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 Ave Imperator, morituri te salutant | Sether.

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Sohane
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MÉTIERS/OCCUPATION : Maitre Assassin chez les Corbeaux d'Antiva
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MessageSujet: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Sam 15 Nov 2014 - 20:45



Sether & Sohane

Ave Imperator, morituri te salutant

Sohane ne doutait plus depuis longtemps du sens de l'humour étrange de la Maison des Corbeaux, mais ils venaient de dépasser tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Effrayer Sether d'Antiva.. Qui était le bouffon prêt à débourser une petite fortune et payer les Corbeaux pour apeurer quelqu'un ?

Elle avait regardé un long moment la missive avant de la brûler en laissant échapper un petit rire, même si elle n'appréciait pas forcément la blague…

Et puis c'est qu'il fallait le retrouver, le bougre.

Encore heureux qu'il s'arrangeait pour que sa réputation le précède, comme une traînée de poudre, lorsqu'on savait qui interroger (c'est bien, elle prenait du bon temps dans la foulée). Sans trop de surprise, elle retrouva sa trace dans les eaux de Jader. Non pas dans le port de la ville ducale, mais celui d'un petit village à quelques lieues, réputée pour son auberge et le prix de la bière vendue dans celle-ci, peu élevé.

D'une coulée fluide, Sohane se glissa sur le pont du navire, ombre parmi les ombres. C'en était presque décevant de facilité. La moitié des hommes de Sether se trouvaient à l'auberge, à se murger et profitaient de la compagnie des prostituées du port -charmantes au demeurant. Les autres demeuraient à bord du bateau, pour monter la garde peut-être, quelque chose dans ce goût là. Mais vu leur état, elle se demandait vraiment pourquoi Sether n'avait pas autorisé à tout son équipage de débarquer…

Elle brisa les vertèbres du premier gus qui se dressa devant elle, prêt à donner l'alerte, enfonça une dague entre les omoplates d'un second qui se dressait sur son passage, couvrant sa bouche de sa main pour masquer le cri de douleur et assomma d'un sauvage atémi dans les côtes un troisième -pour la forme, celui là- et se glissa sans autre encombre jusqu'au bastingage arrière pour rejoindre la cabine du capitaine. Mon cul, oui ! Capitaine d'une bande d'ivrognes. Et un putain de prince, une vraie plaie pour quiconque croisait sa route.  

Sohane le savait, son ordre de mission, elle le tenait des autorités qui ne pouvaient rien faire contre lui et sa manie de faire comme bon lui semblait où il se trouvait sous prétexte qu'il se pensait intouchable.

L'elfe ne savait pas vraiment comment aborder sa mission, cela étant. On ne lui demandait pas souvent d'effrayer ses proies, au contraire… Elle était un prédateur et si elle jouait parfois avec ses cibles, on les retrouvait rarement en vie. Et sans doute le savaient-ils, ceux qui la payait pour ce travail, mais faire peur à Sether d'Antiva relevait de la cause perdue, surtout quand il savait à quoi vous ressemblez sans vêtement… Sohane ne se faisait pas d'illusion, cette mission serait un échec. Elle l'avait su lorsqu'elle avait lu l'ordre de mission. Mais si les Corbeaux n'acceptaient pas les échecs, ils n'admettaient encore moins les refus. Sohane n'était qu'une arme au service de la Maison, une arme redoutable et mortelle, mais son libre arbitre ne rentrait pas en ligne de compte, pas plus qu'une possible sensibilité ou des remords. L'apprentissage des Corbeaux annihilait tout ressentiment possible et ne ils formaient que de parfaites machines à tuer. On ne s'encombre pas de sentiment inutile, quand on est un Corbeau.

C'est perdue dans ces réflexions qui n'en n'étaient pas vraiment qu'elle pénétra dans la cabine de Sether après avoir crocheté brièvement la serrure. Il ne restait plus qu'à attendre le bonhomme… et à aviser.

Sohane s'installa dans le fauteuil qui traînait dans un coin, posant ses pieds sur un tabouret non plus, sortit ses dagues, prête à patienter. Le Créateur savait d'ici combien de temps Sether reviendrait, ce qui lui laissait du temps pour se reposer.
Marmonnant quelques jurons, elle baissa les yeux sur son ventre légèrement rebondi qui ne cessait de lui hurler à chaque instant l'horreur de sa situation. Enceinte!. Si ce n'était pas la première fois, habituellement, elle s'y prenait assez tôt pour y remédier. Mais là, trop tard, il paraissait, elle ne pourrait pas s'en débarrasser sans mettre sa propre vie en jeu… et ça… Il en était hors de question.

Le jour commençait à peine à se lever lorsque la porte de la cabine s'ouvrit, laissant paraître enfin l'homme qu'elle attendait. D'un geste fulgurant, elle lança l'une de ses dagues qui se planta à quelques centimètres du visage du capitaine avant de planter ses yeux dans les siens, et accompagné d'un sourire narquois, de prononcer quelques mots. « La Maison des Corbeaux vous salue, mon prince ».
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Elle briserait les vœux des hommes pieux.”


Dernière édition par Sohane le Jeu 26 Fév 2015 - 14:16, édité 6 fois
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Sether Hagen
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Sam 15 Nov 2014 - 22:24

Ivre à ne plus distinguer une tête d'un cul - et déjà peu soucieux de le faire aux heures de rare sobriété, Sether vacille sur le chemin de terre. Il trébuche à chaque pas, s'interrompt et ricane, plus fier qu'il n'est possible, de sa maladresse alcoolique. Les chevilles enroulées de poussière crasse, il joue de l'un de ses sabres, passant d'une main à l'autre comme un enfant qui se plairait à feindre la puissance d'un adulte. Chaque fois que sa lame s'éclaire de la lumière des torches, il la découvre avec plaisir et s'extasie d'une force éteinte. Il fend l'air devant lui, brutal, quasi hilare, naturellement ravi de ces passes exemptes de tout ennemi. Mais ses adversaires invisibles, eux, se moquent aussitôt, aussi recommence-t-il. Encore. Et encore. Jusqu'à l'épuiser aisément, le bras retombé contre le flanc. Alors il grogne et psalmodie quelques injures ignorantes de la langue commune. Déjà, il a soif. Il a faim. De toutes ces choses dont il s'est pourtant repu toute la soirée, et toute la nuit, durant. Avide et ridicule, il perd et reprend ses humeurs, sans s'affecter qu'on le désigne sur son passage. C'est un prince, cela ? Ah, vraiment ? La réputation doit faire l'homme - et le sang-bleu tombe aussi bas que le pire des manants. L'immonde bouseux, aux habits teints de relents vénériens, les méprise d'une indifférence égoïste. Il est un et entier, tout à fait comblé des pensées et souvenirs qui lui hantent et le ventre et la tête. Qu'on lui crache au visage - il rirait ! Sether rirait fort d'avoir pour lui un monde de jouissances personnelles et exquises qui le retiennent au-delà de la sphère grossière. Gosse incapable. Homme insouciant.

