande affection qu'il ne se serait jamais cru capable. Il se demandait même si, au stade où il en était, "affection" était le mot juste... plus il la regardait, essayant de retrouver celle qu'il avait perdu, plus il se disait que "affection" était un mot faible, trop faible.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Jeu 2 Juil 2015 - 0:28


Lorsque Yver de Kaflan baissa son arbalète vers le sol et laissa le carreau tomber mollement au sol, Dorianna eut envie de baisser sa garde, mais elle était pétrifiée, non pas de peur, mais par la seule présence de cet homme. Elle ne savait plus comment réagir en sa présence; devait-elle revenir vers ces émotions qui étaient encore vives et tenter de se faire pardonner du Baron, devait-elle, par orgueil, lui faire comprendre que discuter était inutile ou devait-elle laisser son cœur prendre le contrôle de son esprit et oublier la peine qu’ils avaient tous deux vécue? Cette dernière option était plus tentante que toutes les autres, mais également plus difficile; Dorianna voulait retrouver le bonheur qu’elle avait partagé avec Angus et non les conséquences de celui-ci avec Yver.

Le jeune Baron avait quitté le recoin plus sombre duquel il avait surpris Dorianna et approchait maintenant vers elle; la jeune femme sentit ses oreilles bourdonner alors que son rythme cardiaque augmentait à chacun des pas du Baron. « À votre première question, je dirai... voyons... au hasard... que je souhaitais, d'une magnifique voix des plus assurées, le bonjour. On admirera l'estime de ma voix, certes magnifique, mais assurée, j'en doute. ». Le ton utilisé par Yver se voulait joyeux, mais Dorianna pouvait deviner qu’il n’en était pas réellement; le jeune homme regardait la lame tirée de la jeune femme avec une lueur triste dans le regard; le reflet de Lune permettait à Dorianna de le voir. Elle voulait lui sourire et baisser sa lame, mais elle ne le fit pas. « À votre deuxième question, je dirai que j'effraie, bien malgré moi et à mon plus grand regret, une jeune femme qui a déjà suffisamment souffert par ma faute. ». Yver parlait de la souffrance de Dorianna, mais n’avait-il pas été celui qui avait le plus souffert? N’était-ce pas elle qui lui avait craché au visage son mépris, sa haine, sa colère du moment? En vérité, tout comme l’avait pensé Heren, les deux jeunes gens étaient idiots de prendre sur eux, chacun de leur côté, le blâme de ce malentendu qui avait dégénéré.

Le jeune homme cessa d’avancer lorsque la lame tirée de Dorianna se posa contre son torse. Si cette dernière affichait toujours un regard effrayé, c’était maintenant par crainte de voir le Baron s’empaler lui-même sur son épée courte. « […] que fait une jeune femme noble dans une salle d'armes à cette heure tardive vêtue comme si elle partait en voyage, sac compris? Et pourquoi vient-elle y prendre une arme? […] Au regard des éléments présentés, je dirai que vous vous apprêtez à fuguer. Seulement, il y a un souci dans cela: moi. ». À ces mots, Dorianna fronça les sourcils derrière le masque d’Angus; Yver était perspicace, mais pour quelle raison lui annonçait-il qu’il était un souci à son plan d’aventure? La jeune noble vit un sourire s’accrocher aux lèvres du jeune Baron et il poursuivit sur un ton léger que si tel était le désir de Dorianna, elle devrait le tuer. À cette pensée, un frisson parcourut l’échine de la jeune femme; aucune raison au monde ne pourrait être suffisamment puissante pour la pousser à tuer un homme. Alors qu’Yver énumérait les faiblesses du plan de Dorianna et que celle-ci sentait son orgueil en prendre un coup, il annonça, le plus naturellement du monde, qu’elle était la plus belle femme qu’il avait rencontrée. À ce moment, l’épée courte sembla devenir lourde, mais elle resta levée jusqu’à ce que le jeune homme la saisisse et la dirige vers son cœur.

Dès qu’Yver indiqua l’endroit où il fallait frapper si elle voulait fuir, Dorianna baissa sa lame et, sans détacher son regard de celui du jeune homme, elle entreprit de ranger l’épée dans son fourreau. « Vous êtes fou… » avait-elle alors murmuré d’un ton léger, apercevant le sourire franc d’Yver et ne pouvant lui en vouloir davantage; il la trouvait belle.

Dorianna fit un demi-tour sur elle-même pour être dos au jeune homme et avança d’un pas en levant les bras au ciel alors qu’un rugissement exaspéré s’échappait de sa bouche. Elle avait voulu fuir, c’était bien vrai, mais maintenant qu’elle avait l’impression que rien n’était mort complètement entre le Baron et elle, Dorianna ne souhaitait que rester. Posant ses mains sur ses hanches, toujours dos au jeune homme, Dorianna s’exclama : « Par votre faute, je devrai demander à maître Heren de travailler cette faiblesse… ». Elle n’avait pas spécifié de quelle faiblesse elle parlait, mais cela devait être évident qu’elle faisait référence au Baron lui-même.  

L’ainée Thelvan respira profondément : « Je ne voulais pas fuguer… » commença-t-elle en tournant la tête par-dessus son épaule afin de pouvoir regarder la silhouette d’Yver du coin de l’œil. « …je voulais fuir vers l’aventure… » Dorianna pouffa de rire. « …remarquez la nette différence qu’il y a entre ces deux gestes! Néanmoins, je dois avouer que suite à votre piètre confiance en mes capacités à me défendre, je ne suis plus certaine de vouloir partir… » avait-elle dit d’un ton qui se voulait légèrement offenser, mais dont il n’en était rien du tout; Yver n’avait rien dit de faux au sujet de sa vulnérabilité hors de Montfort.

« Quel dommage que j’aie hérité du caractère têtu de ma mère… » avait alors annoncé la jeune femme puis, sans laisser le temps au Baron de réagir, Dorianna prit ses jambes à son cou et couru vers la porte de la salle d’armes, qu’elle entrouvrit seulement pour lui permettre de passer. Lorsqu’elle fut à l’extérieur de la salle d’armes, la jeune femme ne ralentit pas et entreprit de descendre les escaliers si rapidement qu’elle avait l’impression de glisser sur ses talons. Malgré l’obscurité du manoir, Dorianna retrouvait son chemin et elle coupa court à sa course en passant par la porte des domestiques pour se retrouver à l’air libre. Elle était déterminée à rejoindre les écuries avant d’être rattrapée par le Baron de Kaflan, bien que cette perspective pouvait être plaisante. La jeune noble n’osait regarder derrière elle et seuls les battements de son cœur étaient audibles dans ses oreilles; peut-être était-elle poursuivie, peut-être ne l’était-elle pas…

Tout cela était un jeu, un nouveau défi; Dorianna désirait être pourchassée par Yver, en espérant ne pas être arrêtée par personne d'autre, mais elle n’hésiterait pas à prendre un cheval si l’opportunité se présentait…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Jeu 2 Juil 2015 - 6:11



« Vous êtes fou… »
Yver eut un petit rire à cette remarque de Dorianna quand elle rengaina son épée.
-On me le dit souvent. Des fois, je m'en remet.

Elle semblait retrouver sa bonne humeur. Il était étonné, agréablement. Il retrouvait cette frimousse qui l'avait charmé à un point qu'il ne pensait pas possible. Qu'elle lui avait manqué... horriblement manqué.
Elle tourna le dos pour pousser un cri puis expliqua qu'elle ne voulait pas fuguer, mais s'enfuir vers l'aventure!
Yver leva les yeux au ciel, faussement désespéré.
-La différence est flagrante, en effet... elle l'est tellement que, d'ici, je ne la vois pas!

Elle n'était plus certaine de vouloir partir. Yver eu un soupir rassuré. Il était arrivé à lui faire entendre raison. Elle avait retrouvé son caractère enjoué.
-Ma piètre confiance? J'ai confiance... dans le fait que vous alliez vous aventurer dans les ennuis. Fit-il avec une mine choquée.

« Quel dommage que j’aie hérité du caractère têtu de ma mère… »
Cette phrase le fit sursauter! Toute mention à Dame Thelvan provoquait des mini-crises de paralysie effrayées chez Yver. A croire que Dorianna le savait vu qu'elle profita du choc pour rapidement détaler!

Yver mit quelques secondes pour revenir à lui, Dorianna avait une bonne trentaine de mètres d'avance!
-La sale petite... Grinça le noble. Lâchant son arbalète, il se lança à sa poursuite!
Elle dévalait les escaliers et avait un étage d'avance quand il arriva au sommet de ceux-ci:
-Revenez immédiatement! Tenta-t-il dans la célèbre et inutile technique du cri chuchoté!

Il sortit du château et vit une ombre, surement elle, contourner l'édifice pour se ruer aux écuries.
Le souffle un peu entamé par cette descente rapide, il secoua la tête. Il avait envie de l'étrangler, cette petite... certes, Il ne l'admettait pas sur le coup, mais cette course-poursuite lui plaisait énormément.
-Rhhaaa! C'est pas vrai! Elle va me tuer... ou me faire tuer! Ça dépendra! Ragea-t-il à lui-même avant de continuer sa course vers les écuries à son tour.

Il entra dans les écuries et vit la jeune femme s'apprêter à passer les mors à un superbe cheval. Il lui fonça dessus, l'enserrant par la taille, la souleva de terre pour continuer sa course et s'écraser ensemble dans un tas de foin!

Profitant du fait qu'elle ne s'attendait pas à une telle attaque, il la plaqua sur le dos, les mains de part et d'autres de sa tête afin de l'empêcher de se débattre, la regardant droit dans les yeux.
-Vous... êtes... la pire... timbrée... que j'ai... jamais rencontré! Vous le... savez... ça? fit-il en essayant de reprendre son souffle.
Il n'en croyait pas un mot... ou peut-être si... en partie... il ne savait plus. Il observait le visage de Dorianna, les cheveux en bataille, mais qui formaient une magnifique couronne. Le temps sembla se figer, il se dit qu'elle était folle à lier, incroyablement belle, à enfermer dans un donjon et jeter la clé, mais c'était drôle, si le monde ne la tuait pas, il s'en chargerait, lui, ses yeux... Tout s'emmêlait dans sa tête. Il réalisa leur proximité que trop tard, lorsqu'il réalisa qu'il était en train de l'embrasser.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Jeu 2 Juil 2015 - 7:59


Dorianna était arrivée devant sa jument, le souffle court, et risqua un regard derrière elle; aucune trace d’Yver. Elle sentit un pincement au cœur en s’apercevant que le Baron ne l’avait finalement pas suivi; il ne lui restait donc qu’à fuir. Pendant sa course, le masque d’Angus avait glissé et il la gênait. La jeune noble décida donc de le lever sur le dessus de sa tête, mais de ne pas s’en départir; il lui serait utile pendant son voyage. Elle était en train de passer le mors à sa jument lorsqu’elle entendit des bruits de pas; un sourire illumina son visage malgré ce sentiment de fausse peur qui lui tordait les entrailles; son prédateur venait de la retrouver. Néanmoins, elle n’eut pas le temps de réaliser la vitesse à laquelle Yver arrivait, ni quelles étaient ses intentions, et lorsqu’il la souleva de terre pour poursuivre sa course jusqu’à ce qu’ils tombent tous deux dans un tas de foin, Dorianna poussa un petit cri de surprise alors que ses doigts lâchaient le mors de sa jument.

La jeune noble se retrouva rapidement étendue sur le dos, les mains retenues par Yver afin qu’elle ne puisse se débattre. Dans sa chute, Dorianna avait perdu le masque d’Angus ainsi que le chapeau sous lequel elle avait caché ses cheveux, libérant ceux-ci qui étaient encore humides du bain qu’elle avait pris plus tôt; elle y retrouverait de la paille pendant des jours! Elle tentait de reprendre son souffle, mais l’exercice était plus difficile; elle riait en même temps. « Vous... êtes... la pire... timbrée... que j'ai... jamais rencontrée! Vous le... savez... ça? ». Le Baron de Kaflan se trouvait au-dessus de Dorianna, le regardant droit dans les yeux; il était si beau et Dorianna reconnaissait dans son regard ce qui l’avait tant troublée chez Angus.

