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 Comment ça s'fait trop pas ! (AERIN)

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MessageSujet: Comment ça s'fait trop pas ! (AERIN) Lun 17 Nov 2014 - 21:39

ET LA, LE CHEVAL Y LUI DIT : PAR LE CREATEUR UN CH'VAL QUI PARLE !
Y avait des jours comme ça où il ne pouvait s'empêcher de sourire béatement, ce qui lui donnait un air un peu ahuri. Enfin, plus que d'habitude quoi. Et la raison était des plus simples. Il rentrait chez lui. Auprès de sa mère qui lui ferait quelques remontrances sur la manière dont il était vêtu, sur les fréquentations qu'il aurait pu avoir, si enfin elle avait la chance de pouvoir devenir grand-maman et d'avoir une belle-fille charmante et bien éduquée. Bref, ce genre de chose que toute mère souhaite pour son fils. Et il lui répondrait « Un jour peut-être. J'ai encore trop d'choses à voir m'man. » Et puis il y avait Emrys, son petit rayon de soleil. Il imaginait déjà la tête qu'elle ferait en le voyant débarquer comme une fleur après tous ces longs mois d'absence. Comme d'habitude elle ferait semblant de bouder, mais ça ne durerait pas bien longtemps.

Cette fois, ses pas l’avaient mené jusqu’à Antiva, un pays qu’il avait d’ailleurs particulièrement apprécié. Cependant s’il devait faire un classement de ses destinations favorites, Rivein l’emporterait haut la main. Mais il fallait qu’il se fasse discret dans ce coin depuis quelques temps. Il avait accumulé pas mal de dettes de jeu, et s’était mis à dos les autorités de plusieurs villages. Il avait réussi à négocier une paire de bottes d'excellente facture pour lui-même, une bouteille de vin de Rialto Bay pour sa génitrice, et une écharpe en soie brodée pour sa sœur. Il avait également récupéré quelques babioles qui prendraient certainement la poussière dans un coin de l'auberge pour le plus grand plaisir de la vieille. Le tout était soigneusement empaqueté et solidement accroché à la selle du cheval sur lequel il était perché. Il avait volé l'animal à un pauvre bougre dans un village pas loin de Montsimmard. Et vu la tronche du type, il avait dû le voler à quelqu’un d’autre, lui aussi.  

Vers le milieu d'après midi, il dépassa Verchiel. S'il avait bonne mémoire, il trouverait une auberge le long de la route principale, à quelques lieues de la ville. Il y serait à la tombée de la nuit s'il continuait à cette allure, et probablement juste à temps pour profiter d'un repas chaud et d'une bonne pinte de bière. Peut-être même un peu de compagnie si le Créateur le voulait.  

Après une petite heure supplémentaire de voyage, il se vit contraint de s'arrêter aux abords d'une fermette. En effet, son cheval commençait à s'essouffler, et il devait bien avouer qu'une pause serait plus que bienvenue. En tout cas, son fessier lui en serait fort reconnaissant. Il mis pied à terre et se frotta les mains engourdies par le froid, avant d'attraper les rênes du cheval qu'il attacha à la barrière de bois à proximité d'un abreuvoir plein. Il s'avança jusqu'à la porte de la maison et y frappa trois coups, priant le Créateur pour qu'on vienne lui ouvrir. C'est finalement une jeune femme qui vint se présenter sur le seuil, et qui lui lança un regard interrogateur. « Je peux vous aider l'étranger ? » demanda-t-elle, resserrant les pans de la couverture qu'elle avait drapée sur ses épaules, cachant ainsi son ventre arrondi. Sorën lui adressa un sourire qu'il voulait charmant. « Pardonnez moi de vous déranger ma belle dame mais j'espérais pouvoir trouver un abris sous votre toit. » répondit-il avant de pointer l'animal un peu plus loin. « Juste une heure ou deux, le temps qu'mon cheval se repose. S'agirait pas d'abuser de votre hospitalité. » Dans le pire des cas, il pourrait attendre dehors, mais l'idée de s’asseoir au coin d'un feu était un peu plus alléchante. Après un bref coup d'oeil derrière son épaule, attendant visiblement l'approbation du maître de maison, elle le laissa entrer. Sorën envoya des remerciements silencieux au Créateur qui avait visiblement entendu ses suppliques.

Les braves gens qui l'avaient ainsi accueilli, furent aux premiers abords méfiants à l'égard de Sorën, et le fermier ne l'avait pas lâché du regard. En toute honnêteté, l'orlésien aurait probablement fait la même chose si un type de son allure s'était invité chez lui. Sorën passa la majeure partie de son heure de repos à parler de ses voyages avec le fils du couple, un jeune garçon âgé d'environ neuf ou dix ans, qui avait tendance à lui poser beaucoup de questions.

