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 « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether]

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MessageSujet: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Mar 18 Nov 2014 - 18:05





Du sexe, une esclave et une cale.

Dis moi oui. J’ai de l’argent et des seins, t’auras qu’à choisir.
Feat Sether




Antiva, il y a quatre ans. Drathir en a alors trente et un.

Nouveau contrat. Nouvelle cible. Nouveau voyage. Si Drathir n’était pas du genre à se plaindre des longs trajets, sa patience et son amour des paysages avaient leurs limites malgré tout et l’idée de devoir se rendre sur la pointe sud de Rivein, le long des côtes, en passant par la terre ne l’enchantait guère. Cela représentait, même depuis Antiva, un long périple pour pas grand-chose au final car à peine sa victime aurait-elle rejoint le Créateur qu’elle devrait repartir aussitôt, dans l’attente de nouveaux ordres de la part des Corbeaux. Ce mode de vie toutefois lui convenait bien, d’autant plus qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de connaître autre chose. Aussi loin que ses souvenirs remontaient elle avait vécu chez les Corbeaux, suite à quelques années passées dans les rues d’Antiva, parfaite orpheline tentant de survivre seule. Pour rien au monde elle ne voudrait donc faire attendre la Maison, désireuse d’achever son œuvre au plus vite, sans parler du danger de mort qui planait sur elle si jamais elle avait le malheur d’échouer. Ce fut donc pour toutes ces raisons que la blonde finit par se décider de passer par la mer pour atteindre son objectif, le problème étant qu’elle n’avait aucun contact dans le milieu maritime aussi devrait-elle improviser pour se faire accepter sur un navire quelconque. Encore que, il lui serait aisé de se glisser furtivement dans l’un d’entre eux, ne demandant ainsi l’avis de personne, mais elle craignait de devoir se montrer aussi discrète tout le long du voyage. Or si elle se faisait prendre, aussi douée soit-elle, elle ne résisterait probablement pas à un équipage entier désireux de la mettre à l’eau, ou pire. Il fallait donc se montrer raisonnable et, pour une fois, demander l’avis d’autrui avant de faire quoi que ce soit et même être prêt à payer pour ces services. Payer. Elle détestait avoir à le faire, s’étant bien vite rendue compte être proche de ses sous, elle qui en avait manqué durant son enfance. Toutefois il était certain qu’elle n’aurait pas le choix cette fois et elle en prit un peu plus conscience lorsqu’elle arriva à hauteur des ports de la ville d'Antiva, ses prunelles d’émeraudes lorgnant la population qui s’agitait particulièrement. Ce n’était pas encore tout à fait le milieu de la journée et tout le monde s’adonnait à ses activités, des marchands s’installaient déjà au bord de l’eau afin de vanter la fraîcheur de leur poisson, bien que l’on puisse franchement en douter vu l’aspect de certains, d’autres se contentaient de se retrouver afin de rire et de savourer la bière des nombreuses tavernes alentours, ces dernières jouissant d’une position en ville on ne peut plus intéressante au vu du nombre conséquents de navires amarrés au port. C’est en découvrant ce chiffre suffisant de rafiots que la cavalière s’estima soulagée, il y avait tout de même de fortes chances qu’elle puisse se faire une place sur l’un d’entre eux. Et puis, qui dirait non à un si joli minois ?

Beaucoup de monde apparemment… L’assassine venait en effet d’essuyer son cinquième refus, ayant de prime tenté sa chance auprès des équipages qui lui semblaient les plus respectables, elle avait vite déchanté en découvrant que ces derniers ne voulaient point d’elle au vu du fait qu’elle n’était qu’une inconnue sacrément bien armée, sans parler de ceux qui n’allaient tout simplement pas dans la même direction qu’elle. Si ces précautions s’avéraient légitimes dans le fond, elle fut surprise de découvrir une telle méfiance au sein même d’un pays pourtant fortement misogyne.  Ses yeux doux ne changèrent rien à la donne. Puis elle avait essayé auprès des navires marchands, mais cette fois ci ce fut elle qui s’offusqua devant le prix que réclamaient leurs propriétaires pour sa simple présence, promettre de se faire discrète ou même de participer aux diverses tâches ne faisaient en rien baisser le prix si bien qu’elle abandonna de son plein gré. Drathir restait probablement trop proche de ses sous, ou trop fière également, pour s’abaisser à payer une somme astronomique dans l’unique but de traverser l’océan. Quoi qu’il en soit la blonde n’avait donc plus le choix et finit donc par atterrir auprès des bateaux qui l’inspiraient le moins. Non pas à cause de l’aspect de ces derniers, mais bien à cause des hommes qui voguaient dessus. Sans parler de l’état d’ivresse de la moitié d’entre eux alors qu’il faisait bel et bien jour, il y avait ces œillades prétendument séductrice qui lui donnaient à la fois envie de vomir et de trucider le malheureux qui avait eu l’audace de songer avoir la moindre chance avec elle. Certes elle n’était pas une sainte et certains la diraient même facile au possible, il y avait toutefois des limites aux horreurs qu’elle pouvait mettre dans son lit. Elle ignora donc ouvertement deux navires, faisant sa difficile, lorsque finalement son regard s’attarda sur le troisième. Outre la certaine beauté du bâtiment –décidément les marins et pirates en tout genre considéraient vraiment ces derniers comme leurs bébés, qu’il fallait par conséquent bichonner- l’équipage ne semblait pas aussi… Pitoyable que les autres. Au moins avaient-ils le mérite de s’activer, soulevant des caisses jusque dans les cales du navire, probablement en guise de réapprovisionnement pour le voyage à venir. Elle n’osait toutefois pas imaginer le ratio d’alcool que pouvait contenir ces caisses comparée à la nourriture, mais mieux valait-il ne pas s’attarder sur ces détails. Une brève observation, associée à son désespoir du moment, l’incita finalement à se renseigner auprès du capitaine. Bien que n’étant pas une spécialiste du monde marin, elle se doutait que cela devait fonctionner partout pareil : autrement dit valait-il mieux chercher l’homme qui avait le mérite d’avoir un minimum de charisme. Ou une grosse épée, cela dépendait. Ou encore le plus fainéant de tous du fait de ce titre qui lui offrait la possibilité de ne rien foutre. Ravalant un sourire vis-à-vis de ses propres pensées, jugeant qu’il y avait décidément bien trop de critères, souvent négatifs, pour juger de la position d’un homme, la demoiselle préféra par conséquent se fier à son instinct. Ce dernier la fit finalement fixer un brun juché sur le pont du rafiot et ce fut sans se gêner qu’elle se hissa sur la planche de bois qu’empruntaient tous les autres afin de glisser leurs réserves dans les cales.

