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 Le hasard fait bien les choses (+) ULFRIK

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MessageSujet: Le hasard fait bien les choses (+) ULFRIK Mer 12 Nov 2014 - 21:46

Aerin ∞ Ulfrik
I don't believe in coincidences. And You ?
« Visez un peu c'que le vent nous amène ! » Le vent avait tourné pour l'elfe, les longues marches épuisantes étaient derrière elle pour ce soir, car la voilà qui arpentait les routes depuis trois jours et deux nuits. Elle établissait ses campements à l'orée des bois, loin des rondes régulières des hommes et des regards, là où on ne pouvait pas la voir se réchauffer au-dessus d'un feu qu'elle allumait sans silex. Le feu, il restait un grand mystère pour elle qui n'avait jamais réussi à l'apprivoiser.. Elle n'était capable que de matérialiser une flamme et puis, rien de plus. Or, les journées devenaient un peu plus fraîches chaque jour et chaque nuit était une véritable épreuve, manipuler la glace ne lui donnait qu'un peu plus de résistance au froid qu'un autre, mais guère. Mais ce soir, enfin, elle pourrait souffler et s'endormir à l'abri. C'était la première auberge qu'elle croisait, elle se trouvait à un ou deux kilomètres de Verchiel, mais elle ne comptait pas se montrer en ville. Elle était encore trop proche de la tour et elle pourrait y croiser des templiers, le risque était trop grand. Oui, elle éviterait sans doute de traverser cette cité et repartirait sur la route dès le lendemain. Emmitouflée dans une cape épaisse, elle traversa la pièce remplie de tables et de messieurs, chopes à la main, qui riaient fort bruyamment. Son visage était à découvert, tout comme l'arme qu'elle portait sur son dos depuis peu et elle espérait se donner des airs de voyageuse, mais d'autres petits détails la trahissaient facilement. Elle devait sembler un peu trop propre sur elle, toutefois elle ne ressemblait pas non plus à une noble dame, on devinait juste qu'elle devait avoir longtemps vécu au chaud.. Une fragilité apparente qui ne l'aiderait sans doute pas, ici. Tout était nouveau pour la belle, car si elle se faisait une vague idée du monde extérieur lorsqu'elle était à la tour, elle était bien loin d'en connaître tous les aspects. Bien sûr elle n'était pas sans savoir que la nature des hommes laissaient parfois à désirer, elle n'était pas naïve à ce point, mais il était plus facile de se dire qu'il suffisait d'ignorer le problème, que d'agir en conséquence le moment venu.

Elle s'était avancée jusqu'au comptoir, sa petite taille n'arrangeait rien à la situation, mais fort heureusement ses oreilles étaient invisibles et bien cachées sous l'amas de fils dorés qui lui servaient de cheveux. « Bonsoir, je voudrais une chambre pour la nuit. » Son visage restait de marbre, froid comme la glace tandis que sa voix paraissait plus chaleureuse, polie. L'aubergiste la détaillait sans gêne en attendant son dû, et elle porta la main à sa ceinture...pour n'attraper que du vent. Sa bourse, où était-elle passée ? Elle l'avait lorsqu'elle était entrée ! « C'est ça que tu cherches ? » Un homme se tenait à côté d'elle, grand et barbu, mais il empestait surtout la boisson. Il ajouta un petit commentaire sur ses capacités mentales, car il est vrai qu'elle n'avait pas été très futée sur ce coup-ci. Elle ne l'avait même pas senti arriver et le voilà qui se rapprochait à présent. Elle serra les poings, imbécile qu'elle était. « C'est dangereux dehors pour une femme seule... on s'est égaré ? Si tu veux reprendre ça, il faudra me convaincre. » L'argent n'était pas le sien, mais tout de même, elle en aurait besoin pour manger, ou même dormir quelque part comme ici. Cet argent, elle avait eu du mal à le subtiliser, pauvre bougre qu'elle avait dépouillé, mais elle ne s'arrêtait plus à ce genre de moralité à présent. « Tu ne m'impressionnes pas, je ferai sans. » Tant pis pour la chaleur et le confort d'un lit, elle irait dormir dehors puisqu'on ne voulait pas d'elle ici. Ignorer. C'était facile à dire et à faire, oui, mais le problème ne s'arrangeait guère pour autant. Lorsqu'elle tourna les talons, l'homme lui saisit le bras sans délicatesse et l'attira à lui, sa réaction fut immédiate, irréfléchie, impulsive.. Aerin osa gifler le bonhomme pour s'en libérer, mais il perdit patience. Prise au piège. Personne ne bougeait, la plupart ne s'en mêlerait pas et d'autres en riaient. Et bien oui, elle n'était qu'une pauvre femme après tout, et pas des plus affreuses. Tout était arrivé si vite, sans ce bougre, les choses n'auraient pas autant dérapé.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses (+) ULFRIK Mar 18 Nov 2014 - 0:23