Le temps sembla ralentir alors que Dorianna voyait le visage d’Yver approcher du sien. Son cœur battait si fort qu’elle avait la sensation qu’il sortirait de sa poitrine pour rejoindre celui du Baron. Il s’approchait toujours et lorsque la jeune noble ferma les paupières, elle sentit les lèvres d’Yver se poser sur les siennes. Une explosion  de papillons secoua son ventre alors qu’un frisson agréable parcourait son corps en entier. Si Dorianna avait souvent imaginé la sensation d’un baiser en lisant des histoires d’amour, jamais elle n’avait imaginé que cela pouvait être si agréable. Yver l’embrassait tendrement et jamais elle n’aurait voulu que ce baiser prenne fin. Malheureusement pour la jeune femme, toute bonne chose avait une fin et lorsqu’elle sentit les lèvres du Baron s’éloigner légèrement des siennes, Dorianna ouvrit lentement les yeux et s’aperçut que ceux-ci s’étaient remplis de larmes. Elle aurait voulu retenir le Baron, mais ce dernier tenait toujours ses mains, l’empêchant de bouger.

La respiration de Dorianna était toujours saccadée, mais la cause n’était plus la poursuite dans le manoir des Thelvan. « J’ai cru que vous ne m’empêcheriez pas de partir… » murmura-t-elle en repensant à l’instant qui précéda l’arrivée fracassante d’Yver dans les écuries. « J’ai un nouveau défi pour vous… » commença-t-elle, toujours dans un murmure. « ...chaque fois que l’idée de m’embrasser traversera votre esprit… », Dorianna se mit à rougir, « …vous devrez le faire… », la jeune femme se mordit la lèvre avant de poursuivre : « …mais les règles pour le faire sont les suivantes : vous devrez m’embrasser dans les plus brefs délais, et ce, à l’insu de tous… », Dorianna eut un rire et conclut en disant : « …ainsi, vous devrez user d’imagination pour que nous puissions nous retrouver, seuls… ». La jeune noble n’espérait qu’une chose de ce défi : que l’idée de l’embrasser traverse l’esprit du Baron de Kaflan aussi souvent qu’il était possible de le faire…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 3 Juil 2015 - 7:05



Yver savourait chaque moment de ce baiser. Il était saisi par une force irrésistible qui l'attirait vers Dorianna, une force à laquelle il se plaisait de s'abandonner.
Jamais il n'avait ressenti une telle attirance.
Quand leurs lèvres se séparèrent, il rouvrit les yeux pour la regarder. Elle semblait plus belle, plus attirante à chaque seconde. Dorianna était spéciale. Il ne la connaissait que depuis une journée... qui avait tourné au cauchemar, de surcroit, et pourtant, il lui semblait la connaitre depuis toujours.
Yver n'était pourtant pas novice, il avait vécu des amourettes et autres, mais là, il avait un sentiment étrange de première fois.

Dorianna semblait avoir apprécié également. Elle le regardait, elle aussi, avec cette lueur magnifique, presque magique dans les yeux.
« J’ai cru que vous ne m’empêcheriez pas de partir… »
Il eu un sourire. Ne pas l'empêcher de partir? Il eu un léger regard étonné et lui sourit. Laisser s'enfuir comme cela Dorianna, alors qu'il venait à peine de la retrouver? Jamais de la vie!

« J’ai un nouveau défi pour vous… chaque fois que l’idée de m’embrasser traversera votre esprit… vous devrez le faire… »
Ca, c'était un défi qui lui plaisait plus que tout. Dorianna se mordit la lèvre. Yver lui trouvait une sensualité naturelle qui ne laissait pas le jeune noble indifférent, loin de là avant de poursuivre : « …mais les règles pour le faire sont les suivantes : vous devrez m’embrasser dans les plus brefs délais, et ce, à l’insu de tous… ainsi, vous devrez user d’imagination pour que nous puissions nous retrouver, seuls… » Conclu-t-elle dans un rire.

Yver réalisa à quel point leurs respirations étaient synchrones, que leurs cœurs battaient à l'unisson. Il lâcha les mains de la jeune femme et lui caressa la joue du bout des doigts.
-J'aurai été vraiment le dernier des imbéciles si j'avais laissé s'échapper la plus merveilleuse petite peste que j'ai eu la chance de rencontrer.
Il fut de nouveau attiré. Sa main caressait maintenant les cheveux soyeux, encore mouillés de Dorianna.
-En plus, vous vous seriez enrhumée, à sortir comme ça. Ajouta-t-il avec un rire léger.
Son coeur battait de plus en plus fort, leurs lévres n'étaient plus qu'à quelques centimètres, il ressentait son souffle.
-Défi accepté! Dit-il avec un petit clin d’œil avant de l'embrasser à nouveau, avec plus de passion, la serrant dans ses bras, caressant les épaules, la nuque si douce de la jeune femme.
Il aurait voulu que la nuit ne s'achève jamais, hélas, il savait qu'il faudrait bientôt retourner au manoir et faire comme si de rien n'était: l'aube allait commencer à poindre et les premiers serviteurs commenceraient à se réveiller.
-Il va falloir rentrer. Dit-il dans un souffle lorsque leurs lèvres se séparèrent de nouveau. Dorianna pouvait sentir une légère pointe de regret dans sa joie: il aurait voulu pouvoir rester ici, avec elle, à la cajoler, la serrer dans ses bras et la couvrir de baisers.
-Le temps est un voyageur qui continue sa route sans se soucier des autres.
Il réalisa qu'il ne pouvait plus se passer d'elle. Elle avait été effrayée par sa réputation exagérée, il avait compris pourquoi il avait été anéanti lorsqu'elle le traita d'être méprisable, alors qu'il avait entendu tant de fois la même chose et que cela ne l'affectait jamais, voir qu'il en riait.
Il avait compris, à ce moment-là, qu'elle était devenue le centre de son univers. Il avait compris, à ce moment de désespoir, qu'il était tombé amoureux de Dorianna.



Heren eu un sourire, préférant les laisser seuls. Il sortait de sa chambre lorsqu'il entendit la course dans les escaliers, légère, discrète. Il les avaient suivi, se doutant de quelque chose, mais voulant s'assurer que personne d'autre ne s'en douterait.
Il sortit de l'écurie sans que les 2 amants ne se doutent une seule seconde de sa présence et retourna près du corps inanimé du palefrenier.
-Que les Faiseurs posent un regard bienveillant sur vous. Murmura-t-il en pensant à Yver et Dorianna. Il regarda Barthélémy à terre et jongla avec un dard de sarbacane moucheté.
Désolé, l'ami, mais tu te réveillais au mauvais moment. Tu auras mal au crâne dans quelques heures, mais ça ira mieux après. Je te reconduit dans ton lit.
Il souleva Barthélémy et le ramena dans sa chambre.
-T'auras l'impression d'avoir rêvé, c'est mieux pour tout le monde.
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Sam 4 Juil 2015 - 18:17


Lorsque Dorianna sentit ses mains libres de mouvement, elle eut l’idée de repousser le Baron afin de prendre l’avantage sur lui et lui faire payer de l’avoir empêché de réaliser son plan d’évasion de la plus terrible des manières; la jeune noble s’imaginait déjà lui faire manger du foin en s’époumonant d’un rire diabolique lorsqu’elle sentit les doigts d’Yver caresser sa joue. Une nouvelle chaleur se rependit dans le corps entier de la jeune femme qui ne pouvait que remercier le Créateur, intérieurement, de lui avoir fait croiser le destin du Baron de Kaflan. « J'aurai été vraiment le dernier des imbéciles si j'avais laissé s'échapper la plus merveilleuse petite peste que j'ai eu la chance de rencontrer. ». Dorianna eut un rire discret : « Moi? Une peste? Vous devez me confondre avec une autre jeune femme... ». Le Baron se mit à caresser les cheveux humides de la jeune femme et ajouta qu’elle se serait enrhumée. Un rhume aurait été le dernier des soucis de Dorianna si elle était partie réellement, seule et croyant qu’une bourse pleine réglait tout. Yver approcha à nouveau son visage de celui de Dorianna; était-il possible de mourir si le cœur battait si rapidement? Acceptant le nouveau défi de la jeune femme, le Baron déposa ses lèvres sur les siennes, mais cette fois, avec une passion qui fit frémir Dorianna. Alors qu’Yver la serrait dans ses bras tout en caressant ses épaules et sa nuque, cette dernière avait passé ses bras autour du cou du jeune homme, le serrant contre elle si fort que s’il avait été possible de fusionner leurs deux poitrines, ils se seraient relevés du tas de foin siamois.

La nuit s’apprêtait à laisser sa place au jour, mais la notion de temps n’existait plus pour Dorianna; elle serait restée toute sa vie ainsi étendue, dans les bras du jeune Baron. La passion de ce baiser avait réussi à faire perdre la tête à Dorianna et s’il n’avait pas pris fin par la bonne volonté d’Yver, la jeune femme se serait très certainement laissé aller à des pulsions inconnues qu’elle aurait peut-être regrettées (ou pas) plus tard. « Il va falloir rentrer. » avait alors soufflé le jeune homme avec une légère pointe de regret dans la voix. « Le temps est un voyageur qui continue sa route sans se soucier des autres. » avait poursuivi Yver. « Il n’en tient qu’à ces autres de décider s’ils doivent accompagner le temps dans son voyage ou l’ignorer… » avait répondu la jeune noble, du tac au tac, sans réfléchir à savoir si cette phrase avait du sens ou non.

La jeune Thelvan détourna les yeux du visage de l’homme dont elle pouvait dorénavant se dire amoureuse pour regarder les dernières lueurs de la nuit. Prenant conscience que la nuit avait passé sans être remarquée par les deux jeunes nobles, Dorianna écarquilla soudainement les yeux. « Heren! » S’exclama-t-elle en repoussant le Baron alors qu’elle redressait le haut de son corps. « Il doit m’attendre au pied de mon lit! » avait-elle ajouté pour elle-même sans s’apercevoir que cette phrase pouvait paraitre étrange, alors qu’elle se relevait du tas de foin. Dorianna avait baissé les yeux vers Yver et sans crier gare, elle s’était jetée sur lui, mais dans un but tout autre que celui auquel les circonstances pouvaient laisser présager; elle venait d’apercevoir le masque d’Angus et se souvenait qu’il était un élément important pour le Baron, une fois le soleil levé. Ainsi, à califourchon sur les jambes d’Yver, Dorianna s’étira afin de se saisir du masque. Dès qu’elle sentit ses doigts se refermer sur celui-ci, elle se redressa pour faire face au jeune homme, oubliant toutefois son chapeau dans le foin. Si Dame Thelvan, ou tout autre être humain de Montfort, devait passer par les écuries à ce moment précis, la réputation de la jeune femme ne serait plus très chaste, mais il n’y avait pourtant aucune arrière-pensée dans le geste de Dorianna; réalisait-elle seulement ce qu’elle était en train de faire? Quoiqu’il en fût, la jeune femme, d’un mouvement rapide, posa le masque d’Angus sur le visage d’Yver. Ce ne fut qu’à ce moment que l’énervement dont elle faisait preuve depuis quelques secondes sembla se calmer. « Vous m’avez manqué, monsieur… » dit Dorianna d’une petite voix en adressant un sourire au jeune homme. Ce moment calme fut bref et la jeune noble, dès qu’elle fut sur ses pieds, après s’être relevée, annonça : « J’ose espérer que, malgré les évènements de la journée, vous n’avez pas configuré votre EMFEA pour que je sois tuée lors de l’entrainement, car je crains que ce ne soit ma punition pour mon retard! ». Aussitôt avait-elle terminé de parler que Dorianna se mit à courir vers le manoir; l’élève de maître Heren, aussi amoureuse qu’elle pût être, ne pouvait se permettre d’être en retard, deux jours de suite…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 5 Juil 2015 - 4:25


« Il n’en tient qu’à ces autres de décider s’ils doivent accompagner le temps dans son voyage ou l’ignorer… » avait répondu la jeune noble à la définition quelque peu romancée du temps.