Drathir s’attira ainsi divers regards qu’elle ne chercha pas à analyser, de peur de s’énerver encore une fois, se dirigeant au plus vite vers son objectif, ses traits marqués par une détermination farouche. Son visage s’orna toutefois bien vite d’un sourire qu’elle tenta de rendre avenant mais qui restait teinté de cette ironie qui lui était propre et qui ne la quittait jamais. Pour sa défense, on n’apprenait pas vraiment aux Corbeaux à faire preuve de politesse dans leur vie quotidienne, on leur enseignait plutôt à trancher une gorge et poser des questions après. Encore que, les questions ne se posaient pas. Jamais. L’on faisait d’eux des meurtriers, non pas de sales gosses qui posaient sans arrêt des questions ou possédant une quelconque forme de moral. De cela elle en était finalement dépourvue, depuis longtemps, tout du moins le pensait-elle et s’efforçait-elle de ne plus penser aux conséquences dramatiques de ses actes. Elle n’avait pas de place pour la pitié ou les regrets dans sa vie. Quoi qu’il en soit, la blonde se posta ainsi bien vite face à l’homme qu’elle avait estimé être le dirigeant ici. Plantant son regard dans le sien après avoir jeté un coup d’œil circulaire, elle entama ainsi les prémices de ce qui serait, d’après elle, un véritable bras de fer. Enfin, si tant est que le rafiot en question allait bien dans la même direction qu’elle, ce qui n’était clairement pas garanti. « Joli navire. Il n’irait pas en direction de Rivein par hasard ? Entendant des bruits de pas dans son dos, l’assassine se décala d’instinct d’un pas afin de laisser passer les hommes qui transportaient une nouvelle cargaison, s’évitant ainsi d’avance les grognements ou remarques désobligeantes destinées à faire bouger son cul de là. Elle reprit bien vite, lorgnant ces mêmes caisses un bref instant avant de se focaliser derechef sur son interlocuteur. Et je l’imagine capable de prendre un passager de plus à son bord. Je me trompe ? Elle aurait pu commencer de suite à vanter le fait qu’elle n’aurait strictement rien d’un fardeau, ou encore signaler le poids de sa bourse –ou de ses seins tiens- tout en rassurant sur le fait qu’elle ne truciderait, à priori, personne avec les deux dagues qui pendaient à sa ceinture. Mais elle n’en fit rien car quitte à essuyer un refus catégorique, elle préférait le subir de suite pour ne pas perdre de temps. Mais si le Créateur lui prêtait un tant soit peu d’attention, ce dont elle doutait à vrai dire, il s’assurerait qu’elle puisse partir en compagnie de ces messieurs-là. Tout. Tout plutôt que les cinglés ivres qu’elle avait croisé un peu plus tôt.



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Sether Hagen
royauté d'antiva ∣ prince
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AGE : TRENTE-TROIS ANS
CONTRÉE D'ORIGINE : ANTIVA
LOCALISATION : DANS L'ENTRESOL DE... AHEUM, MINUTE : C'EST QUOI, TON PRÉNOM, DÉJÀ ?
MÉTIERS/OCCUPATION : PRINCE DE RIEN, ENFOIRÉ DE RENOM, PÈRE PAR CORRESPONDANCE
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CÉLÉBRITÉ : MICHIEL HUISMAN
INSCRIPTION : 11/11/2014
MULTICOMPTES : LE CRÉATEUR / MARSOLIN LE LARBIN
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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Mer 19 Nov 2014 - 17:48

Le matin même, on lui porte une missive. Elle est frappée du sceau des Hagen. Ça le fait sourire, Sether, et cela à chaque fois, que la puissance royale soit si joliment pitoyable tandis que, à l'inverse, il ne peut pas poser un pied en Antiva sans que sa famille en soit aussitôt informée. Ils sont à quai depuis seulement deux jours – il s'était presque inquiété de n'avoir encore reçu ni visite ni courrier. C'est d'un sourire tranquille, mais perpétuellement sarcastique, qu'il brise le cachet et déplie le papier. Une écriture soignée. Un ton protocolaire. Des politesses familières. Il s'agit du troisième de ses frères, une sorte d'intendant à l'entente générale depuis l'enfance. Il n'y a aucune surprise dans les lignes qu'il parcourt du bout des yeux. L'allure polie des caractères suinte la supplique agacée. Cet aîné qui le prie – lui commande – de venir les trouver fait grandir le rictus que Sether porte aux lèvres. L'invitation systématique lui procure un certain confort, en vérité. Il existe toujours. Et ils savent tout, quand même lui ne dit rien. Il n'informe personne, de ses allers et venues, et de ses faits et gestes. En revanche, on doit le leur conter... Il s'interroge, vaguement, à peine quelques secondes, sur la légende qu'on fait de lui. Elle doit être élogieuse, d'une beauté ironique. Qu'importe ! c'est une légende et c'est la sienne. Et elle doit faire frémir ce sang commun, là-bas, plus loin, où qu'ils soient retranchés, ces autres que lui tourmente. Sether arbore un air ravi en repliant la lettre, qu'il finit de broyer pour la jeter à la mer.
« C'est lequel des débiles ? » Azarus porte les plis. Il les commente, aussi. « Le prince. » « Ils sont tous princes, remarque le second d'une lippe fendue. » Magnanime, Sether tend une main qui lui compte un point. « Celui-là, dit-il tout de même, est le prince des débiles. » « Losod Hagen, comprend son second en hochant doucement de la tête. Mon préféré - probablement cette façon qu'il a de suer plu' qu'une pute dans une chantrie... » « Rien à voir ; ça, c'est à cause de l'arbalète qu'il a dans le cul. » Un sourire complice et ils trinquent. Bien sûr, ils s'empresser de trinquer, hilares. Ils oublient tout de la lettre.

Ils sont à peu près sobres quand le jour grimpe à son zénith. Du moins le sont-ils redevenus. Ils s'affairent, comme sur le départ. Sur le pont, et au milieu des autres, Sether lève une carte sommaire à hauteur de regard. Il étudie leur itinéraire - moins que cette femme qui descend sur le port. C'était bien avant qu'elle ne monte sur son navire, quand même il feint de la découvrir lorsqu'elle est à portée. Il a alors le temps de ravaler son sourire conquis. C'est qu'elle a quelque chose, d'accord. Mais c'est aussi qu'elle a l'aspect de quelqu'un qui nécessite un quelque chose. Or, Sether Hagen est toujours comblé qu'une femme ait à exiger de lui. « Joli navire, entame-t-elle sans cérémonie. » Le capitaine ne se formalise pas, les convenances remplacées par cette courtoisie triviale. Il admire volontiers son propre bâtiment, l'air entendu, en la laissant poursuivre : « Il n’irait pas en direction de Rivein par hasard ? » Et l'intérêt d'éteindre un sourire tient tout entier dans le plaisir de le voir exploser : « Il ira là où vous voudrez aller. » Il minaude, flatte la garde son sabre. Il la regarde moins qu'il la déshabille – et Sether n'a pas le goût de s'en cacher. De sorte qu'il ne prête presque plus attention à ce qu'elle dit ou, s'il le fait, c'est en émergeant partiellement de ses troubles et rêveries. « Et je l’imagine capable de prendre un passager de plus à son bord. Je me trompe ? » « Cette femme est d'une incroyable perspicacité, vraiment, frappe-t-il dans ses mains. Il est tout à fait possible qu'on parvienne à un arrangement. » Il fronce à peine un sourcil interrogateur. « Moyennant un nom, pour commencer. » N'importe lequel, naturellement. Celui qu'elle voudra bien lui céder. Elle pourrait être en fuite – comme la moitié du continent l'est une fois dans sa vie. C'est Antiva, du reste, et l'accent qu'elle possède trahit sa naissance. Quant à Rivein... Rivein est un endroit pour ceux qui n'ont pas de nom. Une population locale pittoresque, et tout à fait charmante. Le berceau manqué de Sether Hagen. Il se fout bien de ce qu'elle veut y faire. C'est aussi sa destination – et si une pareille créature souhaite s'y rendre en leur compagnie... La compagnie. Son équipage entier, dépourvu de présence féminine. C'est à ce propos qu'il ajoute, toujours balafré d'un rictus : « Autant dire que c'est pas un bateau de plaisance. D'accord, on remplit pas notre quota de violeurs – on fait honte à notre profession... mais y'a ce qu'il faut d'voleurs et d'assassins. Des gars biens. La fierté de la marine antivane ! A l'exception d'Azarus... lui, c'est un gros con. »
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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Mer 19 Nov 2014 - 22:26





