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 [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mer 4 Mar 2015 - 21:11


Depuis quelques jours, le seul sujet de conversation qui animait chacun des membres de la famille Thelvan était la venue imminente d’un maître d’armes à Montfort. Le Seigneur Renaud Thelvan avait annoncé à son épouse et ses enfants que cet homme serait accueilli sous leur toit pour une durée indéterminée et qu’il enseignerait à Albert, le dernier-né des enfants Thelvan et seul garçon, à manier l’épée. À cette annonce, Dorianna, l’ainée, avait exprimé son mécontentement, suppliant son noble père de lui permettre d’assister à ces leçons. Depuis qu’elle était petite, Dorianna avait toujours rêvé d’apprendre à manier l’épée. Lorsque Barthélémy, le palefrenier, et Albert se battaient dans les écuries du domaine familial, la jeune femme assistait toujours à ces duels sanguinaires où seul l’orgueil était blessé, et finissait parfois par se battre à son tour, contre Barthélémy. Bien évidemment, Dame Marguerite Thelvan, la mère de Dorianna ne savait pas que sa fille ainée s’adonnait ainsi des jeux de garçon et aucun des enfants Thelvan ne vendraient leur sœur à leur mère. Ainsi, le Seigneur Thelvan avait refusé, en présence de sa noble épouse, la demande de sa fille, affirmant qu’une noble orlésienne n’avait rien à faire d’une épée, à moins que celle-ci puisse tricoter des écharpes. Dame Thelvan avait alors secondé son époux et avait rappeler à ses filles, en prenant bien soin de regarder plus particulièrement Dorianna, qu’elles devaient être de bonnes épouses soumises et non de jeunes femmes pouvant faire de l’ombre aux prouesses martiales de leurs époux.

Dorianna était dans ses appartements, enfilant une tenue d’équitation lorsque des coups se firent entendre à la porte massive de bois de sa chambre. Se dirigeant vers la porte, celle-ci s’ouvrit subitement et la jeune femme vit apparaitre son jeune frère Albert.

- Dorianna, êtes-vous seule?
- Je le suis…quelque chose ne va pas?
- Le maître d’armes est arrivé! Père est en train de s’entretenir avec lui!

La jeune femme écarquilla les yeux et se tourna vers la table où étaient déposés une brosse à cheveux et un ruban. Sa mère serait furieuse si Dorianna était la seule de ses enfants à ne pas aller accueillir leur invité dès son arrivée.

- Albert, dites à notre mère que je viens immédiatement…
- Chère sœur, mère n’a que faire de ce maître d’armes, elle l’a à peine salué et est reparti avec Clara pour sa leçon de couture.
- …Alors que faites-vous là? Ne devez-vous pas vous occuper de votre maître?
- Si, en effet, je devrais me trouver aux côtés de mon maitre, si maitre j’avais…
- Que voulez-vous dire?

Le jeune homme sourit à sa sœur et regarda autour de lui comme s’il craignait de voir apparaitre Dame Thelvan, sa mère. Se penchant vers Dorianna, il murmura :  « Père a fait venir ce maître d’armes à la maison pour vous. Je devais jouer le jeu devant mère pour ne pas qu’elle s’oppose à cela… ». À ces mots, Dorianna regarda son jeune frère et d’un geste rapide, elle attrapa le visage de ce dernier entre ses mains et l’embrassa sur la joue. Le jeune homme plissa les yeux, mais ne repoussa pas sœur, comprenant la joie qui l’habitait. Sans un mot de plus, la jeune femme termina de nouer ses cheveux à l’aide d’un ruban et suivit Albert à l’extérieur de ses appartements. Ils iraient accueillir ensemble le maître d’armes afin que Dame Thelvan ait le moins de soupçons possible concernant l’identité du réel élève de ce maître.

Lorsque les deux enfants Thelvan pénétrèrent dans la pièce où étaient assis le Seigneur Renaud et son invité, le maître d’armes, les deux hommes cessèrent de parler et le père de Dorianna sourit en apercevant celle-ci. « Cher Heren, je vous présente l’ainée de mes enfants, Dorianna, et le plus jeune de ceux-ci, Albert. Ma fille sera votre élève… ». À ces mots, le Seigneur adressa un clin d’œil à la jeune noble et rapporta son attention vers son invité.

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Dernière édition par Dorianna Thelvan le Lun 7 Sep 2015 - 1:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 8 Mar 2015 - 2:25


Il y avait des idées préconçues qui jalonnaient le monde, de nombreuses idées, toutes plus saugrenues les unes que les autres.
Parmi celles-ci, qu'il serait vain de résumer car elles occuperaient des encyclopédies complètes, en existait sur les maîtres d'armes.
Selon les hauts théoriciens romantiques, le bon maître d'armes était vieux... ou au moins dans la force de l'âge. Grand, solidement charpenté, les cheveux grisonnants ou blancs, couturé de cicatrices attestant de sa longue et douloureuse expérience, le maître d'armes se définissait en des points de détails qui garantissaient la confiance en ses capacités à enseigner l'art de se battre.
Les maîtres d'armes se devaient de porter une grosse moustache bien guerrière, ou une barbe correctement taillée, et de parler d'une voix forte, grave ou, au minimum, rauque. Ils se devaient d'avoir un port martial et de ne jamais se séparer d'une armure.
Les hauts théoriciens romantiques n'avaient, de toute évidence, jamais rencontré Heren.

Dans la littérature épique, le maître d'armes classique était un homme armé d'une longue expérience, promis à un destin tragique de mort imminente, par la maladie ou le combat de trop, formant un jeune héros qui devait accomplir la destinée qui lui était promise, avec ou contre son gré, apprenant à la va-vite l'art du combat armé pour aller tuer, du fond de sa totale inexpérience, mais d'un talent hors norme et beaucoup de chance, un ennemi féroce terrassant tout ce qui s'opposait à lui depuis 20 ans.
Les écrivains épiques auraient tendance à donner à Heren le rôle qui n'était pas le sien.

Heren avait été surpris par la demande de Ser Thelvan, mais nullement choqué.
Dans les Terres du Sud, il était normal que les femmes nobles sachent se battre (les femmes tout court, d'ailleurs, en général) mais ici, en Orlaïs, ça tenait de l'hérésie. Aussi, il accepta cette proposition des plus fascinantes, à ses yeux. Certes, il ne rêvait pas : les mentalités ne changent pas forcément dans ce pays, mais il trouvait l'attention de Ser Thelvan pour sa fille étaient dignes de respect et de considération : puisqu'elle avait une fâcheuse tendance aux escapades aventurières, autant qu'elle sache se défendre si besoin était.
Certes, le noble craignait aussi que le savoir martial ne pousse sa fille à partir à l'aventure plus que de raison et à prendre des risques inconsidérés, mais Heren lui rappela que ce n'était parce qu'on savait monter à cheval qu'on passait sa vie sur une selle.

A l'entrée de Dorianna et Albert, Heren se leva pour saluer les nouveaux venus dans la pièce. Il ne ressemblait aucunement à l'idée que l'on se faisait d'un maître d'armes.
Il n'était pas très grand, à peine 1m65. Il devait être à peine plus vieux que Dorianna, 3 ou 4 ans de plus qu'elle au grand maximum. Fin, imberbe, il était compliqué à classer dans la race humaine ou elfe du fait de ses traits de visage le situant pile entre les 2.
Il ne portait aucune armure si ce n'était un pourpoint de cuir sombre sur lequel s'ajustait une veste noire à biais blancs et à boutons d'argent. Son pantalon de suédine noire disparaissait dans des bottes hautes passant sur le genou.
Il s'inclina respectueusement, sans effet exagéré. Il parla d'une voix douce, claire, aux accents légèrement chantants :
-Dame Dorianna, Jeune Ser Albert. Je suis enchanté de vous rencontrer. Je suis Maître Heren et serait chargé de vous enseigner les techniques et applications de l'escrime. continua-t-il en regardant Dorianna droit dans les yeux. Les yeux ne mentent pas, ni sur la motivation, ni sur la détermination.
Il arborait, en même temps, un sourire léger, en rien moqueur, juste naturel.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Jeu 12 Mar 2015 - 0:42


Pendant leurs échanges, le Seigneur Renaud Thelvan avait discuté de Dorianna avec Heren. Bien évidemment, il n’était pas chose courante qu’une noble orlésienne sache manier l’épée (ou toute autre arme, à l’exception du poison), mais son ainée n’était pas comme ses sœurs. Dorianna avait toujours aimé l’aventure et s’était toujours lié d’amitié avec les plus misérables de ce monde. Lors du dernier voyage de la famille Thelvan à Val-Royeaux, la jeune femme avait retrouvé un ami d’enfance, devenu Garde des Ombres, et tous deux s’étaient sauvés pour échapper à Dame Marguerite Thelvan qui avait en horreur le jeune homme. Bien évidemment, ils avaient rapidement été retrouvés et Dorianna avait été sévèrement punie par sa mère; son corps en était encore marqué. Alors que sa femme avait eu peur pour la pureté de sa fille et de se voir forcé de la marier à un homme sans aucune richesse, le Seigneur Renaud avait eu peur pour sa sécurité. Si Dorianna aimait l’aventure, elle trouverait toujours un moyen d’échapper à ses parents pour vivre quelque chose, même si ses aventures n’avaient rien à voir avec les batailles des Gardes des Ombres, et sans aucune connaissance martiale, elle risquait d’être blessée ou même tuée. Le monde était dangereux et encore plus pour une jeune noble naïve et rêveuse comme Dorianna.

À son arrivée dans la pièce où se trouvait son père et le maître d’armes, la jeune noble avait été surprise de constater que ce dernier était particulièrement jeune et possédait des traits fins. De plus, sa silhouette représentait plus l’agilité que la force. Également, au premier coup d’œil, Dorianna devinait être légèrement plus grande que lui, mais la jeune femme savait que c’était justement ces caractéristiques qui devaient faire de lui un redoutable adversaire en duel. L’homme se leva en voyant entrer les deux enfants Thelvan et les salua. Albert salua à son tour Heren et leva ensuite les yeux vers le visage de sa sœur afin de capter l’émotion qui la traversait en ce moment précis.

Cette dernière, qui avait été d’abord excitée d’apprendre que le maître d’armes venait pour elle, était en train de prendre pleinement conscience de ce fait maintenant que le principal concerné était debout devant elle. D’une voix douce et agréable à l’oreille, Heren dit : « Dame Dorianna, Jeune Ser Albert. Je suis enchanté de vous rencontrer. Je suis Maître Heren et serait chargé de vous enseigner les techniques et applications de l'escrime. ». Timidement, la jeune noble s’inclina en signe de respect. Comment devait-elle se comporter avec cet homme? Devait-elle être soumise à chacun de ses commandements ou pouvait-elle s’exprimer librement? Allait-il devenir un ami, comme Bartélémy, le palefrenier avec qui elle se battait souvent, ou deviendrait-il un homme à qui elle vouerait un profond respect?

« Maître Heren, je n’ai pas de mots pour exprimer la joie qui m’habite. J’ai l’impression que c’est un rêve qui se réalise… », dit Dorianna en rougissant. Albert fronça les sourcils en regardant Heren et puis sa sœur. « Cet homme est là pour vous apprendre à vous battre, je ne pense pas que votre rêve l’intéresse… » dit alors le jeune noble en se moquant de sa sœur.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 15 Mar 2015 - 16:34


Aux mots de l'enfant, Heren eut un rire discret. Il marcha tranquillement vers le frère et la sœur. Chaque pas était réglé, sans à-coups... Ses bottes ne faisaient qu'un bruit léger, rien à voir avec les claquements secs habituels résonnant sur le carrelage.

S'arrêtant à quelques pas d'eux, il regarda alternativement Dorianna et Albert, avec cette bonne humeur qui ne semblait jamais le quitter. Il planta son regard dans celui du petit.
« Vous savez, Jeune Ser Albert, les rêves sont bien plus importants qu'on ne l'imagine. Beaucoup de nos rêves forgent ce que vous, vos parents, votre sœur, même moi, avons été hier, sommes aujourd'hui et serons demain. Pourquoi gravir une montagne ? Pourquoi le faire alors que nous risquons de tomber, nous risquons des engelures, des os brisés, une bronchite et tant de malheurs et de fatigue, et je ne parle même pas des loups... 
Nous le faisons pour voir de l'autre côté, pour voir ce qu'elle cachait, de bon comme de mauvais. Nous gravissons la montagne pour accomplir nos rêves, avec toujours l'espoir que la réalité soit à l'image de ce qu'on a imaginé, ou au moins, assez proche.
Mais, il existe 2 sortes de rêves : les purs fantasmes, qui ne se réaliseront jamais, et ceux qui semblent si loin et si proches à la fois. Ceux-là, Jeune Ser, nommons les : « objectifs ». Quand vous aurez vos rêves entre vos mains, Jeune Ser, que vous déterminerez lesquels sont des fantasmes,... »

Tandis qu'il parlait, il se mit à marcher dans la pièce, s'approchant d'une commode, replaçant correctement un chandelier qui n'était pas parfaitement centré, de quelques millimètres :
« … vous pourrez réaliser vos rêves, vos objectifs, ce pourquoi vous aviez décidé de vaincre la montagne.
Alors, oui, les rêves m'intéressent, aussi étrange que cela puisse sembler. Nous ne sommes rien sans nos rêves. »


Il en avait profité, néanmoins, pour observer attentivement Dorianna. Elle était jolie, bien tournée, bien élevée, de toute évidence, plutôt timide... ou intimidée, cela sera à déterminer. Ser Renaud Thelvan avait raison sur un point impossible à nier ou à douter : son épouse avait tout fait pour créer l'épouse parfaite pour tout bon noble Orlésien dont la seule crainte est une femme qui soit un tant soi peu compétente dans un domaine "d'homme", un domaine où elle pourrait lui faire de l'ombre. Et bien des nobles s'entretueraient pour elle, c'est certain.
Physiquement, elle était fine et bien proportionnée : elle avait ce qu'il fallait pour être une redoutable assassin courtisane... ou une épéiste jouant sur la vitesse plus que sur la force.
Sudéen et Dalatien, Heren avait du mal avec la conception du rôle des femmes dans la société orlésienne. Il trouvait cela ridicule, hypocrite, rétrograde et stupide.

Il prit brusquement un air triste :
« Hélas, je ne vous serai, Dame, d'aucune utilité... »

Il marqua un silence de quelques secondes. Un sourire taquin égaya son visage, il continua d'un air joueur :
« … pour les mots qu'il vous manquent. Je suis professeur d'escrime, non de lettres. »
Il savait très bien qu'il s'agissait là d'une tournure polie, mais il ne manquait jamais d'espièglerie, saisissant chaque perche qu'on avait le "malheur" de lui tendre.