Yver eu un sourire, il avait envie de l'ignorer, de laisser le temps aller son chemin, ne pas suivre cette route et rester ici avec Dorianna, à savourer cet instant qu'il avait cru, quelques heures auparavant, impossible. Elle était belle, autant de corps que d'esprit. Il ressentait une émotion qu'il pensait impossible.
Tomber amoureux d'une noble? Il aurait ri au nez de quiconque lui aurait sorti une telle ineptie! Pourtant, il était là, avec cette jeune fille impétueuse, ravissante, imprévisible... et doté d'un côté orgueilleux qui, lui-même, savait se rendre attachant, et il ne rêvait de rien de plus.

Dorianna observait les premières lueurs du jour: la nuit avait décidé de céder sa place. Yver avait un léger pincement au cœur, ça avait été tellement court, mais il en avait savouré chaque seconde.
« Heren!  Il doit m’attendre au pied de mon lit! » Elle se redressa, renversant le noble.
N'importe qui se serait offusqué de cette phrase, le visage vert de la jalousie remplaçant le leur, mais pas Yver. Il connaissait Heren et son respect de sa déontologie: rien d'intime avec ses élèves. Si Heren était rentré dans la chambre de Dorianna, c'était certainement parce qu'elle avait oublié de se réveiller.
Néanmoins, riant intérieurement, il prit un air suspicieux.
-Heren? Dans votre chambre? Que faisait-il là? Avec le ton d'un mari jaloux.
Dorianna observa Yver et se jeta sur lui.
Elle était assise à califourchon sur lui, penchée, elle tendait le bras vers quelque chose.
Yver ne songea même pas à savoir ce dont il s'agissait, il ne pouvait que s'enivrer de ce nouveau contact qui le crispait. Il se mit à combattre l'envie de se montrer plus entreprenant. Elle le mettait dans un état proche de ne pouvoir se retenir de commettre l'irréparable, et il dut s'employer pour la laisser libre de ses mouvements, pour ne pas lui saisir la taille. Il essaya de se raisonner, se disant qu'il valait mieux avoir des regrets plutôt que des remords.
Lorsqu'elle se redressa, la vision de cette jeune femme, ainsi assise sur lui acheva de le mettre en émoi. C'était comme admirer une superbe statue: on levait les yeux vers le ciel et on était subjugué par l'ouvrage qui nous dominait de toute sa taille.
Dans sa main, elle tenait son masque papillon. Il se souvint qu'elle le portait pour s'enfuir mais, bizarrement, il ne souciait guère durant les instants qui suivirent. Il trouvait le fait qu'elle ait voulu l'emporter.
Elle le lui posa sur le visage. « Vous m’avez manqué, monsieur… » dit-elle d’une petite voix et un sourire. Il lui rendit ce sourire.
-La prochaine fois, je viserai mieux. Dit-il, sur un ton à la fois espiègle et affectueux.
Derrière cette blague idiote, se cachait un "vous aussi, vous m'avez manqué." facile à deviner
« J'ose espérer que, malgré les évènements de la journée, vous n’avez pas configuré votre EMFEA pour que je sois tuée lors de l’entrainement, car je crains que ce ne soit ma punition pour mon retard! ».
Elle se leva et fila hors de l'écurie avant qu'il n'eut le temps de répondre.

Yver, essoufflé par l'effort mental qu'il avait fait pour ne pas céder à ses envies, s'effondra dans la paille, bras en croix et souffla longuement. Ils étaient passés près de la catastrophe... agréable catastrophe, oui, mais il ne voulait pas la brusquer.
Ses pensées voguèrent vers les baisers échangés un peu plus tôt. Un sourire radieux illumina son visage.


Heren allait rentrer dans le bâtiment après s'être assuré qu'il ne serait pas obligé d'endormir un autre serviteur. Il donnerait la facture des somnifères utilisés à Yver: les bons comptes font les bons amis... peut-être envisagerait-il de gonfler un peu les chiffres: les hommes amoureux dépensent sans compter... Non... Hélas, le maître d'armes ne mangeait pas de ce pain-là. Leena, elle, ne se serait pas gênée: "un ami est quelqu'un qu'on entourloupe avec un sourire sincère!"
Il entendit les pas de Dorianna dans son dos. Il regarda le soleil: début de l'aube.
Elle le vit également et, lorsqu'elle fut devant lui, il dit d'un air satisfait
-Ponctuelle! C'est bien! J'apprécie ce bel effort... Il avança sa main sur le côté de la tête de son élève et décrocha quelque chose de ses cheveux: un petit brin de paille.
-...qui a du être difficile! compléta-t-il d'une voix plus douce. De toute évidence, il savait ce qu'il s'était passé.
-Je suis heureux que vous alliez mieux... tous les deux. Je vous accorde 30 minutes pour aller vous changer à votre chambre, mettre quelque chose de plus... "normal" et venir à la salle d'armes... Votre mère a le don de m'agacer chaque jour un peu plus!  Je comprends mieux l'angoisse qu'éprouvait Yver à venir ici.
Heren pouvait passer d'un sujet à l'autre avec une facilité effroyable... c'était, entre autre, ce qui rendait ses cours si complets et si difficile à suivre:
-...et, votre père, allez le rassurer sur le fait que vous vous êtes réconciliée avec Yver. Entre le remord d'avoir commis une erreur et le fait de vous voir en souffrance tous les deux, il a du mal à s'en remettre. S'il n'est déjà éveillé, il ne devrait pas tarder.

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 5 Juil 2015 - 21:06


Dorianna ne courait pas; elle volait. Ce qui venait de se passer avec le Baron de Kaflan, et ce, depuis le premier instant qu’ils s’étaient rencontrés, n’avait rien à envier aux plus belles histoires d’amour : un terrible secret avait uni deux êtres dont les chemins n’auraient jamais dû se croiser, une complicité amicale et instantanée était née avant de se changer en attirance, mais le drame était venu assombrir cet amour naissant pour se terminer en une réconciliation magique et passionnée. Alors que Dorianna courait toujours, elle aperçut la silhouette de son maître d’armes; que faisait-il à cet endroit? Dès qu’elle fut devant lui, Heren lui dit : « Ponctuelle! C'est bien! J'apprécie ce bel effort... ». « Maître Heren! Je ne… » commença-t-elle avant de s’arrêter; le jeune maître avait approché sa main de la chevelure de Dorianna et venait de saisir entre ses doigts un brin de paille. « ...qui a dû être difficile! » termina-t-il alors que la jeune noble rougissait; Heren savait. « Je suis heureux que vous alliez mieux... tous les deux. […]. ». Dorianna entrouvrit la bouche d’un air hébété : « Comment… » tenta-t-elle de dire, mais Heren continua de donner des instructions à son élève; Dorianna avait 30 minutes pour se préparer et pendant ce temps, elle devait penser à aller voir le Seigneur Thelvan pour le rassurer sur les évènements de la veille.

La jeune femme ne bougea pas et croisa les bras sur le devant de sa poitrine; Heren devrait l’écouter cette fois. « Où étiez-vous? Caché dans le tas de foin à côté? Derrière une poutre? Couché entre les pattes d’un cheval? » demanda-t-elle en prenant un air dont Dame Thelvan pourrait être fière, mais Dorianna n’en voulait pas à son maître, elle devrait simplement faire attention lors de ses prochaines rencontres avec Yver; partager son bonheur avec le jeune maître était une chose, savoir qu’il était présent en cas de…c’était autre chose. « Cela vous a plu de regarder? » demanda alors Dorianna sur un ton de confidence en s’approchant de Heren, les sourcils légèrement soulevés et les lèvres pincées en un petit sourire espiègle. La jeune femme savait qu’elle ne devait pas agir ainsi avec son maître d’armes, mais elle était de bonne humeur. « Vous savez, maître Heren, que vous êtes certainement la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie? » annonça-t-elle soudainement, reprenant son sérieux. « Sans vous, jamais je n’aurais rencontré Yver. J’aurais fort certainement rencontré le Baron à un moment ou à un autre, mais mon regard aurait été teinté de sa mauvaise réputation et lui, ne m’aurait perçu que comme la fille de Dame Thelvan. Grâce à vous, j’ai rencontré un humble marchand et lui, l’élève de son ami. Je sais que vous n’aimez pas cela, mais… ». D’un mouvement rapide, Dorianna se jeta au cou de son pauvre maître d’armes et baisa sa joue : « Merci… ». Un nouveau baiser. « …pour… ». Un de plus. « ...tout! ». Et un dernier pour la chance.

Lorsque la jeune noble mit un terme à la torture qu’elle infligeait à Heren, elle s’exclama en riant : « Je vous retrouve bientôt très cher maître Heren! » et Dorianna disparut à l’intérieur du manoir Thelvan. Une fois à l’intérieure, Dorianna se mit à marcher lentement; elle ne devait pas attirer l’attention sur elle sinon les gens se poseraient des questions au sujet de sa tenue, de la paille dans ses cheveux et de l’heure à laquelle elle revenait de l’extérieur. Heureusement pour elle, il était trop tôt pour que le manoir soit rempli de vie. La jeune femme se dirigea donc vers la bibliothèque; si Renaud Thelvan était éveillé, c’est là qu’il se trouverait!

La bibliothèque était l’une des plus vastes pièces de l’humble manoir de Renaud Thelvan; ce dernier, étant de nature curieuse, avait amassé une collection impressionnante de livres de toutes sortes, de tous les coins de Thédas et dans divers dialectes. La pièce était silencieuse, mais une lumière dansante se reflétait sur l’un des murs, ce qui trahissait la présence d’une bougie allumée et donc, d’un lecteur matinal. Dorianna se déplaça entre les étagères de livres et tables sur lesquels se trouvaient divers objets étranges que le Seigneur avait remmené de voyages, du temps de sa jeunesse, avec son meilleur ami et père d’Yver. Au moment où elle arrivait vers la source de la lumière, elle aperçut l’ombre de son père et accéléra le pas. Renaud Thelvan leva les yeux vers sa fille dès qu’elle fut devant lui : « Dorianna? Qu’y a-t-il mon petit? » demanda le père de Dorianna en déposant le livre qu’il était en train de lire et se levant pour accueillir son enfant. Cette dernière s’approcha de son père et se blottit dans ses bras. Renaud, croyant à tort que sa fille ainée avait besoin d’être réconfortée, se mit à caresser tout doucement la chevelure de Dorianna, mais s’aperçut bien vite que quelques brins de paille entremêlaient celle-ci. L’homme roux fronça les sourcils et saisit Dorianna par les épaules pour la repousser légèrement et la regarder droit dans les yeux. « Que s’est-il passé? ». À cette question, la jeune femme sourit à son père : « Maître Heren m’a dit de venir vous retrouvez, que vous vous inquiétiez pour Yver et moi… ». À l’évocation du nom du Baron de Kaflan, Renaud Thelvan détailla Dorianna des pieds à la tête et sembla comprendre; il n’était pas né de la dernière pluie. « …nous nous sommes… » poursuivi la jeune femme avant d’être interrompus par son père : « Je ne veux pas savoir! ». Le Seigneur de Montfort se détourna de Dorianna et se mit à faire les cent pas. Bien que ce qu’allait dire Dorianna pouvait facilement être deviné par « réconciliés », le père de famille se doutait bien que des réconciliations nocturnes dans un tas de foin était la dernière chose dont il voulait imaginer sa fille ainée être en train de faire. « Nous n’avons rien fait de mal! » s’exclama Dorianna, sentant une boule d’émotion montée dans sa gorge; elle avait imaginé que son père serait heureux pour elle. Renaud se tourna alors vers cette dernière et dit, d’une voix douce : « En amour, nulle action n’est mauvaise, Dorianna et j’ai confiance en vous deux, mais…je dois réfléchir! ». À ces mots, le père de la jeune femme contourna cette dernière et se mit à marcher d’un pas rapide vers la sortie de la bibliothèque, laissant une Dorianna confuse derrière lui.