Ravi de son périple à dos de catins et de bière tiède, il frappe l'homme endormi sur le ponton qui mire son terrible navire. « Lève-toi, abruti. » Le marin s'éveille en sursaut, renverse de sa bouteille et maugrée des excuses qui n'intéressent pas l'autre.  « Par le Créateur, s'esclaffe le capitaine, je n'ai pas bité un traître mot de ce que tu viens de dire - et figure-toi que je m'en fous comme de ma femme à Caath ! » On le scrute en silence, certain que parler ou se taire produirait le même effet. « Va donc me chercher à boire, que poursuit Sether en grimpant le quai. Ou, non. Une femme. Même deux ! Assez pour me crever jusqu'à Satinalia ! »

Rallier sa cabine exige encore de longues minutes d'une démarche hagarde. Le ressac de l'alcool secoue ses tempes de douleurs lancinantes, qu'il décompte comme autant de victoires sur lui-même. Tout à sa liesse, il ne prête aucune attention aux hommes qui s'activent en le voyant – ils pourraient disparaître qu'il ne s'en apercevrait qu'au moment de manquer d'un tonneau. Alors il s'esquinte à trouver son chemin et goûte encore de son errance avec un rare plaisir. Il a sommeil, pourtant, et s'agace quelques fois – mais l'ivresse a cela de bon qu'elle allume et étouffe tous les états tout aussitôt qu'ils naissent en lui. Ce n'est bientôt, dans son crâne arriéré, qu'une mélodie de tranquillité, qui n'alerte rien du peu de bon sens qu'il possède, qui n'alerte rien d'une présence importune.
Le sifflement à son oreille le fait à peine frémir – tout à l'inverse de cette tonalité qui exhume un puissant brasier en-deçà de sa ceinture. « La Maison des Corbeaux vous salue, mon prince, dit-elle, l'obscure, depuis son coin bercé de pénombre. » Il rit, déjà, de ses manières en décrochant la dague de sa prison de bois. « Tu as toujours su soigner tes entrées, fait-il en s'époussetant l'épaule. » Il la devine bien avant de la voir, de sorte qu'il embrase bientôt de quoi éclairer l'entrevue. Et elle est là, semblable au souvenir qu'il tient d'elle – à cette exception près que sa vue malheureuse l'empêche de réaliser tout à fait. « Sohane de Tévinter, dit-il avec son peu de solennité. Sur mon bateau, qu'il commente encore. » Il frotte sa tempe, s'adonnant vaguement à la réflexion. « Mais encore pourvue de ses vêtements, fait-il remarquer en se servant d'un brevage laissé là. » Il affiche un rictus parfaitement satisfait, un rictus qui ne va qu'aux hommes qui vivent en leur empire conquis. « C'est donc que c'est officiel. » Sether ricane, même si ce n'est que vaguement. Il avale encore quelques gorgées de sorte que son trouble s'en disperse aussitôt. « Et ils t'ont envoyée, toi... » Il souffle, dégageant les pieds qu'elle gardait sur le tabouret pour s'y asseoir avec nonchalance. « Très bien, dit-il sans la moindre inquiétude. Et tu préfères que ça se passe... avant ou après qu'j't'ai foutue en souvenir du temps où les femmes qui te baisent s'abstenaient de te tuer ? Je ne te cache pas, dit-il aussitôt, la bouche fendue d'un sourire éternel, que j'ai une légère préférence pour après - que mon sang ne soit pas seul à encrasser tes cuisses. »
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Lun 17 Nov 2014 - 3:08



Sether & Sohane

Ave Imperator, morituri te salutant

Ton visage se fend d'un sourire qui ne l'éclaire pas, non. C'est un sourire carnassier, un sourire de prédateur que tu lui offres, bien loin de ceux plus aguicheurs dont il a l'habitude. Mais tu ne souries plus depuis longtemps de façon spontanée, Sohane, tu as oublié comment ça fonctionnait. Tu offres des sourires trompeurs, des sourires charmeurs, mais jamais une once de joie n'accompagne ton regard. Et quiconque de sain d'esprit ne badinerait pas légèrement avec toi, surtout lorsque ta dague se plante très précisément à quelques centimètres de son visage. Mais Sether, lui, préfère s'asseoir en face de toi, dégageant tes pieds du tabouret sans ménagement, continuant de se saouler, riant de la situation. Il ne la prend pas au sérieux. Il ne te prend pas au sérieux. Tu t'empresses de repositionner tes pieds, c'est que tu étais bien installée ainsi, les jambes étendues.

Sain d'esprit n'est pas un qualificatif qui définit le capitaine, loin de là, et tu l'as compris depuis bien longtemps déjà.

Le soucis de ce gars, c'était que pas grand-chose ne l'impressionnait et s'il savait plus ou moins consciemment le danger que tu peux représenter, Sohane, comme il ne t'a jamais vue autrement que sans ses vêtements, difficile pour lui de se représenter la tueuse que tu es. En plus de quoi, il est complètement beurré ce qui retire un certain charme à la situation, sûrement n'avait-il même pas vu les trois cadavres qui pourrissaient déjà sur le pont de son rafiot.  « J'avais oublié que tu étais poète en plus de tout », lâches-tu de ta voix légèrement rocailleuse, et ton accent antivan, le tien mâtiné d'une légère touche Tévintide, fait échos au sien. « Mais je pourrais très bien te prendre au sérieux ». Ton rictus s'accentue alors que tu presses légèrement ton pied sur l'entre-jambe de l'homme.

Vos rencontres ne se font pas régulières et s'encombrent rarement de grands discours, mais tu as toujours su tirer le meilleur de l'homme en face de toi. Cependant, tu es pas ici pour t'amuser ce soir,  et tu es la première à le déplorer.

Ton visage redevient de glace alors que tu te relèves prestement et, d'un geste fluide, tu attrapes l'une de tes dagues. Féline, dangereuse, tu t'approches de Sether et à mi-voix, tu reprends. « J'imagine que tu si je te demande poliment de débarrasser le plancher, tu me ris au nez… Alors je vais tenter d'être un peu plus convaincante, hm ? ».

L'odeur que dégage l'homme te devient cependant rapidement -trop rapidement- insoutenable. Les effluves rances de l'alcool te provoquent une nausée que dans ton état tu ne peux combattre et très vite, c'est un puissant vertige qui te force à te redresser et à t'agripper à l'accoudoir du fauteuil pour ne pas t'écrouler. Ton visage perd de ses couleurs et tout tangue autour de toi. Tu grognes quelques jurons intelligibles, maudissant cette grossesse aussi inopinée que non désirée. A cet instant précis, Sohane, tu es bien loin de la tueuse froide et implacable, loin de l'oiseau de mauvaise augure.

Tu es juste enceinte, bordel, enceinte et à ce titre infichue de mener à bien la mission la plus simple que la Maison ne t'ait jamais donnée – ou la plus dure. Le tuer aurait été infiniment plus aisé, à vrai dire et tu le sais. On n'effraie pas Sether Hagen, on l'amuse, on le fait rire, mais on ne lui fait pas peur. Cet homme n'offrait que peu de prises et trop conscient de ses failles, elles n'en étaient clairement plus des faiblesses. Ta mâchoire se crispe violemment, la colère pulse dans tes veines, cette colère qui couve en toi à chaque instant, prête à reprendre le dessus de plus en plus promptement ces deniers temps.

Les mots de Sether, tu les entends déjà, incisifs, moqueurs et justifiés. Son sourire goguenard, tu te l'imagines déjà et ça ne fait qu'attiser le brasier qui dormait.

Lorsque tu rouvres les yeux, le regard que tu lui adresses est une menace à prendre très au sérieux, mais tu le sais qu'il n'en fera rien. Parce que son instinct de survie est à présent trop précaire, noyé dans les litres d'alcool qu'il a ingurgité, car tu es malgré toi vulnérable.

Et tu sais qu'il a compris.