Il se tourna vers Renaud Thelvan : « Ser Thelvan, Jeune Ser Albert. Je souhaiterai m'entretenir quelques instants seul à seul avec Dame Dorianna, je vous prie. »

Renaud Thelvan était au courant de ce qui allait se passer, Heren lui en avait parlé. Le maître d'armes avait un principe auquel il ne dérogeait jamais : peu importe qu'on l'appelle, peu importe qu'il voit, en la personne, le potentiel pour apprendre l'art des armes, peu importe qu'on soit prêt à payer le prix en or, la décision n'appartiendrait qu'à l'élève, en toute connaissance de cause.
Heren refusait d'enseigner à quiconque ignorait ce qui l'attendrait, ou à quiconque reculerait en l'apprenant.
Cette épreuve-là, Dorianna la subirait seule.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mer 18 Mar 2015 - 3:13


Heren avait eu un rire discret lorsqu’Albert s’était gentiment moqué de sa sœur ainée et cette dernière avait souri en regardant l’homme qui était maintenant son maître d’armes. Cet homme possédait de l’humour et c’était une excellente chose pour lui s’il devait vivre quelque temps dans la maison des Thelvan, mais aussi, parce que cela lui donnait un côté plus humain, moins pragmatique à son rôle de maître. Lorsque ce dernier se mit à marcher, Dorianna remarqua toute la finesse et la légèreté avec laquelle il se déplaçait et en fut impressionné; la délicatesse était une chose que toute femme noble devait apprendre, mais le bruit des talons contre le carrelage était habituel. C’est alors que, cessant de marcher, Heren se mit à parler à Albert. « Je… ». Le jeune homme était sans voix et ne savait que rétorquer à cette brillante prouesse verbale. Il leva les yeux vers sa sœur, mais remarqua que cette dernière semblait aussi démunie que lui face aux sages paroles du maître d’armes et finit par simplement acquiescer. Dorianna, de son côté, avait le regard pétillant; beaucoup de gens ne parlaient que pour étaler leur éventail de vocabulaire alors que Heren avait parlé avec intelligence et sagesse. La jeune noble était émue, d’une certaine façon, d’avoir la chance d’être l’élève d’un tel homme. Si la mission de Heren était de faire d’elle une duelliste, il lui apprendrait beaucoup plus, Dorianna en était certaine.

Prenant un air triste, le nouveau maître d’armes dit soudain à Dorianna : « Hélas, je ne vous serai, Dame, d'aucune utilité... ». À ces mots, les épaules de la jeune noble se soulevèrent alors qu’elle prenait une profonde inspiration. Voilà. Son rêve venait d’être brisé. Pas un instant elle ne pensa à regarder son père ou son frère, qui se trouvaient toujours à ses côtés, et gardait son regard ancré dans celui du jeune maître. « Si seulement j’étais plus vive d’esprit et que j’étais plus douée avec les mots… » pensa-t-elle. Car le manque de mot devait être pour quelque chose dans l’éclatement de son rêve; après tout, il était bien connu que lorsqu’un maître prenait un élève, il l’observait, le testait et décidait ensuite s’il était digne ou non de recevoir son enseignement. Alors que les pensées se succédaient dans l’esprit de Dorianna, la jeune femme vit un sourire taquin se dessiner aux lèvres de l’homme puis celui-ci ajouta, cette fois, sur un ton léger joueur : « … pour les mots qu'il vous manquent. Je suis professeur d'escrime, non de lettres. ». Les paupières de l’ainée Thelvan se mirent à battre rapidement alors qu’elle prenait pleinement conscience du sens des paroles de Heren. À ses côtés, son père et son frère laissèrent s’échapper un léger rire, signe qu’ils avaient compris bien avant Dorianna que son maître blaguait. Décidément, Heren n’avait rien de l’idée que s’était faite la jeune noble d’un maître d’armes et elle l’appréciait, malgré la frousse qu’il venait de lui faire subir, encore plus pour cela. Portant une main à sa poitrine, en signe de soulagement, Dorianna pencha la tête légèrement vers l’arrière pour reprendre son souffle avant de sourire à Heren. « Ne me faites plus jamais ça! ». Ce petit moment de naïveté eut pour effet de calmer la timidité de la jeune femme; en effet, maintenant qu’elle s’apercevait que l’homme qui avait été choisi pour être son maître d’armes était capable de rires et de légèretés, elle se sentait plus en confiance. « Le jour où je serai la plus redoutable guerrière de tout Thédas, je me souviendrai de la peur que vous m’avez faite à notre première rencontre… ». Le Seigneur Renauld Thelvan s’approcha de sa fille en riant de bon cœur : « Ne parlez pas de cette ambition d’être une guerrière à votre mère, elle risquerait de mourir d’une attaque! ». Les trois Thelvan échangèrent quelques éclats de rire puis ils se calmèrent juste à temps pour laisser la parole au maître d’armes : « Ser Thelvan, Jeune Ser Albert. Je souhaiterai m'entretenir quelques instants seul à seul avec Dame Dorianna, je vous prie. ».

Sans un mot, les deux hommes quittèrent la pièce dans laquelle se trouvaient maintenant Heren et Dorianna, seuls. La jeune femme leva les yeux par-dessus son épaule pour suivre les pas de son père; il disparut bientôt derrière les lourdes portes de bois massifs qu’il referma. Pendant quelques secondes, la pièce, qui devait servir de salon, devint très silencieuse. Seule la respiration de la jeune Thelvan se faisait entendre. Dorianna tourna doucement la tête vers le maître d’armes, comme si elle craignait que son image ne s’évapore si elle se retournait brusquement. La jeune femme plongea son regard dans les yeux de Heren alors qu’elle prenait une position bien droite, les mains jointes sur le devant de son corps. Elle était prête…elle ne savait pas encore pour quoi, mais elle l’était…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 20 Mar 2015 - 13:42


Heren salua les 2 hommes... Enfin... l'homme et le jeune homme... et attendit leur sortie.
Dès lors, il soutint le regard de la jeune femme, mais la bonne humeur avait disparu dans ses yeux.
Ils passèrent du pétillant à l'inquisiteur, perçant l'âme, cherchant quelque chose de précis : la détermination.

Certes, elle en aurait besoin, pour parvenir à soutenir cette épreuve. Celle-ci ne faisait que commencer : il plantait les graines du malaise pour passer à la suite.
Quelques secondes, juste quelques secondes de silence qui parurent une éternité, juste troublées par la respiration de Dorianna. Signe de stress, de trac ? Logique, pour Heren.

Silence de plus en plus pesant finalement brisé par la voix du jeune homme. Toujours douce, elle se teintait d'un sérieux surprenant, glacé :
« La meilleure guerrière de Thédas ? Aucun maître d'armes dans ce monde ne vous permettrait d'y arriver. Vous êtes une jeune femme, certes, mais la jeunesse est relative : les Naines d'Orzammar de la Caste Guerrière reçoivent une hache en guise de hochet. On m'a mis une dague entre les mains à l'âge de 5 ans... » Il se permis un petit moment de légèreté : « … Mais, à moins que l'on m'ait menti depuis mon plus jeune âge, je ne pense pas être une femme.
Ma disciple, Leena, l'héritière de ma lame, subit mon enseignement depuis ses 11 ans. Vous voyez où je veux en venir ? »


Il enchaîna aussitôt, sans laisser à la jeune noble la possibilité de répondre.
« … vous avez un potentiel. Avec les efforts adéquats, je pense arriver à vous permettre de vous élever à un niveau respectable. Mais vous aurez un choix à faire, votre père le sait. »
Il se mit à marcher dans la pièce, faisant le tour de la jeune noble, sans cesser de la décortiquer. Il savait que les nobles s'offusquaient facilement d'être ainsi analysées sur le plan physique. Ce n'était pas de la grossièreté, de sa part. Il voulait la mettre mal à l'aise. Elle était, ici, sur son terrain, il devait la déstabiliser.

« Peu importe que votre père puisse régler mes honoraires, peu importe que je vois en vous une personne que je puisse former, la dernière décision vous appartient à vous et vous seule.
Je vous demande de bien réfléchir, de peser votre décision. Par contre, je ne puis vous demander de choisir sans avoir quelques données qu'il vous manque.
L'aventure est une chose ennuyeuse et inconfortable. Si les livres parlent de sagas épiques, c'est qu'ils omettent les 90% du temps qui peuplent les aventures : les voyages, purs concentrés de douleur aux lombaires, au dos, aux nuits sur des sols en caillasse, ou boueux, jonchés de poussière, de crasse et où il ne se passe... rien.
Apprendre l'escrime est une aventure.
Mais, si vous décidez de continuer sur cette voie après ce que je vais dire, vous ne pourrez plus reculer : quand on commence, on ne s'arrête que lorsque je juge que le niveau est suffisant pour s'arrêter. »

Heren tourna un fauteuil en direction de Dorianna et s'assit, jambes croisées. Il devenait distant, comme s'il voulait ériger une muraille entre eux. Il avait besoin qu'elle ne le trouve surtout pas sympathique. Le chemin de son "rêve" ne s'empruntait pas parce que le prof avait l'air gentil :
« Apprenez que l'on n'apprend pas à manier une arme. On devient une arme : l'arme n'est que le prolongement de l'être. Une arme n'est efficace que parce qu'elle est en symbiose avec celui qui la tient. Devenir une arme marque l'esprit et le corps.
Dorianna, si vous choisissez de suivre mon enseignement, vous allez changer. Vous changerez dans votre esprit, dans votre vision des choses, du monde, de vous, de la vie... »
Il écarta les mains, comme pour désigner l'environnement, la pièce où ils se trouvaient. « …de ça ! 
Votre corps changera. Vous avez été façonnée comme un vase en porcelaine, pour être une parfaite épouse décorative pour berrier incapable de se trouver une femme par lui-même. Une arme est forgée : je vous mettrais en fusion, je vous coincerai sur une enclume pour vous marteler, vous plier, vous marteler et vous plier encore, et encore, et encore.
Vous souffrirez. Vous aurez mal à des muscles dont vous ignoriez l'existence, à des articulations dont vous ignorez l'existence. Vous pleurerez de désespoir.
Vous me maudirez : ils l'ont tous fait. Certains soirs, dans vos moments de repos, vous penserez à moi et me classerez, dans l'échelle des choses à éliminer afin de sauver l'humanité, juste en-dessous des Archidémons. Certaines fois, vous me situerez au dessus de ces sinistres plaisanteries.
Je ne ferai pas cela par plaisir sadique, je ferai cela parce que je le dois. Je n'ai pas envie que vos escapades aventurières se transforment en peur, mort, déshonneur non consenti, tortures et veuleries, pas forcément dans cet ordre.
Vous chuterez, souvent. Mais, à chaque fois, vous devrez vous relever. Lorsque vos muscles ne vous porteront plus, c'est votre volonté qui devra vous porter... et elle le fera souvent. »

Il voulait lui faire peur. Il voulait lui montrer les plus mauvais côtés de l'éducation de combat. Il ne voulait qu'elle puisse dire qu'elle n'aurait jamais imaginé que c'était aussi éprouvant. Pas de ça, pas avec lui.
Il se leva et se campa à nouveau devant Dorianna :
« Le jeu en vaut la chandelle, mais il est difficile, très difficile. A chaque instant, vous devrez vous rappeler pourquoi vous avez choisi cette voie. Vous devrez vous raccrocher à l'espoir pour ne pas sombrer comme un navire en état de délabrement avancé.
Réfléchissez, maintenant que vous avez les données. Prenez la journée pour vous assurer que vous faites le bon choix. Je ne veux pas d'une réponse immédiate. Je vous attendrai dans la salle d'armes ou je me délecterai des ouvrages d'escrimes qui peuplent la petite étagère, un franc moment de rigolade en perspective. Venez-y à la fin d'après-midi afin de me donner votre décision.
Rappelez-vous que ce sera votre seule chance de reculer. Rappelez-vous aussi que si vous vous engagez, ce sera à la mode Garde des Ombres : quand on entre dans mon enseignement, on n'en sort que lorsque j'ai terminé. »


Il reprit son sourire habituel, son ton se radoucit d'un coup :
« Avez-vous des questions ? »

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Sam 21 Mar 2015 - 0:42


Le silence devenait lourd alors que Dorianna sentait un malaise naitre au creux de son ventre; le regard de Heren était perçant et avait perdu de sa gaité. La jeune femme avait l’impression que le maître d’armes pouvait lire en elle et elle n’aimait pas cette sensation étrange. Pourtant, quelque chose l’empêchait de baisser les yeux. Soudain, brisant le silence, la voix de Heren s’éleva. « La meilleure guerrière de Thédas ? ». Le ton utilisé par le maître d’armes était froid et Dorianna regretta d’avoir prononcé ces paroles plus tôt. « […] une hache en guise de hochet. […] mis une dague entre les mains à l'âge de 5 ans... ». L’ainée Thelvan se mordit intérieurement la lèvre; Heren tentait-il de lui faire comprendre qu’elle était trop vieille pour apprendre à manier une épée? « Ma disciple, Leena, l'héritière de ma lame, subit mon enseignement depuis ses 11 ans. Vous voyez où je veux en venir ? ». À ces mots, Dorianna baissa enfin les yeux, sentant une boule d’émotions tourner dans ses entrailles et monter doucement dans sa gorge. La jeune femme n’avait aucune prédisposition au maniement de l’épée; elle était une femme, une noble à qui l’art de la couture et du battement des cils n’avait plus de secrets alors que les exemples cités par Heren étaient nés pour cette vie. L’homme poursuivi, c’était à peine s’il avait pris le temps de respirer. « … vous avez un potentiel. ». La jeune femme leva les yeux vers Heren qui se mit à marcher dans la pièce, puis à tourner autour d’elle, la détaillant des pieds à la tête. La poitrine de la jeune femme se mit à se soulever de plus en plus rapidement alors que sa respiration se faisait plus saccadée. Le maître d’armes continuait de parler et la jeune noble commençait à comprendre que ce qu’elle pensait être une expérience merveilleuse, n’avait rien de romantique; l’aventure, le combat, rien n’était comme elle l’avait imaginé. La jeune femme gardait sa mâchoire bien fermée, les dents serrées pour retenir le flot d’émotion qui montait de son ventre et qui commençait à déborder par ses yeux. L’homme cessa enfin de tourner autour de Dorianna et se dirigea vers un fauteuil, qu’il tourna et où il s’assit. Heren se mit à parler de changements; c’était ce qu’elle avait toujours voulu pour sa vie, du changement! Puis, le maître d’armes dit : « Vous souffrirez. ». C’est à ce moment qu’une larme décida de couler sur la joue de la jeune femme, larme qu’elle avait tenté de retenir depuis quelques instants. Comment avait-elle pu croire qu’apprendre à se battre allait être aussi facile que lorsqu’elle se battait avec Barthélémy? Heren n’avait pas terminé de lui faire peur et il poursuivit en disant : « […] c'est votre volonté qui devra vous porter... et elle le fera souvent. ». Pendant une fraction de seconde, Dorianna eut envie de crier qu’elle n’avait pas suffisamment de volonté pour supporter un corps brisé, mais elle se retint, elle ignorait de ce qu’elle était capable et peut-être que Heren lui ferait voir un côté d’elle qu’elle n’avait jamais soupçonné. La jeune noble prit une profonde inspiration qui trembla, trahissant ainsi le calme qu’elle tentait de laisser voir au maître d’armes. L’homme se leva du fauteuil et s’approcha de Dorianna. Cette dernière leva les yeux vers le visage de Heren. Ces paroles se firent alors plus rassurantes puis, le maître d’armes lui dit qu’il lui laissait du temps pour réfléchir si elle voulait poursuivre dans cette voie, car une fois engagée, elle ne pourrait plus reculer. Un sourire se dessina enfin aux lèvres de Heren et Dorianna baissa les yeux sur celles-ci pour regarder ce sourire. Elle était contente de le voir revenir, mais elle craignait aussi de le voir disparaitre à nouveau pour laisser place à des paroles froides et démoralisantes. Soudain, les lèvres du maître d’armes s’ouvrirent à nouveau et il dit : « Avez-vous des questions ? »  

La jeune femme leva les yeux puis porta ses mains à son visage, cachant sa bouche et une partie de son nez. Elle se mit alors à marcher, dans la direction de Heren, mais le contourna et avança jusqu’au fauteuil qu’il avait retourné, quelques instants plus tôt. Sentant ses jambes molles, la jeune femme s’y laissa tomber.