Aerin ∞ Ulfrik
Le hasard fait bien les choses
Le vent soufflait en brise légère sur la cape d'Ulfrik. Il voyageait maintenant à la recherche d'une solution. Il tentait d'échapper à son destin comme toujours, il tentait d'échapper à la tour. Il voulait vivre, vivre libre et ne jamais se soucier des barrières alentours. La route était sa seule compagne, il avait bien sûr une femme à l'esprit, mais elle était hors de portée. Il devait chercher à entrer dans la tour pour la libérer, mais c'était un plan beaucoup trop risqué. Il ne pouvait pas entrer dans la tour du cercle d'Orlaïs comme cela, il y avait peut-être la plus grosse concentration de templier du secteur, il y avait aussi la chantrie, sans compter la garde de la ville. Il ne pourrait pas manœuvrer dans un espace et il ne se voyait pas recourir à sa magie pour provoquer un incendie monstre pour monopoliser l'attention du peuple et peut-être entacher ses mains du sang d'innocents. Il valait plus que cela, il valait mieux que la Chantrie et les Templiers.

Il n'était certes pas un homme de croyance, mais il avait ses idéaux et personnes ne devait se mettre en travers de sa route. Il replaça son capuchon sur sa tête lorsque les premières goûtes d'eau vinrent s'écraser mollement sur sa peau et ses cheveux. Il resserra doucement les rennes de son cheval afin de le guider. Il leva les yeux et discerna un panneau indiquant une auberge toute proche. Il donna une impulsion à son cheval pour aller dans cette direction, pour une foi, ils allaient dormir au chaud. Il alla au trot sous la pluie jusqu'à l'auberge. On pouvait la voir de loin depuis la route, une petite fumée grise s'échappait de la cheminé et c'était tout de même un bâtiment imposant entouré de deux, trois maisons et d'une étable. Parfait, c'est qu'il lui fallait. Il pressa le pas à mesure que la pluie se faisait de plus en plus forte et lorsqu'il arriva devant, il observa l'enseigne : « L'Hermine Chanceuse ». Un nom très à propos pour un homme comme lui qui ne connaissait que la route. Il avait connu beaucoup d'autres noms, certains moins inventifs que d'autres, par exemple « La truie qui couine » ou « La Nordique en chaleur » ou même encore « Le Nain Bleu » Certaines n'avaient même pas de nom. Il s'en étonnait souvent. Comment ne pas donner un nom à ce que l'on créer, à ce que l'on découvre.

C'est sur ces entrefaites qu'il arriva devant la grande taverne, un vieil homme attendait devant. Il scruta le cavalier, passant hâtivement une main sur sa dague. Il avait raison, on n'est jamais trop prudent. Ulfrik, lui envoya un rapide salut et lui lança une petite piécette en or. Le vieil homme lui aboya un « M'rci, messire ». Ulfrik laissa son cheval trempé se guider jusqu'aux écuries. Ulfrik en descendit doucement lorsqu'un jeune garçon maigrichon vint se saisir de la bête. Il en tira rapidement ses sacs de voyage et il envoya une pièce au garçon dans un « Merci, petit » Il se dirigea vers l'entrée du bâtiment central et y entra.