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 Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit...

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Lyrïe Sildare
peuple de thédas ∣ Tevintide
InfosRACE : Humaine
AGE : 28 ans
CONTRÉE D'ORIGINE : Orlaïs
LOCALISATION : Dans les pas de mon Maître
ARME/MAGIE : Magies entropique et élémentaire
MÉTIERS/OCCUPATION : Secrétaire et apprentie d'Adamus Thyssen
HUMEUR : Curieuse
COULEUR RP : #D90115
CÉLÉBRITÉ : Zhang Ziyi
INSCRIPTION : 10/01/2016
MULTICOMPTES : ///
MESSAGES : 26
PSEUDO : Raton
© crédits : Raton
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MessageSujet: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Sam 16 Jan 2016 - 0:24


Prénom(s) Nom

NOM ☩ Sildare  PRÉNOM ☩ Lyrïe  AGE ☩ 28 ans RACE ☩ Humaine, née d’une mère elfe PROVINCE DE NAISSANCE ☩ Née en Orlaïs, aujourd’hui tévintide d’adoption RAISON DE LA PRÉSENCE EN ORLAIS ☩ A suivi son maître, Adamus Thyssen MÉTIER/RÔLE ☩ Apprentie magicienne aux côtés d’Adamus Thyssen,  elle est également sa secrétaire et son âme damnée RANG SOCIAL ? ☩ Esclave affranchie, aujourd’hui humble jeune femme du peuple MAITRISE ☩ Pratique la magie élémentaire et la magie entropique, grâce à l’enseignement de son Maître ALLÉGEANCE ☩ "Peu importe les nations et les rois. Maître Adamus m’a sauvé la vie et m’a donné tout ce que j’ai lorsque l’on m’a tout pris. Il est mon seul pays et sa volonté ma seule loi. Rien ni personne ne saurait passer avant lui…" AFFINITÉS AVEC LES AUTRES RACES/FACTIONS ☩ Indifférente à la plupart des races comme à la plupart des nations, elle nourrit néanmoins une certaine rancœur vis-à-vis d’Orlaïs, de son hypocrisie et de ses contradictions. Elle méprise la Chantrie et son boniment enfantin, et se garde comme de la peste des Templiers PRINCIPAUX TRAITS DE CARACTÈRE ☩ Si je devais la décrire longuement, cela prendrait longtemps pour une réponse imparfaite. Mais si je n'avais qu'un mot pour la qualifier, je répondrais aussitôt : paradoxale. Il y a en elle tant de courants contraires qui s'affrontent... pour autant, il n'est pas facile de le voir. Elle peut être si discrète, si lisse, si effacée qu'un oeil inattentif glisserait sur elle comme la pluie sur le verre. Il faut de la chance ou une patiente volonté pour voir émerger une aspérité et, de là, explorer les pics de glace et la lave en fusion de son tempérament, le perpétuel combat de son cœur et sa raison.

Lyrïe est froide et abrupte, peu désireuse de se lier sans absolue nécessité, lente à accorder sa confiance et prompte à la retirer. Ses rares réponses sont taillées à la hache par une franchise crue qui n'est que peu encourageante. Souvent, les sentiments semblent l'avoir désertée et ne brûlent en elle avec retenue qu'en présence de son Maître. C'est sans doute cela qui lui octroie cette détermination glaciale, cette loyauté farouche et la volonté d'accomplir sans broncher chacun de ses ordres, fut-il répréhensible. Il y a longtemps qu'elle ne croit plus en la Justice des hommes et que seule la cause de son Maître lui semble valoir la peine. Et pourtant...

Pourtant Lyrïe est pétrie d'émotions puissantes, fiévreuses, enfantines parce qu'on lui a imposé de grandir bien trop vite. Malgré la froideur qui la caparaçonne, la curiosité la pousse encore, bien malgré elle, vers ses semblables, guidée par un besoin irrépressible sur lequel elle serait bien incapable de mettre des mots, un besoin qui l'effraie sans qu'elle n'ose l'avouer. Si je devais parler d'elle, je dirais qu'elle tient quasiment toute entière dans ces contradictions : son désir et sa peur de se lier aux autres, son amour sans réponse pour son Maître, sa souffrance de vouloir être forte sans avoir jamais appris à se tenir debout toute seule...