« Je… ». Dorianna prit une grande inspiration; sa voix n’avait rien de solide; elle devait se ressaisir. Expirant longuement, la jeune femme porta son regard sur la porte de bois massif derrière laquelle son père et son frère avaient disparu, il y avait de cela une éternité, lui semblait-elle. Sans regarder le maître d’armes, Dorianna dit : «  Lorsque j’étais enfant, je jouais avec le fils du cuisinier. Un jour, nous eûmes l’idée d’escalader le muret de pierre entourant le domaine. La vue du sommet était, selon les dires de mon jeune ami, des plus belles. Ce qu’il ne m’avait pas dit, en revanche, était qu’il n’avait jamais réussi à atteindre le sommet. Par galanterie, il me fit monter sur ses épaules pour que je commence mon ascension d’un plus haut point. Je réussis à poser l’un de mes pieds sur une pierre, et puis l’autre, mes petits doigts tentant de soutenir le poids de mon corps. Mon jeune ami s’éloigna et je tombai. Il n’y avait aucun danger que la chute me soit mortelle, mais en tombant sur le dos, mon souffle fut coupé et pendant quelques secondes, j’eus peur de mourir. Le fils du cuisinier courut chercher de l’aide et lorsque celle-ci arriva, j’étais inconsciente. Lorsque je repris mes esprits, j’étais dans mon lit et ma mère se trouvait à mon chevet. Elle me demanda si j’étais capable de bouger. Sans difficulté, je me suis levé du lit; je n’avais mal nulle part. Je la vis alors prendre un balai de bois, qui se trouvait dans un coin de ma chambre, et elle revint vers moi…Ce fut la première fois que ma mère me battit… » Dorianna tourna la tête dans la direction du maître d’armes. Heren devait se demander où elle voulait en venir avec cette histoire, mais pour la jeune femme, tout avait du sens. « Si…si j’accepte votre enseignement et que ma mère l’apprend, ce sera pour elle une telle insulte qu’elle me tuera… ». Le corps de Dorianna portait encore les marques de la dernière fureur de Dame Marguerite Thelvan, mais bien évidemment, pas à un endroit visible; la jeune femme devait se trouver un époux. L’ainée Thelvan se leva doucement du fauteuil et marcha vers Heren. Une fois à sa hauteur, elle dit, d’une voix tremblante : « Je vous retrouverai dans la salle d’armes en fin d’après-midi… ». Puis, sans un mot de plus, la jeune femme tourna les talons vers la porte de bois massif du salon et l’ouvrit.

Dès que la porte se referma derrière elle, Dorianna laissa exploser l’émotion qui lui brulait la gorge. Elle porta une main tremblante sur sa bouche, puis se mit à courir pour rejoindre ses appartements le plus rapidement possible. La jeune femme reviendrait voir le maître d’armes avec une réponse, quelle que réponse qu’elle soit…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 22 Mar 2015 - 15:11


Heren avait ressenti l'émotion qu'il avait suscité. Cette désillusion, ce monde qui s'effondre, tout cela était cruel mais nécessaire. Il nommait cela « la déstructuration » : il devait éprouver sa capacité à encaisser, sa capacité à faire abstraction, chercher, dans l'obscurité, quand tout s'éteint, ce qui la guiderait, cette petite lumière au fond de l'âme, que tous portent, dont seulement certains ont conscience. Il voulait la forcer à prendre conscience de la force qui ne demande qu'à sortir et s'exprimer.
Elle devait se nourrir du meilleur de l'existence, elle devait être prête à souffrir pour profiter de ce repas.

Il avait écouté son histoire sans sourciller. Il se demandait où elle voulait en venir... et il compris. Sa peur, sa mère !
Il aurait ri de cela, en d'autres circonstances, sans méchanceté, mais il n'eut pas envie de rire: quand Heren pose une question, il n'aime pas entendre une réponse hors sujet. Sa question était : "Avez-vous des questions ?"
Il avait toujours son sourire, mais il était discret.
Qu'est-ce qu'elle essayait de faire ? L'apitoyer ? Heren était capable de compassion, mais il ne pouvait se permettre cela envers ses élèves, pas maintenant, pas dans cette épreuve. Lui servir un alibi à son refus éventuel ? Maman en colère, c'était pratique.
Il aurait pu dire qu'il pourrait gérer cela, qu'il savait agir sous le sceau du secret. Mais il demeura silencieux: il pouvait la rassurer, mais ça fausserait le test.

Il lui avait caché volontairement les bons côtés de la formation: le défi, la douleur qui devenait accessoire, puis recherchée, les éclats de rire, les jeux, les discutions, les balades, la satisfaction, la fierté de franchir chaque palier, l'estime de soi et l'estime qu'on recevait du maître.
Leena avait souffert, et durement, mais elle n'avait jamais regretté, elle n'aurait échangé son professeur pour rien au monde
Il lui avait caché qu'il croyait en sa capacité. Si elle renonçait, il aurait, d'un certain côté, une déception. Il détestait surestimer les capacités d'un candidat, elle serait la première sur laquelle il se serait trompé. Il savait qui réussirait à franchir cet écueil et qui échouerait. Elle pouvait le franchir, seulement si elle le veut vraiment.

« Je vous retrouverai dans la salle d’armes en fin d’après-midi… »

Il la vit franchir la porte, il entendit le sanglot étouffé, les pas s'éloignant rapidement.
« Parfaite déstructuration, Heren ! » Pensait-il. Il aurait pu s'en vouloir, mais non. Il était rodé à cette épreuve. Pour le bien de cette jeune femme, il se devait d'être cette ordure, ce monstre sans cœur, juste quelques heures.

Il avait foulé ses rêves au pied, volontairement. Il avait décidé de la briser, pour voir si elle savait se reconstruire.
Elle souffrait, elle était blessée, réduite à rien. A l'instar des aventuriers, elle plongeait dans une inextricable difficulté et devait trouver la force de résister.
Elle se calmerait, elle dormirait, peut-être, épuisée par ses pleurs. Puis elle réfléchirait, penserait, cogiterait. C'est à ce moment-là qu'elle prendrait, dans sa tête, le discours entier, les rares bons côtés qui s'y trouvaient : le potentiel, le jeu qui en vaut la chandelle, les 10% intéressants de l'aventure. C'est là qu'elle devra chercher sa force au fond de son cœur.
Si elle n'y arrivait pas, elle abandonnerait, refuserait son enseignement et se contenterait d'être ce que sa mère a décidé qu'elle serait : une parfaite épouse pour noble incapable, négociée sur un coin de table. Aux yeux de Heren, ce genre de comportement était juste de la prostitution déguisée, matinée d'un manteau factice de noblesse, mot qui n'avait, pour le maître d'armes, aucune valeur.
Par contre, si elle arrivait à franchir le cap de la déstructuration...

Il souffla, récupéra son épée, laissée au pied de son siège et sortit du salon. Il se dirigea vers la salle d'armes. Il croisa 2 des sœurs de Dorianna, qu'il salua de sa manière simple, juste respectueuse, avant de continuer sa route.
La salle d'armes était un domaine qu'il connaissait bien. Il avait toujours adoré ces endroits. Du temps de son enfance chez les Corbeaux, les salles d'armes étaient les seuls endroits où il avait la paix, il y avait imposé sa force, sa supériorité sur ses comparses depuis ses 12 ans. Les Corbeaux le haïssaient, mais aucun autre élève n'osa le lui dire en face quand il avait une épée à portée de main, pas depuis que quelques uns étaient morts pour s'être permis cette erreur.
Il prit un siège confortable et sélectionna, parmi les ouvrages de la petite bibliothèque, « Techniques avancées appliquées à l'escrime » par Germain de Valmont. Un grand berrier, somme toutes, talentueux, respecté, tout le bazar !

Tout en feuilletant l'ouvrage, il replongea dans ses pensées. Il repensa à cette épreuve, à cette jeune Dorianna. Allait-elle combattre ? Allait-elle comprendre ce qu'il veut, ce qu'il exige ?
L'aventure, il connaissait. La beauté de la liberté, le vent, le soleil, la pluie... l'ennui. L'ennui, la chose la plus redoutée par les jeunots. Avec le temps, ils savourent les moments d'ennuis : les émotions, les épreuves, on ne les affronte que pour être assez vivant pour s'ennuyer.
90%... Il lui avait fait sentir ces 90%. Ce qu'il voulait, c'était l'amener à comprendre, à admettre, à rêver des 10% restants. Ces 10%, ça devait être son objectif ! Ces 10% seront ce à quoi elle devra se fixer pour avancer.

Si elle n'était pas capable de s'accrocher à ses rêves pour puiser sa force en eux, si elle n'est pas capable de faire face à ses peurs, à sa mère qui semble être un Archidémon ignoré par la Garde des Ombres, il n'avait rien à faire ici.

Il devait s'assurer de sa détermination. Il devait être certain qu'elle serait prête à lutter... contre la douleur... contre la frustration... contre sa mère, directement ou indirectement.
Il repensa à une phrase qu'elle avait dite : « si j’accepte votre enseignement et que ma mère l’apprend, ce sera pour elle une telle insulte qu’elle me tuera… »
Heren connaissait les changements qui s'opéraient lorsqu'on maniait les épées, autant physiques que mentaux. Il eu un sourire carnassier et murmura :
« Ça, j'en doute ! »
Il savait que si elle acceptait de se lancer dans cette voie, d'ici un bon mois, voir moins, Dorianna n'aurait plus peur de sa mère. Au pire, cette vieille excitée la fera rire sous cape, ou l'énervera au point qu'elle l'affrontera en face avec une férocité sans nom.
En attendant, il trouvera une solution. Cette situation l'agaçait. Des entrainements cachés, rien de plus ennuyeux. Un entrainement n'est pas une amourette : les épées font du bruit, les exercices sont audibles, leurs marques sont visibles. Et lorsqu'il faut s'évertuer à être discret, la qualité en pâtit. Mais bon, il savait faire : il s'était caché d'une guilde entière pour développer son escrime. Mais certains entrainements étaient connus, publics.

Reprenant sa lecture, devant certains passages du livre, décrivant des manœuvres ignominieusement farcies de points faibles, il gloussa. Il se leva, dégaina son arme, effectua une passe complexe et dit, avec un sourire poli:
« Ser Valmont, vous venez de mourir ! »

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 27 Mar 2015 - 21:45


Elle avait pleuré.

Sa vie était sur le point de changer et elle avait peur. Peur que rien ne soit comme elle l’avait imaginé, peur de devoir revenir en arrière si les choses n’allaient pas comme le voulait le maître d’armes, peur des changements physiques qu’elle subirait et peur de la réaction de sa mère lorsqu’elle apprendrait que sa fille ainée suivait un entrainement martial. Parce que oui, Dame Thelvan le découvrirait tôt ou tard. Dorianna espérait que ce soit le plus tard possible, mais si sa mère le découvrait avant même que l’entrainement ne commence, la pauvre enfant savait que sa chair ne supporterait pas la fureur de la femme ronde.

La jeune noble avait séché ses larmes et avait fait bouillir de l’eau, qu’elle avait ensuite coulée dans une bassine, pour y prendre un bain. Elle avait parfumé son eau, comme elle ne le faisait que dans de grandes occasions, et s’y était glissée tout doucement, après avoir retiré ses vêtements un à un, à la manière d’un rituel. Une glace lui refléta l’image de sa silhouette gracieuse et des marques corporelles qui lui avaient été infligées en guise de punition. Des douleurs physiques, elle en aurait encore, Heren le lui avait promis, mais Dorianna avait maintenant le pouvoir de décider la nature de ces douleurs; elle souffrirait pour quelque chose qui la rendrait heureuse.

Dorianna avait enfilé un pantalon d’équitation de cuir, par-dessus lequel elle portait habituellement une robe fendue, ce qui lui permettait de monter à cheval et d’être très féminine une fois sur ses pieds. Cette fois, elle n’avait pas enfilé ladite robe. Au lieu de cela, elle portait la chemise d’aventurier qu’elle avait acheté à Val-Royeaux et avait noué son corset par-dessus, à la manière des femmes aventurières auxquelles Dorianna souhaitait ressembler. Une ceinture à la taille et des bottes hautes venaient compléter son habillement. La jeune femme se regardait sous tous les angles possibles, dans la glace, avec un sourire. Ce costume improvisé lui plaisait, mais elle savait qu’il n’avait rien de la légèreté des vêtements portés par le maître d’armes. Néanmoins, la jeune femme avait décidé d’opter pour une telle tenue pour revenir auprès de Heren avec une réponse. Tressant sa chevelure sur le devant de son corps, Dorianna jeta un coup d’œil par la fenêtre et s’aperçut que le temps avait passé. L’heure du rendez-vous devait approcher. Prenant une grande inspiration, la jeune femme termina sa transformation et quitta ses appartements.

Sur le chemin qui la conduisait au lieu de rencontre, la salle d’armes, Dorianna croisa Milah. Rencontrer Milah était comme rencontrer Dame Thelvan en personne; pendant un instant, Dorianna eut envie de pleurer et de supplier sa cadette de ne rien dire à leur mère, mais l’ainée des enfants Thelvan n’en fit rien. Elle sourit, tout simplement, à Milah et poursuivit son chemin. Il était maintenant entre les mains de Milah d’aller à la rencontre de leur mère ou non. Bien évidemment, la jeune femme n’avait aucune idée que son ainée allait à la rencontre du maître d’armes et peut-être trouverait-elle banale de voir sa sœur ainsi vêtu…Quoi qu’il en soit, Dorianna ne croisa personne d’autre et elle arriva, enfin, devant la porte de la salle d’armes. Elle prit une profonde inspiration et d’un mouvement décidé, poussa la porte de bois.

« Je ne suis peut-être pas née avec la silhouette forte et solide d’une naine, mon hochet était peut-être serti de pierres précieuses, je n’ai peut-être jamais hérité d’une lame légendaire et je suis peut-être déjà trop vieille pour apprendre quoi que ce soit, mais je vous fais la promesse d’être une discipline digne de votre respect et de votre affection, tout comme peut l’être votre autre disciple! » avait-elle dit d’une voix forte et déterminée, dès qu’elle aperçût Heren, en pénétrant dans la salle d’armes, avant même que celui-ci ne puisse dire quoi que ce soit pour la démoraliser à nouveau.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 29 Mar 2015 - 3:59


Heren avait passé son après-midi à lire les divers ouvrages d'escrime qui se trouvaient dans le salon. Il trouvait cela divertissant, mais également instructif.
Lorsque des maîtres écrivent des ouvrages, il est possible, dans leurs explications, leur diction, les sujets sur lesquels ils appuient, ceux qu'ils éludent, de détecter leur mode de pensée, leur style... et leurs points faibles.

Durant sa lecture, il se demandait parfois où Dorianna en était. Trouvait-elle la force en elle de changer ou sombrait-elle dans la rassurante dérive de la routine ?
Il finit par se laisser engloutir par ses pensées et sombrer dans une forme de rêverie, se rappelant de ce qui l'avait motivé, lui, à s'en sortir, à partir d'un monde monstrueux, inacceptable, fait de terreur et de mort.
La mort avait continué à le suivre : c'est une femme relativement jalouse qui gagne toujours à la fin. Elle était devenue son amante invisible qu'il couvrait de cadeaux, mais des cadeaux qu'il choisissait, en toute liberté...

