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 Let's kill some darkspawns ◊ pv. Drathir

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MessageSujet: Let's kill some darkspawns ◊ pv. Drathir Dim 9 Nov 2014 - 17:24

Les sabots des chevaux claquaient sur le sol sec de la route, soulevant des nuages de poussière dans leur sillage. Au simple son de la cavalcade, les passants s'écartaient pour laisser passer les deux cavalières qui portaient les armoiries bleues et blanches des Gardes des Ombres.

Penchée sur l'encolure de sa monture, Tallulah guettait l'engeance. La corruption était encore une impression diffuse mais elle pouvait sentir son sentiment de malaise grandir à mesure qu'elles s'approchaient du but. Comme elle aurait préféré arriver depuis le ciel, fondre sur leurs ennemis et repartir rapidement. Mais leurs supérieurs avaient été formels, pas besoin de prendre les griffons pour une mission de routine. Un paysan avait trouvé un accès aux Tréfonds, lequel avait vomi une floppée d'engeances qui avaient mis à sac les villages aux alentours. La nouvelle n'avait pas tardé à atteindre la forteresse et on les avait envoyées Drathir et elle régler le problème.

Quelque chose attira son attention et dans un mouvement souple, elle se redressa sur sa selle, arrêtant son cheval. Elle sentit l'arrière main de l'animal s'abaisser comme il freinait brusquement. Il y allait enfin y avoir de l'action. Ce n'était pas seulement la sensation accrue de corruption qui lui collait maintenant à la peau qui l'avait mise sur la voie mais bien la vision de pauvres hères qui venaient à leur rencontre comme s'ils avaient eu l'Archidémon aux trousses. Pour eux, l'impression devait être la même. La jeune femme se tourna vers sa compagne " Eh ben, c'est pas trop tôt." Elle n'avait pas osé le dire jusque-là mais elle en avait assez de rester à la forteresse. Certes Churneau était devenu son foyer. Certes, elle adorait ses camarades. Mais, Créateur, il n'y avait rien de mieux que de se rendre utile. Elle s'apprêtait à se porter à la rencontre des Engeances lorsqu'elle réalisa qu'elle avait négligé un point important. Tallulah ne se battait jamais sur des chevaux. Elle ne le pouvait pas. L'attaque montée était réservée aux guerriers, pas aux personnes qui se battaient à coups de dagues. Si elle restait en selle, elle allait manquer d'allonge. Et si elle descendait, il y avait toutes les chances que sa monture se barre. Elle aurait pu l'entraver mais elle ne voulait pas que les engeances en profitent pour flécher son canasson.  Ensuite ses supérieurs utiliseraient sa solde pour en racheter un. Pourquoi ne lui avait-on pas laissé prendre son griffon ?

Dans le fond, elle savait pourquoi. Les griffons étaient des alliés précieux et elle-même se refusait à risquer la vie de cette créature ailée qu'elle était venue à considérer comme son ami pour des broutilles. Elle décida de faire confiance à son cheval. Laissant l'animal sur le bord de la route, elle troqua la hauteur de sa selle pour la sensation du sol sous ses pieds. Elle faisait confiance à Drathir pour l'éviter si elle chargeait. Les paysans la dépassèrent avec des hurlements d'alarme alors qu'elle se jetait à l'assaut des engeances.

Ce n'était qu'un petit groupe. Ou bien s'étaient-ils détachés d'une horde plus vaste ? En tout cas, l'affaire serait vite réglée s'il n'avait pas de mage avec eux. A peine Tallulah avait-elle émis cette pensée dans le sanctuaire de sa tête qu'une flamme lui roussit un bras. Et merde... Mission de routine mon cul ! " Drathir ! Fais gaffe ! Je crois qu'ils ont un sorcier !" hurla-t-elle avant de se lancer dans la mêlée, ses deux dagues semant la mort autour d'elle dans de grands jets écarlates.
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MessageSujet: Re: Let's kill some darkspawns ◊ pv. Drathir Mar 11 Nov 2014 - 0:12





Let's kill some darkspawns.