Le voyageur jeta un coup d'oeil par la fenêtre avant de se relever. Il était temps pour lui de reprendre sa route. Il fouilla dans son sac pour en sortir une des babioles qu'il avait ramenée d'Antiva, et la posa sur la table. Il s'agissait d'une petite figurine sculptée en forme de dragon. « C'pas grand chose, mais ça fera plaisir au p'tit. » dit-il en souriant avant de sortir et de découvrir une bonne surprise. Son cheval n'était plus là. Il fronça les sourcils et s'avança là il l'avait attaché. Après un rapide coup d'oeil par terre, il releva la tête pour regarder dans la direction vers laquelle les traces s'éloignaient. Il était toujours en vue, même s'il ne parvenait pas à distinguer la silhouette qui tirait sur les rênes. Visiblement le voleur avait d'abord voulu éloigner l'animal discrètement et l'amener jusqu'à la route principale avant de grimper dessus. Pour la deuxième fois de la journée, le Créateur semblait du côté de Sorën. Lâchant un grognement, il se mit à courir pour les rattraper, réprimant un « Hey toi ! » pour ne pas affoler le voleur plus que de raison. Ce dernier sembla quand même remarquer l'arrivée de l'orlésien puisqu'il essaya de se hisser sur la selle pour fuir. Pas assez rapidement pour lui, malheureusement. Le mercenaire attrapa l'autre par la taille et le força poser les pieds au sol. Bien qu'il se débâti, Sorën avait visiblement l'avantage physique sur la frêle silhouette. « Hé ben. On t'a jamais dit que voler les affaires des autres c'était pas très gentil ? » fit-il simplement, faisant pivoter l'autre pour lui faire face, et qui s'avéra être une voleuse. Intéressant.
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MessageSujet: Re: Comment ça s'fait trop pas ! (AERIN) Jeu 20 Nov 2014 - 0:25

Aerin ∞ Sorën
Comment ça s'fait trop pas ! – Et alors ?

Des arbres, encore des arbres et, tiens, toujours des arbres. Les chemins se ressemblaient tous, mais elle marchait le long de la voie principale depuis un petit bout de temps. A dire vrai, elle ne s'était pas détourné de ce sentier depuis qu’elle avait contourné le dernier village. Se mêler à la population pendant un temps, trouver refuge en ville plutôt que de jouer les ermites… c'était ce qu'elle recherchait, mais peut-être était-ce encore trop près. L’étau se resserrait chaque jour un peu plus, lentement, sûrement.. et elle faisait tout pour ne pas y penser, mais il était difficile de se focaliser sur autre chose lorsqu'on voyageait seul. Seule sur ce sentier, elle se sentait affreusement petite, vulnérable, à découvert... mais que pouvait-elle faire d'autres ? Elle ne pouvait se permettre de continuer à travers les bois, car plus que la faune sauvage, elle craignait de s'y perdre et de revenir sur ses pas par mégarde. Non, il fallait qu'elle avance et depuis son dernier arrêt, elle avait pris la direction de Lydes. Une ville où il y aurait foule, où elle savait les templiers présents, mais qui avec de la chance ne s'agiraient pas de ceux qui chassaient les mages renégats. Et même si pour le moment elle semblait s'en sortir avec un peu d'avance, cela ne durerait guère longtemps si elle continuait à ce rythme, si elle restait à pieds. L'air se rafraîchissait de jour en jour et elle n'avait que cette longue cape pour se couvrir, assez épaisse pour la protéger du froid, mais les nuits n’en restaient pas moins difficiles à supporter. C’était là une autre raison pour elle de rallier une cité, puis de toutes les façons, aucun lieu ne la cacherait vraiment et elle ne serait plus en sécurité nulle-part à présent.