La porte s'ouvrit brusquement et Dorianna débarqua dans la salle d'armes, faisant sursauter le maître d'armes. Il lâcha le livre qu'il tenait et du faire des efforts de rattrapage au vol avant que celui-ci ne touche le sol, le faisant rebondir d'une main sur l'autre avant de stabiliser le bouquin rebelle.
Cette manœuvre maladroite avait un but précis : planquer discrètement dans son fourreau interne de manche le petit couteau de lancer qu'il avait sorti. Un assassin reste un assassin, il ne fallait pas le surprendre, même dans un lieu sûr.
Heureusement, elle n'avait rien vu. Peut-être un léger éclat de lumière, guère plus. Si elle savait que ce genre d'entrée pouvait lui couter la vie...

Heren resta bouche bée lorsqu'elle parla d'une voix solide et déterminée, toujours assis, regardant la jeune femme avec étonnement, tenant son livre sauvé de justesse à 2 mains.

Cette réaction était inattendue. Il pensait voir une personne encore vulnérable, encore un peu indécise. Là, elle agissait avec vitesse et force. Pour Heren, cela pouvait avoir 2 sources: soit elle faisait cela pour trouver le courage de se lancer, pour ne plus pouvoir reculer, soit, à cause de sa déstructuration un peu trop féroce, il venait de créer un monstre.
Il cligna des yeux... et éclata de rire ! Il n'y avait aucune moquerie dans ce rire, juste le fait que la situation était cocasse. Elle avait réussi à le surprendre, cela tenait de l'exploit. Elle avait des ressources, cette petite.

Il se leva, un sourire joyeux aux lèvres, et rangea le livre. Il se dirigea vers Dorianna et se planta devant elle.
Il était fier d'elle : elle avait su trouver en elle le courage de devenir ce qu'elle voulait être. Malgré les horreurs qu'il lui avait prédit, elle avait décidé d'avancer. Elle avait franchi cet obstacle qui, même s'il était mental, avait son lot de difficulté. Bizarrement, le confort d'une situation, le fait qu'on la connaisse, a toujours un côté rassurant, même si elle n'est pas celle qu'on rêve. Changer, c'est plonger dans l'inconnu.
Il senti une fragrance différente chez la jeune femme, par rapport aux heures précédentes : des sels de bain parfumés. Il admira sa tenue, plus pratique, plus apte aux voyages, et elle la portait avec une élégance rare. En d'autres circonstances, cela aurait eu un effet indéniable sur lui : cette jeune femme avait des atouts plaisants.
Décidément, elle avait de quoi surprendre.

« Vous avez pris un bain. Je pensais que vous dormiriez. Comme quoi, même moi, je peux me tromper. » Sa voix avait retrouvé sa douceur d'origine, il n'avait pas l'intention de la démolir de nouveau. « Si vous étiez trop vieille pour apprendre, je ne perdrai pas mon temps ici, voyons.
Veuillez accepter mes excuses pour mon comportement de tout à l'heure, mais je devais m'assurer que vous auriez la force mentale de vous accrocher.
...En fait, acceptez-les car c'est la seule et unique fois que je m'excuserai de ce que je vous ferai subir. »
Dit-il avec un ton amusé.

Il fit le tour de la jeune femme et ferma la porte. Ne tenant pas à être interrompu par une autre entrée impromptue, il tourna la clé.

« Ce que je vous ai dit tout à l'heure est vrai : aucun maître d'armes au monde ne fera de vous une grande guerrière, moi pas plus que d'autres. Une seule personne peut parvenir à vous aider en ce sens... » Il fit de nouveau face à sa, désormais, nouvelle élève. « ...cette personne, c'est vous ! Personne ne rend fort, personne ne nous rend fort, ceux qui disent cela sont des imbéciles. On devient fort.
Mon rôle est de vous aider à trouver et développer cette force en vous. Mais c'est vous qui devrez attiser le brasier... pour vous, pas pour moi, pas pour mon respect, ni mon affection, même si je sens flatté d'une telle considération. »

Il s'inclina légèrement en disant cela, comme pour la remercier de lui donner une importance pareille.

« En attendant, j'ai préféré fermer à clé pour votre second test... qui sera beaucoup moins éprouvant que le premier, je vous rassure ! J'aimerai éviter d'autres entrées aussi impressionnantes que la votre, pour ne pas dire brutales. »

Il marcha tranquillement vers le râtelier d'armes d'entrainement et prit une épée longue. Elle avait besoin de se détendre, se relâcher la pression.
« Ceci est une épée d'entrainement : fer blanc, pointe arrondie, non tranchante, mais il vaut mieux porter un gambesan pour les utiliser : une chemise matelassée amortissant les chocs. Néanmoins, nous devrions pouvoir nous en passer pour ce test. »

Il effectua quelques moulinets rapides, sa lame sifflant à chaque passe. Il maniait l'épée avec aisance, naturel, presque sans y penser.
Mais l'important, c'était Dorianna. Il voulait observer ce dont elle était capable, son niveau actuel, afin d'ajuster son programme de formation. Un petit combat s'imposait.
« Il y a diverses armes d'entrainement sur ce râtelier. Prenez celle qui vous convient le mieux. Que ce soit celle que je vais vous enseigner ou non, peu importe. »
Il eu un sourire moqueur et effectua une révérence, élégante, mais délibérément exagérée, il prit un air provocateur de défi : « Faites-moi rendre gorge pour ma cruauté de tout à l'heure: je vous ai blessée, j'ai été un goujat, un malotru. Je vous donne l'occasion de me faire payer.
Vous êtes venue à moi pour ça : pour ce moment, pour cet instant où vous ne faîtes qu'une avec votre arme. »

Il parlait avec légèreté. Il l'invitait à se lâcher, à oublier sa condition de noble orlésienne, d'être une guerrière, ne serait-ce que pour quelques minutes... pour l'instant.

Il allait simplement se défendre, se contenter de parer ou d'esquiver ses assauts. Il voulait lui permettre de se défouler, de relâcher la pression qui restait encore en elle.
Il plaça son arme sur son épaule et regarda Dorianna avec l’œil des combattants, ceux qui sont prêts à en découdre. De ses doigts, il tapota la poignée de son arme.
« Montrez-moi ce que vous avez dans le ventre, jeune fille ! »

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 30 Mar 2015 - 6:11


Heren avait été surpris par l’arrivée soudaine de Dorianna (il avait même éclaté de rire) puis, il s’était levé avec un sourire joyeux à ses lèvres, avait rangé son livre, qu’il avait presque échappé, et s’était avancé vers la jeune femme.

Le cœur de Dorianna battait si fort qu’elle avait l’impression qu’il allait sortir de son corset à tout moment. Heren se trouvait devant elle, souriant, le regard brillant d’une fierté que la jeune noble ne comprenait pas. Quelques heures plus tôt, le maître d’armes lui avait été présenté; c’était alors un jeune homme enjoué, puis il s’était métamorphosé, dès le départ du Seigneur et son fils, en un homme froid. C’était à nouveau l’homme enjoué qui se trouvait devant l’ainée des enfants Thelvan. Malgré la confusion qui régnait dans l’esprit de Dorianna, celle-ci rendit son sourire à Heren et lorsque ce dernier parla, elle se sentit rougir; le maître avait remarqué qu’elle avait pris un bain. Puis, ce fut la surprise qui envahit la jeune femme lorsque Heren lui présenta des excuses pour ce qu’il lui avait dit, plus tôt. Maintenant, Dorianna comprenait ce changement d’attitude du maître; la jeune élève venait de subir son premier test et, à en croire les circonstances, l’avait réussi haut la main.

Heren fit le tour de Dorianna. Cette dernière profita du moment pendant lequel le maître ne lui faisait plus face pour lever les yeux vers le plafond et souffler un bon coup. Lorsqu’elle entendit la clé tourner dans la serrure de la porte de la salle d’armes, la jeune femme tourna la tête par-dessus son épaule pour suivre le mouvement de son maître. L’idée d’être enfermée, dans une pièce, en compagnie d’un jeune homme, lui tordait les entrailles. Non pas que Dorianna craignait la présence de Heren, mais c’était la première fois qu’elle se retrouvait dans une telle position et l’imagination débordante de la jeune noble s’en donnait à cœur joie. Le maître d’armes revint se positionner devant la jeune femme, alors qu’il lui expliquait qu’elle était la seule personne à pouvoir faire d’elle-même une grande guerrière. Une idée folle traversa l’esprit de la jeune femme : si ce que Heren disait était vrai, aurait-elle pu devenir une féroce combattante sans jamais demander les services d’un maître? Lorsque l’homme s’inclina légèrement devant elle, Dorianna se sentit rougir à nouveau; dans l’impulsivité du moment, elle avait promis à Heren d’être une élève digne de son respect et son affection et maintenant, elle prenait conscience du poids de ces mots. Si le maître avait été un vieillard au physique repoussant, il n’y aurait pas eu d’interprétations possibles au choix de ses mots, mais face à un jeune homme, au charisme palpable et au regard brillant, le sens du terme affection pouvait prendre une tournure différente. C’était la première fois que la jeune noble disait à un homme vouloir être digne de son affection et si elle avait souhaité l’affection du fils de l’artisane de Val-Royeaux, jamais elle n’avait eu l’occasion de le revoir pour le lui dire. La vérité était que lorsque Heren avait mentionné sa disciple, l’héritière de sa lame, Dorianna avait senti naître en elle un sentiment s’approchant dangereusement de la jalousie; elle souhaitait que l’on parle d’elle, un jour, avec le regard brillant de fierté, comme l’avait fait le maître d’armes pour Leena. Elle voulait prouver au monde entier de quoi elle était capable!

Le jeune maître expliqua ensuite à son élève la raison pour laquelle il avait fermé à clé la porte de la salle d’armes et s’était dirigé vers le support d’armes. Là, il avait alors pris une épée longue; un nouveau test allait bientôt commencer. Lorsque Heren se mit à faire siffler la lame en la faisant tourner d’un mouvement léger et fluide, Dorianna ne put s’empêcher d’admirer cette prouesse, un sourire aux lèvres et les yeux brillants de l’enfant qui découvre un présent au pied de son lit. Lorsque le maître conclut sa démonstration, il indiqua à la jeune noble le support d’armes, qu’il appelait « râtelier », et lui demanda de choisir une arme.

Le regard de Dorianna passa du maître au râtelier, puis revint vers Heren au moment où celui-ci faisait une révérence, un sourire moqueur aux lèvres. L’ainée Thelvan ne put s’empêcher de rire légèrement en s’apercevant que le maître se moquait gentiment d’elle, puis, Heren dit : « Faites-moi rendre gorge pour ma cruauté de tout à l'heure: je vous ai blessée, j'ai été un goujat, un malotru. Je vous donne l'occasion de me faire payer. Vous êtes venue à moi pour ça : pour ce moment, pour cet instant où vous ne faites qu'une avec votre arme. ». Tournant les yeux à nouveau vers le râtelier, Dorianna porta une main à sa poitrine en prenant une grande inspiration, puis elle se dirigea dans la direction des armes d’entrainement. Il y avait des épées, semblables à celle que venait de prendre Heren, d’autres étaient bien plus courtes, il y avait également des haches et d’autres armes dont Dorianna ignorait la nature. Le premier réflexe de la jeune femme fut de tendre le bras vers une épée longue, comme celle de son maître, mais elle se ravisa rapidement; elle devait choisir une arme qui lui convenait, à elle. Les yeux de la jeune femme parcouraient chacune des armes rapidement; choisir n’était déjà pas chose facile, qu’allait être le combat? Prenant une grande inspiration, la jeune femme décida de fermer les yeux et de laisser le destin choisir pour elle. Doucement, gracieusement, elle s’approcha un peu plus des armes et tendis les doigts pour les effleurer. Sentant un léger picotement au bout de ses doigts, Dorianna ouvrit la main droite et la referma sur le pommeau d’une…dague. Ouvrant les yeux, la jeune femme fronça les sourcils en prenant la dague. Jamais elle n’avait manipulé une telle arme; ses duels sanguinaires avec Barthélémy se faisaient à l’épée de bois que la jeune femme trouvait parfois trop lourde. Il était surprenant de constater à quel point la dague était légère, mais était-ce une arme difficile à manier? Apercevant sa jumelle, Dorianna étira sa main gauche pour se saisir d’une deuxième dague. N’étant pas gauchère, l’arme lui sembla beaucoup plus lourde et quelque chose disait à la jeune femme qu’il ne serait pas chose facile de se battre avec ses deux mains. Néanmoins, le but de l’exercice était de se venger de la méchanceté précédente de Heren.

Dorianna fit volteface, une dague dans chaque main, vers le maître qui attendait patiemment, l’épée longue sur son épaule. « Montrez-moi ce que vous avez dans le ventre, jeune fille ! »

Elle n’était pas prête! Que devait-elle faire? Comment devait-elle tenir ces dagues de manière confortable? et que faire pour maximiser le potentiel de ces lames? Les pensées défilaient à une vitesse folle dans l’esprit de la jeune femme; c’était un test, elle ne devait pas l’oublier. Heren voulait voir une combattante, c’était le moment ou jamais de montrer de quoi elle était capable, de lui prouver que, bien qu’étant une noble orlésienne à qui on avait soigneusement évité de lui apprendre à se battre, elle possédait les qualités requises pour tuer, et non être tué.

« Vous m’avez blessé…vous avez été un goujat et un malotru… » marmonna Dorianna en utilisant les mots de Heren. Elle devait se mettre en colère, car ainsi, elle était incapable de se jeter sur le maître d’armes et l’attaquer. La nervosité devait y être pour quelque chose. « Vous m’avez blessé… » poursuivit-elle d’une voix légèrement plus forte. « Vous avez pris mon rêve, l’avez brisé et m’avais laissé seule à pleurer! Vous m’avez blessé! » Cria-t-elle soudainement, le regard brillant de larmes qui ne couleraient pas sur ses joues. Levant les dagues, elle se mit à faire des mouvements de bras aléatoires qui n’avaient qu’un seul but : atteindre la cible. Dorianna n’avait aucune technique, mais semblait animer d’une rage qui dépassait le test précédent du maître d’armes. Les mouvements grossiers des dagues ressemblaient à ceux que fait une femme venant de découvrir son époux dans les bras d’une jeune et belle amante; les mouvements partaient des épaules et les coudes de la jeune femme semblaient soudés, de manière à ce que ses bras aient toujours le même angle.

La vision de Dorianna s’était brouillée; elle sentait la rage lui monter dans la gorge et ce n’était plus contre Heren qu’elle se battait, mais contre Dame Marguerite Thelvan, sa mère. « Vous m’avez blessé! Humilié! Brisé! Je vous ai aimé et vous m’avez renié! Je vous déteste! ». Avait crié l’ainée des enfants Thelvan, la voix brisée, les yeux débordant maintenant de larmes. La respiration de la jeune noble était saccadée et elle s’essoufflait rapidement. Au bout d’un moment, les jambes de Dorianna devinrent molles et cette dernière s’effondra au sol, face contre le plancher, les dagues glissant d’entre ses doigts. C’était la première fois que Dorianna Thelvan faisait un tel effort physique. La gorge de la jeune femme brulait et respirer était douloureux. Le front contre le plancher de la salle d’armes, Dorianna tentait de reprendre son souffle.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mer 1 Avr 2015 - 16:51


Il jaugea la grâce des déplacements de Dorianna lorsqu'elle se dirigea, hésitante, vers le râtelier. Elle avait de jolis pas, bien mesurés. Un travail drastique, cela était certain. Mais la grâce de la simple marche et la grâce au combat n'étaient pas la même chose. Néanmoins, l'escrime du maître d'armes était basée sur la souplesse, l'élégance et l'harmonie. Donc, elle avait des bases tout à fait intéressantes sur ces points.
Il senti la colère monter en elle progressivement lorsqu'elle marmonna... lorsqu'elle hurla son désarroi et qu'elle attaqua.