Du sexe, une esclave et une cale.

Ne t'inquiètes pas, je ne mords pas... Beaucoup.
Feat Sether




Il avait été aisé pour elle de deviner la qualité des hommes constituant les divers équipages qu’elle avait observé jusque-là, jaugeant d’un coup d’œil assuré leurs manières et comportements, et cette fois ci ne fit pas exception à la règle. Déjà persuadée de ne pas avoir affaire à de quelconques marchands ou gentilshommes, le doute fut encore moins permis lorsqu’elle se hissa sur le pont du bâtiment afin d’aborder sans plus de cérémonie ce qui lui semblait être le capitaine. Ce dernier avait cette manière de la lorgner qu’elle ne connaissait que trop bien et bien qu’elle ne s’en offusqua pas le moins du monde, cela la conforta dans ses opinions.  Drathir ne pouvait en tous les cas se permettre plus longuement de s’offrir le luxe de choisir la compagnie qu’elle aurait à subir pour les jours à venir et tant que le brun qui lui faisait face ne lui réclamait pas un prix exorbitant en échange de ce trajet, alors elle accepterait tout et n’importe quoi. Ce n’était pas comme si elle craignait grand monde à vrai dire, sa fierté la poussant tout naturellement à s’estimer supérieure à bon nombres de personnes, cette vantardise se voyant justifiée par l’entraînement strict, pour ne pas employer d’autres mots, qu’elle avait subi. Ce fut donc pour cela que la blonde questionna au plus vite son interlocuteur, désireuse de savoir s’il se rendait bel et bien au même endroit qu’elle, auquel cas les négociations pourraient commencer. Fort heureusement cela semblait être le cas et bien que le sourire éclatant de l’homme ne l’abuse guère, de même que ce semblant de flatterie qui suintait de ses propos, Drathir s’avéra on ne peut plus soulagée d’apprendre qu’il y avait là une opportunité pour elle. S’intéressant de ce fait plus fortement à lui, elle fit glisser son regard de bas en haut avant de s’attarder sur ces prunelles qui la déshabillaient sans retenue. Cela ne l’étonna guère et une fois encore elle ne s’en formalisa pas, trop occupée qu’elle fut à détourner finalement les yeux lorsque, demandant implicitement s’il y avait un moyen pour elle de se faire une place à bord, son interlocuteur se permit une touche d’ironie en vantant sa perspicacité. A dire vrai elle ne pouvait lui en vouloir, si les rôles avaient été inversés elle se serait probablement permit la même remarque, mais rien n’y fait : sa fierté n’en restait pas moins sa plus grosse faiblesse lorsque celle-ci se faisait ainsi titiller. Piquée au vif, la blonde éprouva donc le besoin de détourner faciès et regard afin de masquer le bref éclat agacé qui faisait étinceler ce dernier et le tic nerveux, témoin de son égo blessé, qui agita le coin de ses lèvres. Cela a le mérite de ne pas durer toutefois, le capitaine des lieux daignant confirmer qu’il y avait moyen de s’arranger, si tant est qu’elle se décidait à lui offrir son identité.

Son nom n’avait rien d’un secret, si ce n’est lors du cadre de ses contrats et des comédies qui les entourent parfois, si bien qu’elle n’avait rien contre l’idée de le lui révéler. Certains y verraient là une erreur, mais elle se foutait pas mal de l’avis d’autrui, aussi la réponse lui échappa alors, accompagné d’un nouveau coup d’œil, plus apaisé. « Drathir. Ce sera bien. S’il lui prenait l’envie de la soupçonner de mensonge, grand bien lui fasse, pour l’heure cependant il préféra lui offrir quelques précisions concernant son équipage. Des violeurs, peu nombreux eut-il toutefois la délicatesse de préciser, ainsi que des voleurs et des assassins. La blonde dut se faire violence pour ravaler un sourire amusé à l’évocation de ces terreurs des mers, préférant user de l’instant pour faire glisser ses prunelles le long des divers hommes qui se trouvaient à sa portée, cherchant parmi eux le dénommé Azarus. Elle ne le connaissait pas le moins du monde mais espérait déceler chez l’un de ces individus un tic quelconque, peut-être un regard ou une parole, qui lui permettrait ainsi de deviner qui était cet homme dont il était question. La recherche d’information, instinctive, prit fin lorsqu’elle daigna finalement répliquer, fronçant brièvement les sourcils. Je vois… souffla-t-elle, comme surprise et dérangée par cette nouvelle, peu envieuse de partager les jours à venir en compagnie de ces bons gars comme il les décrivait si bien. Ce sentiment, feint, fut finalement bien vite balayé par un sourire narquois qu’elle lui dédia, ancrant un regard teinté de cette même moquerie dans le sien tout en offrant sa conclusion. Ils survivront peut-être au voyage dans ce cas. Enfin si ce sont de bons gars comme vous dîtes, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. »  Le sourire s’élargit alors, accompagné d’une œillade qui se veut rassurante. Elle s’attendait à de nombreuses remarques, diverses et variées, et cela ne la dérangeait pas, tout du moins s’obligerait-elle à garder son calme. Il était toutefois certain que si cela allait plus loin, elle ne donnait pas cher de leur peau et elle préférait que les choses soient claires de ce côté-là, sa patience et sa tolérance avaient des limites bien fines de base et si elle s’abaisserait à faire un effort au vu des circonstances, il ne faudrait pas trop lui en demander.