« Vous vous trompiez, mon père ne semblait pas bien heureux d’apprendre que Yver et moi nous étions réconciliés… » annonça Dorianna dès qu’elle pénétra dans la salle d’armes et qu’elle aperçut son jeune maître d’armes. Elle avait respecté le temps alloué par Heren pour se changer et le rejoindre; elle portait une robe légère et vaporeuse, mais ses cheveux étaient soigneusement coiffés en un chignon haut, ce qui dégageait sa nuque.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 6 Juil 2015 - 6:54


« Où étiez-vous? Caché dans le tas de foin à côté? Derrière une poutre? Couché entre les pattes d’un cheval? »
Heren eut un sourire amusé à cette question. Dorianna se rapprocha avec un air complice
« Cela vous a plu de regarder? »
-Vous ne vous étripiez pas et ça manquait d'arrachage mutuel de vêtements, donc, je suis parti. Répondit le maître sur le même ton que son élève. Vous étiez trop sages à mon goût, tous les deux.
Il avait le sens de la réponse qui savait gêner. Il était facile de comprendre derrière cette phrase qu'il s'était juste assuré que personne ne voulait tuer personne et avait préféré les laisser seuls.
« Vous savez, maître Heren, que vous êtes certainement la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie? »
Elle le remercia de lui avoir permise de rencontrer Yver dans de meilleures circonstances que si elles avaient été plus officielles. Heren se dit qu'en effet, elle aurait eu affaire à un mur à forme humaine! Yver, dans son exercice de noble savait y faire pour être un vrai repoussoir: froid, acerbe, piquant, distant, méfiant. Il ne lui aurait laissé que très peu de chances de lui prouver qu'elle était plus que "la fille de..."
De son côté, elle se serait surement refermée comme une huitre, vu la réputation exagérée d'Yver.
Elle l'embrassa plusieurs fois sur la joue pour le remercier et partit dans la bâtisse.
-La meilleure chose de votre vie? Ils disent tous ça... ensuite, c'est les cris, les sauve-qui-peut...
Il parlait à lui-même, personne n'étant plus là pour l'entendre... il eu un petit sourire et se dirigea vers la salle d'armes.

La première chose qu'il remarqua dans la pièce fut l'arbalète d'Yver par terre. A 2 mètres d'elle, un carreau, intact, non ensanglanté... Yver n'avait pas tiré, il avait désengagé son arme. Pourquoi n'avait-il pas rangé son carreau, comme d'habitude?

Il ramassa l'arme et le projectile et les rangèrent.
Qu'est-ce qu'il s'était passé ici? Il n'avait pas la réponse, mais finirait par l'obtenir

Yver avait fini par se lever, s'était épousseté pour enlever les brins de foin dans les cheveux et sur les vêtements.
Il marcha sur quelque chose en partant... un chapeau! Le sien! Il le ramassa. Il repensa à tout cela, cette nuit, ces baisers passionnés. Il eu une sorte de boule au ventre. N'était-ce qu'un rêve qui s'évaporera? Était-ce un espoir perdu que tout viendra briser? Il ne devait pas songer au pire. Elle l'aimait, il l'aimait, que demander de plus au monde? Il eut un léger rire... Heureux? Il n'était pas heureux! C'était bien plus que ça!

Yver rentra peu de temps après dans la salle d'armes. Le sourire entendu et amusé d'Heren lui fit comprendre qu'il était au courant.
-Comment as-tu su?
-J'ai pu observer votre course poursuite dans les escaliers. "Pire timbrée"? Faudra que je te présente Leena.
-Idiot! D'autres...?
-Non! Je suis le seul... J'ai persuadé le palefrenier de dormir encore un peu. Il devait avoir le sommeil léger, c'est arrangé.

Yver serra le jeune maître d'armes dans ses bras!
-Mais c'est pas un peu fini? Râla Heren. Mais qu'est-ce que vous avez tous à vouloir me cajoler? Vous me prenez pour un enfant ou quoi?
Yver éclata de rire! Dorianna avait surement déjà fait subir un traitement à Heren.
-Ca doit être la taille... plaisanta le noble.
-Je vais te tuer, Yver. Dorianna va pleurer toutes les larmes de son corps quand elle verra ton cadavre!

Au bout de quelques minutes, Dorianna entra dans la pièce. Yver réglait l'EMFEA tandis que Heren faisait des exercices d'assouplissement.
« Vous vous trompiez, mon père ne semblait pas bien heureux d’apprendre que Yver et moi nous étions réconciliés… »

Les 2 hommes regardèrent la jeune femme. Yver senti les battements de son cœur se renforcer, Il était comme hypnotisé par son visage.
Certes, cela venait du fait qu'il la revoit, mais quelque chose d'autre le tracassait.
-Que se passe-t-il? Qu'a-t-il fait? Demanda le noble.
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 7 Juil 2015 - 4:07



Heren avait embarqué dans le petit jeu de Dorianna, mais sa riposte verbale avait intimidé la jeune femme bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé : « […] ça manquait d'arrachage mutuel de vêtements […]. » Les joues de la petite noble s’étaient empourprées; toute allusion à l’intimité entre deux amants gênait Dorianna et pourtant, elle sentait que c’était ce qu’elle désirerait, entre Yver et elle. Les histoires d’amour qu’elle lisait ne se rendaient jamais à cette ultime expression de l’amour et le peu d’informations que lui avait partagé Dame Thelvan sur le sujet pouvait donner envie à n’importe quelle jeune femme de rejoindre la Chantrie pour une vie d’abstinence. Malgré cela, lorsqu’elle s’était retrouvée avec Yver, Dorianna avait ressenti l’excitation de frôler cette folie; la jeune femme allait avoir besoin de discuter de ce sujet avec quelqu’un…Le malaise était tel que, c’était à ce moment, que Dorianna cessa de poursuivre cette voie de communication et retrouva son sérieux pour remercier Heren.

« Que se passe-t-il? Qu'a-t-il fait? » avait demandé une voix qui n’était plus du tout inconnue pour Dorianna. Cette dernière n’avait pas pensé revoir Yver si tôt et surtout, elle ne l’avait pas aperçu en entrant dans la salle d’armes et avait mentionné son nom, parlant ainsi de lui comme s’il n’était pas là. La jeune noble sentit le brasier de son corps revivre alors que les paroles de maître Heren, prononcées plus tôt, ajoutaient à cette fièvre une nouvelle dimension de timidité. Si Heren n’avait pas été présent, Dorianna aurait fort certainement couru jusqu’au Baron pour le couvrir de baisers, mais elle était clouée sur place. Les deux amants s’étaient laissé quelques instants plus tôt à peine, mais revoir Yver de jour donnait une perspective presque imaginaire aux évènements; la nuit, les rêves pouvaient devenir réalité, mais qu’en était-il pendant la journée?

Dorianna, malgré le sujet de conversation pas si joyeux, ne pouvait se retenir de sourire. Elle respira profondément pour se ressaisir et se racla la gorge : « […] je dois réfléchir! » avait-elle cité en imitant la voix de son père. « Mon père avait remarqué la paille dans mes cheveux… » commença la jeune noble en portant une main à son visage comme pour glisser une mèche de cheveux derrière son oreille, mais cela était inutile; elle était coiffée d’un chignon. S’apercevant de cela, la jeune femme baissa les yeux. « …lorsqu’il m’a questionné, je n’ai pas eu le temps de ne rien dire que déjà, il s’était refermé et ne voulait plus rien savoir…Il faisait les cent pas et il a quitté rapidement la bibliothèque après cela… » compléta la jeune femme.

La réaction de Renaud Thelvan était incompréhensible; il avait semblé être si dévasté par ce qui se passait entre les deux jeunes nobles que Dorianna avait cru que sa réaction serait positive de les savoir heureux. Bien évidemment, la jeune femme pouvait comprendre le malaise d’un père de savoir son enfant dans les bras d’un homme, mais Dorianna ne lui avait rien dit de tout cela, il l’avait deviné. L’ainée Thelvan croisa les mains devant elle et haussa les épaules : « J’espère simplement que ce n’est pas auprès de mère qu’il ira réfléchir… » dit-elle en fixant le vide devant ses yeux; ce qui inquiétait Dorianna dans le choix des mots du Seigneur Thelvan était que cela pouvait laisser place à l’imagination et que celle de la jeune noble s’en donnait à cœur joie. Devait-il réfléchir à savoir s’il devait s’opposer ou non à cet amour, en parler à son épouse, marier Dorianna le plus rapidement possible à un noble qui ne demanderait pas la dot importante que serait probablement celle d’un Baron ou encore, à négocier un mariage avec Yver de Kaflan? À cette dernière pensée, la jeune femme rougit et leva une main à la hauteur de son visage en la remuant légèrement, comme si elle chassait ces idées envahissantes.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 7 Juil 2015 - 6:25


Yver se sentait de nouveau attiré comme un aimant par la belle qui venait d'entrer. Il avait envie de la prendre dans ses bras, de la serrer fort... Il se retint, autant par politesse que par jeu. Même si Heren savait pour eux, le défi consistait à agir sans que personne ne voit... cela incluait le maître d'armes.
Cependant, le souci vint de la description de la réaction de Renaud Thelvan.

Heren et Yver se regardèrent. Ce n'était pas normal. Se pouvait-il que Ser Thelvan désapprouve une telle proximité entre Yver et Dorianna ? Les 2 hommes se connaissaient depuis plus de 10 ans, ils n'avaient pas besoin de parler pour comprendre que cela ne venait pas de ce qu'il s'était passé ce matin.

-Ce n'est pas normal !
Fit Heren d'une voix où l'on sentait poindre le doute. D'habitude, il lisait dans les expressions et les attitudes sans souci. Ser Thelvan avait eu les attitudes de quelqu'un qui s'en voulait, et qui était vraiment inquiet pour sa fille et le jeune noble de Combrelande.

Yver compris l'expression d'Heren.
-Bon, je sais ce qu'il me reste à faire. Fit-il en descendant de l'échaffaudage d'entrainement.
Il marcha vers Dorianna. Chacun de ses pas, il sentait augmenter, en lui, des envies de plus en plus irrépressibles, son cœur carillonnait. Il s'arrêta juste devant elle... elle était tellement magnifique, si pleine de vie... Il ne se lassait pas de la regarder.
-Je vais lui parler. Dans sa voix, il y avait des tremblements très légers. D'aucun aurait cru qu'il redoutait cette entrevue, mais son regard prouvait que c'était Dorianna, la cause de son émoi.
-Je dois savoir ce qui lui arrive. On se revoit tout à l'heure ? Demanda-t-il avec un clin d'oeil espiègle avant de filer hors de la salle d'armes.
Bien sur qu'ils allaient se revoir bientôt.
En fait, elle lui manquait déjà.
C'était pour cela qu'Yver avait besoin de parler à Renaud Thelvan: Dorianna avait pris une grande importance dans sa vie... plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé. Le comportement de son père l'avait perturbée, il voulait savoir de quoi il retournait vraiment... pour se rassurer... pour la rassurer... pour trouver une solution, peu importe ce qu'il se passait.

Heren était demeuré stoïque :
-Bien. Changez vous, jeune fille. Je pense, comme Yver, que le souci est autre que les événements de la matinée. Mais cela, nous ne le saurons qu'à son retour. En attendant, nous allons commencer par quelques exercices d'échauffement... et du saut à la corde. Vous savez sauter à la corde ? Je vais vous montrer tout l'intérêt de ce jeu qui, en réalité, est excellent pour la souplesse, le souffle et la coordination.

Yver descendit les marches, se rappelant des propos que lui avait dit Renaud, un jour : la vue des chevaux dans un pré le détendait et lui permettait de mettre de l'ordre dans ses pensées.

Il alla directement au pré clôturé jouxtant les écuries... et avait vu juste. De l'autre côté du petit pré se trouvait celui qu'il cherchait, bras croisés sur la palissade, regardant les chevaux marcher, trotter ou s'ébrouer.

Il se dirigea vers lui, pris la même position lorsqu'il fut à côté.
-Bonjour, Renaud. Ils restèrent quelques instant silencieux, à regarder les chevaux. Le jeune noble voyait, depuis plusieurs mètres déjà que quelque chose tracassait vraiment celui qui était, pour lui, un second père. Il n'y avait aucune colère dans le regard de l'homme à la barbe rousse, juste le regard de quelqu'un que des questions perturbent.
Renaud Thelvan savait qu'il n'y couperait pas : Yver voulait des réponses à ce qu'il s'était passé ce matin avec Dorianna. Yver sortit de sa poche une pièce de bronze et la posa devant la main de Renaud :
-Un sou pour tes secrets.
C'était un jeu que le seigneur de Montfort faisait avec lui quand il était petit : il lui donnait une pièce de bronze pour que l'enfant qu'Yver était raconte ses soucis quand il avait l'air d'en avoir.
Et Yver ne l'avait jamais oublié.