Heren avait paré les attaques de la jeune femme avec facilité. Sa tension, sa boule au ventre, elle les avait extirpés dans la douleur. Il connaissait cela, il ne connaissait cette sensation que trop bien.
Il fallait qu'il la pousse, qu'elle fasse la paix avec elle-même, qu'elle se vide l'esprit. Seul le combat, le fait de se faire mal, pouvaient le permettre.

Tandis qu'ils ferraillaient, il songea à la situation. Il était certain que des choses avaient du passer par la tête de Dorianna. Qu'en était-il ?
Elle possédait quelque chose d'attendrissant. Une sorte d'innocence, bien attachée, vivait en elle. Il avait ressenti la légère... gène lorsqu'il ferma la porte à clé. Il est vrai que cela pouvait prêter à confusion. Redoutait-elle qu'il lui saute dessus ? Logique, dans un certain sens. Intérieurement, il rigola de la situation et imagina quelle inextricable situation cela aurait été si ce genre de choses étaient arrivées.

La colère était devenue rage, chez la Noble. Elle combattait un peu n'importe comment... complètement, même. Il s'y attendait. Il releva les bons points... rares, et les défauts.
Elle était clairement une dame de cour, pas une combattante. Mais cela était prévu et accessoire : on ne nait pas guerrier, on le devient. Il était là pour qu'elle devienne guerrière, elle était là pour le devenir.
Il résuma ses analyses. Prédisposition aux armes courtes, de toute évidence. Force correcte, quelques bases sur les positions de pieds et du corps mais la formation allait améliorer cela. Par contre, de nombreuses maladresses, trop lente, pas assez agile... et aucun souffle ! Il avait profité du combat pour la titiller par quelques attaques simples : aucune technique de parade ou d'esquive, sinon des basiques simples.

« Vous m’avez blessé! Humilié! Brisé! Je vous ai aimé et vous m’avez renié! Je vous déteste! »
Ça, ça ne lui était pas destiné ! A qui elle s'en prenait ? Un amant qui l'avait rejetée ? Un parent ?... Sa mère ?

Elle s'effondra, face contre terre, complètement vannée, essoufflée.
« Ça y est ! Elle s'est vidé l'esprit. » pensa-t-il. Il s'approcha d'un siège, en pris le coussin.
Si la fermeture de la porte à clé, le fait d'être seule, sans échappatoire avec un jeune homme avait troublé la belle, la suite allait être pire !
Il posa le coussin à côte de la tête de Dorianna. Il s'agenouilla au niveau de la tête, glissa rapidement une main sous une épaule de la jeune femme, l'autre main en cale sur l'autre épaule, il la retourna sur le dos, la tête sur le coussin. Il lui plaqua les épaules pour qu'elle ne se relève pas.
Le geste était ferme, mais fait avec beaucoup de douceur.
« Sur le dos. On respire mieux sur le dos que sur le ventre. » Fit-il en rigolant poliment. « Surtout que les femmes ont... » il passa une main devant sa propre poitrine « … un, ou plutôt 2 légers handicaps pour une respiration correcte sur le ventre. »
Il était de bonne humeur et se permettait de plaisanter. Il ne le faisait pas avec ceux qui n'avaient pas gagné sa confiance.
Certes, la situation avait un côté émoustillant. Une jolie femme essoufflée, sur le dos, ça laisserait songeurs pas mal d'hommes. Mais Heren était pro. Ce genre de pensées ne l'atteignait pas quand il était au boulot, ou alors il en rigolait quand, à de rares occasions, ces idées passaient le mur de sa déontologie.

« Respirez profondément. Calmement. Le souffle doit être régulier. » conseilla-t-il. « Ça va mieux ? »
Une autre question lui brulait les lèvres. Les réponses aux questions, son leitmotiv : il la posa sans ambigüité : « Qui vous a reniée ? A qui avez-vous fait ce reproche ? »

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 3 Avr 2015 - 2:54


Front contre terre, Dorianna tentait de respirer, mais l’exercice était douloureux. Aveuglée par la rage qui l’avait animée quelques instants plus tôt, la jeune femme n’arrivait pas à se souvenir si elle avait réussi à atteindre sa cible à un moment ou à un autre, si elle avait démontré une quelconque habileté martiale ou si elle venait tout simplement de donner raison à tous ceux qui pensaient que jamais elle ne pourrait apprendre à se battre. Concentrée sur la douleur qui lui traversait la poitrine, Dorianna ne s’aperçut pas qu’un coussin avait été déposé à côté de sa tête et que le maître d’armes était maintenant à genoux à côté d’elle. Sentant les mains du jeune maître se poser sur ses épaules, la jeune femme ouvrit les yeux, sentant ses entrailles se resserrées, mais se laissa tourner sur le dos, la tête sur ledit coussin et les épaules plaquées au sol, sous la pression délicate, mais ferme de Heren. La respiration de Dorianna était rapide et un cillement se faisait entendre à chaque inspiration. Le jeune maître lui dit alors qu’il était plus facile de respirer sur le dos que sur le ventre, en partie à cause de la poitrine des femmes. Mimant le geste, Heren était d’humeur à plaisanter et cela rassura Dorianna; il ne semblait pas démoralisé des piètres performances de sa nouvelle élève. Néanmoins, la jeune noble ne pouvait ignorer la gêne qui l’habitait de se retrouver ainsi, couchée sur le dos, aux genoux d’un jeune homme avec lequel elle était enfermée sous clé dans une pièce où presque personne ne venait, en position de très grande vulnérabilité.

Heren invita la jeune noble à respirer profondément, calmement et de manière régulière. Dorianna ferma les yeux pour se concentrer sur sa respiration et non plus sur le visage du jeune homme, au-dessus du sien. Portant les deux mains à sa poitrine, comme si la pression de ses mains empêcherait son cœur de sortir de son corset, elle se mit à respirer un peu mieux. Certes, la douleur n’avait pas complètement disparu et sa gorge semblait encore être en feu, mais il était plus aisé de respirer. Les yeux fermés, l’imagination de Dorianna ne cessait de projeter des images derrières ses paupières et parmi celles-ci, nous retrouvions un scénario où Dame Thelvan choisissait ce moment précis pour pénétrer dans la salle d’armes. Que pensait la femme ronde en voyant sa fille couchée au sol en compagnie d’un jeune homme, haletante et au regard humide? À cette pensée, Dorianna ne put empêcher le scénario dans lequel les craintes de Dame Thelvan auraient été fondées. Se sentant rougir, la jeune femme ouvrit les yeux pour retrouver le maître d’armes, toujours à genoux à ses côtés, son visage rayonnant.

« Ça va mieux ? » demanda-t-il au moment où Dorianna plongeait son regard dans le sien. Prenant quelques secondes avant de répondre, la jeune femme posa ses bras le long de son corps, puis, dans un mouvement qui sembla demander beaucoup d’effort, elle prit appui sur ses avant-bras et ses coudes pour se redresser en position assise, à la hauteur du maître d’armes. L’une des paumes de la jeune femme lui servait de support afin d’éviter qu’elle ne retombe couchée alors que sa seconde main se positionna sous sa poitrine. Pour la première fois depuis quelques instants, Dorianna adressa un sourire à Heren. « Voulez-vous savoir si je vais mieux que lorsque vous m’avez rencontré ce matin, que lorsque vous m’avez fait peur, que lorsque je me suis laissé emporter par la rage ou que lorsque je croyais que ma respiration allait faire éclater mes poumons? » répondit la jeune noble d’une voix faible, mais sur un ton léger et amusé. « Parce que je peux vous donner une réponse pour chacune de ces situations! Néanmoins, pour l’instant, je vous répondrai simplement que oui, je vais effectivement mieux. » poursuivit-elle, toujours d’une voix marquée par l’effort physique inhabituel que Dorianna venait de vivre. « Je ne pensais pas qu’il pouvait être si essoufflant de combattre…je n’arrête pas de me dire que si je m’étais retrouvé devant un ennemi, il m’aurait été plus facile de me montrer soumise et…enfin…vous savez certainement ce que je veux dire…Malgré cela, ce que je vais dire va peut-être vous paraitre étrange, mais j’ai l’impression d’être plus légère, comme si je venais de me débarrasser de quelque chose qui m’écrasait…me comprimait de l’intérieur… ». Dorianna mima le geste de sa main qui se trouvait sous sa poitrine et baissa les yeux. Heren n’était pas là pour la soulager des maux de l’âme, la Chantrie et le Créateur étaient là pour cela; le maître d’armes avait comme mission de lui apprendre à se battre, tout simplement, pensa-t-elle.

« Qui vous a reniée ? À qui avez-vous fait ce reproche ? » demanda alors le jeune homme. Relevant les yeux, Dorianna s’exclama : « Pardonnez-moi? ». Elle avait froncé les sourcils, cherchant dans sa tête la raison d’une telle question. La jeune femme se mit à secouer la tête légèrement puis sembla se souvenir d’avoir crié des paroles à ce propos. Prenant une profonde inspiration, Dorianna leva les yeux au ciel en répondant : « Je ne sais pas…les mots ont dépassé ma pensée… ». Baissant les yeux sur le visage de Heren, elle poursuivit : « J’imagine que je devais penser à ma mère…si seulement ces paroles étaient destinées à un gentilhomme, ma vie en serait peut-être plus palpitante… » dit-elle pour tenter de dissimuler le nouveau malaise qui l’habitait. « Ce que je veux dire, c’est que… » Dorianna rougit. Que pouvait-elle dire de plus? Qu’elle était une jeune noble sans histoire, gâtée par la vie sur qui le malheur ne s’était jamais abattu? La mère de Dorianna était rigide, mais combien de mères l’étaient? Elle n’était pas la seule fille à subir les colères d’une mère qui craint pour sa pureté et elle ne serait pas la dernière. Aucun homme n’avait séduit la jeune femme et ne lui avait enlevé ses chances d’un mariage honorable et aucun membre de sa famille n’était mort sous l’épée d’un ennemi à qui vouer une vengeance sans nom. « Je suis désolé de ne pas avoir un secret à partager avec vous, maître Heren… », dit-elle timidement avec un sourire.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Dim 5 Avr 2015 - 6:09


Le maître d'armes était attentif à chaque mot, chaque attitude de la jeune femme. Il avait passé son temps à observer celle qui serait, dorénavant, son élève. Son visage, sa voix, sa respiration... il détectait les signes de fatigue et de malaise : cette jeune femme était intimidée. Certes, issue d'une bonne famille, à l'éducation stricte, voir trop stricte, elle était seule, enfermée avec un homme dans une des pièces, si ce n'était, la pièce la moins fréquentée de cette maison, vestige d'une époque où des combattants habitaient ici, ne devant le manque de poussière qu'au travail régulier, mais matinal, des domestiques.
Elle avait beaucoup de mal à dissimuler ses émotions.. L'exaltation du combat mettait l'âme à nu. Elle rougissait de nouveau lorsqu'elle parla de la cible de sa colère.
« Vous partagez un secret avec moi, jeune fille : celui d'une damoiselle noble dont le père a fait appel à un maître d'armes pour lui enseigner l'escrime dont elle rêve de percer les secrets, et ce contre l'avis de sa mère.
Les secrets ne sont jamais bons. »
Il parlait avec une certaine tristesse lisible sur son visage. « Croyez-moi, ils ont ce sel romanesque dans l'absence, et sont amers et douloureux lorsqu'ils sont la part sombre de votre existence. Certains sont plaisanteries, pas si graves, pas bien importants... » Il riva ses yeux dans ceux de Dorianna. « D'autres sont des horreurs sans nom, et vous auriez payé cher pour ne jamais avoir à les enfermer en vous. »

Il redevint souriant, sa voix retrouva son entrain habituel, avec cette juste mesure de sérénité.
« C'est une bonne chose que vous alliez mieux. Vous vider l'esprit de mon attaque verbale et de ce qu'elle a remué était le but... ainsi qu'observer votre aptitude au combat. Au niveau de la force, c'est pas mal. L'élégance du geste aussi. Avec de la pratique, vous arriverez à reporter cette élégance dans votre lame.
Profitez de votre soirée, en attendant. Nous commencerons demain, à l'aube. Moi, j'ai des emplettes à faire pour vous au village, l'heure de la nuit tombée est plus adéquate à ces achats.
Nous travaillerons principalement, outre l'escrime pure et dure, c'est sur votre souplesse, votre vitesse et votre endurance.
Et oui, le combat, comme beaucoup de choses dans la vie, demande du souffle, de la capacité à contrôler, à gérer l'effort. Je suis là pour vous apprendre aussi à vous connaître afin que vous sachiez comment gérer l'adversité.
J'ai tout de même tenu compte d'un handicap vestimentaire que vous aviez :... »

Son regard quitta les yeux de Dorianna pour descendre lentement jusqu'à son abdomen.
Sans hésitation, il appuya son index sur le corset de la jeune noble tandis qu'il la regarda de nouveau en face..
« ...Les corsets baleinés, ce n'est pas une bonne idée. Les ceintures-corsets à coutures renforcées sont bien mieux.. »

Il eu un sourire en coin, sa voix devint presque suave, avec un soupçon d'amusement :
« …Sans quoi, je serai obligé de trancher vos lacets avec un couteau pour vous empêcher de mourir étouffée. Situation on-ne-peut-plus gênante : un homme qui s'en prend à la garde-robe d'une jeune femme avec un couteau... c'est... inconvenant. Imaginez que quelqu'un me voit vous sauver ainsi. Que croyez-vous qu'il s'imaginera ? ». Dit-il avec un rire sympathique.
Il se faisait volontairement provocateur: assassin de formation, duelliste de vocation, jouer au jeu du chat et de la souris était une seconde nature chez lui. Jeu dangereux, parfois, loin s'en faut, mais une vie sans danger était d'un ennui mortel.
Si Heren avait été un noble Orlésien, le Jeu aurait été un terrain où il provoquerait de véritables désastres avec délectation.
La timidité de cette jeune femme lui plaisait et le mettait d'humeur taquine.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 17 Avr 2015 - 1:05


Heren devint grave lorsqu’il parla de secrets et Dorianna ne put s’empêcher de se demander quel genre de secrets un tel homme avait dû garder. Un maître d’armes devait avoir des tonnes de secrets, mais celui-ci était bien jeune pour avoir côtoyé l’horreur, pensa la jeune noble. Fronçant les sourcils, Dorianna était empathique à ce qu’avait pu vivre Heren alors que ce dernier ne lui avait rien raconté. Soudain, le maître d’armes sourit à nouveau et sa voix redevint enjouée. Le temps viendrait où Dorianna oserait poser des questions à Heren, mais ça ne serait pas aujourd’hui.