Tell me your story



Je ne veux pas parler d’elle. Je ne l’ai jamais voulu, je ne l’ai jamais fait jusqu’à présent. Toujours, je ne l’ai gardée que pour moi, sans la partager avec qui que ce soit. Je le fais aujourd’hui parce que ça n’a plus d’importance, parce qu’elle s’est donnée d’elle-même à un autre pour pouvoir survivre et que chaque seconde qui s’écoule m’éloigne déjà d’elle un peu plus, noyant ce qui fut dans leur flot intarissable. Je n’ai plus pour la rappeler auprès de moi aujourd’hui que mes mots ravivant le passé, redonnant vie à celle qu’elle était, ceux que nous étions lorsque nous vivions ensemble, avant que le monde prenne fin.




Tout est… sombre et flou. Je ne sais pas par où commencer, si je peux commencer quelque part. Même si le temps n’érodaient pas à ce point mes souvenirs, je serais incapable de dire où a débuté cette histoire, si elle a réellement eu un début ou même si elle est bel et bien finie. Comme toujours, comme souvent, tout est parti de rien. Du Bascloitre de Ghislain, enclos dans des murailles pierreuses à l’écart de la grande cité fortifiée et de son imposante garnison, de la blondeur ondoyante de ses champs fertiles. C’était un ramassis de maisons de fortune qui poussaient ça et là comme un chapelet de verrues, entrelaçant dans un dédale sans fin leurs ruelles de misère et de boue. Tout ce que la ville comptait d’elfes était parqué là, la tête baissée vers le sol et l’esprit rivé sur le prochain repas, la prochaine journée, le prochain malheur à anticiper pour survivre, ce qui demandait l’air de rien des efforts considérables. C’était un monde à part, loin de ce que nous imaginions être l’insouciance de la vie des humains dans la cité fortifiée, de ses marchés abondants, de ses jardins ombragés, de ses rues bien pavées, de ses vraies maisons avec plusieurs pièces et des murs et des toits qui ne laissaient passer ni le vent ni la pluie. C’était un monde à la routine morne où nul ne s’aventurait à penser à l’avenir et où seuls les vestiges du passé, de ce qu’avaient pu être les elfes autrefois apportaient un peu de réconfort. Quelques humains y vivaient aussi, même s’ils se comptaient sur les doigts d’une main. En fait, je ne me rappelle que de nous deux, ma sœur et moi, nés par une aube pluvieuse sur une paillasse souillée, après que notre mère eut été violée par de jeunes nobles de Ghislain venus chasser l’elfe pour terminer une bonne soirée.




Je déteste le Bascloitre. Même alors que les ruines de mes souvenirs ne cessent de se démanteler, je me rappelle au moins de cela. Ce trou fangeux sclérosé par la soumission dont on ne s’échappe pas, où seule la misère vous est promise, vous corrompt plus sûrement que l’Enclin. C’est le nid d’une langueur rampante qui ankylose peu à peu tout ce qui ressemble de près ou de loin à un rêve, un espoir, un simple désir d’un peu de mieux dans le quotidien. Jour après jour, nous avions sous les yeux les mêmes choses. La boue grise le long des murs, l’aspect fade de la bouillie de blé, les longs râles du vent, les teintes ternes de nos maisons, les lambeaux du ciel, l’odeur poisseuse de notre dénuement, les dos courbés, les regards las et les cœurs fatigués, le lointain drapeau de Ghislain… nous vivions à demi dans tout cela jusqu’à l’écœurement, nous abrutissant de travail pour remplir nos maigres assiettes et éviter de nous poser des questions, car ceux qui se posaient des questions finissaient invariablement par perdre la raison ou se laisser mourir. Je déteste tout du Bascloitre. Ceux qui s’y terraient et qui nous méprisaient, notre mère et nous, parce que nous étions humains alors qu’eux-mêmes ne valaient pas mieux à chérir les décombres d’un passé chimérique sans oser aller de l’avant. Ceux qui nous y enfermaient, ces hommes orgueilleux et cruels à qui nous ressemblions malgré nous, qui se cachaient derrière leurs masques, leur grandeur, les contes pour enfants de leur Chantrie et tant d’autres prétextes pour se convaincre que cela leur donnait leur droit de nous fouler au pied. Peu de choses échappaient à cette haine sans bornes. Juste ma mère et ma sœur.