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mer 8 Juil 2015 - 5:57



« Ce n'est pas normal ! » s’était exclamé maître Heren d’un ton qui fit froncer les sourcils de Dorianna; mettait-il en doute la réaction du Seigneur Renaud? « C’est pourtant bien ce qu’il a fait!...Juste après avoir dit quelque chose au sujet de l’amour et des mauvaises actions…Je ne me souviens plus très bien de ses paroles… » avait annoncé la jeune noble sur un ton calme en levant les yeux vers les deux hommes. « Bon, je sais ce qu'il me reste à faire. Je vais lui parler. » avait dit Yver en descendant de l’échafaudage et en marchant vers Dorianna. Tel un aimant, la jeune femme sentait son corps vibrer d’une force attractionnelle alors que le Baron s’approchait d’elle. Son cœur s’était remis à battre la chamade et pendant un bref instant, Dorianna eu envie qu’Yver oubli le défi qu’elle lui avait lancé et qu’il la prenne dans ses bras, oubliant la présence de Heren. Bien que la réaction de son père soit décevante, plus rien ne pouvait dorénavant empêcher Dorianna d’être amoureuse d’Yver et de succomber à cet amour. Ainsi, la jeune femme ne comprit pas immédiatement l’intérêt qu’avait le Baron à aller à la rencontre du Seigneur de Montfort; Renaud n’avait pas non plus paru fâché à l’idée que les deux jeunes nobles soient amants. « Je dois savoir ce qui lui arrive. On se revoit tout à l'heure ? » avait poursuivi Yver en adressant un clin d’œil à Dorianna alors que cette dernière sentait son ventre être la proie d’une multitude de papillons amoureux. « Oui… » avait-elle soufflé, les joues rougissantes. La jeune noble avait suivi des yeux son amant jusqu’à ce que la porte de la salle d’armes se referme sur lui.

« Bien. Changez-vous, jeune fille. Je pense, comme Yver, que le souci est autre que les événements de la matinée. Mais cela, nous ne le saurons qu'à son retour. En attendant, nous allons commencer par quelques exercices d'échauffement... et du saut à la corde. Vous savez sauter à la corde ? Je vais vous montrer tout l'intérêt de ce jeu qui, en réalité, est excellent pour la souplesse, le souffle et la coordination. » avait alors dit maître Heren, inébranlable face à ce qui troublait tant son élève. Dorianna s’était tournée vers lui; elle devait maintenant se concentrer à son entrainement. « Le saut à la corde est un jeu d’enfant, maître Heren… » avait commencé la jeune femme avec un sourire. « …auquel je n’ai malheureusement jamais joué! » avait-elle conclu avant de se diriger vers le paravent derrière lequel l’attendait ses vêtements d’entrainement. « Avez-vous déjà été amoureux, maître Heren? » demanda Dorianna, derrière le paravent, alors qu’elle laissait tomber sa robe sur le sol. La jeune femme eut un sourire; lors de sa première rencontre avec Heren, ce dernier avait réussi à la troubler, mais elle s’apercevait maintenant que c’était le malaise qui avait fait chavirer ses entrailles et non un réel désir comme elle éprouvait lorsqu’elle voyait Yver de Kaflan.

Lorsqu’elle fut habillée convenablement pour son entrainement, Dorianna sortit de derrière le paravent et s’approcha de son jeune maître d’armes en sautillant sur place : « Je suis prête! Apprenez-moi à sauter à la corde! » dit-elle avec entrain malgré qu’au fond d’elle, Dorianna se demandait comment Yver ferait pour arranger les choses avec le Seigneur Thelvan.

***

Dès que Renaud Thelvan avait quitté la bibliothèque et Dorianna, prétextant avoir besoin de réfléchir, il s’était dirigé vers les écuries où il s’était attendu à rencontrer le palefrenier, Barthélémy. Malheureusement, tout portait à croire que le pauvre homme devait avoir picolé toute la nuit puisqu’il dormait toujours; à son réveil, le Seigneur de Montfort devrait avoir une petite conversation avec lui. L’homme roux s’était alors dirigé vers le pré clôturé où il aimait se retrouver pour mettre de l’ordre dans ses pensées.

Des pas s’étaient approchés du Seigneur Thelvan puis une silhouette familière s’était jointe à lui en le saluant. L’homme pensif était demeuré silencieux; si ses réflexions n’avaient rien à voir avec une quelconque colère de savoir deux des personnes qu’il aimait le plus au monde être heureux ensemble, cette relation venait tout même compliquer les choses. Le jeune Baron brisa le silence : « Un sou pour tes secrets. ». Cette phrase fit pouffer l’homme roux qui tourna enfin les yeux vers son compagnon. « Viens là! » avait annoncé Renaud en se redressant puis en ouvrant les bras vers Yver afin de lui donner une accolade paternelle; malgré tous les évènements, le père de famille était heureux de retrouver celui qu’il avait longtemps considéré comme un fils.

Lorsque Renaud Thelvan mit fin à cette accolade, il reprit un air sombre et rapporta son regard vers les chevaux en prenant une grande inspiration : « Tu n’es pas sans savoir que ma fortune n’est bien impressionnante; il suffit de jeter un coup d’œil autour de toi, mais j’ai toujours bien vécu. Bien évidemment, mon épouse aurait un autre avis sur la question, mais mes enfants n’ont jamais manqué de rien et nous sommes heureux… ». Renaud marqua une pause. La réputation de la famille Thelvan n’était plus à faire; ils étaient de petits nobles qui tentaient de jouer avec les grands par l’entremise de Dame Thelvan, mais malgré la beauté de ses filles et ses efforts pour les marier, aucune famille noble d’importance n’avait voulu s’allier aux Thelvan. Avoir de nombreuses filles était une damnation pour la plupart des familles; les dots coutaient cher et surtout lorsque le prétendant était un noble d’un rang supérieur à celui de la jeune femme. Ainsi, Dame Thelvan misait sur la beauté et le charme de ses filles pour rendre fou un riche noble qui, avec un peu de chance, ne serait pas trop chérant pour la dot. Malheureusement, les années passaient et Dorianna, l’ainée, allait avoir bientôt 23 ans et était toujours fille. « Lorsque je t’ai demandé de me trouver un maître d’armes, je n’avais pas imaginé que de tels services pouvaient être si dispendieux…Maître Heren est un brave homme, il m’a bien proposé de faire un arrangement avec lui afin d’alléger cette dette, mais cet homme mérite d’être payé pour tout le travail qu’il fait! ». Renaud Thelvan leva les yeux au ciel : « J’ai donc écrit au Seigneur Midar de Valtourbe, le cousin de mon épouse, afin de lui emprunter de l’argent pour payer Heren…Un messager est arrivé en matinée, hier, après ce qui s’est passé entre Dorianna et toi… ». L’homme roux tourna les yeux vers Yver; son ton n’avait rien de rassurant. « ...une missive de Midar. Ce dernier, dans sa grande générosité, selon ses mots, me proposait un marché pour consolider mes dettes avec lui; ce n’était pas la première fois que je lui empruntais de l’argent… » poursuivi l’homme en baissant les yeux, honteux de ce qu’il était en train de révéler à Yver; personne hormis Dame Thelvan était au courant de tout cela. « …après ce qui s’est passé hier matin, j’ai cru qu’il était juste de lui accorder ce qu’il demandait…le messager est parti avec cette réponse aussitôt… ». Renaud Thelvan se mit à faire les cent pas; sa voix devenait de plus en plus tremblante alors qu’il révélait le fond de ses pensées à son jeune ami. « Il est trop tard pour intercepter mon messager… » avait murmuré le père de Dorianna.

Depuis que le Seigneur de Montfort s’investissait dans la vie de Dorianna, il lui semblait qu’il ne faisait que des erreurs. Sa dernière en liste pourrait être lourde de conséquences pour les deux amants, mais également pour sa famille; devait-il révéler à Yver ce qu’il avait fait? Cessant de marcher, l’homme roux leva les yeux vers le Baron de Kaflan : « Yver, je n’aurais jamais cru que tu puisses t’intéresser à l’une de mes filles, si j’avais su… ». L’homme pensait, bien évidemment, qu’il aurait dû, il y avait de nombreuses années, forcer les choses pour qu’une alliance entre Dorianna et Yver soit conclue, maintenant qu’il savait qu’une attirance était possible entre eux, mais il ne pensait pas que dans un autre contexte, cette attirance ne se serait peut-être jamais développée. Il avait été idiot de croire que par un malentendu, les deux jeunes gens oublieraient si facilement les sentiments naissants qu’ils avaient l’un pour l’autre et que répondre positivement à la demande de Midar de Valtourbe était la meilleure chose à faire pour consoler son enfant.

Renaud baissa les yeux, une seconde fois, devant le fils de son meilleur ami; il allait dire tout ce que voulait entendre, ou pas, Yver. « Je suis un homme d’honneur, Yver et j’ai donné ma parole au Seigneur Midar de Valtourbe de lui… » Renaud passa une main sur son front : « …donner la main de Dorianna, en échange d’une réduction de mes dettes et d’une dot plus abordable… ».

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 10 Juil 2015 - 8:43


-Vous n'avez jamais sauté à la corde lorsque vous étiez petite ? Nous allons y remédier.

Heren était en train de se demander quel genre d'enfance avait pu vivre Dorianna. Sa mère avait du la museler littéralement. Quel dommage de ne pas laisser ses enfants s'épanouir.
Tandis qu'elle se changeait derrière le paravent, Heren enleva sa veste, révélant ainsi que son pourpoint n'en était pas un : il s'agissait d'une armure de cuir complète dont le plastron ressemblait à un pourpoint. En cuir de drake, fine, elle était très discrète.
Il commença à enlever les bracelets avant de s'attaquer au plastron en lui-même.
« Avez-vous déjà été amoureux, maître Heren? »
La question fit sourire le maître d'armes. Ce genre de question que l'on se pose toujours lorsqu'on connait ses premiers émois.
-Les sentiments sont le lot de tous, moi y compris. Qu'entendez-vous par cette question, jeune fille ?
Êtes-vous curieuse de mon passé ou voulez-vous vous rassurer sur votre présent ? Oui, j'ai été pris de cette sensation étrange de voir en quelqu'un d'autre celui qui comble un espace dans le cœur dont j'ignorais l'existence.
L'amour a diverses formes, divers aspects, il peut ressembler à de la haine ou de la simple affection, mais il y a quelque chose d'étonnant, cette sensation bizarre qu'on a été quelque chose avant de croiser une personne, mais que dorénavant, lorsqu'elle n'est pas là, on ne sent plus grand chose.
On se fait souvent une image du genre de personne qui saurait emporter notre cœur plus haut que tout ce dont on aurait rêvé, et on se surprend à trouver un autre idéal, qu'on n'aurait jamais imaginé, chez une personne totalement différente.
Ce sentiment est fort, très puissant, il nous soulève, nous élève, nous détruit, nous plonge dans les abîmes. Tout cela en même temps. On endure, on souffre parfois, mais on aime cela car, aux yeux de celui ou celle à qui on a donné son cœur, on devient la personne la plus belle et la plus importante, celle ou celui pour qui il ou elle bravera tous les dangers, sans autre objectif que de vous revoir.
C'est une force indéfinissable qui vous pousse à affronter ensemble des adversités que vous n'auriez jamais eu si vous étiez resté seuls.


Dorianna sortit de derrière le paravent, vêtue de sa tenue d'entrainement et s’approcha en sautillant : « Je suis prête! Apprenez-moi à sauter à la corde! »  
Heren était également en tricot de peau, même si le pantalon et les bottes étaient restés les mêmes.
Portait une chaine, maintenant visible, avec un médaillon un peu plus gros qu'un souverain représentant le Griffon de la Garde des Ombres sur un autre emblème : une tour posée sur un soleil levant.