La blonde en vint d’ailleurs à s’interroger, l’espace d’un instant, sur la capacité de son interlocuteur à tolérer de l’entendre parler ainsi. S’il semblait se complaire dans ses moqueries et ses provocations, peut-être n’apprécierait-il pas de la voir s’engager sur ce même terrain, malgré le fait qu’il l’y ait incité en majeure partie, même inconsciemment. En d’autres circonstances, auprès d’un autre homme, peut-être ne se serait-elle pas permise une telle vantardise, qui plus est dissimulant à peine des menaces. Elle n’avait pas pu se retenir avec lui, se sentant obligée de répliquer. Elle pousse même le vice, s’autorisant un énième sourire, amusé. Elle ne l’avait toujours pas quitté des yeux tandis qu’elle reprenait la parole. « Et vous ? A quelle catégorie appartenez-vous ? De nouveau elle l’observa de bas en haut, comme pour se faire de prime une opinion, une idée, de la fameuse catégorie dans laquelle il méritait d’être rangé. Elle imaginait que, de toute manière, il s’en octroierait une nouvelle, rien que pour lui, en guise de titre honorifique. Oh et, comme je m'en voudrais d'employer un sobriquet ridicule pour vous désigner, je ne serais pas contre un nom également. » Souffle-t-elle, son rictus témoignant du fait qu'elle n'aurait au contraire aucun scrupules à lui octroyer divers surnoms aussi était-il dans son intérêt à lui que de lui offrir une identité, même mensongère, en guise de substitut.



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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Sam 22 Nov 2014 - 18:12

Il ne s'attarde pas sur les événements satellites. Le vent qui s'est levé. L'agitation qui branle le port. La ville est friande de festivités, d'éclats pour un regard ou pour un verre. C'est le bruit d'une enfance, tout à l'abri du fleuve qui coule depuis les vignes de Seleny. Cette fièvre s'inspire comme l'air le plus commun. On n'y craint rien lorsque, comme lui, on est l'enfant de cette Mère sublime. Et, mentalement, Sether déroule la liste des antivans connus de lui. Drathir. Le nom, le mot, quoi qu'il soit réellement, ne lui évoque aucun souvenir. Pourtant, elle est aussi de ce continent. Cette intonation la trahit. L'accent du contrebandier, pirate, marchand, le dénonce d'une même voix. Les mômes de la baie du Rialto se reconnaissent entre eux – et même si elle possède un ton plus âpre, moins délicat pour les oreilles que la plupart de ses congénères, il jurerait de leur naissance jumelle. Alors il plisse les yeux, s'attache à des détails, sommaires, physiques. Il n'y glane que de vulgaires soupçons qui n'éclairent pas sa vue. Et, ce faisant, il s'en remet à ce qu'elle dit. Et plus elle parle, plus l'homme perd de son humeur. « Ils survivront peut-être au voyage dans ce cas. » Sether hausse un sourcil qu'il espère circonspect. Peu sûr que cette émotion soit de son arsenal, il croise les bras en gagnant de l'ironie. « Il n’y a pas de raison de s’inquiéter. » Ça le fait sourire – un peu. Elle s'imagine poser les conditions, comme si son unique embarras était de choisir parmi les navires accostés. Or, aux dernières nouvelles, c'était lui, Sether Hagen, prince d'Antiva. Alors, oui, pour partie, ça l'amuse sereinement. Mais l'autre moitié, aussi misogyne qu'elle est finalement légitime, ricane plutôt. Il rit, d'ailleurs. Mais ce n'est pas cette joie qu'on lui connait de coutume. C'est plus froid, vaguement prédateur. « Vous allez rire, s'explique-t-il avec nonchalance. J'ai cru, un moment, que vous menaciez mes hommes... » Il l'interroge en même temps qu'il raconte. « Et ça me fait m'demander quel genre de négociatrice menacerait mes hommes. » Le visage bas, il feint de chercher des réponses dans le bois de son bâtiment. Quand il en revient à elle, ne s'est produite qu'une poignée de secondes pour toutes spectatrices. Mais il n'en reste pas là de sa comédie. Il a déjà hélé un des marins qui passait par là, et qui ne s'arrête qu'en soupirant : « Tu menacerais l'équipage que tu espères intégrer alors que tu parais aussi utile à la navigation qu'un cheval d'cinq cent kilos, toi ? » L'autre ne répond rien. Ça n'appelle aucune réponse, de toute façon – l'homme est rodé aux manières de son capitaine. Il profite d'ailleurs de la première opportunité de s'éclipser, et on ne l'en empêche pas. Sether est déjà reparti en croisade, les yeux vissés à ceux qui le fixent en retour. « Ça me fait m'demander, surtout, ce qu'une femme avec un accent pareil espère exiger d'un homme comme moi après ça. » Sether avise les alentours, embrasse toute la ville d'Antiva des yeux. Elle est de ce fief. Et les femmes de ce fief... On lui connaît peu de préjugés, c'est vrai. En revanche, l'on dirait aisément d'Hagen qu'il possède une sorte de prescience pour la substance des êtres qu'il rencontre. Et il la devine aisément. C'est si limpide, en vérité, que ça le perfore littéralement. Il en connaît d'autres qu'elle, et ceux-là se ressemblent tous. Ils ont le regard froid. Et vide. Même mort. Il n'y a pas d'âme derrière le masque. Ce n'est même pas un masque. Et si leur vue est souvent insoutenable, Sether n'en a plus peur depuis longtemps. Il ne redoute pas ce qu'il a connu dans les chairs. Ainsi, on l'entend dire, plus fort qu'auparavant, comme si la discussion méritait l'auditoire de leurs alentours : « Alors je dirais que j'appartiens à la catégorie qui se fout totalement que vous soyez un merle de Perendale. Et je dirais même que je m'appelle Tire-toi de mon bateau, princesse. » Il a levé une main qui emprunte le chemin du quai. Et il se plait à la toiser, maintenant. Pourtant, ses lèvres jouent toujours d'un rictus teinté de moquerie. « Vous trouverez sûrement foule de navires pour se risquer à Rivein, dit-il encore. Donc vous n'aurez pas à vous excuser. » Il attrape un type par le col et lâche ce qui tient d'un : débarque-la.
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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Lun 1 Déc 2014 - 22:16





Du sexe, une esclave et une cale.