Les mots du maître d’armes étaient un baume sur le cœur de la jeune noble; elle s’était bien débrouillée malgré ce qu’elle avait pensé et Heren avait souligné des forces. Pendant quelques instants, le rêve de Dorianna lui sembla plus près que jamais. « Profitez de votre soirée, en attendant. Nous commencerons demain, à l'aube. » La jeune femme ne put s’empêcher d’adresser un grand sourire à son maître; c’était officiel, elle, Dorianna Thelvan, était l’élève de maître Heren. Il avait des emplettes à faire pour elle disait-il et il prit le temps de lui expliquer quels seraient les objectifs de leur premier entrainement. Dorianna était sur un nuage jusqu’à ce que Heren dise : « J'ai tout de même tenu compte d'un handicap […] ». Dorianna retint sa respiration; la jeune femme savait pertinemment qu’elle n’avait aucune capacité martiale, mais après avoir reçu de si belles paroles elle aurait préféré laisser tomber les reproches. « […] vestimentaire que vous aviez ... ». Alors que la jeune femme éclatait d’un rire de soulagement, elle suivit les yeux de Heren qui descendirent vers son abdomen. Au moment où le jeune homme posa son index sur son corset, juste sous son buste, Dorianna retint à nouveau sa respiration, levant légèrement les yeux vers le visage de son maître d’armes. Toujours assise devant le jeune homme, déjà suffisamment près de lui pour faire rougir n’importe quelle jouvencelle, voilà maintenant que ce dernier posait un doigt sur elle, chose qu’aucun homme n’avait jamais osé faire. Dorianna n’était pas idiote, elle savait très bien que cela n’avait rien d’un toucher romantique, mais elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer toute sorte de choses à cet instant précis. Heren était bel homme et son sourire charmeur, il devait faire rêver plusieurs femmes, mais il était son maître d’armes, pas un prétendant et surtout pas un potentiel amant. À ces pensées, la jeune femme se mit à rougir (si cela était encore possible suite à l’effort physique qu’elle venait de subir). C’est à ce moment que le bel oiseau décida de relever les yeux vers ceux de l’ainée Thelvan. « ...Les corsets baleinés, ce n'est pas une bonne idée. Les ceintures-corsets à coutures renforcées sont bien mieux... .». Instinctivement, Dorianna baissa les yeux vers la bouche du maître d’armes afin de regarder bouger ses lèvres. Elle vit se dessiner un sourire au coin de cette bouche qui la faisait maintenant rêver et replongea ses yeux dans ceux du maître lorsqu’il parla d’une voix agréable. « …Sans quoi, je serai obligé de trancher vos lacets avec un couteau pour vous empêcher de mourir étouffée. » Dorianna déglutit. «  Situation on-ne-peut-plus gênante : un homme qui s'en prend à la garde-robe d'une jeune femme avec un couteau... c'est... inconvenant. Imaginez que quelqu'un me voit vous sauver ainsi. Que croyez-vous qu'il s'imaginera ? ».

« …que je veux vous embrasser… ». La réponse à la dernière question d’Heren se formula d’elle-même, avant que Dorianna ne puisse la retenir. Aussitôt, la jeune femme porta les mains à sa bouche, la couvrant comme pour la retenir de dévoiler d’autres secrets de son imagination.

Que se passait-il? Jamais Dorianna n’avait éprouvé un tel désir pour un homme. Le fils de l’artisane l’avait un jour fait rêver d’histoire d’amour, mais ce n’était pas le cas avec Heren. Cet homme allait la conduire à son désir le plus ultime; celui d’être libre, mais ses agissements lui faisait imaginer des choses qu’elle n’avait jamais osées, ne serait-ce, en entendre parler. D’un mouvement rapide, la jeune noble se retrouva debout, sur ses pieds, éloignée physiquement du provocateur et des pensées impures qu’il lui imposait.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 20 Avr 2015 - 0:43


« …que je veux vous embrasser… »

Heren était resté bouche bée en entendant cette réponse. Il était complètement pris au dépourvu, ne s'attendant pas à une telle... spontanéité.
Il était resté assis, estomaqué. Il observait la jeune femme qui s'était relevée brusquement.
Il était allé très loin, peut-être trop loin, il en avait conscience. C'était contraire à sa déontologie. Tout ce temps, il en avait presque oublié ses principes, ce qui faisait de lui un professeur digne de ce nom. Elle l'avait séduit, d'une certaine manière. Elle avait une beauté naturelle, un charisme certain, innocent, quelque peu sauvage pour un monde de convenance comme la noblesse orlésienne. Assurément, elle avait mené une résistance passive à l'éducation qu'elle avait reçu... passive, mais forte.
Son rêve, son envie de liberté, sa détermination, tout en elle faisait d'elle une noble à part.
Elle était la deuxième qu'il rencontrait et qui voulait vraiment aller au delà de ses limites, des limites de sa naissance, de sa condition. Elle voulait aller au delà des limites de son être. Il n'avait pas le droit de lui faire ça.

Il fut pourtant tenté. Tenté de lui demander si c'était d'elle-même dont elle avait peur, peur de ce qu'elle pouvait bien éprouver.
"Non. Il faut arrêter ! Je vais la gêner définitivement si j'insiste." Pensa-t-il.
Son rôle était de permettre à Dorianna d'évoluer, mais à un rythme qu'elle pourrait supporter. Elle allait se consolider, mais il faudrait du temps.
Le physique n'était rien, le mental était la chose la plus compliquée à faire grandir. Il le lui avait dit : elle changerait.

Il rigola doucement en secouant la tête et se releva. Sa voix avait un léger tremblement, à peine perceptible.
« Merci ! » Il la regardait avec un respect évident... et un truc en plus qu'il essayait de repousser de toutes ses forces. « Dit par une aussi jolie femme, je prends cela pour un des compliments les plus gentils qu'on m'ait jamais fait. » Certes, ça ressemblait à une taquinerie supplémentaire, mais il n'en était rien. Il était sincère, mais sa sincérité était peu commune : Heren plaisantait pour retrouver son intégrité mentale.

Il ramassa les dagues, ainsi que l'épée longue d'entrainement, et rangea le tout sur le râtelier.
Il se dirigea calmement vers Dorianna. Il se planta devant elle. Il avait retrouvé son calme, son assurance. Elle l'avait affecté, sans contexte, troublé. Il reprenait le contrôle de ses propres émotions.
« Cependant, si cela peut vous rassurer : je n'ai aucune relation d'ordre affectif avec mes élèves, c'est la règle : cela pourrait affecter mon enseignement. Je risquerai de faire preuve de mansuétude, de faiblesse et cela serait dangereux, non pour moi, mais pour mes élèves.
Bon, j’admets que j'ai eu une facilité jusqu'à présent : mes élèves sont des enfants quand je les prends en main. Ils grandissent, mais je les vois toujours tels qu'ils étaient au premier jour. Vous êtes ma première... adulte. Néanmoins, ça ne change rien à ce point : ça me chagrinerait que vous mourriez parce que j'aurai manqué de vous enseigner un point qui aurait pu vous sauver.
Je pense que vous arriverez à un point allant au delà de mes espérances. Vous l'avez déjà fait, d'une certaine manière. Par contre, il faudra me soigner cette timidité... ça devrait s'arranger avec le temps, et les exercices. Vous me haïrez vite ! »
Il eut un sourire amusé, en prononçant ces mots.

Il dégaina sa propre épée. Elle était fine, pour une épée longue, en argentine, doté d'une coque entourant la poignée et protégeant la main. Effilée en son extrémité, le dernier quart de lame luisait, tranchant comme un rasoir.
« Voici Valhérine, mon arme. Cette épée a été conçue spécialement pour mon escrime, l'escrime que je vais vous enseigner. Elle est plus légère et plus maniable que les épées longues ordinaires.
Oubliez les dagues de surineur de bas étage, vous apprendrez l'art de l'épée longue.
Leena, ma disciple, a une épée identique, mais adaptée à sa main... »

Il regarda Dorianna droit dans les yeux. « … quand le moment sera venu, j'en ferai forger une pour vous. Pour manier cette arme, il faut déjà avoir de bonnes maitrises de l'épée longue normale. »

Il rengaina l'arme et sourit à la jeune noble. Il y avait de la joie dans ce sourire franc.
« Filez, maintenant, jeune fille. Allez rejoindre votre famille. Votre frère va surement vous abreuver de questions. Détendez-vous, amusez-vous, reposez-vous, vous en avez besoin après toutes ces émotions. Je vous attends demain à l'aube. Et pas de grasse matinée : si vous n'avez, ne serait-ce que 5 minutes de retard, je viendrai vous réveiller moi-même... et je ne suis pas du genre à réveiller mes élèves avec un plateau petit déjeuner et une rose dans un soliflore. »

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Dernière édition par Heren le Sam 9 Mai 2015 - 3:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 28 Avr 2015 - 0:09


« Pauvre idiote que je suis… » pensa Dorianna alors que de son côté, le maître d’armes se mettait à rire doucement, en secouant la tête. « …se moque-t-il de moi? » pensa-t-elle à nouveau alors que le malaise remplissait ses yeux de larmes. « Merci ! […] Dit par une aussi jolie femme, je prends cela pour un des compliments les plus gentils qu'on m'ait jamais fait. ». À ces mots, Dorianna fronça les sourcils et laissa tomber ses mains qui, jusqu’à maintenant, avaient caché sa bouche. Ses lèvres étaient entrouvertes et son regard devint interrogateur. « Vous ne m’en voulez pas? » avait-elle soufflé, d’une voix presque imperceptible. Puis, elle avait assimilé les paroles de Heren et s’était approchée d’un pas vers lui : « Vous me trouver jolie? ». Elle avait prononcé cette question comme s’il était impossible pour un homme de la trouver séduisante. La vérité était que Dorianna se savait jolie, mais la pauvreté de sa famille, aussi noble soit-elle, n’avait jamais réellement attiré les compliments envers elle. Heren se mit alors à ramasser les dagues et l’épée longue. Dorianna baissa les yeux et recula d’un pas; qu’avait-elle pensé? Que pendant un instant, il était possible que le maître d’armes la complimente à nouveau, qu’il s’approche d’elle à son tour et qu’il…Non, pauvre Dorianna, tu as beaucoup trop d’imagination!

« Cependant, si cela peut vous rassurer : je n'ai aucune relation d'ordre affectif avec mes élèves […] » poursuivis le maître d’armes. Dorianna acquiesça d’un mouvement délicat de la tête; c’était une évidence et l’entendre dire par le jeune homme permettait à la petite noble de revenir dans la réalité; ce qui s’était passé, quelques secondes plus tôt, n’était qu’un jeu et non de la séduction. « […] Par contre, il faudra me soigner cette timidité... ça devrait s'arranger avec le temps, et les exercices. Vous me haïrez vite ! » conclut-il. À ces mots, Dorianna lui rendit son sourire : « Aujourd’hui, vous me trouvez timide, mais demain, vous regretterez d’avoir accepté d’être mon maître… ». L’ainée Thelvan n’était pas connue pour sa timidité, mais plutôt pour sa jeunesse de cœur et d’âme. Ce qui la rendait timide, c’était la proximité avec un jeune homme alors que tout cela était nouveau pour elle. Le jeu de la séduction lui était inconnu, tout comme ses règles et la crainte de faire un mauvais pas ou de risquer de faire quelque chose d’impensable; tout cela la faisait rougir.

Heren dégaina ensuite son épée, une lame fine et magnifique qui ne laissa pas Dorianna indifférente; elle ne connaissait rien aux armes, mais elle savait reconnaitre la beauté et cette lame était belle. « Voici Valhérine, mon arme. Cette épée a été conçue spécialement pour mon escrime, l'escrime que je vais vous enseigner. […] ». À ces mots, Dorianna leva des yeux émerveillez vers son maître; ainsi, son rêve de manier l’épée allait réellement se réaliser. La jeune femme avait cru, à tort, que puisqu’elle avait choisi de se battre, lors de son test, avec des dagues, c’était l’arme qu’allait lui enseigner Heren. « […] Leena, ma disciple, a une épée identique, mais adaptée à sa main... ». Le regard de la jeune Thelvan devint plus sombre; encore une fois, le maître parlait de son autre disciple, celle qui avait commencé tôt son enseignement, celle qui le rendait si fier. Parlerait-il un jour ainsi de Dorianna? Cette noble, beaucoup trop vieille pour débuter l’entrainement martial et qui était devenue une héroïne de légende? « … quand le moment sera venu, j'en ferai forger une pour vous. ». Avait-il lu dans ses pensées? Quoi qu’il en soit, Dorianna n’eut d’autre choix que d’afficher un sourire éclatant à son jeune maître lorsqu’il prononça ces mots.

Heren rengaina ensuite son épée, un sourire sincère au visage, et ordonna à Dorianna de filer; elle devait se reposer puisqu’elle était attendue, à l’aube, par son maître. À ces mots, la rigola doucement puis tourna les talons pour se diriger vers la porte; l’excitation était à son comble, mais elle cessa de marcher soudainement et se tourna vers Heren. « …Maître Heren, veuillez pardonner mon impulsivité…c’est, selon ma mère, le pire de mes défauts. Je parlerai sans réfléchir et j’agirai sans rien n’avoir planifié. J’ai une imagination débordante et il m’arrive trop souvent de m’y laisser succomber… ». Elle avait pris un air grave et s’était rapprochée du jeune homme. « …néanmoins, pour tout ce que vous avez accepté de faire pour moi et tout ce que vous ferez, vous méritez réellement un baiser… ». Puis, d’un mouvement rapide, la jeune femme s’était approchée de Heren et avait déposé un baiser sur sa joue. Aussi vite qu’elle avait violé la joue du pauvre maître d’armes, Dorianna se retourna et se mit à courir vers la porte de la salle d’armes, d’un pas léger, presque comme si elle volait. La jeune femme riait; jamais de sa vie elle n’avait été aussi heureuse qu’en ce jour où, à tout jamais, sa vie allait prendre un chemin dont elle avait toujours rêvé; un chemin différent de celui que lui avait réservé sa mère.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Sam 9 Mai 2015 - 6:06


« Vous me trouvez jolie? »

Que Dorianna pose cette question à Heren parut bien étrange aux yeux du maître d'armes. Jolie, elle l'était, assurément. Fou celui qui affirmerait le contraire... ou porté sur la gente masculine.
Le Maître d'armes se demandait si elle se sous-estimait ou si on ne lui avait, pour des raisons diverses, que rarement, voir jamais, servi ce compliment. A moins que cela ne soit une technique de séduction, beaucoup d'hommes étaient friands des fausses timides, mais alors, elle était sacrément bien maîtrisée.
Heren fit des efforts pour ne pas se laisser aller à une réponse autre que sa déontologie. Sa mauvaise conscience luttait contre sa bonne, mais perdait le combat. S'il répondait à cela, ce serait catastrophique.

« Aujourd’hui, vous me trouvez timide, mais demain, vous regretterez d’avoir accepté d’être mon maître… »
Il se demandait si elle n'avait pas raison. Il ne regrettait jamais rien, en temps habituel. Son style, c'était "aller de l'avant et on verra!". Mais là, il devait faire preuve de vigilance s'il ne voulait pas que la situation dérape.
Il l'aimait bien, cette jeune noble. Elle avait quelque chose de différent, réellement. Un petit côté sauvage appréciable.
Il afficha un sourire féroce: "Défier un Duelliste est risqué!" Marmonna-t-il d'un ton joueur avant de présenter son arme.
Il avait remarqué qu'elle s'assombrissait à chaque fois qu'il parlait de Leena. Une sorte de jalousie? Cela n'était guère à son goût. Que se passerait-il quand la petite Elfe les rejoindrait?

« …néanmoins, pour tout ce que vous avez accepté de faire pour moi et tout ce que vous ferez, vous méritez réellement un baiser… »
Il aurait pu esquiver le baiser sur sa joue, très facilement, mais il n'en fit rien.
"Mais? Quelle sans-gêne!" Fit-il, faussement outré. Son sourire s'entendait dans sa voix sans aucun doute possible. Il n'avait pas pris ombrage de cette action, bien au contraire. "Remerciez plutôt votre père. Sans lui, je ne serai pas là." dit-il sur un ton joyeux.
Elle partit heureuse, riante. Il aimait cela. La joie, le cœur qui sait pourquoi il bat, au final, pour plus que faire circuler le sang.
L'impulsivité n'était pas un défaut en soi, mais il fallait savoir quand la laisser vivre et quand il fallait la museler. Souvent, être impulsif faisait du bien.