Tu boues, Sohane, tu rages et tu es impuissante. Mais fière, tu lui offres un large sourire insolent. Tu préfères l'inviter à ouvrir les hostilités, puisque vous en êtes là.
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Lun 17 Nov 2014 - 9:19

Sether n'a pas peur d'elle. C'est vrai, il y a d'abord tout cet alcool dont il déborde mais c'est, aussi, qu'il la connait – par le dessous, et le devant, et encore d'autres aspects qu'il lui plait volontiers de se rémorérer sur l'heure. Elle ne peut l'ignorer, au sourire qu'il affiche et lui oppose – cet air de dire mais je t'ai eue. Du reste, il sait les Corbeaux d'Antiva, leurs us et leurs manières. Il a grandi avec leurs ombres, il en a assez côtoyés. Devrait-il être mort qu'il le serait déjà. Et si ça ne l'empêche pas de songer au trépas, il repousse aussitôt l'idée ; Sohane n'est pas là pour ça, elle n'est pas là pour lui. Or, elle n'est pas davantage venue le visiter, ce qu'il déplore l'air vaguement racoleur : « Je te préfère définitivement sans tout ce tissu. » Et d'accueillir, naturellement, les jambes qu'elle remet à leur place, quand même fait-elle tant de manières, quand même ne fait-il que flotter, de ses doigts, ça et là. Sether n'a pas peur d'elle. Il la désire, et cela le plus trivialement du monde. Un homme pour une femme. Et, de coutume, une femme pour un homme. C'est ce qui le froisse sûrement, chaque fois qu'il sent qu'elle lui échappe. Elle joue, d'accord, mais sans avoir l'air d'y goûter. « Je pourrais très bien te prendre au sérieux, lui lâche-t-elle d'un sourire. » Il éprouve son contact, éclate d'un rire confus – il se penche bientôt vers elle, le ton de la fausse confidence qui lui dégouline de la bouche. « Viens donc me prendre au sérieux... Je serais encore ravi de faire le poète. »

Mais elle ne répond pas. Elle est fuyante, comme il n'est pas naturel qu'elle le fasse. C'est dérobé, mais il le voit. Je ne te connais que trop, ricane le silence du Hagen. Alors il se dégage, les mains en signe d'innocence, quand elle se lève et qu'elle approche. « Mais qu'est-ce que tu es venue faire ?... » Il le demande en même temps qu'il est bien obligé de le deviner. Cette lame dont elle s'empare. Ces mots qu'elle utilise. Ça, non, il ne débarrassera pas le plancher. Et pourquoi le ferait-il ? Soudain, ça le frappe au visage ; mais rien qu'une seconde ou deux. On ne s'offre pas les services d'un Corbeau pour une chose aussi ridicule que... l'effrayer ? Non, un tel sens de l'humour ne leur sied pas du tout. Pourtant, la ténébreuse se fait pressante, elle tente – vraiment ? - d'accomplir cette besogne grotesque. « Tu perds ton temps, dit-il, en s'étirant avec ostentation. Tu ne penses pas que je. Sohane ?... » Sether suspend son ironie et la scrute, tout à coup. Qu'est-ce donc encore que ce théâtre ? Il tend une main absente sans rien faire pour aider. Cela, ça ne lui ressemble pas. C'est là qu'il ne la connait pas. Et l'inquiétude, émergée d'on-ne-sait-où, ne l'étouffe pas longtemps. Il suffit qu'il se met aussi sur ses deux jambes, à peine plus vacillantes que les siennes. Et qu'il la regarde – vraiment, cette fois. Et cela aux endroits proches de ceux qu'il convoite. Ça le fait rire, soudain – c'est inimaginable. De sorte qu'il s'arrête, et plusieurs fois, bien entendu, pour repartir d'une même hilarité. Quasi nerveux, il la désigne, du visage jusqu'au ventre, à ce ventre arrondi qu'il ne surprend qu'enfin. « Non... toi ? Toi ! » Et bien sûr qu'il se moque – il a toutes les raisons de le faire. Il est même stupéfait de sa découverte, comme une sorte de trésor unique, quelque chose qu'on ne voit qu'une fois dans une vie d'homme. « C'est pour ça que tu es venue ? est-il toujours à s'esclaffer comme un dément. Je t'assure que c'n'est pas moi ! »  Sether avise vaguement le bas de sa propre ceinture, l'allure de se défendre. Il joue encore, et n'est pas prêt à s'arrêter. « Par le Créateur, qu'il gueule trop fort pour une simple cabine, tu es enceinte ! Est-ce que je suis censé te féliciter ? » Il s'en rassoit. Non, il se jette dans le fauteuil qu'elle a abandonné et qu'il ne lui laisserait pour rien au monde. Il préférerait qu'elle tourne plutôt sur elle-même, et qu'elle s'expose – qu'elle lui montre davantage de ce prodige : « Mais toutes mes félicitations !... t'as la moindre idée de qui est le père ? » Il avale de sa mixture en la raillant toujours - l'heure est tout à fait au spectacle. Il applaudirait presque. Il applaudit bientôt, en vérité. « Ce n'est donc pas les trente kilos que t'as au cul qui te ramollissent de la sorte, que Sether constate, narquois. C'est... un gosse. Un gosse. Non, toi ? Personne ne me croira ! » Il frappe un peu le bras du fauteuil et allonge ses jambes jusqu'au tabouret - il ne pourrait être plus à l'aise. « Non mais c'est incroyable, minaude-t-il, les lèvres trempées dans son verre. J'ai toujours cru qu'ils vous enlevaient le ventre en même temps qu'ils vous enlevaient l'âme... »
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Mer 19 Nov 2014 - 2:13



Sether & Sohane

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Alors que Sether, se moque ouvertement de toi, tes pupilles prennent cette coloration sombre si inquiétante et si caractéristique. Ton visage se ferme et pourtant, il te sublime, ainsi teinté des ténèbres qui reprennent leur droit sur toi. Tu te tiens droite, fière, tu le fixes sans jamais ciller et tu repasses en revue toutes les façons que tu as de lui fermer son clapet, des plus simples aux plus évoluées, à celles qui impliquent votre jouissance. Tu ne dis rien pourtant, non. Tu savais sa réaction avant même qu'il n'ouvre la bouche pour vomir sa condescendance. Et tu sais qu'il ne sert à rien de lui expliquer que cette grossesse n'est pas désirée, que non, tu ne seras la mère de cet enfant. Parce qu'il ne t'entendra pas, il ne t'écoutera pas. Et même si tu lui disais qu'il est le père, ce n'est pas impossible, il hausserait les épaules et continuerait à rire de ton infortune de devoir supporter la grossesse aussi longtemps. Pourtant tu l'as perçu, le ton légèrement inquiet de Sether, et tu as vu son geste inutile. Et malgré les allures qu'il se donne, malgré les airs que tu te donnes, vous vous fréquentez sans déplaisir. S'il n'a clairement pas ta confiance, vous vous connaissez assez maintenant pour savoir à quoi vous en tenir l'un et l'autre. Et c'est pour ça qu'il peut se permettre de rire ainsi à tes dépend sans se faire trancher la gorge dans la seconde.

Tu le laisses rire tout ce qu'il peut, parce que tu sais qu'il rira moins d'ici quelques instants. Ton visage se décore cette fois d'un petit sourire mi-figue mi raisin alors que tu t'approches de l'homme pour finalement t'asseoir sur lui. Face à lui. « De mémoire, mon cul chargé de trente kilos, tu l'aimais bien, il me semble, non ? ». Ta voix se fait douce et caressante. Il voulait jouer, vous allez jouer… mais tu n'es pas certaine qu'il aime tes règles du jeu. Tu te fais taquine et tes mains baladeuses. Clairement, tu l'allumes gratuitement. Sether n'a pas été particulièrement discret dans ses envies, vu comme il te reluquait – te reluque toujours d'ailleurs. Tu ricanes, faussement ingénue; et ton rire sonne si faux à tes oreilles, tu te doutes bien que lui-même, malgré les vapeurs alcoolisées où s'est perdu son esprit, ne doit pas y croire une seule seconde. C'est que tu es entreprenante, pourtant. Mais tu te relèves, le laissant ainsi. Ton air est moqueur et taquin. Encre une fois, tu t'échappes, tu te fais fuyante. Tu titilles, et tu le sais aussi agacé qu’excité. « Je ne mélange jamais le travail et le plaisir », te justifies-tu dans un haussement d'épaules travaillé. Menteuse. « C'est bien dommage, vu l'échec de ce contrat. Tu m'emmerdes, Sether, tu le sais et tu aimes ça. Heureusement que ce n'est pas ta tête qu'on m'a demandé... » La menace flotte, à peine voilée. Tu le sais, un jour, sûrement, on te demandera de retourner voir ce prince de rien, ce prince d'Antiva et on te demandera de lui trancher la gorge. Demain, dans un mois, dans un an. Jamais, espères-tu sans vraiment l'admettre. En attendant, tu te retrouves à nouveau sur un terrain glissant avec la Maison.
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Mer 19 Nov 2014 - 18:46