-Parfait ! Échauffement et on attaque !
Fit-il en se mettant au centre de la pièce, invitant, de la main, Dorianna à se positionner en face
-L'échauffement est de prime importance, ne le négligez jamais. Ca deviendra un réflexe, au bout d'un moment, vous ne pourrez plus vous lever le matin sans avoir le réflexe d'en accomplir immédiatement. Rajouta-t-il avec un sourire amusé.

***

« Tu n’es pas sans savoir que ma fortune n’est bien impressionnante; il suffit de jeter un coup d’œil autour de toi, mais j’ai toujours bien vécu. Bien évidemment, mon épouse aurait un autre avis sur la question, mais mes enfants n’ont jamais manqué de rien et nous sommes heureux… ».

Il était vrai que les Thelvan n'avaient jamais roulé sur l'or. Il s'agissait d'une des familles nobles la plus pauvre d'Orlaïs, mais elle surpassait largement les roturiers et pouvait vivre sans souci.

« Lorsque je t’ai demandé de me trouver un maître d’armes, je n’avais pas imaginé que de tels services pouvaient être si dispendieux…[...] J’ai donc écrit au Seigneur Midar de Valtourbe, le cousin de mon épouse, afin de lui emprunter de l’argent pour payer Heren…Un messager est arrivé en matinée, hier, après ce qui s’est passé entre Dorianna et toi…
une missive de Midar. Ce dernier, dans sa grande générosité, selon ses mots, me proposait un marché pour consolider mes dettes avec lui; ce n’était pas la première fois que je lui empruntais de l’argent… »


Derrière son masque, Yver fronça les sourcils. Valtourbe ? Ce nom lui disait quelque chose... quelque chose de désagréable. Son cœur s'accélérait, il avait un mauvais... un très mauvais pressentiment.
Renaud semblait honteux de ce qu'il racontait au jeune Baron, ce qui n'arrangeait pas le malaise de celui-ci.
« …après ce qui s’est passé hier matin, j’ai cru qu’il était juste de lui accorder ce qu’il demandait…le messager est parti avec cette réponse aussitôt…  Il est trop tard pour intercepter mon messager… »

-Qu'as-tu fait ? Yver avait la peur clairement lisible dans la voix.

« Yver, je n’aurais jamais cru que tu puisses t’intéresser à l’une de mes filles, si j’avais su…  Je suis un homme d’honneur, Yver et j’ai donné ma parole au Seigneur Midar de Valtourbe de lui …donner la main de Dorianna, en échange d’une réduction de mes dettes et d’une dot plus abordable… ».

Yver était choqué. Immobile, les yeux semblant sortir des orbites. Il resta quelques instants immobile, statufié ! Dorianna ? Il avait... promis Dorianna en mariage ? Son cœur qui battait si fort du fait de l'inquiétude sembla s'arrêter.
Tout s'écroulait de nouveau. Il était venu ici la peur au ventre à l'idée de croiser les filles de la maisonnée, car il redoutait qu'elles soient à l'image de leur mère. Il avait eu le plaisir incroyable de découvrir Dorianna, une jeune femme aussi volontaire que belle, dépourvue de toute la mesquinerie de Dame Thelvan. En fait, bien plus proche de son père que de sa mère. Il s'était senti attiré par ce naturel joueur, au bon sens du terme, ils s'étaient blessés mutuellement, ils s'étaient réconciliés... et Yver découvrit que cette attirance était bien plus grande, bien plus belle qu'il ne l'aurait jamais imaginé.
L'espace autour de lui tourna de manière irraisonnée.
Il porta les mains à son visage et émis un son quasi inhumain, une plainte déchirante.
Il sentit ses jambes devenir incapables de le porter et tituba. Le jeune Baron ne dut son salut qu'aux réflexes de Ser Thelvan qui le rattrapa.

-Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi ? Il n'arrêtait pas de poser la même question, complètement en état de choc. Renaud pu se demander même s'il était vraiment conscient.

D'un mouvement vigoureux d'épaule, il se dégagea et s'éloigna du Seigneur de Montfort. Il darda un regard noir vers celui qui était pourtant comme un second père, pour lui. Tout en lui transpirait une colère sombre.
-Pourquoi tu n'es pas venu me voir ? Pourquoi tu ne m'as pas demandé, à moi, de t'aider ?
Renaud Thelvan voulut répondre, mais Yver l'en empêcha :
-De toute façon, je connais la réponse tu ne voulais pas me mêler à ces histoires vu que tu me connais depuis ma naissance. Et alors ? Tu as toujours été présent pour moi, même dans les pires moments de ma vie. Quand Père et Mère sont morts, tu m'as soutenu, quand j'ai été obligé de devenir Baron car la Garde des Ombres vait recruté Gérald, tu m'as motivé. Tu ne penses pas que j'aurai accepté avec joie de rendre ne serait-ce qu'un peu de ce que tu as fais pour moi ?
Au lieu de ça, tu t'allie avec un usurier et, de surcroit, tu lui fais carrément une dette d'honneur !


Yver ne décolérait pas. Sa rage, sa frustration, sa déception, son désarroi, tout cela n'était qu'à peine tempéré par l'affection, l'amour qu'il éprouvait pour cet homme qui était une autre famille, pour lui.

-Tu sais ce que le Noble Jeu m'a appris, Renaud ? Que l'honneur est la chose que brandit le vilain pour pousser l'honnête homme à accomplir des actes stupides !
Ce genre d'individu, Renaud, ne voit la vrai place de l'honneur qu'au fond des latrines ! Et toi, tu lui offre littéralement Dorianna ?


Il essaya de se calmer. Renaud Thelvn s'était rendu compte de la bêtise qu'il avait commis, ce n'était pas la peine d'en rajouter !
Yver respira profondément avant de retrouver son sang-froid :

-Bien... Tu te rends compte que ta décision sera un véritable châtiment pour ta fille ? Si Valtourbe est bien celui auquel je pense, il est malsain et perfide. Et franchement, il ne la mérite pas.
Mais la perfidie, je connais aussi, je sais la pratiquer quand c'est nécessaire.
Je vais partir demain à l'aube, je reviendrai dans 10 à 15 jours. Son messager reviendra pour annoncer sa venue. Fais trainer : j'ai besoin de ces 15 jours pour monter à Ghislain et revenir... sous ma… forme officielle, cette fois.


Son regard redevint serein, le regard que le Seigneur Thelvan avait toujours connu :
-Je... je vais aller annoncer mon départ à Heren... et à Dorianna.
Il avait eu un mal fou à dire cette phrase... Il n'avait pas envie de partitr... il n'avait pas envie d'annoncer cela, surtout pas à Dorianna. Ils venaient à peine de se découvrir et ils devaient déjà se séparer. Mais, au fond de son âme, il sentait qu'il ne pouvait pas rester les bras croisés.
-Au fait, tu lui annonces ou je m'en charge ?
Il parlait, bien évidemment, de la promesse de mariage faites par Renaud Thelvan..
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Sam 11 Juil 2015 - 5:42


« ]…] Qu'entendez-vous par cette question, jeune fille ? Êtes-vous curieuse de mon passé ou voulez-vous vous rassurer sur votre présent ? […]. »

Derrière le paravent, Dorianna cessa de froisser les tissus qu’elle était en train d’enfiler pour prendre pleinement conscience de la question de maître Heren. Il était bien vrai qu’une partie d’elle s’intéressait au passé de son jeune maître d’armes, mais il était également vrai de dire que la jeune femme posait cette question pour mieux comprendre ce qui était en train de lui arriver. Dorianna n’avait pas de confidente à qui raconter toute cette explosion de sentiments qui faisait vibrer son corps entier et personne ne pouvait lui raconter sa propre expérience d’amour. Poser la question à Yver était impensable; quelle femme voulait entendre parler des aventures passées de l’homme qu’elle aime? Ainsi, Heren, par sa position délicate de maître secret, devenait la seule personne à qui Dorianna avait l’impression de pouvoir se confier.

« Est-ce mal d’être curieuse et de vouloir être rassurée? » demanda la jeune femme à mi-voix en passant par-dessus sa tête le tricot de peau alors que le jeune maître d’armes se laissait aller à un flot de vocabulaires au sujet de l’amour. Dorianna passa la tête devant le paravent : « Vous savez qu’un simple « oui » ou « non » aurait répondu à ma question? » avait-il annoncé comme si cela était une évidence et qu’elle aurait souhaité en savoir moins, mais en réalité, elle était contente d’avoir entendu ces paroles du jeune homme; Heren décrivait exactement comment se sentait Dorianna depuis qu’elle avait réalisé qu’elle était amoureuse d’Yver de Kaflan.

Lorsque la jeune noble fut à nouveau face à son maître d’armes, sautillant sur place, prête à sauter à la corde, Heren invita Dorianna à se positionner au centre de la pièce et dit : « L'échauffement est de prime importance, ne le négligez jamais. Ça deviendra un réflexe, au bout d'un moment, vous ne pourrez plus vous lever le matin sans avoir le réflexe d'en accomplir immédiatement. ». L’ainée des enfants Thelvan venait d’apercevoir le médaillon que portait Heren : « Comme c’est joli! Que signifie cet emblème, maître Heren? » demanda-t-elle sur un ton émerveillé. « Le griffon…est-ce le griffon de la Garde des Ombres? ». Les yeux de Dorianna étaient brillants; enfant, Renaud Thelvan avait raconté des légendes fabuleuses sur les Gardes des Ombres et à plusieurs reprises, l’enfant qu’elle était s’était imaginée rejoindre cet ordre de braves hommes et femmes. La Garde des Ombres acceptait dans ses rangs tous ceux qui savaient manier une arme et bientôt, Dorianna deviendrait la plus grande guerrière de tout Thédas…

***

La réaction d’Yver de Kaflan était à la hauteur de la nouvelle bêtise du Seigneur Renaud Thelvan; ce dernier dut même soutenir le jeune homme qui sembla perdre connaissance, pendant une fraction de seconde. « Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi ? » se mit à questionner le Baron alors qu’il semblait prit d’une violente fièvre. « Yver, allons à l’ombre… » avait commencé Renaud, mais le Baron s’était vigoureusement détourné de lui, non sans lui lancé un regard noir. Si le Seigneur de Montfort n’avait pas été un ami d’Yver et qu’il n’avait pas su sa vie épargnée par ce dernier, il aurait été persuadé qu’il était en train de vivre ses derniers instants. Le jeune homme était bouleversé et la raison de tout cela était fort compréhensible. Ainsi, malgré une tentative pour répondre aux questionnements du Baron, Renaud Thelvan demeura silencieux. L’homme roux s’en voulait énormément d’être une nouvelle fois responsable du malheur de son jeune ami, mais une petite voix dans sa tête lui disait que tout espoir n’était pas perdu; Midar de Valtourbe devait simplement venir au manoir Thelvan pour rencontrer sa promise et non pour la ravir à sa famille. Tout pouvait encore arriver.

Lorsqu’Yver eut terminé de déverser sa colère sur le Seigneur de Montfort, il sembla retrouver son sang-froid et dit, d’une voix calme : « Bien... […] Je vais partir demain à l'aube, je reviendrai dans 10 à 15 jours. Son messager reviendra pour annoncer sa venue. Fais trainer : j'ai besoin de ces 15 jours pour monter à Ghislain et revenir... sous ma… forme officielle, cette fois. ». Renaud Thelvan fronça les sourcils; son imagination lui jouait-elle des tours ou Yver avait un plan pour sauver Dorianna du destin qui lui avait été décidé la veille? De surcroit, venait-il d’annoncer à son vieil ami qu’il reviendrait à Montfort en tant que Baron de Kaflan et non pas d’un simple marchand? Qu’avait le jeune homme derrière la tête? Quoi qu’il en soit, l’esprit de Renaud ne pouvait s’empêcher de penser à la réaction de sa femme lorsqu’il lui annoncerait qu’Yver venait en visite à Montfort. Bien évidemment, connaissant Marguerite Thelvan, le père de famille savait qu’elle accueillerait le jeune homme avec hospitalité; en tant que Baron, il avait des contacts et si elle voulait marier le reste de ses filles, elle devait posséder ces contacts.