Il quitta la salle d'armes à son tour, la tête emplie de pensées. Il pensait à son passé, à son présent, mais jamais à son avenir. Trop précaire, trop dangereux, son avenir était un brouillard dense mangeant la route, où qu'elle mène. Bientôt, d'ici un an, Leena serait prête, elle ne serait plus son élève. Que vaudra Dorianna? Combien de temps lui faudra-t-il pour arriver à un niveau acceptable? Seul l'avenir connaissait la réponse... l'avenir et Heren. La réponse était: "Cela dépendra d'elle! Elle tient son destin entre ses mains. Elle en fera ce qu'elle se donnera les moyens d'en faire.".
Il se remémora leur combat, rétablit les défauts, les qualités et... d'autres souvenirs se mêlèrent. Des souvenirs anciens de la même maladresse. Des souvenirs sales, horribles... les souvenirs de la première fois où il avait pris une vie.
Il lutta pour les chasser... un combat dur, contre un adversaire retord qu'était le remord. On l'avait forcé. Il n'avait que 6 ans... Bande de monstres infects, pires que les Engeances! Il s'adossa à un mur du couloir pour chasser ces horreurs. Il souffla pour chasser les larmes qui montaient, les repoussant, les enfouissant. Il se calma.

Il alla rendre compte à Ser Thelvan, à son étude, de la parfaite réussite du premier test par sa fille, sans entrer dans les détails. Elle avait accepté qu'Heren soit son professeur, qu'il en soit ainsi.
Le Noble semblait content. Heren ne lui raconta pas ce qu'il s'était passé, se contentant de parler de la résistance mentale de sa fille et du combat test pour jauger de son niveau et établir les points où il faudra plus travailler. Il pourrait faire quelque chose.
Puis il descendit à l'écurie et fit seller son cheval. Il remercia le palefrenier et partit au trot.
Il partit vers Montfort afin d'y rencontrer le marchand qui devait avoir les produits recherchés: des produits exotiques pour un entrainement anormal.

La lune était toujours montante quand il revint au manoir. Il avait tout ce qu'il lui fallait... pour l'instant.
Il retourna à la salle d'armes faire quelques installations puis descendit à sa chambre pour un dernier brin de toilette avant d'aller se coucher.
Le lendemain promettait d'être rude! Et ça commencerait dès l'aube.
Oui, il avait confiance en cette petite. Elle avait gagné son estime. Elle pouvait tenir, il en était persuadé. Elle souffrirait, mais elle pouvait tenir. Elle aurait ses doutes, ses peurs, ses douleurs, ses désespérances, mais elle apprendrait à faire avec. Elle avait des tripes. Il suffisait juste qu'elle sache s'en servir.
Il ferma les yeux avec cette pensée.

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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Ven 15 Mai 2015 - 19:02


Dorianna Thelvan avait quitté la salle d’armes joyeuse; elle en avait presque oublié la souffrance émotive et physique qu’elle avait éprouvée au cours de cette journée qui allait changer sa vie à tout jamais.

La jeune noble mourrait d’envie d’aller raconter tout cela à son père, son frère et ses sœurs, mais elle savait que si elle en parlait trop, cela pourrait se rendre aux oreilles de Dame Marguerite Thelvan et que si tel était le cas, ce serait la fin du rêve de Dorianna. Les pas de la jeune femme la dirigèrent donc vers les écuries où elle y retrouverait Barthélémy, le jeune palefrenier.  Dès que la silhouette du jeune homme fut visible, Dorianna se mit à courir dans sa direction. Lorsqu’elle fut à sa hauteur, la jeune noble sauta au cou du pauvre garçon qui ne savait pas comment réagir à un tel élan d’affection. Maladroitement, le jeune homme entoura la taille de Dorianna de ses bras, la serrant contre lui comme il l’avait tant de fois imaginé. « Je suis si heureuse Barthélémy… ». Le jeune homme sourit pour lui-même. Il aurait eu envie de lui répondre que lui aussi l’était, mais il savait trop bien que ce soudain rapprochement avec l’ainée des enfants Thelvan n’avait rien à voir avec ses désirs et qu’il n’était fort probablement pas la source de son bonheur. Quoiqu’il en fût, Barthélémy profitait de ce moment qui ne se reproduirait peut-être plus jamais.

Dorianna se défit délicatement de son étreinte avec Barthélémy, sans ressentir le malaise que cela avait créé chez le jeune homme, et plongea son regard pétillant dans les yeux du palefrenier. « Le maître d’armes, en visite à Montfort…Mon père a demandé ses services pour moi! ». Barthélémy avait rencontré ledit maître d’armes; il s’occupait d’ailleurs de son cheval au moment où Dorianna était arrivée. Un sourire sincère se dessina aux lèvres du jeune homme; il connaissait Dorianna depuis si longtemps qu’il connaissait les désirs de liberté de son cœur et ne pouvait qu’être heureux d’une telle nouvelle. « Cela explique cette tenue et la rougeur à tes joues… » répondit-il sur un ton espiègle. À ces mots, la jeune femme porta ses mains sur ses joues et sourit de plus belle. « Ce n’est pas facile, mais un jour, je deviendrai une combattante d’exception! Cet homme croit en moi comme jamais personne n’a cru en moi jusqu’à maintenant. Il sait quoi dire pour me faire réfléchir et il semble lire en moi…j’ai l’impression de le connaitre depuis longtemps alors que je venais à peine de le rencontrer. Cet homme va changer ma vie Barthélémy! ». Le palefrenier baissa les yeux et posa une question qui lui brulait les lèvres : « Es-tu amoureuse de lui? ». À ces paroles, Dorianna cessa de sourire. Pourquoi Barthélémy demandait-il cela? « Heren est un homme charmant, certes, et je ne pensais pas qu’un maître d’armes pouvait être si jeune, mais non, je ne suis pas amoureuse de lui. Pourquoi me demandes-tu cela? ». Barthélémy leva les yeux vers Dorianna, en souriant à nouveau. « Simplement pour te faire parler… » puis tout doucement, le jeune palefrenier tourna les talons et retourna auprès du cheval du maître d’armes qu’il était en train de brosser. Dorianna, de son côté, sembla se satisfaire de la réponse du jeune homme et tourna les talons à son tour pour regagner la demeure. Au moment où elle partait, elle croisa Heren qui se dirigeait vers les écuries, mais ne lui adressa qu’un simple sourire.

Dès qu’elle fut dans la maison, la jeune femme se dirigea vers ses appartements. En poussant la lourde porte de bois, la jeune noble fut surprise de trouver sa mère, Dame Marguerite Thelvan, assise devant la fenêtre. Dorianna cessa de marcher, devenant raide comme une barre alors que sa noble mère se tournait vers elle en se levant. « Milah m’avait averti que vous portiez une bien drôle de tenue, mais elle avait oublié de me dire à quel point celle-ci était vulgaire! Je suis habitué à vos jeux, jeune fille, mais que vous est-il passé par la tête pour vous promener ainsi vêtu sur le domaine! Ne savez-vous donc pas que nous avons un invité et que les domestiques sont, en grande majorité, des hommes? Que pensez-vous qu’ils s’imaginent lorsqu’ils vous voient ainsi? ». La noble mère de Dorianna s’était approchée de sa fille, parlant sur un ton menaçant. Heureusement pour la jeune femme, sa mère ne semblait pas être au courant pour le maître d’armes.

***

Dame Thelvan avait corrigé la vulgarité de sa fille et lui avait fait bouillir de l’eau pour prendre un bain. Après s’être assuré que Dorianna ne gardait plus les marques de sa correction, elle l’avait mise au lit, la bordant et lui caressant les cheveux en lui disant à quel point elle l’aimait. La petite femme ronde était alors partie et Dorianna s’était retrouvée seule, dans le silence de ses appartements. Cette fois, elle n’avait pas pleuré; sa vie était sur le point de changer et bientôt, ni sa mère, ni personne d’autre ne pourrait lui faire subir cela.

L’ainée des enfants Thelvan s’était endormie, rêvant aux combats épiques auxquels elle participerait un jour. Son corps la faisait souffrir, pour diverses raisons, mais le sommeil engourdissait ces douleurs, les rendant acceptables et leur donnant un sens. Bien rapidement, l’heure à laquelle le maître d’armes avait demandé à Dorianna d’être présente s’approchait et la pauvre enfant dormait toujours…

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 19 Mai 2015 - 6:22


Heren s'était levé après quelques heures. Le maître d'armes avait pris l'habitude de dormir peu. 7 heures de sommeil avaient des airs de grasse matinée, pour lui.
Quand on avait passé la plus grande partie de sa vie à se cacher et se méfier, on apprend à optimiser le sommeil. Il n'avait dormi que 5 heures mais se sentait en pleine forme.
L'aube n'avait pas encore décidé d'apparaitre. Il s'offrit un brin de toilette, s'habilla et sortit de sa chambre, parcourant les couloirs du manoir d'un air dégagé mais sans émettre aucun son. Un fantôme, cela faisait 22 ans qu'il était cela.

Il alla à la salle d'armes et l'examina plus avant. Elle manquait franchement d'équipement adéquat.
Il devrait compenser cela dans les semaines qui viennent et il savait à qui il devrait faire appel. En attendant, il ferait avec les moyens du bord.

Serait-elle ponctuelle? Heren était pointilleux sur ce point. l'heure, c'est l'heure. Une minute de retard et toute une mission peut être fichue en l'air.
Cependant, il en doutait: une déstructuration était épuisante, et le combat test n'avait pas arrangé les choses. Mais si elle était ponctuelle, il en serait ravi... vexé contre lui-même de l'avoir sous-estimée, mais ravi d'avoir une élève à ce point déterminée.

Il attendit donc.

L'aube commença à pointer. Heren commençait à s'impatienter. Comme quoi, toute chose a un commencement.
Les pas rapides, mais toujours inaudibles, se dirigèrent vers les appartements de Dorianna.
Tout au long de son cheminement, il s'était assuré que personne ne le suivait. Il entra dans les appartements de la belle, puis dans la chambre où elle dormait toujours.
Elle avait un air innocent, charmant, le genre que l'on laisserait dormir rien que pour la regarder des heures durant.
C'était également la première fois qu'il la voyait sans son masque de noble.  Elle était vraiment ravissante. Elle avait ce qu'il fallait pour provoquer de véritables ravages dans n'importe quelle cour. Etait-ce la petite condition de sa famille et le fait qu'aucune des filles Thelvan ne soit mariée, mais, l'espace d'un instant, le maître d'armes sourit à l'idée qu'il assistait à un spectacle qu'aucun noble, hormis la famille, n'avait eu la chance de voir.

Il cessa d'admirer la jeune noble. Plus question de noblesse: elle était son élève... et elle était en retard!
Doucement, il déborda la couverture de dessous et la passa lentement par dessus Dorianna pour ne pas la réveiller, de sorte à ce que le drap lui donne un aspect de momie..
Puis, il contourna le lit, prit les extrémités de ladite couverture en chaque main et tira d'un coup sec, provoquant la chute de la noble au pied du lit, complètement emmêlée dans ses couvertures qui, heureusement, avait amorti le choc.

Il attendit qu'elle finisse de se débattre et, lorsque la tête apparut, il s'accroupit et dit d'une voix amusée:
-En général, mon égo de mâle s'enorgueillit de voir une femme se jeter à mes pieds, mais nous avons du travail. Vous avez 10 minutes pour vous débarbouiller, vous mettre une tenus adéquate et me rejoindre à la salle d'armes.
Je vous avais prévenue que ça n'allait pas être agréable si vous oubliez de vous réveiller.


Il se redressa, toujours souriant, aux limites de la provocation:

-Exécution, Jeune Fille! Chaque minute de retard supplémentaire vous vaudra un exercice supplémentaire. Croyez-moi, cette fois-ci, vous n'aimerez jamais les exercices supplémentaires.

Il rajouta en rigolant légèrement:

-Néanmoins, je loue votre magnifique imitation du papillon sortant de sa chrysalide.
Allez, filez vous changer. Je vous attends à la salle.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 1 Juin 2015 - 4:53


Au pays des rêves, Dorianna était devenue une maître de l’épée. Son agilité et sa rapidité faisaient rougir les plus aguerris duellistes. Elle faisait la fierté de Heren, qui ne ressemblait en rien au réel maître d’armes, et une Leena corpulente, molle et très laide était brièvement apparue en rêve avant de prendre les traits de Dame Thelvan. Le rêve de Dorianna était alors devenu sombre et douloureux. De réelles larmes avaient coulé sur les joues de la belle endormie, peut-être avait-elle gémi, nul ne pourrait le dire, néanmoins, Dorianna dormis profondément et ne se serait peut-être jamais éveillé s’il n’avait pas été de l’intervention du maître d’armes en personne.

Au moment où Dorianna se sentit tomber de son lit, elle poussa un petit cri étouffé et alors qu’elle se débattait dans ses couvertures, son esprit encore endormi n’arrivant pas à comprendre ce qui était en train de lui arriver, elle sentit la présence d’une personne près d’elle. Tout à coup, tout devint clair et elle écarquilla les yeux alors que son estomac faisait un tour; elle était en retard pour sa première leçon officielle avec maître Heren. Ce dernier l’avait prévenu qu’il viendrait la réveiller, mais y avait-elle simplement cru? Après tout, il était risqué pour un visiteur de s’introduire dans les appartements de l’enfant de son hôte. Si un membre de la maisonnée avait aperçu le jeune maître, la colère de Dame Thelvan ne serait rien à côté de celle du Seigneur Renaud; aussi bon homme qu’il fût, si sa confiance était bafouée, il pouvait se montrer terrible. Avec ces pensées en tête, la jeune femme réussit à s’extirper, tant bien que mal, de ses couvertures et leva des yeux piteux vers Heren. Ce dernier s’accroupit presque aussitôt devant elle, mais, contrairement à ce qu’avait craint la jeune femme, son ton de voix était amusé et il souriait.

« Maître Heren…[…]… » avait alors marmonné Dorianna dans un langage complètement incompréhensible. Sa voix était légèrement enrouée et sa capacité à la parole devait être fort probablement encore somnolente. Entre-temps, le maître d’armes s’était redressé et avait poursuivi ses avertissements. Dorianna poussa un soupir digne d’une noble orlésienne et entreprit de sortir de ses couvertures. Lorsque ce fut chose faite, la jeune noble se retrouva debout devant Heren qui se moquait maintenant de ce réveil gracieux qu'il lui avait procuré.

La chemise de nuit de Dorianna était de couleur beige et très longue. Seules les manches étaient courtes et bouffantes. Le col en rond était brodé de dentelle et avait un air plus gamine que femme; la chemise de nuit de Dorianna n’avait rien à voir avec celles de ces femmes qui les faisaient glissés d’un simple mouvement d’épaule afin de dévoiler leurs attribues féminins. Ainsi, la jeune noble ne se sentait pas intimidée par la possibilité d’attirer l’attention du maître d’armes sur son corps. Si, la veille, le jeune maître avait troublé Dorianna, celle-ci avait eu le temps de réfléchir et de se ressaisir; Heren, aussi bel homme qu’il pouvait l’être, n’était et ne serait rien de plus que celui qui ferait d’elle une guerrière. Quoi qu’il en soit, la chemise de nuit de la jeune noble dévoilait ses bras longs et fins et surtout, des bleus qui trahissaient les bons soins de Dame Thelvan.