Nan mais je suis une gonzesse, normale d'être chiante du coup.
Feat Sether




Vous allez rire. D’instinct, elle se tend, parce que s’il était certain que son interlocuteur se plaisait à se montrer ironique au possible, il était tout aussi sûr que cela n’avait rien d’amusant pour celui ou celle qui se voyait être la cible des railleries. Le début de leur conversation avait déjà donné le ton et la blonde savait d’avance que ce que son interlocuteur s’apprêtait à dire ne lui plairait pas. Elle ne rirait pas. Pas le moins du monde. Et le discours qu’il lui adressa confirma ses impressions à ce sujet. Ce n’était pas tant les remarques qui avaient le don de la piquer au vif, mais bien la façon dont elles étaient prononcées, cette ironie suintant de chaque mot, ces questions on ne peut plus rhétorique destinées à mettre en avant ce qu’il jugeait comme étant, à juste titre, une négociation des plus mauvaises. La diplomatie n’était pas son fort, loin de là, trop fière et trop arrogante pour estimer avoir besoin d’en faire preuve, convaincue de ne pas avoir besoin des autres et ce peu importe les circonstances, sans parler du fait que l’on ne l’avait clairement pas entraîné pour ça. Or cette fois ci, elle avait besoin de cet homme, clairement. Les Corbeaux aimaient le travail bien fait, alors si elle pouvait gagner Rivein au plus vite, cela ne pourrait lui être que bénéfique, et pour cela prendre le large était sa seule option. Une option qui partait progressivement en fumée, de prime à cause des premiers et nombreux refus essuyés, et désormais parce qu’elle s’était permis des menaces et une ironie probablement déplacée au vu de sa situation. Et il lui fait payer ses audaces, habilement. Drathir aurait mille fois préféré le voir s’énerver, dégainer même. Elle aurait aimé le voir s’emballer, la menacer franchement, perdre son sang-froid. Tout plutôt que ce calme olympien teinté d’arrogance, ce sourire appartenant à ceux qui savent être en position de supériorité, ceux qui n’ont plus besoin d’hurler pour savoir comment obtenir ce qu’ils désiraient. Et elle haïssait ça, ce sentiment idiot au creux de la poitrine, son cœur affolé qui lui rappelait à chaque battement qu’elle avait été stupide et qu’elle devait en assumer les conséquences. Pire, elle devait rattraper le coup, et elle savait d’avance que cela ne lui plairait pas plus que le reste. L’Antivane s’efforce de prime de ne pas paraître trop affectée par ces évènements, se concentrant sur sa respiration afin de l’apaiser, retenant les tics nerveux qui pouvaient agiter ses doigts alors même qu’elle avait croisé les bras contre sa poitrine, fixant tantôt le port tantôt son interlocuteur quand elle se sentait capable de soutenir le regard de ce dernier.

La guerrière subit, encore plus quand le brun se met à utiliser ses hommes pour appuyer son point de vue, mettant en avant cette fois son inutilité flagrante à bord d’un navire. Perspicace, il accentue le vice en mettant en avant le fait qu’elle n’était qu’une femme, une femme native de ces lieux précisément. La misogynie était tellement courante ici que la remarque en soit ne suffisait pas à l’offusquer, non, le plus dérangeant était en vérité la perspicacité du capitaine du navire. C’était dangereux, ces personnes capable de jauger aisément quelqu’un, capable de déceler un accent, une attitude, un regard, et d’en tirer les informations nécessaires. C’était dangereux et en cet instant précis elle en payait encore les frais. Pourtant elle ne dit rien, pas encore, ne pouvant retenir un frisson lorsque la voix du pirate s’éleva avec plus de force dans les airs, ses propos s’adressant soudainement à un plus large public. La blonde savait que l’entendre la rabaisser plus ouvertement ne lui plairait guère, mais elle ne s’était pas attendue à ce que, en plus de ses origines, son interlocuteur parvienne également à deviner qui elle était vraiment. Si le terme de merle faisait franchement honte à l’ordre qu’était celui des Corbeaux, elle ne parvint pas à s’en soucier, trop préoccupée par cette manière qu’il avait de percevoir ce genre de choses. Un assassin digne de ce nom était un assassin discret et si elle n’avait pas à prendre autant de pincettes auprès d’individus qui ne rentraient pas dans le cadre de son contrat, il était pourtant particulièrement rare que l’on vienne à soupçonner son appartenance à la guilde. Il était bien plus simple d’estimer qu’elle n’était qu’une greluche avec de grands airs, une foutue idéaliste dans un pays machiste qui espère pouvoir faire changer les choses. Ou encore une catin qui se donne un genre. En tous les cas il était plus facile de la considérer comme une idiote qui braille plutôt que comme un véritable danger. Une femme, chez les Corbeaux ? Foutaises. Ou c’était bien trop rare pour qu’elle puisse être concernée, et ce malgré son accoutrement et ses possessions.

Quoi qu’il en soit, l’homme qui lui faisait face venait de comprendre bien trop de choses à son goût et, outre la surprise, ce fut l’agacement qui la gagna un peu plus. Se faire prendre à son propre jeu, être celle qui se trouvait en position d’infériorité et celle que l’on pouvait décrypter comme si elle n’était qu’un livre grand ouvert, n’avait décidément rien de plaisant. Encore moins quand il en arrive à la conclusion qu’elle n’a plus qu’à foutre le camp et se trouver un autre navire pour la mener à bon port, allant jusqu’à attraper un de ses hommes par le col pour cela, donnant l’ordre à ce dernier de la faire débarquer. Sa fierté déjà ébranlée se voit soudainement partagée : partir la queue entre les jambes et prendre en plus le risque de ne jamais quitter la capitale, ou offrir ces excuses qu’il faisait mine de ne pas vouloir avant de prendre la décision de surveiller ses propos une bonne fois pour toute pour éviter d’être jetée à l’eau avant la fin de cet entretien. Contre toute attente la décision fut plus aisée à prendre que prévu et, malgré le sourire narquois du brun qui restait toujours aussi horripilant, Drathir se permit alors un sourire de circonstances, prémices des excuses à venir. « Je pense qu’il y a eu un malentendu quand je parlais de la survie de vos hommes. Je sous-entendais que s’ils étaient si bien que ça, ils parviendraient sans aucun doute à supporter mes jérémiades typiquement féminine sans en arriver à éprouver des envies de suicide. L’ombre d’un sourire vint finalement orner ses lèvres, innocent dans la mesure du possible, alors qu’elle poursuivait. Loin de moi l’idée de vouloir les menacer, tout comme je n’oserais exiger quoi que ce soit d’un homme de votre… Envergure. Bien qu’il fut évidemment difficile d’envisager un compliment sincère derrière ces mots, elle ne s’en soucia guère et ne s’attarda pas plus sur le sujet, offrant finalement une révérence ainsi que sa conclusion, sans jamais le lâcher du regard. Je demande humblement à sa majesté de m’indiquer le prix qu’elle réclamera pour une telle traversée. Se redressant finalement, se tenant bien plus droite, son sourire se fit alors un peu plus moqueur. Sans parler de la fierté que l’on peut tirer à l’idée d’avoir un merle à sa botte. Même temporairement. » Un léger tic agite le coin de ses lèvres, témoignant brièvement de son égo blessé. C’est pas comme s’il était dans ses habitudes de faire des courbettes ou de lâcher des politesses, aussi mensongères soient-elles. Et s’ils étaient d’ordinaire craints, cet homme ne semblait pas le moins du monde effrayé par sa condition. Loin de là. Probablement cela le faisait-il jubiler, encore que, elle ne parierait rien. Pas avec lui. Pas contre lui. En tous les cas il était indéniable qu’elle avait fait des efforts, ravalant au mieux son ironie bien qu’elle ait pu la laisser transparaître à quelques instants. Si ça ne payait pas… Eh bien elle irait voir ailleurs, tout du moins essayerait-elle.