Je me souviens… la maison où nous vivions, c’était un appentis vacillant au toit plein de fuites à l’arrière de la taverne du Lys de Fer, un bouge innommable qui sentait la bière, la sueur et l’urine. Quand elle avait de quoi acheter de la laine et de la teinture, notre mère y tissait des étoffes qu’elle brodait et revendait pour nous nourrir et complétait le maigre apport de ce menu commerce par celui de son propre corps. C’était une femme humble et douce, qui n’a pas pu se résoudre à nous abandonner lorsque nous sommes venus au monde malgré toutes ses tentatives pour nous faire passer, malgré le fait qu’aucun elfe ne voudrait d’une épouse avec deux rejetons humains. Nous étions les seuls enfants qu’elle aurait jamais et nous avons poussés là comme des herbes folles, l’aidant et l’aimant comme nous le pouvions, laissant nos corps s’étoffer sans y penser, bien à l’abri dans notre petit monde. Lyrïe… Quand je me demande ce que nous avions de différent des autres enfants, la réponse est toujours la même : pas grand-chose. C’est simplement que, isolés des autres comme nous l’étions, rejetés pareillement des elfes et des hommes, nous n’avions que nous-mêmes sur qui compter pour nous aider à grandir et nous nous sommes élevés l’un l’autre comme ces arbres qui poussent si étroitement entrelacés que l’on ne peut plus distinguer les frontières qui séparent leur écorce. Lyrïe, ma sœur jumelle, ma chair, mon sang. Nous n’avions même pas besoin de nous parler, de nous toucher, de nous regarder pour nous comprendre. Il nous suffisait d’exister pour avoir conscience de l’autre, de ce double qui jamais ne se trouvait plus loin qu’une longueur de bras. Nous étions si proches qu’il me semble que nous partagions jusqu’à nos pensées et nos sentiments, raison pour laquelle nous nous parlions si peu. Je me souviens… ce sont les seules choses dont je me souviens…




Je ne sais plus exactement comment ce temps a fini, comment la gangue mortifère de ce quotidien familier s’est fissurée d’un seul coup pour donner naissance à un monde nouveau, inconnu, monstrueux. Mais même si ma mémoire se dérobe, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour en imaginer la cause. Il y a sans doute eu le meurtre, le viol, l’humiliation de trop un jour où les humains sont venus se distraire de la chaleur de l’été dans le Bascloitre et, ce jour-là, notre mère a décidé qu’il fallait partir. Partir sur-le-champ, peut-être pour Rivein où, parait-il, hommes et elfes vivent en paix. En tous les cas, quitter Ghislain, quitter Orlaïs, et gagner un autre lieu où respirer, où le futur promettrait autre chose que son lot de malheur, où vivre ne serait pas un vain mot. Et lorsque, la nuit suivante, nous nous éloignions des murs vérolés qui jusque là nous mangeaient l’horizon pour nous enfoncer dans l’horreur rampant sur cette terre nouvelle, j’ai senti pour la première fois la faible pulsation de la Faille.