Sohane ressemble à celles que l'on aime trop. Ces mères qu'on n'a pas connues femmes. Ces sœurs, que l'on a vues grandir et mieux encore éclore, pareilles à toutes les autres. Et encore ces catins, tout à portée, aisées à prendre et conquérir sans pour autant ôter de leur beauté. Sohane relève de ce prodige, quand Sether la regarde. Il imagine qu'elle est tout ce qu'il peut vouloir, sans qu'il n'y ait à s'esquinter l'esprit. La conversation devient vite accessoire, totalement superflue, lorsqu'elle s'approche comme elle le fait. Quand elle fait taire le rire qui lui cisaille la gorge. Sohane ressemble à bien des femmes qu'il a connues et, ce faisant, elle est unique. Particulière. Leur relation, étroite et néanmoins distante, l'est davantage. Une connivence d'une incroyable fluidité dont le fiévreux capitaine s'est toujours félicité. Avec rien de complexe pour les séparer, ne reste que le trivial. Que la sueur à la sueur, et le corps pour le corps. Elle peut venir, le prendre de cette étreinte assise. Il est aussitôt charmé, rappelé à des instincts qui supplantent largement sa soif des moqueries puériles. Il la laisse raconter, le timbre lascif pour lui lécher les sens. Il irait même pour l'embrasser s'il n'était pas acquis à ces mains qu'elle promène. Chaque fois, toujours, elle ne perd rien de ce pouvoir qu'elle a sur lui. Elle le détient si bien qu'elle pourrait le tuer. Sether Hagen attend, savoure ce quelque chose qui aimerait naître. Des souffles, venus des tréfonds de son être embrasé, lui susurrent d'entreprendre. Il demeure cependant, tétanisé par le rire de la belle et l'ire de ses propres entrailles. Qu'elle en finisse, qu'elle le finisse. Que le jeu soit complet, et plaisant, et facile. Que ce soit comme toujours. Et non injuste... à souiller toute la gloire de leurs ébats passés.

« Ne fais pas ça, qu'il se plaint de sa fuite. » La main se referme sur le vide, et tombe sur le côté. Sether se console de sa perte dans une nouvelle goulée d'alcool vaincue. Elle s'échappe, lui échappe, comme la dernière des courtisanes qui prendrait sa virginité pour le premier prix d'un concours. Ça n'amuse pas vraiment le prétendant qui soupire son échec. « Je ne mélange jamais le travail et le plaisir, qu'elle ne s'excuse même pas. » « C'est faux, qu'il lui rétorque d'un rire à moitié consumé. » Il a ôté ses pieds du tabouret et s'est redressé d'une bonne hauteur. Désormais, son intérêt est superbement détourné du comique de leur situation. Il ne moque plus ces allures qu'elle prend – ces allures qu'elle a, qu'elle transpire, et qui le suffoquent, lui. « C'est bien dommage, que Sohane continue, vu l'échec de ce contrat. » Il ne dit presque rien. Il est à la scruter, sous des aspects qu'il déshabille. « Heureusement que ce n'est pas ta tête qu'on m'a demandée... » Il s'est levé, l'espoir bouillant qu'elle puisse être rattrapée. « A défaut de ma tête, je te donne tout le reste. » Sether ne romance pas l'étreinte. Il la saisit seulement, rompt leur corps l'un sur l'autre. Il attrape la nuque assassine et prend la bouche qu'il embrasse avec fougue. Il n'a pas fini son baiser qu'il veut éreinter ses doigts sur les cuisses. Il cherche, et fouille encore. A l'intérieur, l'amour des chairs s'agite. Il souffle contre les lèvres qu'il désire avec hargne, et il se moque de son péril. C'est qu'il entend, peut-être, quelque part, la rappeler à leurs bons souvenirs. Quand elle ne pressait pas de lame contre sa peau. Quand elle pressait sa peau contre la sienne. Quand ces habits, maudits habits, n'empêchaient pas leur corps, ne les étouffaient pas. Son baiser redouble qu'il la débarrasse de sa dague, une nichée là, dans le revers du tissu. Le métal cogne contre le bois, sans remonter jusqu'aux oreilles de l'amant. Il n'est qu'à la presser, qu'à la persécuter, de ses mains affolées de tout son soûl. Il n'imagine pas rire. Il faut le voir, cet air sérieux qui lui barre le visage : « Ça n'a rien d'un échec. »
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Jeu 20 Nov 2014 - 3:25



Sether & Sohane

Ave Imperator, morituri te salutant

A« A défaut de ma tête, je te donne tout le reste. » Il se lève. Tu lui fais face, le défiant du regard. « Ca aurait pu m'intéresser », lâches-tu, incisive. Dommage, la déclaration était pourtant si jolie...

Tu savais à quoi t'attendre à jouer ainsi. Tu savais comme il réagirait ; tu l'espérais. Mais tu décides de le faire mariner un peu. Tu t'amuses de le voir si empressé et tu ne peux refréner le frisson de plaisir qui parcourt ton corps entier alors que les mains de Sether semblent se trouver partout à la fois. Son baiser se fait violent. Impérieux. Et toi, tu le repousses alors que ton regard l'invite au contraire à poursuivre plus avant l'exploration de ton corps. Tu as décidé de jouer jusqu'au bout, de le rendre fou et de venger cet affront de moquerie.

Tu as décidé de jouer, Sohane, et tu as décidé de gagner.

« Ça n'a rien d'un échec. » Tu le regardes, sérieuse. « Ce n'est pas ta vie qui est en jeu pour l'instant. » La tienne pourrait l'être par contre. Tu ne devais pas tuer Sether, mais le contraindre quitter Orlaïs. Ta mission est un échec sans en être un, mais tu le sais, la Maison n'accepte pas la demi mesure. Mais ce que pense ou non la Maison est le cadet de tes soucis à cet instant précis.

Tu te détournes de lui, attrapes la pinte qu'il a laissé traîner et la remplis à nouveau avant d'en avaler le contenu. Volontairement, tu l'ignores et promènes ton regard sur la cabine. Pas que la décoration ou l’ameublement te passionnes réellement, mais tu préfères feindre le désintérêt. Tu t'en amuses, même. C'est que tu n'es pas aussi réservée habituellement, loin de là et tout dans ton attitude le clame haut et fort, de ta posture à ta cambrure.

Pourtant, tu es loin du détachement que tu affiches. Si loin.

Une part une, tu laisses tomber au sol chacun des dagues dissimulées dans ta tenue. « Pour éviter les accident », précises-tu à mi-voix. Tu défais aussi tes cheveux, les laissant cascader dans ton dos. Pas de justification, cependant cette fois.

Te resservant un coup, tu t’assoies à nouveau dans le fauteuil que vous avez déserté, centre de l'animation ce soir et fais face, encore, à Sether, un sourire narquois planté sur ton visage. Les jambes à nouveau étendues sur le tabouret, tu les croises cependant, dans une attitude nonchalante.

Tu sais que ton petit manège ne pourra plus durer bien longtemps, maintenant. Parce que bientôt, c'est toi qui n'y tiendra plus. Ton regard rencontre celui de Sether et tu sais ce que tu y lis. Et pourtant, ce n'est pas toi qui ouvrira les hostilités ce soir. Pour la forme.

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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Jeu 20 Nov 2014 - 15:33

Elle parade, l'affreuse créature, l'indélicate qui le torture.