Dorianna avança vers un tabouret où se trouvaient les vêtements qu’elle portait la veille pour son entrainement et laissa un gémissement s’échapper de ses lèvres; son corps entier la faisait souffrir. Si la douleur musculaire était quelque chose de nouveau pour elle, les douleurs laissées par sa tendre mère lui étaient si familières qu’elle arrivait à presque dissimuler parfaitement ses grimaces. Heren ne remarquerait rien; il avait prévenu Dorianna des douleurs de l’entrainement. « Est-il préférable que je ne porte pas de corset, maître Heren? » demanda la jeune femme d’un air détaché en prenant ledit corset, qui se trouvait sur le tabouret, entre ses mains. « Je possède également un pantalon d’homme, de voyage, peut-être cela sera plus confortable que celui que je portais hier? ». Dorianna tourna les yeux par-dessus son épaule pour voir le visage du maitre d’armes et lui adressa un léger sourire; même si Heren ne devait plus troubler Dorianna, elle pouvait user de séduction n’est-ce pas?

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 2 Juin 2015 - 16:07


Il regarda Dorianna se lever et se diriger vers le tabouret où elle avait mis ses affaires de la veille. Sa chemise de nuit était loin d'être affriolante, mais cela n'ôtait pas un certain côté attirant.
Cependant, le regard fut terni par quelque chose qu'il n'appréciait pas : des marques à peine visibles sur ses bras. Des bleus ! Quelqu'un avait tenté de les camoufler, mais ce n'était pas suffisant pour le regard d'un homme qui avait connu les pires souffrances.
Lorsqu'elle se pencha pour prendre ses vêtements, il entendit une faible plainte. Une douleur au bas du dos ? Jamais le petit combat de la veille n'aurait pu lui contraindre les muscles lombaires au point qu'ils lui fassent mal le lendemain. Les épaules, les cuisses, les mollets, oui. Mais pas les lombaires ! On l'avait frappée ! Et il se doutait de qui était la responsable !

Elle tentait de cacher sa douleur physique, faire comme si rien ne s'était passé. Mais les efforts inhabituels de la veille rendaient certainement le jeu plus difficile. « Courageuse ! » Pensa-t-il. Il était content, d'une certaine manière : elle ne voulait laisser paraître ses maux, signe d'une détermination appréciable.
Elle lui posa des questions concernant les tenues qu'elle devrait porter pour s'entrainer et lui adressa un sourire d'une discrétion des plus charmantes. consciemment ou pas, elle savait aguicher.

Il marcha vers elle, toujours silencieux, comme flottant sur un tapis d'air, et lui sourit en retour.
- Mettez un corset et je le déchirerai. Dit-il sur un ton taquin, mêlé d'une légère perversité, jouant le jeu de la provocation séductrice. Pour les entrainements en extérieur, les ceintures-corsets sont plus légères, comme je vous l'ai dit hier : elles n'ont pas de baleines. Pour les pantalons, ceux d'équitation ou ceux de voyage iront aussi bien : ils sont assez souples tous les 2.
Pour ce qui est des entrainements intérieurs, habillez-vous comme vous l'entendez : j'ai vos affaires pour ces entrainements-là dans la salle d'armes. Vous vous changerez sur place. Ces tenues sont spécifiques et je n'ai pas envie que vous attiriez l'attention en vous promenant ainsi vêtue dans les couloirs du manoir. J'aurai juste une question...


Il marqua une légère pose et planta son regard ambre dans les yeux de sa nouvelle élève et demanda avec une douceur compatissante :
- ...Qui vous a frappé ? Vous avez mal au bas du dos, or je ne vous ai pas tapé là. De plus, je vous ai à peine touchée, pas suffisamment pour laisser des douleurs comme celles que vous avez essayé de me cacher ou des bleus comme ceux que vous avez aux bras. Qui vous a frappé ?
Il connaissait la réponse. Une seule personne, une seule, pouvait avoir fait ça: la mère Thelvan! Mais il voulait l'entendre de la bouche de Dorianna.

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Lun 8 Juin 2015 - 15:20


« Mettez un corset et je le déchirerai. » À ces mots du jeune maître d’armes, Dorianna rougit légèrement et baissa les yeux sur le corset qu’elle tenait entre ses mains. Un large sourire illumina son visage qu’Heren ne pouvait plus voir puisqu’elle était dos à lui, et un rire sincère, mais discret, s’échappa de sa gorge et fit bondir les épaules de la jeune femme. Déposant le corset sur le tabouret, elle se tourna vers son maître lorsqu’il poursuivit en lui donnant des conseils de mode guerrière.

« […] Je n'ai pas envie que vous attiriez l'attention en vous promenant ainsi vêtue dans les couloirs du manoir. » Dorianna laissa échapper un soupir par ses narines; une version plus gracieuse d’un soupir de bœuf. Les yeux de la jeune noble levèrent vers le haut alors qu’elle tournait légèrement la tête; attirer l’attention sur une tenue de combat était justement ce qui lui faisait mal au corps en ce début de journée.  Avant qu’elle puisse répondre quoi que ce soit, Heren poursuivit : « J'aurai juste une question... ». Dorianna tourna les yeux vers Heren et ce dernier établit un contact visuel. Sa voix devint douce et il demanda à la jeune femme qui l’avait frappé. Les yeux de la Dorianna s’embrouillèrent de larmes, mais elle ne détourna pas le regard. Heren savait très bien de qui il s’agissait; elle lui avait raconté la veille subir les mauvais traitements de sa mère lorsqu’elle faisait quelque chose qui, selon Dame Thelvan, méritait correction corporelle.

« Ce n’est rien…elle n’était presque pas fâchée… ». La jeune femme rit nerveusement. « …les vêtements que je portais hier n’étaient pas adéquats pour une dame et je risquais de croiser notre invité. Selon elle, cette tenue était une invitation pour tous les hommes du domaine à…enfin…vous voyez… ». Dorianna rougit; parler de sa virginité avec le jeune maître d’armes n’avait rien d’un simple brin de jasette.  « Enfin…je suis heureuse, malgré tout, qu’elle n’ait rien suspecté de la raison pour laquelle je portais ces vêtements. ». Dorianna sourit à Heren puis se tourna vers la penderie en avançant vers celle-ci. Doucement, la jeune femme l’ouvrit et parcourut, d’un rapide coup d’œil, les robes qui s’y trouvaient et en choisis une qui était simple et facile à enfiler ou retirer. « Je porterai celle-ci pour vous rejoindre dans la salle d’armes. Elle n’attirera pas l’attention de ma mère ou celle de mes sœurs et je pourrai me changer facilement… »

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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 9 Juin 2015 - 5:20


Heren eu le visage qui s'assombrit. « Presque pas fâchée » ? Et si elle avait été fâchée, qu'aurait-elle fait ?
« Votre chère mère devrait sortir un peu voir ce qu'est le monde réellement. En général, les hommes sont plus... "invités"... par des robes ou des jupes que par des pantalons. Les femmes portant des pantalons sont, la plupart du temps, des guerrières, des bardes ou des assassins, donc des femmes dangereuses. Celles en robe sont des proies inoffensives et frétillantes. » Un soupçon de colère se sentait dans sa voix : Heren n'appréciait pas que l'on touche à ses élèves sans sa permission. Il conviendrait d'enseigner à Dame Thelvan mère ce point de civilité, vu qu'elle aime tant les bonnes manières.

Heren demeura calme, son visage se radoucit et il sourit. Elle n'avait divulgué la raison de sa tenue à sa mère. C'était bon signe, à ses yeux. Bien, qu'à cela ne tienne, ils joueraient un jeu de cache-cache avec la mère Thelvan et sa fille cadette. Ser Thelvan l'avait prévenu de faire particulièrement attention à cette Milah. Pour l'instant, elle ne serait qu'un problème accessoire. Il lui faudrait d'abord donner une petite leçon à Dame Thelvan à la mode Tiern !
Heren était un Annulateur. Il ne pouvait laisser un tel acte impuni. Il la sanctionnerait, mais il n'écartait d'un coin de sa tête le fait de l'inhumer carrément.

Dorianna montra une jolie petite robe simple qui passerait inaperçue aux yeux de ses sœurs et de sa mère. Il était plus enjoué: finalement, l'idée de se changer à la salle d'armes faciliterait grandement la vie de Dorianna et lui permettrait de se libérer un peu l'esprit à propos de l'inquiétude d'être surprise dans des tenues "indignes d'une jeune femme bien éduquée"
« Ce sera parfait. La ruse est une bonne chose et, pour l'instant, il faudra nous montrer discrets... Certes, dit ainsi, cela a des allures d'amants cachés.... » Il pouffa à cette remarque. « Il faut que je fasse attention à mes comparaisons. Enfin, je dois y aller avant que votre famille ne se réveille. Je vous laisse faire votre toilette : nous nous retrouverons à la salle d'armes. »

Il s'inclina légèrement, marque du respect qu'il portait, non à la Noble, mais à l'élève. Heren ne traitait pas ses élèves comme des sous-créatures indignes de le regarder, mais comme des êtres méritants le respect par ce qu'ils sont prêts à endurer pour apprendre.
Il atteint la porte avec un pas léger, écouta plusieurs secondes, s'assurant que personne ne se trouvait dans le couloir, l'ouvrit et sortit. Personne ne l'avait vu entrer, personne ne l'avait vu sortir. Tout ce temps, il n'avait pas entendu de bruit de pas : officiellement, cette rencontre n'avait jamais eu lieu.

Il sortit de la zone définie comme dangereuse sans rencontrer personne. Un homme capable de se faufiler dans les couloirs des Corbeaux sans être vu n'avait pas grand chose comme défi à passer discrètement dans un manoir de seigneur orlésien.
Il marcha tranquillement vers la salle d'armes quand un bruit le poussa à regarder par la fenêtre : un chariot tiré par 2 puissants chevaux contournait la propriété... et il en connaissait le conducteur !
Il était arrivé ! Avec une journée d'avance ! C'était parfait !
Il descendit pour aller accueillir le nouveau venu à la porte de service.

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Yver de Kaflan
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MessageSujet: Re: [FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren Mar 9 Juin 2015 - 7:12


L'aube n'était que sur le point de se lever lorsqu'il quitta Montfort pour se rendre au manoir Thelvan. Yver avait une certaine peur au ventre. Ne le serait-on à moins si nous savions vers quel guêpier on se fourrait, à sa place.
Il redoutait cet édifice où il n'avait jamais mis les pieds. Le seigneur Thelvan était un ami d'enfance de son père et il le connaissait depuis qu'il était tout petit, mais le reste de la famille avait de quoi inquiéter le jeune homme : pour son grand malheur, le seigneur avait épousé une femme qui représentait tout ce qu'Yver détestait dans la noblesse. Comble du malheur, cette femme lui avait donné 4 filles ! 4 monstres en puissance, vu que Dame Thelvan s'était chargée, à ce qu'il paraît, personnellement de leur éducation ! Heureusement, un fils avait achevé le calvaire de Renaud Thelvan.
Yver n'avait rencontré Dame Thelvan qu'une fois, à la cour de Ghislain, et il rêvait d'Enclin, de créatures infernales, de congrès chantriste en son château, tout, mais ne pas la subir de nouveau !

Yver assumait son identité d'Angus, le marchand inventeur, pour venir. Ainsi, il ne serait pas reconnu... sauf par Renaud Thelvan lui-même, vu qu'aucun déguisement n'abuserait cet homme qui l'avait fait sauter sur ses genoux quand il était un bébé même pas encore doté de la parole.

Mal à l'aise par le fait de se balader à visage découvert, Yver, ou plutôt Angus, portait un masque. Celui-ci n'était ni un masque de noble, ni un masque serviteur, mais un masque semblable à ceux que l'on porte pour cacher une horrible cicatrice ou brulure. Néanmoins, il était beau : de cuir beige clair fin, il épousait parfaitement le visage du jeune homme, couvrant les yeux, le front et la moitié de la joue gauche du noble, ou plutôt du marchand. Sa forme générale évoquait une aile de papillon. Il était fort bien taillé et cousu.

Yver contourna le manoir et alla à la porte de service à l'arrière, chassant ses dernières appréhensions: ça irait bien... enfin... il l'espérait. Un serviteur approcha.

-Hola, l'ami. Je suis Angus, marchand de mon état. J'ai été mandé par Maître Heren afin de porter des outils nécessaires à ses leçons.
-Maître Heren ? Le maître d'armes ?
-Si fait ! D'ailleurs... Il descendit de son chariot. … où se trouve donc ladite salle d'armes, je te prie ?
-Euh... Au dernier étage.
Yver considéra le bâtiment.
-Aïe ! Bon...Je sens en vous la force indéfectible et le courage
incroyable de bras volontaires pour m'aider à porter tout ceci en cette salle !
Fit-il en désignant, du pouce, le chariot ou, plus précisément, son contenu.

Une silhouette connue s'approcha, de noir et de blanc vêtue.
-Et dire que je ne t'attendais que demain. Fit Heren, joyeux de retrouver son grand ami. Le costume de marchand ne lui allait pas mal. Au moins, il saurait se reconvertir s'il tombait en disgrâce, mais survivait... même si le faire tomber tenait de la gageure.
-J'aime être inattendu. Répondit Yver d'un ton égal. Ils se tinrent quelques secondes face à face avant de se donner une franche accolade.
-T'as fait bon voyage, Angus ?
-Non : cahoteux fatigant, mais je m'en remettrai... Et puis, c'est ça que j'aime. Alors, ce nouvel élève ?
-Intéressant et prometteur. Je gage que tu « le » rencontreras sous peu.
Yver paru suspicieux.
-pourquoi cette légère hésitation ?
-Pour rien... pour rien...Heren se dirigea vers le chariot comme si de rien n'était.
-Hereeeen... Que me caches-tu, mon petit ?
-T'ai-je jamais caché quoi que ce soit... mon grand ? Demanda le maître d'armes d'un ton suave.

Yver eu une quinte de toux fort claire au point de vue de la signification.
-Toi ? Cacher des choses ? Quel faquin pourrait oser croire cela ? Demanda-t-il d'un ton vraiment ironique.
-Et... Où est Leena? Sa convalescence se passe bien? S'enquit Heren, en profitant pour détourner la conversation.
-Elle vit toujours, ta petite Elfe! Répondit Yver avec un grand sourire. Elle se soigne à coups d'emplettes à Ghislain avec Natalya.
-Elle va vouloir me faire des cadeaux... geint le professeur.
-Assurément... tu vas adorer! Elle n'a pas son pareil pour trouver juste ce dont tu... cauchemardais! s'esclaffa l'inventeur.

Avec l'aide de quelques serviteurs, ils montèrent poutres et tiges de métal diverses avant l'arrivée de Dorianna. Une fois les domestiques sortis, Yver insista.

-Que me caches-tu ? Allez, annonce la couleur ! Demanda Yver en comptant les composants afin d'être certain de n'avoir rien oublié.
-Cet élève a un côté... surprenant, tu vas adorer.
-Si ce gamin a été élevé par l'archidémon qui règne ici, j'adorerai surtout le moment où je serais loin. Il commença à prendre des mesures sur le sol. J'espère juste avoir fini et m'être enfui avant qu'elle ne me détecte.
-Elle te reconnaitrait ?
-Elle, non, son époux, oui : il me connait depuis trop longtemps pour se laisser abuser par un simple déguisement. Mais il ne dira rien, pour ne pas que sa femme fasse des bonds assez violent pour faire s'effondrer le plafond.

Yver saisit une chignole et l'attacha à une manivelle.
-Bien, faisons violence à ce pauvre vieux parquet ! Fit-il avec un amusement quelque peu sadique. Mais de manière propre et nette.
Il aimait mettre la main à la pâte, ces petits moments entre lui et les outils lui faisaient oublier les tracas de la vie à la cour.
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[FB] "Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique." feat Heren

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