Avant que nous quittions l’enfer qui nous a vu naître, ma sœur et moi n’étions qu’un, au point que nous n’avions presque jamais eu l’occasion de dire « je ». Mais après la Faille, alors que nous marchions vers le nord-est la peur au ventre, nous étions plutôt comme deux mains qui se touchent sans jamais s’unir. Même si nous demeurions plus proches l’un de l’autre que quiconque ne saurait l’être, je sentais l’esprit de Lyrïe prendre une direction différente sous l’impulsion inattendue d’une chose étrange, une force neuve qui balbutiait en elle et dont je soupçonnais qu’elle n’avait même pas conscience. J’ignore comment je parvenais à discerner ce souffle immatériel dans l’âme de ma sœur. Tout ce que je sais, c’est que je percevais son rythme qui affleurait à travers cette Faille dans le lien qui nous unissait déjà avant que nous ne venions au monde. Je le percevais discrètement, tentais d’en appréhender les contours et les mouvances hésitantes, soupçonnant instinctivement la puissance dévastatrice et encore en sommeil que cette nouvelle facette d’elle-même pouvait receler. Aujourd’hui encore, cette exploration intérieure des abords de la Faille et les sensations rémanentes qu’elle a laissées imprimées dans les vestiges de ce que je fus sont les seuls souvenirs tangibles que je garde de notre périple, sans doute pour le mieux. Je devine que cela n’engendrerait en moi que des ombres amères si d’aventure je resongeais à la façon dont ce trop bref exode vers la terre promise a pris fin...




Une fois encore, j’ignore pourquoi. J’ai beau fouiller dans ma mémoire en décombres, presser en hurlant chacun de ses débris pour trouver une réponse, je suis incapable de m’en rappeler. De savoir pourquoi, un jour, notre espoir d’un nouveau monde s’est irrémédiablement mué en chemin de croix vers un endroit pire que celui que nous avions laissé. Sans doute n’avons-nous pas été assez prudents. Sans doute aurait-il mieux valu ne voyager que de nuit. Sans doute n’aurions-nous pas du nous contenter de suivre le fleuve qui sépare Orlaïs de Nevarra, en nous disant que ses berges spongieuses et garnies de roseaux touffus nous offriraient toujours un abri aux yeux des humains. Si nous avions agi autrement, si nous nous étions mieux cachés, si la chance nous avait souri ou si le destin l’avait voulu… Nous aurions certainement échappé à cette bande de chasseurs d’esclaves dépenaillés et brutaux, qui s’imaginaient faire fortune tout en rouant de coups leurs prises. Je n’arrive pas à me souvenir où ni comment cela s’est passé. Tout ce que je sais, c’est que notre mère, notre pauvre mère qui avait enfin trouvé le courage de vouloir s’arracher à l’horreur où elle avait toujours vécu, a refusé de s’y voir replongée par cet abject coup du sort. Avec un hurlement de folie qui me vrille encore le cœur, elle s’est jetée sur l’un des hommes pour lui lacérer le visage et lui crever un œil. Après quoi, les échos de ce jour se perdent dans un brouillard sanglant, éclairé seulement par le rouge irréel de son corps torturé. Je crois me souvenir qu’on nous a forcés à regarder pour nous dissuader d’agir de la sorte. Mais je ne voyais rien, je ne pouvais rien voir tant j’étais accaparé par les nouvelles commotions de la Faille, qui semblait se nourrir de l’épouvante de ma sœur. Tout le temps qu’a duré le supplice, je gardais autant que possible mon esprit tendu vers le sien pour contenir les bouillonnements inconnus qui menaçaient d’en jaillir et de nous emporter tous. Ce jour-là, alors que je regardais sans la voir la lente mort de notre mère, j’ai su que mon devoir était de protéger Lyrïe des ravages qu’elle pouvait causer sans même le savoir. Jamais l’avenir ne m’a tant donné raison.




J’ai accompli ma mission, pourtant. Tandis que les trafiquants guidaient notre marche forcée sur la Voie Impériale vers le sinistre empire de Tevinter, je veillais sans relâche sur la Faille. Nous n’échangions plus un mot, ni de nuit ni de jour, mais nos esprits restaient en permanence entrelacés l’un à l’autre, plus étroitement qu’ils ne l’avaient jamais étés, et j’abreuvais ma sœur de mon amour et de la promesse que nous nous en sortirions pour étouffer la peur et la colère qui couvaient en elle, nourrissant la Faille et ses fiévreux soubresauts. Jamais, même dans les pires moments, je n’ai failli à ma tâche sur la longue voie vers Minrathie. Ils pouvaient nous insulter, nous battre et nous soumettre tant et plus à leur cruauté, ils pouvaient prendre de force ma Lyrïe, peser de tout leur poids sur son corps face contre terre et rire férocement en écartelant ses cuisses sous leurs coups de reins impitoyables, ils pouvaient nous crever la peau de coups de fouets pour punir nos tentatives de fuite, jamais je n’ai interrompu ma garde vigilante au seuil de son âme torturée. Même lorsque nous perdions connaissance tous les deux sous les innombrables morsures du lien de cuir tressé labourant notre dos pour y planter un arbre, je suis resté pour elle le pilier dans la tempête. Toujours je l’ai soutenue, rassurée et aimée sans une parole, préservant tout notre groupe du désastre sans que personne ne le sache. Et aujourd’hui, je crois bien que là a été mon erreur. Je ne suis plus en état d’y songer et de rêver ce qu’aurait pu alors être notre existence, mais peut-être serions-nous toujours ensemble si je n’avais pas pris mon rôle tant à cœur.