« Je... je vais aller annoncer mon départ à Heren... et à Dorianna. ». Dans ces mots, Renaud Thelvan perçut un soupçon de chagrin dont il pouvait deviner la raison; la distance était souffrance aux cœurs amoureux. « Au fait, tu lui annonces ou je m'en charge ? » avait demandé Yver. Le Seigneur de Montfort passa ses doigts dans sa large moustache rousse. « Tu as un plan derrière la tête, mon petit, je le vois bien et ton cœur amoureux ne la laissera pas partir avec Midar de Valtourbe…est-ce que je me trompe?...Écoute-moi bien Yver : Ton départ à lui seul rendra ma Dorianna malheureuse…doit-elle savoir la véritable raison de celui-ci? Devons-nous lui annoncer que c’est son avenir qui se jouera d’ici 15 jours?...Ne lui dis rien! Dorianna ne doit rien savoir en ce qui concerne ce mariage avec Midar! Si rien ne fonctionne comme tu l’auras décidé, Dorianna devra se montrer courageuse et faire face à son destin et espérer ne pas intéresser le Seigneur de Valtourbe… ». Renaud Thelvan avait posé ses deux mains sur les larges épaules d’Yver et son regard fixait celui du jeune homme, derrière son masque. « Pourquoi Dorianna? ». L’homme roux baissa les yeux légèrement; il savait pertinemment ce qu’avait son ainée et ce qui avait charmé le Baron de Kaflan; tous deux étaient semblables sur bien des points. « Souhaites-tu que j’annonce ta venue à mon épouse ou en aura-t-elle la surprise? ».

***

« Maître Heren…j’ai…mal… » annonça Dorianna, à bout de souffle, alors qu’elle sautait à la corde depuis plusieurs longues minutes; l’exercice s’était révélé être plutôt facile et amusant, mais la jeune femme ressentait maintenant un poing sur le côté de son abdomen. « Puis-je…puis-je arrêter…maintenant?... ».

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 13 Juil 2015 - 4:18


Aux yeux d'Heren, le fait de se rassurer n'avait rien de surprenant... c'était même logique. Il pouffa légèrement lorsque la jeune femme lui signala qu'une réponse brève aurait suffit.
-Vous apprendrez, pour votre plus grand malheur, que si je ne suis peut-être pas la meilleure épée de Thédas, même si ce fait n'a pas encore de preuve irréfutable, par contre je suis, incontestablement, la pire pipelette. Vos tympans souffriront autant que votre corps!
Les exercices d'échauffement terminés, il montra à Dorianna comment sauter correctement à la corde, c'est-à-dire rien à voir avec un jeu de fillette. Les sauts étaient rapides, la corde devait passer très vite sous des pieds décollant à peine du sol. L'exercice serait rapidement éprouvant.
« Comme c’est joli! Que signifie cet emblème, maître Heren?  Le griffon…est-ce le griffon de la Garde des Ombres? »
Heren eu un sourire devant l'émerveillement manifeste de Dorianna face à son médaillon. Il avait tellement l'habitude de le porter qu'il l'oubliais parfois. Il ressentit une petite pointe de nostalgie, repensant à celui qui lui avait donné ce bijou.
-En effet. répondit-il avec un rire espiègle. Il n'avait pas oublié la remarque drôle comme quoi répondre par "oui" ou "non" suffisait.

***

« [...]...Ne lui dis rien! Dorianna ne doit rien savoir en ce qui concerne ce mariage avec Midar! Si rien ne fonctionne comme tu l’auras décidé, Dorianna devra se montrer courageuse et faire face à son destin et espérer ne pas intéresser le Seigneur de Valtourbe… ».
Yver fut interloqué par ce que lui demandait le seigneur Thelvan. Lui mentir? Lui cacher encore quelque chose? Après ce qu'un comportement similaire avait failli provoquer?
D'un côté, Renaud n'avait pas tort: le départ précipité d'Yver rendrait certainement triste la jeune femme, et l'annonce de la promesse de mariage faite par son père finirait de l'anéantir, peut-être... cela chagrinait énormément le Baron, et une partie se réjouirait de cela. Pas de manière malsaine ou méchante, mais juste parce que si elle était triste, c'est qu'elle tenait à lui autant qu'il tenait à elle.
Mais pour l'instant, c'était lui qui était triste, il se résigna, à contrecœur et cela s'entendait:
-Je ne lui dirai rien: je prétexterai un courrier de Natalya m'enjoignant de venir à Ghislain au plus tôt. Tu peux mettre ton inquiétude sur le compte de ce courrier: quand Natalya prend le temps de m'écrire, ce n'est jamais bon signe. Par contre, d'ici quelques jours, il faudra que tu lui dise la vérité, toute la vérité. Tu le sais: il faudra que tu lui expliques pourquoi j'ai du partir, il faudra que tu lui annonces pour cette promesse faite à Valtourbe.
Tu le lui dois. Elle t'en voudra peut-être, elle m'en voudra surement, mais tu n'as pas le droit de le lui cacher.
Et profites-en pour lui dire que je suis désolé de lui avoir caché les vrais raisons de mon départ et que je lui dois un gage pour cela... elle comprendra.

« Pourquoi Dorianna?  Souhaites-tu que j’annonce ta venue à mon épouse ou en aura-t-elle la surprise? ».
Il eu un sourire gêné. Même s'il adorait Renaud Thelvan, il savait qu'un père a toujours des inquiétude pour ses enfants, en particulier ses filles.
Il baissa les yeux, pensant de nouveau à la jeune noble, si fière, si belle, si têtue, qui lui faisait hésiter entre l'enlacer ou l'étrangler! Bien que la seconde solution était, finalement, inenvisageable.
Sa voix se fit incroyablement tendre quand il parla de Dorianna, tendre et hésitante.
-Je ne sais pas. Elle... elle est... spéciale. Elle me... Il regarda Renaud droit dans les yeux. ...elle me fait me sentir entier. J'ai l'impression... que ma vie serait vide de sens, sans elle. Elle est tellement...
D'un côté, cet éloignement me permettra de savoir... Je ne me comprends pas moi-même... mon énervement... Cela n'aurait jamais du arriver... Je...

Il sembla délicieusement désemparé, ses mots étaient aussi embrouillés que son esprit lorsqu''il tentait de mettre un doigt sur ses sentiments.
Il ne serait jamais mis dans des états pareils, avant, par pour une personne qu'il venait à peine de rencontrer. Mais là, lorsque le Seigneur Thelvan lui avait annoncé cette promesse de mariage, il s'était souvenu du visage empli de peur et de sentiment de trahison de Dorianna, la veille. Ce visage lui avait fait mal, l'annonce de Renaud a été pire.
Son regard cessa d'être rêveur, il redevint déterminé: il s'apprêtait à faire quelque chose qu'il n'aurait jamais cru possible.
-Renaud... Je pars à Ghislain recueillir des informations par le biais du Noble Jeu, pour une autre... deux autres personnes que moi ou mes sujets!
Yver n'aimait pas pratiquer le Noble Jeu, et Renaud Thelvan le savait. Yver ne faisait que se défendre, dans le Jeu et n'apparaissait aux cours qu'un minimum de temps: il se riait des rumeurs et, lorsqu'il faisait tuer un noble, c'est que celui-ci avait, directement ou par complicité, attenté à sa vie. Jamais Yver n'avait pris l'initiative d'une attaque car il trouvait tout cela ennuyeux et trop impactant pour ceux qui dépendaient du noble.
Cela lui assurait d'autant plus sa tranquillité: ceux qui Jouaient à son niveau savaient que s'ils ne poussaient pas le bouchon trop loin, ils n'avaient rien à craindre de lui.
Yver ne Jouait que parce qu'il était obligé de par son statut de noble et sa richesse.
-Ton engagement, tu l'as pris sans vraiment réfléchir, ni patienter. Si ton honneur t'empêche de te rétracter de toi-même, moi, je n'ai rien promis, à personne.
J'ai bien l'intention de prendre Valtourbe à la gorge. Pour cela, il faut que Natalya trouve tout ce qui peut être exploité contre lui. Ce nom ne m'est pas inconnu. 10 jours devraient suffire: je suis certain qu'il a des faits pas très jolis à son actif.


Renaud connaissait bien Natalya, la fille adoptive du surintendant de la Baronnie de Kaflan, mais surtout la maitre barde d'Yver. Elle et Yver avaient grandi ensemble, partageant leurs jeux d'enfance. Le seigneur roux n'avait probablement jamais vu pareille complicité fraternelle entre deux êtres qu'aucun lien de sang n'unissait, quasiment aussi forte que celle entre Dorianna et Albert.
Mais elle était surtout une Joueuse redoutable, connaissant les rouages, démêlant le vrai du faux dans les rumeurs avec facilité. Autant Yver était fort, autant il n'était que menu fretin face à elle.

Yver eu un sourire légèrement cruel...
-Si jamais je ne trouvais rien d'assez fort pour le faire plier, il faudra que Dorianna parvienne à le dissuader de l'épouser et je l'y aiderai, sois-en certain. Voir, je serai presque d'avis de l'écœurer d'abord et d'utiliser ce que j'aurai pu recueillir ensuite.
Allez, je vais aller terminer les réglages de mon appareil.


Yver donna une tape gentille sur l'épaule de son vieil ami. Il avait été étonnement sincère en parlant de la fille du Seigneur. Il avait envie de la revoir, elle lui manquait déjà et il n'arrivait pas à se concentrer correctement.
-Et annonce à ta chère épouse que j'arrive... 2 jours avant mon arrivée! Je sais: je suis sadique! Dit-il avec un rire amusé: cela déconcerterait Dame Thelvan, et il s'en régalait d'avance!
Il commença à partir et s'arrêta, se retourna vers Renaud:
-Au fait... une dernière chose. Vu que je passerai quelques jours ici, à mon retour. Est-ce qu'il serait possible, pour ma chambre, de mettre des draps... roses.
Il eu un grand sourire enjoué:
-J'ai perdu un pari contre Dorianna... en fait, il y a eu match nul, mais je tiens à tenir mes engagements, tout de même.

Il avait gardé pour lui son ultime carte, celle qu'il ne jouerait que si tous les autres coups ne marchaient pas et que Valtourbe ne cédait pas à son intention d'épouser Dorianna.
Cette ultime carte... il redoutait à l'utiliser... il ne voulait pas. Elle ne le dérangerait pas, voir lui plairait, mais ce genre d'action serait contraire à sa vision des choses.


***

« Maître Heren…j’ai…mal…  Puis-je…puis-je arrêter…maintenant?... ».
Dorianna commençait à avoir un point de côté. Heren, sans cesser de sauter à la corde, haussa un sourcil.
Ainsi était le maitre d'armes: il faisait les exercices en même temps de ses élèves, partageant l'effort et soutenant l'étudiant, l'accompagnant et lui faisant sentir qu'aller plus loin était possible.
Mais pendant qu'il sautait, il n'arrêtait pas de parler, comme si cela ne présentait, pour lui aucune difficulté. Il prodiguait ses conseils de respiration, corrigeait la technique de saut de Dorianna pour optimiser l'efficacité de l'exercice et d'autres choses.
-Petit arrêt. Respirez profondément en appuyant sur votre point de côté.
Ça, ça vient de la mauvaise respiration. Vous apprendrez petit à petit à gérer votre air.
Dès que ça ira mieux, nous reprendrons: il ne faut pas laisser le temps aux muscles de se refroidir.


Il s'approcha de sa jeune élève:
-Je sais que vous n'avez pas l'habitude, mais ça va venir. Le combat n'est pas une simple question de technique d'escrime, mais c'est aussi une épreuve physique. Vous tiendrez... car vous apprendrez à le faire!

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Sam 18 Juil 2015 - 16:43

Spoiler:
 

« Je ne lui dirai rien: […]. Par contre, d'ici quelques jours, il faudra que tu lui dises la vérité, toute la vérité. »

Yver avait raison, mais Renaud Thelvan ne promit rien à ce dernier; annoncer la vérité à Dorianna, en sachant que le Baron de Kaflan empêcherait certainement ses fiançailles avec le Seigneur Midar de Valtourbe, serait particulièrement difficile. Ainsi, si le Seigneur de Montfort venait à ne rien dire à son aînée, il ne craindrait pas d’avoir manqué à une promesse. Quoi qu’il en soit, il savait très bien qu’il ne pourrait cacher la vérité bien longtemps à Dorianna; si ce n’était pas lui, ce serait son épouse qui le ferait et Renaud savait que venant de cette dernière, la nouvelle serait encore plus difficile à encaisser pour la jeune femme.