Une mission de routine qu'ils disaient.
Feat Tallulah




Pendant de nombreuses années, Drathir avait considéré le cheval comme étant une monture de rêve, appréciant l’animal à sa juste valeur et éprouvant bien plus aisément de l’affection pour ce dernier que pour n’importe quel humain. Cependant depuis qu’elle avait rejoint les gardes, force était d’admettre qu’elle reléguait la monture au rang de vulgaire canasson, lent, inutile et du genre à s’effaroucher pour un rien. En bref ce n’était rien comparé à son compagnon Griffon qui l’attendait malheureusement à la forteresse, la blonde n’ayant eu l’autorisation de partir en mission avec lui. C’était une mission de routine, après tout. De mauvaise grâce elle avait donc délaissé son comparse, se rassurant en se disant qu’il méritait après tout un peu de repos et qu’au moins il serait en pleine forme pour des missions ou des combats plus périlleux. Ce fut donc juchée sur une jument baie particulièrement docile bien qu’habituée des combats aussi bien que puisse l’être un cheval, que la jeune femme prenait donc la route en compagnie de Tallulah. A leur passage, les sabots de leurs montures claquant sur le sol tout en soulevant des nuages de poussière, les gens s’écartaient et surtout les fixaient jusqu’à ce qu’elles disparaissaient de leur champ de vision. Les années passaient mais l’ancienne assassin ne parvenait toujours pas à s’adapter à ce regard brûlant que l'on pouvait planter sur elle. En tant que Corbeau, la morsure d’un regard signifiait qu’elle était prise sur le fait et par conséquent qu’elle faisait preuve d’un amateurisme qui mériterait probablement la mort, elle était habituée à œuvrer dans l’ombre et en silence, sans laisser de traces et encore moins de témoins. Désormais garde, elle subissait ces regards qu’elle avait évité pendant toute sa vie, découvrant l’amour et l’admiration que la majorité de la population portait à son nouvel ordre. Elle détestait être observée ainsi, cela revêtait une forme de jugement pour elle et son esprit ne cessait de clamer qu’ils n’étaient pas assez bien pour elle. Ils étaient insignifiant, tous autant qu’ils étaient, bien trop pour se permettre de la jauger d’un simple coup d’œil même pour la placer sur un piédestal qu'elle ne méritait probablement pas. Son enfance en tant qu’orpheline, enfance difficile, aurait peut-être pu l’assagir et révéler chez elle des élans de compassion pour ceux qui étaient dans le besoin comme elle avait pu l’être. Il n’en était rien. Elle estimait avoir payé le prix fort pour en arriver là où elle se trouvait actuellement, un prix bien élevé pour avoir un semblant de famille, d’éducation et d’attention. Et quelle attention… Une vie rythmée par les meurtres, les punitions, les lois. Une vie rythmée par les décisions que prenait autrui en son nom. Aujourd’hui encore, rien ne changeait, car aujourd’hui encore on lui donnait des ordres. En cet instant précis, l’ordre en question était d’aller vérifier les propos d’un paysan, ce dernier affirmant que les engeances avaient trouvé un passage pour remonter à la surface et venir mettre à feu et à sang les populations avoisinantes.