Il décide qu'il n'aime rien de ce qu'elle fait. Il aime tout, c'est entendu, mais il s'acharne tout de même à le haïr. L'odieuse détestation lui bouffe les sens ; ça envenime l'ivresse et ça met le feu à son souvenir – et ce n'est qu'un ersatz bien fade du brasier qu'elle provoque. Elle prend un plaisir non-dissimulé, même racoleur, dans tout ce qu'elle érige et qu'elle détruit en lui, comme s'il était question d'éveiller la colère des entrailles primitives. D'un même élan, il décide que ce jeu ne l'amuse plus. Plus du tout. Qu'insatisfait et décliné, il a bien assez enduré, et qu'il s'est même tenu au-delà du raisonnable. Bientôt, c'est tout simplement injuste. Or, Sether est un homme capricieux. Ou plutôt est-il un enfant aux plaisirs d'homme. Les résistances exaltent son intérêt, à l'exception de cette fois. La mâchoire crispée de désir prédateur, il l'envisage en détournant les yeux alors qu'elle l'écarte de ses mains sur son torse. Il s'imagine la retenir – une simple projection mentale. Il n'en fait rien. Il n'en fait foutrement rien. Elle peut l'abandonner sereine et s'envoler vers les jouissances de la boisson. Il la regarde, faire son tour du propriétaire. Il est figé, et son crâne est frappé au sommet de la nuque. Cette douleur latente apparaît aussi vite qu'elle s'étiole. Mais elle renaît chaque fois qu'il glane une œillade laissée pour son compte. A son inverse, elle se distrait de son effet. Bien sûr qu'elle est consciente... elle n'est que trop consciente. Les femmes l'emportent toujours ainsi. Sohane l'emporte toujours sur lui. On n'est plus prince quand on a les doigts plongés dans le stupre. Et lui en a jusqu'au visage. Il en est recouvert, même barbouillé.
C'est là son oeuvre. Elle l'a maquillé de perversité et d'attentisme fébrile.

Alors elle le surprend – elle surprend sa moitié ivre. Les lames rejoignent le sol dans un bruit mat. Chacune leur tour, elles font résonner un appel. Il n'est bientôt plus conscient de la réalité. Il n'y a qu'elle, et ce qu'elle fait. Les cheveux qui se répandent sur la peau. Le regard qu'elle lui lance. Le verre empli, et cette pose négligée dans le fauteuil où trône l'essentiel du combat. Les femmes font ces choses. Mais Sohane le fait mieux. Elle briserait les vœux des hommes pieux. Et Sether ne possède pas de retenue pour les choses de la chair. Ça ne l'a jamais intéressé et, d'ailleurs, c'est au-dessus de ses forces. Repousser la menace qui l'assaille serait d'un tel ennui. Le plaisir est dans l'attente. Le plaisir est plus encore dans la pente.

Il la rejoint en quelques enjambées. Certes, il vacille, mais sa détermination suffit à compléter ses tâtonnements. Il est sur elle, plus couché que penché, à empoigner la gorge et à voler sa bouche. La main libre détache les sangles du plastron, qui libère son thorax et l'autorise à respirer. Cette force nouvelle écarte du tissu et les mains cherchent la peau. Il abîme encore leurs lèvres d'un baiser, qu'il sait furieux et qu'il est incapable de contrôler. Il frappe le verre du dos de la main et l'entend s'écraser plus loin. C'est là qu'il la soulève et qu'il l'emporte. Si elle est déjà prisonnière, il la retient avec plus de force que ce n'est réellement nécessaire. C'est un Corbeau, peut-être. Mais c'est d'abord une femme. Qu'elle ne lui soit pas acquise dès ce moment, il ne s'inquiéterait pas qu'elle puisse se libérer. Ses mains empoignent chair et tissu confondus, et il ne la relâche, et cela pour partie, que parvenus à une console rudimentaire qui branle sous le poids et l'assaut. Il l'embrasse de nouveau. Il se rompt tout entier dans ce baiser, qui dévore plus qu'il ne déguste. Il lui préfère bientôt sa gorge, qu'il dévale à la bouche tandis que ses manières s'esquintent contre les cuisses. Les genoux de la fugace sont écartés et son bassin en rempart fait obstacle au rejet. Il halète contre la peau. Et son sourire est tiède : « Je propose que t'arrêtes ton numéro d'effarouchée maintenant... »
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Ven 21 Nov 2014 - 1:32



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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Sam 22 Nov 2014 - 21:26

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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Sam 6 Déc 2014 - 17:12

Ça lance dans les phalanges, et ça lance dans le crâne. Azarus scrute Hagen, et Hagen, Azarus. Ils s'inspectent, immobiles et cependant tremblants, ils jaugent leur amitié dans ce silence blessé. Et ça lui coûte, au prince, de contempler son crime – comme un affront craché au visage de l'honneur, quand même n'en a-t-il presque pas. De demeurer silencieux, jamais vindicatif, de rester là, comme d'attendre la jumelle, la vue de son second, plus humilié qu'il n'est en vérité meurtri, lui est bientôt insupportable. Le capitaine en fend l'air d'une main dédaigneuse et se détourne de lui. Un sifflement réprobateur aux lèvres, il ne départage pas la colère du regret. Il ne veut pas départager. En quête de ses effets, du moindre de ses vêtements, il tente seulement de noyer sa fureur, cette sorte d'instinct empoisonné par des sens, il y a peu encore, exaspérés par les contes de la peau et les souffles de la chair. Il soupire bruyamment, recouvrant son thorax des deux pans du tissu. Il refuse de le regarder. Il refuse de les regarder. Ni l'un ni l'autre, qui tous les deux l'inspirent à l'exact opposé.

En revanche, c'est elle, maintenant, qu'Azarus dévisage. Il ne l'aime pas. Et, par là, il faut entendre un dégoût qui va au-delà de trois jours à subir une pluie battante. Ou le goût âcre d'une bière coupée à l'eau tiède. Il ne dirait pas non plus qu'il la déteste. C'est plus sournois, comme de l'indifférence. En vérité, c'est du mépris – un vague discrédit, ces émotions que les nobles s'arrogent, en prétextant avoir le temps de le faire. Pourtant, le second en déborde. C'est aussi qu'Azarus n'est pas antivan. Ce qu'il sait de cette contrée, c'est Sether qui le lui a appris – ou l'une de ces catins qu'on achète pour une pièce. Et, d'ailleurs, Azarus n'aime pas ce qu'il sait d'Antiva. Il n'aime pas Antiva. Moins encore ses Corbeaux. Il n'aime pas l'idée d'un sort, funeste, qu'un autre aurait décidé pour lui-même, un combat dérobé, une mort volée. Il n'aime pas l'idée d'un assassin qui se glisse dans un lit pour égorger l'inconscient bougre qui s'est gentiment assoupi. Il n'aime pas les Corbeaux. Et, pire que cela, il n'aime pas Sohane. Parce que c'en est une, d'accord. Mais d'abord parce que Sether l'oublie trop souvent. A dire vrai, chaque fois qu'elle découvre une épaule ou l'ombre d'un sourire. Mais les femmes sont des créatures terribles, très bien, alors il pardonne à Sether. Azarus ramasse simplement sa fierté en jaugeant quelque peu le capitaine. Il s'assure ainsi que le désir frustré, refoulé aux entrailles, n'est plus le seul maître des humeurs. Et, satisfait de ce qu'il observe, il répète en détachant chaque syllabe : « Cette pute a tué Nasin et Jask. »