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Sether Hagen
royauté d'antiva ∣ prince
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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Lun 8 Déc 2014 - 0:11

Elle a les yeux de Sohane. Maintenant qu'il se détourne, blessé seulement par comédie, Sether le réalise : elle a les yeux de Sohane. C'est ce qu'il a connu, ici-bas reconnu, et c'est d'abord ce qui lui a tant plu. Il la devinait avant de la voir. Les corbeaux sont donc identiques. Ils naissent probablement de la même mère – une mère stérile, qu'il a bien fallu éventrer pour qu'elle accouche des monstres qui parcourent ainsi et les mers et les rues ; une génitrice détestable, et pourtant célébrée en Antiva. La maison des Corbeaux est une force, une puissance dissuasive, pour une province noyée dans une incroyable médiocrité militaire. Voilà ce que contait le précepteur de Sether, il y a deux dizaines d'années. Et, s'il l'acceptait un instant, Sether reconnaîtrait qu'il est, tout au contraire de ce qu'il a vomi avec sarcasme, bien disposé à son égard. Elle a ce charme. Cette ironie. Même, cette moquerie. Et c'est une femme, plus simplement. Toutes les femmes plaisent à Sether, à l'exception probable de sa mère. Alors celle-là ou bien une autre, Drathir ou quel que soit son nom, il ne la repousse que pour le plaisir de lui faire la leçon. Il se moque de son courage. Il se moque de son hardiesse. Il se moque même de son orgueil. Elle a le choix de partir, ou de rester, elle a le choix de tout. Il n'espère pas des excuses, mais il l'imagine tout de même se plier à au divin exercice. Ça l'amuse, il l'admet. Même si ça ne doit se produire qu'en pensées. Et c'est, d'ailleurs, à peu près tout ce qu'il obtient. « Je pense qu’il y a eu un malentendu... » Les mots, attendus qu'ils sont, le font frissonner d'un plaisir sommaire. « Un malentendu, sûrement, confirme le capitaine qui ne la regarde pas. » Parce qu'il sent déjà la déception qu'elle s'empresse de venir lui offrir. Elle ne reniera pas vraiment ce qu'elle est. Elle ne reniera pas vraiment ce qu'elle a dit. Elle ne renie rien, au final, du comportement qu'elle a eu. Et, bientôt, elle se livre volontiers à du bon vieux foutage de gueule. Ce qui a tout de même le mérite de rappeler l'attention de Sether – qui la méprise moins qu'il ne s'amuse du paradoxe et de l'ironie de leur situation. « Je demande humblement, dit-elle comme pour parfaire l'ensemble, à sa majesté de m’indiquer le prix qu’elle réclamera pour une telle traversée. » Le capitaine s'esclaffe un peu. Il fronce vaguement les sourcils, également. Il attend, patiemment, les lèvres entrouvertes et l’œil illuminé d'une certaine curiosité. C'est de l'audace, ça, à n'en pas douter. C'en est bien trop pour une femme d'Antiva. « Vous ne savez pas qui je suis, n'est-ce pas ?... » Il y a peu de chances, en vérité. Tout le monde l'ignore, ou presque. Il faudrait, pour les éclairer, la voix tonnante qu'on entend bientôt depuis le quai.

« Sether Hagen ! » L'appelé prend l'air d'avoir gagné le premier prix d'un concours de beauté. « Prince d'Antiva ! » « Par le Créateur, je suis découvert... » « Seigneur de Caath ! » « Ah, ouais, quand même, sourit-il pour lui-même, admiratif. Il nous fait la totale. » Et, là, d'aller jusqu'au bastingage pour se pencher vers les terres. « T'as oublié Roi d'tous les trous du versant Sud et Aujourd'hui, c'est la Saint Connard ou bien ?. » Au flanc de son navire, il dévisage son frère, solidement escorté, et qui ne partage pas son sens de la récréation. Losod Hagen, en vérité, n'est pas réputé pour son humour. En cela, ils ne sauraient être plus différents. « T'a-t-on fait porter ma missive ? l'ignore l'aîné. » « Une missive ? Quelle missive ? Non ? Non ! Je m'en souviendrai certainement ! Ou alors c'était peut-être l'allume-feu de notre déjeuner... ! La cire, ça a tendances à prendre, comme tu le sais ! » « Descends de là, soupire Losod. » « Quoi ? J'entends rien ! La mer, le ressac, tout ça... » « Descends ! » « Pour l'Amour de Père et de Mère ? » « Sether... ne me force pas à assigner le navire à quai. » « Tu ferais pas ça, pas vrai ? Me confisquer mes jouets ? » Silence. « Quel enculé, se tourne le capitaine vers son invitée désormais ignorée. » « Pardon ? beugle Losod d'en-bas. » « Préparez-vous à partir, lâche Sether qui continue d'entendre son frère l'invectiver à tout et son contraire. Grâce à lui, vous m'êtes devenue sympathique.  »
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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Lun 8 Déc 2014 - 17:29





Du sexe, une esclave et une cale.

J'étais pas loin avec "sa majesté" du coup.
Feat Sether




Elle ne pouvait faire mieux, voyant en ces révérences exagérées et ces propos certes moqueurs la seule excuse qu’elle puisse lui offrir. Courber totalement l’échine ne faisait pas partie de ses habitudes et elle ne se plierait pas à l’exercice aujourd’hui, se rassurant en songeant au fait que, dans le pire des cas, elle réaliserait le trajet jusqu’à Rivein à cheval, aussi long que cela puisse être. Dans l’attente d’une réponse, alors même qu’elle venait de demander à sa majesté un prix clair et net pour éviter de perdre du temps supplémentaire, si tant est qu’il l’accepte à bord ce qui n’était toujours pas gagné malgré le fait qu’il s’esclaffait désormais. Bien évidemment, l’homme qui lui faisait face ne se laissa pas berner par ses quelques propos, encore moins vu l’ironie qui pouvait en suinter par instants, or il ne commenta pas plus que cela. Ne croyant pas au malentendu, sa seule remarque fut finalement formulée sous forme de question rhétorique. Vous ne savez pas qui je suis, n’est ce pas ? Fronçant les sourcils en signe de perplexité, la blonde le fixa plus intensément sans un mot, cherchant de prime à savoir si le brun essayait de mettre en évidence un titre qu’il posséderait ou s’il s’agissait juste d’un moyen d’affirmer sa supériorité et de rouler des mécaniques. Drathir ne parvenait d’ailleurs pas à trancher mais elle n’eut pas besoin de le faire finalement car la réponse s’imposa sous forme d’une voix au loin, tonnante et impériale. Sether Hagen. Le nom résonne dans son esprit et la perplexité se renforce alors qu’elle daigne observer plus attentivement le capitaine du navire. Prince d’Antiva. Bon bah si quelqu’un gueulait ce titre à travers les quais c’était probablement pour une bonne raison, bien qu’elle ne s’en serait jamais doutée. Qui aurait pu imaginer que ce qu’elle avait pris pour un foutu pirate hautain, moqueur et fier, s’avérait être membre de la famille royale du pays. Certes il fallait plus qu’un titre pour l’impressionner, d’autant plus que la royauté à Antiva ne signifiait pas grand-chose, le pouvoir résidant plutôt chez les riches familles marchandes tandis que les corbeaux incarnait la puissance militaire du pays à leur façon. Toutefois, si elle ne s’y était pas attendue, elle se remet vite de la nouvelle et n’en reste pas moins ravie d’avoir pu l’apprendre. Surtout qu’il aurait été capable de la narguer un long moment, le temps qu’elle trouve d’elle-même la réponse. Quoi qu’il en soit, Sether ne semblait pas le moins du monde agacé par cette interruption, il en jouait au contraire, sourire aux lèvres. Seigneur de Caath. Elle n’avait jamais foutu les pieds dans cette région, et le premier concerné ne devait probablement pas s’en soucier plus qu’elle, sans quoi il ne foutrait pas le camp à bord de son navire, en compagnie de ses hommes. Nul doute qu’il avait abandonné ses fonctions il y a bien longtemps.