L’idée de se battre autrement que durant un entraînement ou au fond des villes naines à des lieux sous terre aurait dû la réjouir, il n’en était pourtant rien. Le combat n’avait rien de passionnant en soi, ces engeances ne représentaient guère un véritable danger à ses yeux. Elles étaient au contraire si peu dangereuses que la garde n’avait pas daigné envoyer plus de deux personnes, à savoir elle et sa comparse Tallulah, ce qui dénotait bien de la facilité de leur mission. Elle se battait pour de l’argent, non pas pour une cause jugée ô combien noble qui lui coûtera de toute manière la vie. Saloperie de garde. Certes la vie d’un Corbeau n’est pas forcément bien longue, un contrat loupé lui aurait de toute manière coûté la vie et elle aurait dû mourir il y a trois ans déjà, de la main de ce garde qu’elle avait tenté de tuer ou de la main des Corbeaux eux même, mais l’idée d’être condamnée à cause du sang des engeances… C’était répugnant. D’autant plus qu’on ne lui avait franchement pas laissé le choix. Quoi qu’il en soit, Drathir fut arrachée à sa rêverie lorsque sa compagne s’arrêta soudainement en se redressant sur sa selle et c’est à ce moment précis qu’elle sentit à son tour, comme un instinct qui se serait développé en elle, la présence des engeances. La présence de ces dernières fut confirmée par les cris des paysans qui couraient en leur direction pour les dépasser sans se soucier plus longtemps d’elles. Leurs courses et leurs braillements suffirent à agiter sa jument, brièvement, avant que la cavalière ne la rassure du plat de la main, flattant son encolure en douceur. De son autre main elle s’emparait déjà de son arc, passé en bandoulière et d’une première flèche contenue dans le carquois accroché à son dos. La remarque de la blonde à ses côtés lui arracha l’ombre d’un sourire moqueur et mauvais, témoignant du fait qu’elle était déjà prête à recevoir leurs ennemis. Jetant un coup d’œil à sa camarade, elle répliqua alors, amusée par la situation bien que le moment ne s’y prêtait probablement pas. « Celle qui en tue le plus paye un verre à l’autre ? » Les défis de ce genre étaient monnaie courante avec elle, malgré les défaites qu’elle essuyait parfois, pour la simple raison qu’elle était et demeurerait à jamais une compétitrice dans l’âme. Probablement encore à cause de son existence chez les Corbeaux, alors même qu’elle n’était encore qu’une gamine qui devait toutefois s’imposer et être la meilleure afin de se démarquer du lot de novices. Seuls les meilleurs étaient pris, les autres mourraient, aussi n’avait-elle eu le choix que de se battre pour avoir un jour le droit de prétendre au rang de maître. Et aujourd’hui encore elle éprouvait le besoin de s’assurer de sa supériorité dans tous les domaines possibles, un moyen comme un autre de se rassurer sur ses capacités tout en s’octroyant une occasion de se moquer d’autrui.

Ce fut alors sur cette remarque que Tallulah délaissa alors sa monture pour ensuite s’élancer vers les créatures, ces dernières étant de prime occupée à tuer les paysans n’ayant pas eu la chance de s’enfuir, avant de se tourner vers les deux femmes. Sa camarade n’avait pas atteint sa première cible que déjà Drathir décochait sa première flèche, celle-ci allant se planter entre les deux yeux d’une engeance trop occupée à brailler pour se soucier du danger qu’elle représentait. Une deuxième flèche siffla alors qu’elle lançait son cheval au galop, exécutant ainsi des cercles autour du groupe d’engeance afin d’attirer leur attention tout en restant hors de portée, espérant ainsi donner un peu de répit à sa camarade qui était au sol et était donc la proie la plus facile à priori. A priori. Car la danse qu’elle exécutait à terre était véritablement mortelle, des mouvements que Drathir n’avait que trop de fois exécutés elle-même, habituée au poids des dagues entre ses doigts. Elle ne s’en soucie guère plus longtemps toutefois, trop occupée à viser d’abord les quelques archers présents dans le groupe avant qu’ils n’aient le loisir de tirer. Elle s’assurait déjà qu’aucun autre ne se cachait que Tallulah s’écriait déjà, signalant la présence d’un mage et incitant ainsi à la prudence. Un grondement échappa bien vite à l’ancienne assassin, la haine de cette dernière pour la magie n’étant pas un secret pour qui que ce soit. Sa jument encore en train de galoper, sa cavalière encochait déjà une nouvelle flèche, banda la corde, visa le gêneur et… la flèche partit au loin. Le coup était parti spontanément tandis que son cheval se cabrait soudainement, effrayé par une boule de feu qui venait d’exploser juste devant lui. N’ayant guère prévu le coup, la blonde chuta alors de l’animal, atterrissant brutalement sur le dos dans un grondement étouffé. Elle pestait déjà en tentant de se redresser au plus vite, sachant pertinemment qu’en restant au sol elle risquait clairement sa vie.  « La magie doit servir l’homme et non l’asservir. Tu parles, on devrait tous les faire cramer, ces saloperies ! » En se relevant d’un bond, elle avait abandonné son arc au sol un bref instant, sortant les dagues qui pendaient à sa ceinture afin de se débarrasser de ses ennemis qui, profitant de son instant de faiblesse, avaient accouru jusqu’à elle. Ce ne fut qu’une fois débarrassée de ces derniers, se servant au passage d’eux comme d’un bouclier humain dès lors que le lanceur de sortilèges tentait de lui envoyer un sort au visage, qu’elle s’empara de nouveau de son arc, prête à exploser la cervelle du sorcier en question, une bonne fois pour toute. Si tant est que Tallulah ne s’en soit toujours pas chargé.



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