A présent qu'il est forcé de contempler tout le réel qu'on lui étale devant les yeux, Sether pleurniche, des grognements pour fuser de ses lèvres. En capricieux, il pleure l'instant qu'on vient de lui ravir. Les préoccupations d'adultes le terrifient – parce qu'elles bousillent ses rêves et ses plaisirs. Il aime être hors d'atteinte. Il aime sentir cette liberté qu'on appelle l'insouciance, cependant que Sohane n'en laisse rien. Tout est de sa faute, naturellement. Et, avec deux de ses hommes pour cadavres, il accumule des sentiments divers à son encontre. Dans l'ensemble... c'est opaque, et c'est laid. C'est surtout très différent de ce qu'il a pu ressentir il y a seulement quelques minutes. Et elle l'exprime fort bien, la moqueuse. « J'aimais mieux quand tu gémissais comme la dernière des putains. » Il s'est adressé à elle mais il s'est tourné vers Azarus. Il lui fait signe de disparaître – et un coup d’œil de son second suffit à reconnaître le capitaine d'un équipage plutôt qu'un amant abruti par la chaleur du ventre. Alors il s'exécute. Il tire la porte derrière lui. Il apaise cet instant d'un silence ridicule. Un silence qui permet à Sether de jauger ses options. L'alcool qui ne s'est pas tout à fait dissipé ralentit le processus. « Mais il a fallu que tu fasses ton... numéro. » Enfant, on apprit à Sether à ne pas parler des Corbeaux d'Antiva, de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font. Quand même juché sur trente-trois années de pillages et de meurtres, il respecte toujours ce vœux, comme le tabou qui nommerait la malédiction. « Tu sais quoi ? fait-il sans distinguer son ironie de sa contrariété. Peu importe. Remonte sur le pont... je t'en prie, cours-y. Je suis sûr qu'ils sont déjà tous au courant, d'qui t'es, de c'que t'as fait. » Il a un sourire mince, quasi évanoui. « J'ai pas peur de toi. Et je m'en irai pas. Va t'faire foutre. »
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Mer 10 Déc 2014 - 19:11



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«  J'aimais mieux quand tu gémissais comme la dernière des putains. » « On peut toujours y remédier. » que tu ripostes immédiatement, puérile. « Je dois avouer que je préfère aussi quand tu soupires entre mes cuisses », ajoutes-tu, vaguement insolente, sur le ton de la confidence. Et malgré le ton faussement badin, aucun sourire, même factice, ne vient orner tes lèvres. Tu n'as plus le cœur à rire, surtout vu le tournant qu'a pris votre entrevue. 

La pudeur dont fait preuve Sether pour évoquer tes activités t'étonnes, cependant, comme toujours. Lui si franc et sans aucune retenue qui n'ose pas dire clairement que tu es un Corbeau, c'est un miracle que tu ne te lasses pas d'observer, même si jusqu'ici, tu as toujours été plus que ravie qu'il tienne sa langue. C'était convenu sans que vous n'en fassiez véritablement une règle explicite : en parler signifiait ta mort et jamais, jamais il ne pourrait jaser à ce sujet, puisque les mots prendraient alors des allures de condamnation. S'il parle, il te tue. S'il parle, tu le tues. Alors jamais vous n'en parlez, jamais vous n'en faites mention. Et puis à quoi bon, vos rares rencontres n'ont pas pour habitudes de s'assombrir comme aujourd'hui après tout... Tu le savais, cette mission puait l'humour douteux. 

Tu ne dis rien quand il t'enjoint de remonter sur le pont et la menace à peine voilée ne t'émeut pas. Tu es parfaitement consciente que ses hommes t'attendent pour demander réparation de l'affront et sûrement qu'Azarus, cette vermine, est le premier en ligne de front. Mais tu ne demanderas pas pardon, d'ailleurs ne Sether n'en attend-il sûrement pas autant de venant de toi. Comme souvent, en réalité, la connivence aussi étrange que naturelle qui forment le ciment de votre relation lui a permis de deviner très justement ce qui t’amenais. Et bien sûr qu'il le sait, tu n'as pas l'ombre d'un regret pour avoir pris la vie de deux ses hommes et bien sûr, tu le sais, il ne peut pas rester sans rien faire. Un statut quo qui ne peut s'éterniser... alors tu hausses les épaules et esquisses une vague révérence. « Comme il vous plaira, mon Prince.  ». Comment placer autant de dédain dans un seul mot… « J'ai pas peur non plus. Et j'ai rien à perdre auquel je tiens vraiment. »
Tu es parfaitement consciente que ses hommes t'attendent sûrement pour demander réparation de l'affront et pourtant, tu ne frémis pas de peur, à aucun moment l'angoisse ne te fait tressaillir. C'est digne et fière que tu ouvres la porte et que tu quittes la cabine de Sether.

Tu marques un temps, avant de remonter sur le pont, vérifies que tes dagues sont bien en place et te concentres un instant. Tu devras négocier ta fuite de façon serrée. Tu te souviens à peu près de la configuration du rafiot, tu pourrais réussir. Si tu n'avais pas ce ventre un peu trop gros et ces jambes un peu trop faibles, et, finalement, ce cœur qui bat un peu trop vite. Pour un peu, tu en rirais presque de mourir aussi stupidement. Mais ta vie ne t'appartient pas, elle n'a jamais été tienne ; tu ne saurais de toute façon pas quoi en faire. Mais quitte à la perdre, autant la défendre le plus chèrement possible. Tu ne t'attardes pas sur les sentiments contradictoires qui naissent en toi, tu n'a pas le temps de t'appesantir sur un quelconque regret, ça n'a pas de sens.

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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Jeu 11 Déc 2014 - 22:13

Il peut bien la scruter, sous tous les angles qui lui plaisent. Il peut bien passer, dans ses tréfonds hâtés d'en avoir terminé de ces choses trop sérieuses, d'une quiète moquerie à une indifférence avide. Il peut chercher du temps, pour autant qu'il est capable d'en trouver. Aucune de ses alternatives ne lui apporte satisfaction. De tous côtés, c'est la caresse racoleuse d'une sorte de fatalité. Il n'a pas le choix, que se soulèvent ses entrailles par endroit – il ne l'a pas vraiment, puisque le crime stupide tient entier dans ce qu'elle a déjà choisi, elle. Ce ne sont alors que de vagues projections, dont les fins se ressemblent toujours. Qu'il l'accepte volontiers ou qu'il en repousse l'évidence, Sether est le seul à pouvoir la condamner. Il peut décider de son Destin, quand même irait-elle le combattre, et quand même s'use-t-il à le retarder. Ils sont nombreux – bien trop, à espérer la sentence et le châtiment. Ils exigeront, bientôt, si ce n'est déjà fait, que leurs deux camarades soient dignement vengés. Ça ne sera que de la basse justice ; Sether ne peut la leur refuser ; la loyauté de chacun de ses hommes exige de ces moments. Serait-ce un autre que Sohane - presque n'importe qui, en vérité - qu'il l'aurait déjà traîné à leurs pieds, et ça depuis longtemps.

Mais ça semble impossible, soudain. Et il est fatigué. De son état. De son humeur. De cette dispute qui n'offre pas de solution aisée. Il réfléchit aux éventualités, mais elles se vident, chacune leur tour, de toute satisfaction. Comment livrer ce corps qui, il y a un souffle, l'accueillait en son sein ? Le prince ne connaît pas l'Amour, mais lui résiste une affection farouche, qui commande un honneur futile : on ne peut pas, susurre cette pâle probité, dans le même être, promettre et la vie et la mort, du reste en si peu de temps. Et, il est vrai, Sether ne peut s'imaginer punir les sensations fiévreuses qu'elle a fait naître en lui. Ça semble prématuré, difficile à renier. A moins qu'elle ne se montre égale à ce qu'elle est toujours, et qu'elle se précipite sans nul besoin d'être incitée. Il est ainsi figé par les mots constants qu'elle oppose. A force de Comme il vous plaira, elle s'attire un nouveau mépris. Elle le dédaigne et elle s'octroie une arrogance dont elle n'a pas le droit. Cette décontraction, cette ridicule décontraction. Il lève les yeux vers elle alors qu'elle dit qu'elle n'a pas peur. Bien sûr que tu as peur, Sohane. Ou, alors, tu devrais. Elle ferait bien. Elle ferait mieux. Et il est consterné de cette froideur qu'il n'a qu'à contempler. Azarus a raison, bien sûr : les Corbeaux sont glacés – le vivant qu'on leur trouve n'est que celui qu'ils feignent : « J'ai rien à perdre auquel je tiens vraiment. » Elle le pense certainement. « Peut-être pas toi, qu'il s'entend rétorquer. Mais tu n'es plus vraiment seule. » Il n'ira pas jusqu'à désigner ce ventre qui s'arrondit – mais le regard, qui se dérobe, le dénonce en même temps. Trop tard, de toute façon. Sohane s'est échappée. Elle fuit les lieux de ses crimes, comme elle le fait toujours. Elle le laisse seul, et désespéré de le devenir, comme elle ne le fait jamais.