« […] D'un côté, cet éloignement me permettra de savoir... Je ne me comprends pas moi-même... mon énervement... Cela n'aurait jamais du arriver... Je... »

L’homme roux eut un sourire; son jeune ami venait de se faire prendre par l’amour, un sentiment encore plus terrible que le Noble Jeu. Cela lui rappelait la première fois qu’il avait rencontré Marguerite. Leur mariage n’avait pas été le résultat de l’amour puisque tous deux étaient promis l’un à l’autre depuis longtemps, mais Renaud se souvenait avoir été troublé par la beauté de sa promise et amusé par la petite moue qu’elle adoptait…Ah s’il avait su…

Yver annonça ensuite à son vieil ami la nature de son plan pour contrer les fiançailles de Dorianna et du Seigneur Midar de Valtourbe, ce à quoi Renaud fronça les sourcils. « J’aurais préféré ne rien savoir…Valtourbe est un membre de la famille de mon épouse, et donc, de ma famille… » L’homme roux passa l’une de ses mains dans ses cheveux en respirant profondément. « À partir de maintenant, ne me dis plus rien! J’aime néanmoins l’idée que ma fille pourrait tenter de dissuader Midar de l’épouser; elle est une championne pour éviter le mariage! ». Renaud rigola. « C’est à croire qu’elle attendait ta venue pour se montrer intéressante aux yeux d’un homme…ou alors, c’est que vous vous complétez, mieux que je ne l’aurais imaginé! » Ajouta-t-il, toujours en riant.

Le Baron de Kaflan annonça ensuite à Renaud qu’il devrait prévenir Marguerite que 2 jours avant le retour d’Yver; plus le délais serait court et moins que la maisonnée devrait subir la colère de Dame Thelvan. Le jeune homme était sur son départ lorsqu’il se retourna vers son vieil ami et dit : « Au fait... une dernière chose. Vu que je passerai quelques jours ici, à mon retour. Est-ce qu'il serait possible, pour ma chambre, de mettre des draps... roses. […] j’ai perdu un pari contre Dorianna. ». À ces mots, le Seigneur de Montfort éclata d’un rire sincère. « Comme vous voudrez, votre Seigneurie! »

***

« Petit arrêt. Respirez profondément en appuyant sur votre point de côté. Ça, ça vient de la mauvaise respiration. Vous apprendrez petit à petit à gérer votre air. Dès que ça ira mieux, nous reprendrons: il ne faut pas laisser le temps aux muscles de se refroidir. Je sais que vous n'avez pas l'habitude, mais ça va venir. Le combat n'est pas une simple question de technique d'escrime, mais c'est aussi une épreuve physique. Vous tiendrez... car vous apprendrez à le faire! »

Dorianna appuya sur son point de côté, comme le lui avait dit Maître Heren puis elle se mit à respirer profondément. La douleur était aiguë et la jeune femme se mit à faire les cents pas devant le jeune maître d’armes. « Ainsi s’effondra la grande guerrière de Thédas, Dorianna, terrassée par un point de côté… » marmonna Dorianna, à la blague. « Maître Heren, je sens que je vais défaillir… » dit-elle, d’une voix faible, jouant la comédie une fois de plus, avant de se laisser tomber au sol mollement afin d’amortir sa chute. Couchée sur le dos, au sol, le point de coté de la jeune femme semblait plus tolérable et celui lui permettait de prendre une petite pause.

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Je te suis sans peur,
Dans le tumulte de mon coeur."
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 24 Juil 2015 - 15:36

Spoiler:
 


Renaud Thelvan semblait perturbé par le fait qu'Yver lui révèle qu'il chercherait à coincer Valtourbe. Il lui demandait de ne pas lui en dire plus.
Le jeune Baron savait que la position faible de la maison Thelvan arrangeait beaucoup Renaud qui se rendait absolument inintéressant au sein du Noble Jeu. Pourquoi attaquer quelqu'un qui ne peut rien rapporter?
Alors... quel était le but de Valtourbe?
Yver eu un air dubitatif. On ne choisit pas sa famille, ou presque, avec de la chance. Certes, le sens de la famille de Renaud l'honorait, mais se posait-il la question de savoir ce qu'il en était de Valtourbe? Est-ce que cet homme avait le même sens de la famille? Ça, le jeune homme en doutait fortement.
« J’aime néanmoins l’idée que ma fille pourrait tenter de dissuader Midar de l’épouser; elle est une championne pour éviter le mariage! ». Renaud rigola en enchainant. « C’est à croire qu’elle attendait ta venue pour se montrer intéressante aux yeux d’un homme…ou alors, c’est que vous vous complétez, mieux que je ne l’aurais imaginé! »

Yver rit, un peu gêné. Se compléter? Qui sait? En tout cas, elle occupait toute sa tête de belle manière... surtout son regard. Yver attachait une grande importance aux yeux: les nobles portaient souvent des masques intégraux, ce qui faisait que la seule partie de leur visage qu'on voyait était leurs yeux. Il fallait être capable de lire dans un regard sans se tromper si on ne voulait pas se faire rouler.
Celui de la jeune femme était magnifique, hypnotisant. Il se noyait dans son regard.
Le jeune Baron se demanda ce que Dorianna avait bien pu faire pour repousser les éventuels prétendants. Elle avait de l'esprit et était maline, il n'en doutait pas. Sa curiosité était piquée au vif. Il avait envie, lui aussi, de voir la jeune femme à l'œuvre.

Lorsqu'il eut parlé des draps roses, Renaud plaisanta avec une flagornerie. Le jeune homme siffla entre ses dents, faussement menaçant:
-"Votre Seigneurie"? Ca se payera! Tu préfères des orties ou du houx, dans ton lit?
Il rigola avant de se poser une question cruciale:
-Si j'étais venu sous ma vraie identité, je me demande comment elle se serait comportée: m'en aurait-elle fait voir de toutes les couleurs?
J'admets que ça m'aurait plu! Je ne dois pas être normal dans ma tête, mais les "rampantes", ainsi que les "admire-moi, larve!", ne sont pas vraiment ma tasse de thé!
D'un autre côté, j'ai peur que ma venue sous les traits du Baron eut été synonyme d'horreur et qu'elle se soit refermée comme une huitre en ma présence, vu que, et je l'ai bien compris hier, ton épouse a dépeint un portrait des plus flatteurs à mon égard...


Il eut une mine triste, repensant à ce qui s'était passé la veille.
Il coupa court, essayant de chasser cette image! Nom de Créateur, les choses s'étaient arrangées, même si elles se compliquaient à nouveau maintenant, il n'y avait rien d'insoluble. Il devait oublier ce moment!
Cette image un peu folle du Baron de Kaflan, froid et cassant, il se l'était fabriquée pour se mettre à l'abri... et mettre un peu de sel dans le très ennuyeux Jeu. Les rumeurs étaient très exagérées à son sujet, mais certains y croyaient, surtout le côté impitoyable du personnage. On lui prêtait même des "accidents" dont il n'était pas à l'origine.
Il chassa tout cela: il ne voulait qu'une seule chose, pour le moment: la revoir, la serrer dans ses bras...
-Allez, je file!

Yver donna une accolade à Renaud
-Et ne me refais plus de coups comme ça. Si tu as des problèmes, même de ce genre, tu m'en parles, à l'avenir!

Il fit un clin d'œil avant de s'éloigner d'un pas pressé.
Ses sentiments étaient mitigés. Il ne pouvait pas rester les bras croisés, pas avec la situation qui se profilait, autant pour Dorianna que pour Renaud.
Il voulait savoir à qui il avait affaire, avec ce Midar.

Certes, selon le Seigneur Thelvan, Dorianna semblait armée pour se défendre seule et faire en sorte de faire fuir quiconque aurait des envies de l'épouser, Mais prudence était mère de sureté, il valait mieux avoir des arguments dissuasifs si jamais ce noble était du genre "Je saurai la mater et la dresser comme il faut!"

Certes, il aurait pu renoncer, de laisser faire les choses... Après tout, il ne la connaissait qu'à peine... si Renaud s'était engagé sur l'honneur, il n'y pouvait rien...
Non! Cela était hors de question! Certes, ils ne connaissaient que depuis peu de temps, mais il avait l'impression de la connaitre depuis des années. Elle avait lu en lui, elle avait créé un vide et l'avait comblé immédiatement. Il fut envahi par les souvenirs des jeux amusants qu'ils avaient livrés, des défis innocents, et de sa chaleur, de sa douceur, du contact de ses lèvres contre les siennes. Il n'avait eu cette sensation étrange, celle que l'on ne pouvait décrire par aucun mot, celle de rencontrer une personne et de se demander comment avait-on pu vivre sans elle.
Heren nommait cela "le théorème du chat fantôme". Un jour, vous vous levez et vous voyez, près de votre cheminée, un chat. Vous voudriez le chasser, ce vil intrus, comme vous avez fait avec les précédents mais, lui, a quelque chose, dans son comportement, d'anormalement serein. Il vous donne bizarrement l'impression d'avoir toujours été là, d'avoir toujours fait partie de la maison... Dorianna était-elle son chat fantôme?
Il eu un petit rire coquin en imaginant la jeune femme allongée de manière féline devant une cheminée. "Qu'est-ce que c'est que ces manières, voyou?" s'auto-réprimanda-t-il, sans réelle conviction.
Non. Définitivement non, il était hors de question de renoncer. Ce serait une trahison, envers elle et envers lui-même! Et là, là, il serait vraiment méprisable!

Il remonta vers la salle d'armes, l'esprit lourd. Il se demandait comment annoncer son départ à la femme qu'il aimait, tout en la ménageant. C'était la première fois qu'il était confronté à ce genre de situation, dans une telle position.
Il s'arrêta, réalisant pleinement ce qu'il venait de penser.


***

« Ainsi s’effondra la grande guerrière de Thédas, Dorianna, terrassée par un point de côté… Maître Heren, je sens que je vais défaillir… »
Dorianna s'était, en effet, effondrée mollement au sol, un geste magnifique. Incontestablement, elle pourrait faire du théâtre avec beaucoup de succès.
Mais Heren avait l'habitude des comédies en tout genre. Ça ne prenait pas avec lui. Le rôle d'un professeur était de reconnaitre lorsqu'un élève tentait de tirer aux flancs, même un bref instant.
Sa respiration n'était pas celle d'une personne défaillante. Et sa chute, bien effectuée, mais elle devrait songer à ne pas placer son bras de sorte à éviter les chocs trop douloureux.

Heren sourit en cape en regardant sa jeune élève qui faisant semblant d'être inconsciente.
Le maître d'armes prit une voix affolée:
-Par le barbecue divin de prophétesse au menu! Qu'ai-je fais? La bête souffre! Il faut l'achever!
Heren avait d'étranges manières de faire référence au bucher d'Andrasté.

Il s'accroupit à coté de la jeune femme et parla d'une voix calme:
-Déjà à terre? Ce n'est que le début, pourtant! Il vous faut mieux caler votre respiration sur votre cœur. Apprenez à écouter votre cœur... pas au sens sentimental, mais au sens physique.
Gérez le rythme et vous éviterez ce genre d'incident.
Croyez-moi, Grand Héroïne, les engeances n'attendent pas que vous calmiez vos points de côté. Une fois, j'ai eu un point de côté devant un Hurlock. Et bien, vous savez quoi? Ce goujat n'a même pas attendu que je me sente mieux! Il tenait absolument à me présenter la lame de son épée à l'entretien douteux! Tellement rouillée qu'elle aurait pu vous transmettre le tétanos rien qu'en la regardant!
Ces Hurlocks, alors!
Debout, et plus vite que ça!
Ordonna-t-il, invariablement calme, mais ferme.

On toqua à la porte, 2 longs, 2 courts, 1 dernier coup: un code.
Heren baissa la tête, visiblement agacé par ces contretemps, mais toujours frappé d'un flegme à toute épreuve.
-Yver! Soupira-t-il avant de se relever et de se diriger vers la porte.
-Décidément, cette deuxième journée va être aussi compliquée que la première, je le sens!
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren

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[FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren

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