Ses prunelles d’émeraudes suivirent de près les mouvements de son interlocuteur lorsque celui-ci se détourna d’elle pour s’avancer vers la balustrade, s’octroyant au passage de nouveaux titres d’aucuns jugeraient moins glorieux. Pourtant cela suffit à lui arracher un sourire amusé, les bras croisés contre sa poitrine, elle suivait l’échange sans oser s’en mêler, profitant du spectacle qui lui était offert. L’altercation entre les deux hommes, frères sans aucun doute, ne dura guère longtemps mais eu le mérite d’être intéressante. La manière qu’avait l’homme sur les quais d’apostropher Sether ressemblait à celle d’un grand frère qui chercherait à recadrer son cadet trop agité. Ce qui était loin de fonctionner apparemment car le capitaine se retourna vers elle, sur une dernière insulte adressée à son interlocuteur, avant de donner le signal du départ. C’était son jour de chance, probablement était-il trop pressé de foutre le camp et de fuir ses responsabilités pour prendre la peine de négocier plus avant avec elle ou de la foutre à l’eau, aussi fut-elle accueillie sans plus de cérémonie à bord, paraissant soudainement plus sympathique. Inspirant lentement, ce qui témoignait de son soulagement, elle hocha brièvement la tête avant de reprendre la parole, l’esquisse d’un sourire moqueur aux lèvres. « Longue vie à la famille royale. Le sourire s’étire légèrement et ce fut sans gêne aucune qu’elle laissa son regard s’attarder sur la silhouette de l’homme, de bas en haut, comme si elle le découvrait pour la première fois. Ancrant son regard dans le sien, elle rajouta dans un souffle autrement plus chaud. Et moi qui pensais que vous n’étiez qu’un homme… Sether. Les secondes s’écoulent avant que ses lèvres ne témoignant à nouveau de ses élans moqueurs, les propos qui suivirent furent toutefois teintés d’un réel amusement tandis qu’elle fixait les quais qui s’éloignaient progressivement au fur et à mesure que le navire prenait le large. Vous m’excuserez hein, j’ai jamais foutu les pieds à Caath. Mais j’imagine que si vous y allez pas non plus, c’est que ça vaut pas vraiment le détour. En même temps, quand on se plait à prendre la mer, on a pas grand-chose à foutre sur terre, encore moins pour diriger ou faire ce que… La noblesse peut bien avoir à faire. Tout ça, ça lui échappait, de toute manière c’est pas comme si on lui demandait d’y comprendre quelque chose en général, tant qu’elle parvient à rayer de la liste des noms précis, le reste importait peu. Drathir fut toutefois interrompue dans ses pensées par le discours du frère à quai, qui s’époumonait un peu plus pour se faire entendre. Inclinant légèrement la tête devant ce spectacle, sceptique, elle finit par demander. Alors quoi, il va juste… Attendre que vous daigniez revenir ? » Elle avait le sentiment que Sether devait pas se pointer bien souvent aux dîners de famille, et il ne semblait pas vraiment du genre à s’excuser pour ça non plus.



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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Lun 22 Déc 2014 - 19:36

Tout prince qu'il apparaisse enfin aux yeux de l'inconnue, Sether se trouve malheureux d'avoir été surpris par la visite de son aîné. Losod, presque à portée de sa gorge, c'est une déconvenue qui le fâche sérieusement car, bien qu'il arbore son air provocant, ils n'ont pas le loisir de s'attarder. Ce n'est, tout au plus, qu'une poignée de secondes gagnées. Il faudrait, en vérité, qu'ils soient déjà partis. Et c'est alors, ce n'est que maintenant, que Sether l'aperçoit : Azarus, que son capitaine n'avait plus vu depuis le matin, se tient contre le flanc du navire, et ça escorté d'une demi douzaine d'hommes en armes. Ensemble, ils ont relevé une série de cordages, qui rime avec l'amorce de leur prochaine échappée. Ce rivenien, merveille d'anticipation et de clairvoyance, leur fait gagner plus de temps que la fuite n'en demande. Et heureusement, tant laisser un seul sbire de Losod Hagen grimper à leur bord, c'est tous se condamner à autant de protocoles que de funestes procès : non seulement Sether n'a pas le goût des réunions de famille, mais la moitié de ses compères est recherchée, en sus, à travers deux ou trois royaumes, dont celui d'Antiva – et pour quelques forfaits allant au-delà de la piraterie.

Aussi confie-t-il l'ordre silencieux à son second de poursuivre la manœuvre tandis qu'il se rapproche encore du bastingage. « Puisque je te dis que je descends ! fait-il autant de manières qu'il est possible de l'imaginer. Laisse-moi passer mes médailles et mes bracelets ! J'vais quand même pas me prosterner dans mes habits de clodo ! » Il s'éloigne d'un même élan, et attrape vaguement la remarque qu'on lui lance : « Longue vie à la famille royale. » Le prince antivan stoppe sa course. Il fronce les sourcils en se fendant d'un sourire aigre : « Déconnez pas – vous allez me porter la poisse. » Après quoi il s'éloigne, fait rassembler l'essentiel de son équipage, qui barricade presque aussitôt l'accès au pont. Obtenir le temps nécessaire au lancement du navire. Une fois parfaitement éloignés du port, ils auront tout le temps de prendre en vitesse et de mettre le plus de lieues possibles entre Losod et son cadet. « Repoussez-les, gueule alors ce dernier à l'attroupement. Mais ne les abîmez pas, surtout, il trouverait le moyen de retenir ça sur ma part de l'héritage ! »