« Je devrais te tuer moi-même, qu'il la rattrape. » Son souffle s'épuise dans le cou, puisqu'il la tient au flanc et à la gorge. Il s'efforce de la retenir, maintenant qu'il soupire derrière elle. Ils sont en contrebas de l'escalier, que la lumière du jour balaie depuis le pont. De part et d'autre, n'importe lequel de ses marins pourrait surgir. La plupart est encore à la taverne. Le restant, tout au-dessus d'eux, sinon à quelques pas. Aussi l'emporte-t-il dans l'embrasure de la cabine, qui les dissimule davantage. « Ce serait plus humain, qu'il lui murmure de lèvres sifflantes. Parce que je vais te raconter comme ça va se passer. » La bouche contre la mâchoire, Sether l'a délestée d'une dague, qu'il fait glisser contre la joue. Le métal s'éclaire et s'éteint à mesure qu'il s'écoule. D'un geste qui se poursuit, il dégage l'oreille de Sohane, contre laquelle il vient éroder son récit : « D'abord, ils vont te battre, qu'il dit comme l'on promet. Tu n'auras pas mal. Pas vraiment. Ça te fera l'effet de l'habitude. Mais ça sera que le début. » Il resserre son étreinte. Les doigts quittent les côtes pour le ventre. « Tu pourras en tuer quatre... peut-être cinq – le Créateur bénisse les Corbeaux. Mais ils sont plus nombreux. Que toi. Toi, toute seule. Et tu sais - tu le sais, n'est-ce pas ? - ce que les hommes font aux femmes lorsqu'elles sont seules. Voilà, soupire-t-il un sourire insane. Tu y es. Sauf que ces femmes-là, elles ne tuent pas... alors, toi, imagine. Imagine une seconde. Tu as tué leurs frères. Ils te traiteront de tous les noms. De pute, sûrement. Mais surtout de bien pire. » La lame a filé plus bas dans le tissu. « C'est à peu près là, qu'il continue de raconter dans ses murmures odieux, qu'ils décideront de te montrer. Oui, ils voudront te montrer. Et ce sera chacun leur tour. Encore, et encore. Et tu seras incapable d'en crever. Trop entraînée pour ça. Alors encore. Et encore. Chacun leur tour. A pilonner ton ventre empli. A te vomir leurs entrailles. Y'aura du sang. Beaucoup de sang. Tellement de sang. Ça s'écoulera sans que tu saches plus vraiment d'où. L'enfant mourra certainement. Et toi aussi. Mais ils t'offriront pas la mort. Ils ne la donneront pas comme on le fait à un homme... tu mourras lentement. De tes blessures. Tu mourras seule. » La lame grimpe à la gorge. Sether l'oblige, forçant qu'elle se retourne. « Et moi ?... » Il la repousse contre la porte, qui glisse vers l'intérieur de la cabine. Il plante la dague dans le bois, plus loin de son visage qu'elle ne l'a fait, jadis. « Moi, j'y ferai rien, qu'il dit entre ses dents serrées. » Alors, seulement, il la relâche – un peu. « Je devrais te tuer moi-même. Maintenant. Mais, moi, j'ai à y perdre. »
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Dim 14 Déc 2014 - 15:13



Sether & Sohane

Ave Imperator, morituri te salutant

«Qu'est-ce que tu attends ! » La réplique se bloque dans ta gorge alors que tu sens ses mains sur toi, sur ta gorge et sur ta poitrine; ces mains qui quelques minutes auparavant se posaient aux mêmes endroits pour des caresses plus agréables. Tu te figes, Sohane, à son contact, à celui son corps derrière toi et au son de cette voix que tu perçois bien trop clairement. C'est tout ton corps qui se crispe douloureusement. Ton souffle s'est bloqué dans ta gorge et tu peines à retrouver une respiration régulière. Tu le laisses te tirer en arrière, tu le laisses à nouveau te toucher. Tu pourrais le contrer facilement, récupérer ta dague et la lui planter dans la poitrine ou lui trancher la gorge. Tu sais que tu le pourrais. Le devrais. Mais tu ne fais rien, tu restes immobile et tendue. Et c'est avec une acuité anormalement fine que tu sens son souffle dans ton cou et ses mains qui se déplacent sur toi au fur et à mesure qu'il déroule son récit. Rien de ce qu'il ne te raconte ne te surprend, tu le sais bien tout ça. Tu le sais que tu vas au devant de ta propre perte si tu montes sur le pont ; mais que tu sois seule ou non n'y change malheureusement rien. Si tu vis, l'enfant vit, si tu meurs, il meurt; c'est un constat froid et détaché qui ne t’émeut pas. Tu es incapable d'éprouver quelque chose pour cette vie qui grandit en ton sein. S'il vit, tu ne seras rien pour lui, si ce n'est absente. Tu n'es pas Mère, Sohane, ni Amoureuse, ni Moitié, ni Âme-Sœur. Tu es un Corbeau. Tu es morte. Tu devrais l'être du moins. Mais le nœud dans ta gorge et le poids dans ton estomac contredisent tout ce en quoi tu crois, ce que tu pensais savoir. Sether te laisse injustement pantelante alors que ses mots te font plus de mal que n'importe quelle blessure. Ce n'est pas ce qu'il te raconte, non, ce n'est pas l'horreur du sort que te réservent ses hommes qui te heurte à ce point. C'est que ce soit lui qui te le raconte ainsi, près de toi, trop près de toi, si près... C'est que ce soit lui qui se propose de te délivrer. Tu frisonnes à peine lorsque la lame descend sous ton ventre rond, pour remonter vers ta gorge. Tu ne frémis pas quand il plante violemment ta dague dans le bois de la porte. Dans ton regard encore, malgré cette situation si précaire et si instable, toujours cette lueur de défi. Tu le fixes, impassible en apparence ; le Créateur ou Mythal, le  savent bien, eux, à quel point ton détachement n'est qu'une illusion que tu entretiens avec ferveur.  Et lorsque tu rencontres enfin son regard, tu plantes tes yeux gris dans les siens, en quête d'une réponse à ce qu'il te raconte.

« Et moi ?...Moi, j'y ferai rien» « Qu'est-ce que...» commences-tu faiblement « Je devrais te tuer moi-même. Maintenant. Mais, moi, j'ai à y perdre. » Et ta phrase meurt à nouveau dans ta gorge. Il vient de te clouer. Tu restes ainsi, figée et bouleversée. Dans ta poitrine, ton cœur cogne douloureusement et ton visage se décompose brutalement. Les mots de Sether t'atteignent de plein fouet et toi, tu es là, à ne pas savoir comment réagir. A ne plus savoir quoi dire. Tu es incapable de comprendre les sentiments contraires qui naissent en toi, incapable de faire face à ce ras-de-marée qui brise la moindre de tes certitudes. Et toi qui as toujours tout sous contrôle, Sohane, te voilà bien mise à nue d'une façon que jamais tu n'aurais envisagée. Et la blessure se fait plus vive encore. Envolée ta confiance, disparue ton audace, tu as perdu toute ta superbe et ravalé ton arrogance.  Tu as peur de comprendre, tu refuses de comprendre. « Qu'est ce que tu attends ? », murmures-tu d'une voix blanche. Mais c'est un sens bien différent qu'ont alors tes mots.