Ses pas la conduisirent à proximité d'une petite ferme bien tranquille, et elle n'y aurait sans doute jeté qu'un bref coup d’œil si la solution à son problème de rythme ne s'y était pas trouvé. Une opportunité ô combien tentante, mais certes immorale. De la fumée s’échappait du toit et elle perçut même des ombres derrière la fenêtre. Il devait s'agir d'une petite famille sans histoire, heureuse, qui sans doute était réunie autour de… d’un repas peut-être. Quelle heure était-il ? Il faisait jour depuis longtemps, mais ce n’était pas encore le soir. Peu importait, elle espérait seulement que les hôtes des lieux soient assez occupés pour ne pas ruiner son plan. Son plan qui consistait à leur emprunter –bon très bien, à leur voler ce grand destrier qui se reposait devant. Elle avait toujours rêvé de monter à cheval, l’occasion était parfaite ! Cela dit, elle devait d’abord éloigner l’animal dans la plus grande discrétion. « Tout doux mon grand, tu es vraiment très sage toi… et très mignon. Une petite balade, ça te dit ? Mais oui, tu dois t’ennuyer ici… » Et voilà qu’elle parlait au cheval, maintenant. Elle s’était approchée de lui à pas de loups, sereine et à l’aise, car elle craignait plus les gens qui se trouvaient à l’intérieur du foyer que l'animal, qui aurait pu se montrer agressif à tout moment, mais il n'en fut rien. Elle saisit les rennes pour le détacher, non sans lui caresser la tête au passage, lui qui se laissait si facilement approcher, puis elle s'éloigna. Ses maîtres devaient être gentils avec lui … mais non, il était trop tard pour changer d’avis, elle ne devait pas reculer. Elle fit avancer l'étalon et pressa un peu l'allure. Combien leur avait-il coûté ? Et s’il y avait des enfants ? Elle leur briserait le cœur en emmenant leur ami au loin.. Elle se pinça les lèvres et s’arrêta quelques secondes, mais bon sang où allait-elle chercher tout ça ? Un dernier regard vers le foyer, puis elle secoua vivement la tête, fronça les sourcils et fit volte-face pour reprendre la marche. Elle ne devait pas commencer à s’embrouiller l’esprit avec des futilités, ces gens se rachèteraient un cheval s’ils le voulaient, et les enfants apprendraient à surmonter un coup dur ! Et puis, qui lui disait qu’une famille vivait ici ? Il s’agissait peut-être d’une fratrie de chasseurs, de petits vieux ou encore d'un ermite. Elle s’éloignait toujours en marchant, attendant d’être assez loin pour tester sa débrouillardise et s'y reprendre autant de fois qu'elle le voudrait pour monter sur l'animal ; tout était parfait, elle pensait avoir agi discrètement et c'était le cas, mais elle s'était un peu trop éternisée.

Elle avait jeté un énième coup d’œil en arrière lorsqu'elle le vit, cet individu qui s’approchait d'elle à vive allure. Le fourbe, elle ne l’avait pas vu sortir ! Son cœur s’emballa aussitôt tandis qu’elle tenta de se hisser sur la selle, une première tentative qui ne la mena nulle-part, hormis reposer les pieds sur le sol. L’homme gagna en vitesse lorsqu'elle fit une nouvelle tentative, mais il l’attrapa bien vite. Tendue, elle avait cru un instant qu’il la plaquerait au sol, mais le contact fut plus délicat qu’elle ne le craignait. Toutefois, sa poigne restait ferme et douloureuse pour la demoiselle, assez sensible. Elle agita les bras comme si cela pouvait l’aider à s’enfuir plus vite… mais non, l’homme n’en démordait pas. Il était bien plus fort et il profitait de son avantage, visiblement mécontent d’avoir failli perdre sa monture. Lorsqu'il força le face à face, elle l'accueillit avec une mine renfrognée. Il essayait de la culpabiliser ? Elle n’avait pas besoin de lui pour ça. « Si, et plus d'une fois. » siffla-t-elle entre ses dents. Elle leva les yeux et posa sur lui un regard mitigé, à la fois sévère et rancunier.. elle n'avait pas l'air très contente non plus, bien que ce soit elle la fautive. Et même si le visage de cet humain ne lui inspirait pas tellement confiance, elle était surtout déçue par sa propre incompétence. « Je… » commença-t-elle sur un ton confiant, puis elle se ravisa. Résignée ou peut-être vexée, car comme dit plus haut, elle était déçue d'avoir échoué bêtement alors qu'elle pourrait être déjà loin. « ..m'excuse. » Étrange revirement que voilà. « Je n'aurais pas dû tenter de voler votre cheval, ser. J’ai juste… saisi une occasion. C’est que j’ai besoin d’aller plus vite et… c'était tentant. » Elle soutenait toujours le regard de l'étranger, pas plus intimidée que cela. Elle aurait pu réfléchir à quelque chose de mieux, mais pour quelle raison pouvait-on voler un cheval, si ce n'était pour éviter des efforts de marche ? Elle ne s'aidait pas vraiment, disons même qu'elle s'enfonçait davantage, mais au moins elle restait un minimum honnête. Ses traits s’adoucirent et laissèrent même apparaître un petit sourire, elle y allait à tâtons, ne sachant pas trop quelle attitude adopter face à lui. Elle ne pouvait pas deviner ses réactions, ce n'était pas comme si elle venait de fuir une cage dorée.. mais ici encore, elle apprendrait sans doute de son erreur. « Voulez-vous bien me lâcher, à présent ? » C'est qu'elle se trouvait toujours prise au piège la petite, un sentiment qui lui était bien désagréable, mais fort heureusement, cet homme ne ressemblait pas à un soldat.
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