Sether n'expire de soulagement qu'une fois certain qu'ils ne seront pas rattrapés. Il s'en assure d'oeillades répétées en direction de la ville, qui se réduit au fur et à mesure. De toute façon, la flotte royale d'Antiva ne gagnerait jamais leur élan, toutes performances mises bout à bout. « Et moi qui pensais que vous n’étiez qu’un homme… Sether. » Lui qui a presque oublié qu'elle était à son bord relève lentement les yeux. « Finalement, dit-il, je suis un homme avec un titre aussi inutile que l'est une épée à une femme. » Moquerie pour moquerie, il lui rend tout ce qu'elle lui cède. Mais, désormais, son timbre est emprunt d'une familiarité plus plaisante. Il ne la méprise pas. Il... plaisante, très probablement. Alors il est tout disposé à lui présenter le spectacle de son frère, qui s'époumone depuis le quai, qu'ils voient disparaître lentement. « Alors quoi, il va juste… attendre que vous daigniez revenir ? » « Et envoyer les espions les plus minables de tout Thédas. Pour retracer un itinéraire de mes allers et venues, afin de déterminer un endroit où me tendre une embuscade. » Il a les bras croisés, et il bascule le visage vers Drathir. « Ne riez pas, il l'a déjà fait... Des fois que je manquerais le thé annuel de la famille Hagen. » C'est là qu'il lui tend la main, comme le font certainement les hommes qui s'accordent à pouvoir traiter ensemble. « Sether. » Il accepte aussitôt de lui donner toute son attention. Ça l'intéresse, naturellement, les raisons pour lesquelles elle se rend à Rivein. Mais il ne poserait jamais la question. On n'interroge pas un Corbeau. Alors il se contente de minauder : « Dans la bataille, on n'a pas fini de négocier le prix de la traversée... »
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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether] Lun 29 Déc 2014 - 18:44





Du sexe, une esclave et une cale.

Sa majesté, sa majesté domine bien son sujet.
Feat Sether




Si elle avait pu menacer l’équipage, ou tout du moins expliquer qu’elle ne laisserait pas un quelconque abruti lui dire quoi faire ou prendre trop ses aises avec elle, avant de faire croire à un malentendu, force était d’admettre que les hommes de Sether étaient efficace. Nul ordre n’avait été donné et à priori rien n’aurait pu prédire l’arrivée de l’aîné des Hagen, pourtant tout le monde se tenait prêt et les cordages avaient été relevés de façon à sonner le départ, tout du moins le supposait-elle. Un temps précieux fut ainsi gagné, dû à la loyauté ou l’intelligence de certains. Qu’importe, il était certain qu’elle ne se mêlerait pas de cette affaire, n’ayant aucune connaissance dans le domaine et préférant de toute manière profiter du fait que cela annonçait son départ à elle aussi. Quant aux secondes qui leur manquaient encore, le capitaine du navire les gagne en répondant à chaque propos de son frère, promettant qu’il descendrait de son précieux bâtiment une fois qu’il serait présentable et digne de son rang. Les remarques lui arrachent un sourire amusé, la blonde n’hésitant pas à profiter du spectacle qui lui était ainsi proposé, poussant le vice en souhaitant une longue vie à la famille royale pour cette occasion en or qu’ils lui offraient, trop pressé de partir qu’était Sether pour songer à la virer sur le champ. Quoi qu’il en soit les minutes s’écoulent, les pirates repoussant sur le pont les hommes accompagnant le membre de la famille royal, avant qu’ils ne parviennent définitivement à lever les voiles. La Corbeau en profite, jetant un coup d’œil à cet homme dont elle venait de découvrir les origines, bien que cela ne change pas grand-chose en soi. Ce n’était qu’un titre, aussi inutile que l’était une épée pour femme, comme il se plaisait à le dire. Une remarque qui lui arrache un énième sourire, satisfaite en un sens de découvrir que leurs échanges devenaient moins houleux. Comme quoi, les histoires de famille, ça pouvait parfois profiter à autrui. En parlant de famille, Drathir ne peut se retenir de glisser un nouveau commentaire, aussi amusée que sceptique face au spectacle du frère Hagen en train de vociférer à tout va sur le quai, ce dernier disparaissant progressivement à leur vue. Allait-il sincèrement se contenter de brailler ?

Les explications du capitaine suffisent à l’éclairer et la blonde aurait volontiers rit s’il ne l’en avait pas empêché en signalant avec sérieux que son frère avait bel et bien l’intention de retracer les allers et venues du pirate, pour pouvoir le chopper au détour d’un port. C’est qu’il se donnait vraiment du mal dis donc, et tout ça pour quoi finalement ? Le pouvoir de la famille royale était bien insignifiant, la présence d’un des plus jeunes de la famille ne semblait pas particulièrement importante, mais après tout, qu’en savait-elle vraiment hein ? Mais de nouveau la blonde apprécia de constater que ses débuts hasardeux et arrogants furent mis de côté, comme pouvait en témoigner cette main qu’il lui tendait désormais et qu’elle s’empressa de serrer. « Drathir. Toujours. Parce que cela ne changeait rien, parce que son identité demeurait une vérité bien qu’il puisse le prendre comme un mensonge qui perdure. Peu importait. Haussant finalement les épaules, ce fut sans se départir de son sourire qu’elle posa la question existentielle du jour, ancrant son regard dans celui du brun. Et cette embuscade, ça a marché ? Elle imaginait que non, que l’aîné n’avait pas réussi malgré tout à attraper le cadet, cela ne l’étonnerait guère vu la capacité de l’équipage à s’adapter et à réussir à conserver quelques coups d’avance. Mais il ne s’agissait là que d’une curiosité quelque peu puérile, si bien qu’elle ne s’offusquerait guère de ne pas recevoir de réponses. De toute manière un sujet autrement plus important fut remis sur le tapis par son interlocuteur, à savoir le prix de la traversée. Il ne perdait pas le nord, c’est le moins qu’on puisse dire. Un éclat plus sérieux au fond des yeux, l’assassin toise son interlocuteur un bref instant avant de répondre : C’est vrai… Jusque-là on me réclamait un prix absolument faramineux, sans se soucier de mon identité cela dit. Mais je suis curieuse. Pivotant afin de lui faire définitivement face, elle l’observe de bas en haut, se remémorant brièvement son rang avant de le questionner plus franchement. Que peut bien désirer de moi un membre de la famille Royale ? Et il y a cette lueur au fond des yeux, provocante, bien que cela soit différent du foutage de gueule qu’elle avait pu lui servir un peu plus tôt, contrebalançant cet éclat intrigué. Il était certain qu’il pouvait réclamer de l’argent, seule chose qui semblait avoir de la valeur même pour ceux qui ne savaient plus quoi en faire, elle espérait toutefois qu’il n’irait pas trop loin. Lui en demander trop, alors même qu’ils étaient dans l’impossibilité de regagner le port, la mettrait dans une situation déplaisante. Autant l’éviter. Et, montrant de nouveau que les négociations n'étaient pas son fort tant à cause de son manque de diplomatie que son manque de patience, elle conclut sur ces quelques mots : Autant le dire franchement,  on gagnera du temps. »



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MessageSujet: Re: « Du sexe, une esclave et une cale [Flashback - Pv Sether]

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