Tu es toujours collée contre cette porte grande ouverte, pétrifiée, incapable du moindre mouvement et tu dévisages Sether, cherchant un sens, une logique à tout ça. Tu te forces à ignorer la douleur de tes muscles malmenés d'être ainsi tendus, tu méprises celle dans ta main mise à mal d'avoir serré trop fort ton poing. Mais ce n'est rien face à la détresse dans laquelle tu te noie subitement et qui te submerge. Et tu es au supplice, ainsi écorchée vive. Et très vite, c'est la colère qui prend à nouveau le pas sur le reste ; tu balances entre ses deux états. Ta mâchoire se serre violemment, alors que ces deux sentiments contraires prennent possession de toi ; l'un pourtant terriblement familier. Tu vis avec la colère depuis toujours, c'est elle qui te rend vivante. Et à cet instant, tu es furieuse de te voir plonger dans cet état que tu ne comprends pas… il est tellement plus simple de répondre par la fureur. Si simple. «Qu'est-ce que tu veux ?», siffles-tu d'une voix trouble, aussi méprisante que tu le peux. « Qu'est-ce que tu veux ? » reprends-tu d'une voix plus forte. Et tu te redresses, sortant enfin de la torpeur qui te pétrifiait jusqu'ici. « Qu'est-ce que tu cherches à prouver, Sether ?» Ta colère est injustifiée et tu en es parfaitement consciente, mais tu réponds avec les seules armes que tu as à ta disposition, les seules que tu ne connaisses vraiment ; tu ripostes pour ne pas t'effondrer, la provocation est ici ton arme, qu'importe ce que peux perdre, qu'importe l'enjeu. « Qu'est-ce que tu attends de moi ?  Qu'est c'que tu crois prouver ? » Vive, tu attrapes la lame toujours enfoncée dans la porte pour la lancer aux pieds de Sether. Tu aurais pu viser sa poitrine et en finir, mais non. Ta seule réponse, c'est de te plonger à corps perdu dans cette dispute qui n'a plus aucun sens. « VAS-Y ! QU'EST-CE QUE TU ATTENDS ? » Tu es furieuse, Sohane, furieuse contre toi, contre lui, contre ce poids dans ta poitrine, ce nœud dans ta gorge. Furieuse d'être furieuse. Mais ta voix un peu trop rauque ne te trahit que trop.

(c) crackle bones


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“Les femmes font ces choses. Mais Sohane le fait mieux.
Elle briserait les vœux des hommes pieux.”
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MessageSujet: Re: Ave Imperator, morituri te salutant | Sether. Lun 22 Déc 2014 - 19:33

Une main s'accroche à la garde de la dague ; ça le retient, probablement, de vaciller ou de meurtrir. L'autre, ramenée en un poing, flotte sur les côtes du Corbeau. Il voudrait tuer la chair et sentir la douleur des jointures qui rencontrent la cage d'os. Ça lui plairait certainement et, tout d'abord, ça le libèrerait – ça le délivrerait de ce picotement insidieux, qui lui remonte et la gorge et la nuque, et qui développe une frustration incroyable dans sa bouche. Il voudrait la vomir, l'extirper de ses doigts tremblants. Mais ça se bloque, à l'arrière de la langue, hors de portée et de contrôle. Des injures. Des violences. Et d'autres choses encore, des douces et des amères. Et même s'il fulmine, plus égaré à chaque seconde qui lui échappe, il l'entend parfaitement précipiter son sort d'un « Qu'est-ce que tu attends ? » qu'il déteste aussitôt comprendre. Il va lui aboyer qu'il la fera taire, et cela très bientôt, mais son courage faiblit lorsqu'il lit les iris qu'elle lui oppose avec ardeur. Il voit déjà ce qu'il réveille. Il voit déjà ce qu'il anime.

Sohane est incroyablement prévisible quand elle s'écoule sous sa paume de la sorte. Il la devine avec fièvre, et il pourrait anticiper chacun de ses mots. La colère lui monte déjà au visage, lui bouffe déjà le visage. Par le Créateur, qu'elle est laide. Qu'elles sont laides, ces femmes qui s'enivrent d'ire. Il pourrait la gifler, tant l'image lui déplait. « Ne fais pas ça, qu'il s'écoute supplier d'une voix sombre. » Il est trop tard, Sether Hagen. Il a été incroyablement stupide, lui aussi. Qu'ils sont stupides, ces hommes qui savent et ne font rien.

« Qu'est-ce que tu veux ? qu'elle souffle enfin. » Il imaginait certainement qu'il pourrait provoquer quelque chose de sensible, un phénomène qui aurait mué les vœux du Corbeau. Or, l'absurde antivan échoue aussi superbement qu'il est possible, il échoue comme il était écrit qu'il le ferait. « Qu'est-ce que tu cherches à prouver, Sether ? dit l'assassine. » Déjà rongé par ce qu'elle veut provoquer, il se voit attraper la gorge, mais n'en fait rien. Ce n'est qu'un autre « Ne fais pas ça », qui lui dégouline de la lèvre vaincue. Elle est déjà acquise à sa colère, recroquevillée derrière, comme s'il fallait tous les remparts du monde entre eux. C'est foutu. Et pour elle, et pour eux. Il ne peut déjà plus rien. Il ne peut que subir. Et sentir, lui aussi, comme la fureur le gagne. Ça le souffle depuis l'intérieur, ça le déglingue littéralement. Quelle sorte de magie permet de tels dégâts ? Ça sent le combat et la mort. Ça sent tout sauf la peur. Ça sent la guerre, un point c'est tout. Ils ne sont faits que de cela, ils ne sont capables que de ça. « Qu'est-ce que tu attends de moi ? qu'elle dégage franchement son hostilité. » « Arrête, qu'il murmure à mi-voix. » Il l'avertit. Il la menace. Il n'en sait rien. Il peut à peine s'entendre. « Qu'est-c'que tu crois prouver ? » Elle récupère la lame. « Arrête, qu'il serine dans l'absence. » Elle la jette à ses pieds. « Sohane... » Elle s'en fout. Elle l'ignore. Elle est tellement à sa violence qu'elle ne le regarde pas, qu'elle ne le regarde plus vraiment. Alors qu'il ne voit qu'elle. Elle, et tout ce qu'il abhorre le plus au monde. En vérité, elle apparaît telle qu'elle est véritablement. Un Corbeau. Un assassin. Un monstre. Une déchue de l'âme. Tout ce qu'il n'est jamais. Lui sent la vie qui bat à chaque seconde entre ses muscles. Elle... elle, elle est déjà morte. Quelle importance de l'épargner ? Quelle importance qu'elle soit battue, violée, tuée ? Que lui importe, à lui, les nés-sans-âme ? Qu'ils crèvent. Qu'ils crèvent tous autant qu'ils sont. « VAS-Y ! qu'elle hurle et qu'elle incite, qu'elle tient tellement à lui donner raison. QU'EST-CE QUE TU ATTENDS ? » C'est vrai. Qu'est-ce qu'il attend ? Il n'attend rien. Il s'accroupit, ravit la dague, et il la plante aussi fort qu'il le peut. Et ça transperce, et ça déverse. Ça se déverse prodigieusement. De son crâne à son coude, et du coude au poignet. Toute une haine qui jaillit de sa paume et fuse depuis la lame. Le plaisir du meurtre s'en répand aussitôt, rompt le barrage des eaux frustrées. Ça s'installe dans son être, ça se niche comme on rentre à demeure. Ça convient entièrement à ce qu'il est... alors que l'arme n'a fait qu'égratigner. Il est à rien de la gorge, dont la peau saigne d'avoir été brûlée. Mais elle vit bel et bien. Et elle respire. Elle vit. Pour autant que des poumons remplis, vidés, veulent bien en attester.

Les dents serrées, il s'arrache. « Disparais, qu'il lui tourne aussitôt le dos. » Il est rentré dans la cabine. Il a contourné la vaste table qui gît en son centre. Il a ouvert la fenêtre, qui surplombe la poupe. Il la désigne sans le faire. Il se sent las. Eteint. Il se sent l'âme en deuil. « C'était la dernière fois que j'épargnais ta vie... »
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Ave Imperator, morituri te salutant | Sether.

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