J’aimerais pouvoir oublier. Je crois que je donnerais tout ce que j’ai, le peu qu’il me reste pour pouvoir oublier ce jour, ce jour maudit à la chaleur accablante où nous sommes arrivés à Vol Dorma. Je ne me rappelle ni les sculptures des murailles, ni la rumeur de la ville, ni la foule bourdonnante aux couleurs bigarrées, tant de choses que nous n’avions jamais connues jusqu’à présent et qui nous faisaient tourner la tête avec l’angoisse sourde nous nouant les entrailles avant même que nous ne parvenions au marché aux esclaves. La seule chose qui revient continuellement hanter ma mémoire de ses remugles lorsque je songe à cette ville est le regard poisseux de cet homme. J’ignore qui il était et combien il était prêt à payer pour me posséder. Je sais simplement que c’était suffisant pour allécher nos ravisseurs, quand bien même s’agissait-il d’une somme dérisoire pour un esclave mal nourri, fiévreux et épuisé par ses nombreuses blessures. Suffisant pour nous séparer, Lyrïe et moi. Nous l’avons compris instantanément, à la même seconde. Alors que rien ne s’était jamais immiscé entre nous, qu’avant même de naître nous nous tenions enlacés, une poignée d’humains allaient nous arracher l’un à l’autre pour le prix d’une beuverie dans une mauvaise taverne. C’était inévitable, et inacceptable. J’ai regardé ma sœur jumelle, ma chair, mon sang, ce double qui m’avait de tout temps gardé de la solitude par notre amour fusionnel, et j’ai décidé que cela ne serait pas. Que rien, jamais, ne nous nous morcellerait. Pendant que les trafiquants débattaient du prix avec mon acquéreur et commençaient à regretter de nous avoir autant abîmés, je me suis glissé derrière elle et j’ai tenté de l’étrangler avec les chaînes qui entravaient mes mains. Il leur a fallu quelques secondes pour réagir et essayer de me faire lâcher prise en me fouettant les épaules. Tout aurait pu fonctionner. Lyrïe n’opposait aucune résistance et m’offrait sa gorge sans réserve, il me restait encore assez de force pour lui briser la nuque avant de la rejoindre… sans cette lame qui d’un seul coup m’a transpercé les côtes, sur un geste impulsif d'un de nos stupides geôliers, tout aurait été parfait. Au lieu de cela naquit le chaos.




Le temps que je tombe à terre et que ma sœur sente mon sang tremper nos vêtements, distinctement, dans un bruit de verre et un hurlement de soie, la Faille est devenue l’Abîme. La puissance brute jusque là enclose sous ma garde a fait volé sa prison en éclats et ses déferlantes ont jailli sans contrôle sur le marché aux esclaves de Vol Dorma. Je n’avais pas conscience de tout cela. Je ne pouvais ni voir les deux personnes qui se sont soudain embrasées comme des torches en un clin d’œil non loin de nous, pas plus que je ne percevais la panique qui se répandait partout alentours, dans son concert de cris et de mouvements meurtriers. Je n’entendais que les hurlements de ma Lyrïe qui pressait ma blessure de ses mains en me suppliant de me relever sans paraître remarquer les désastres dont elle était la cause, si proche et pourtant si cruellement loin de moi, déjà trop faible pour pouvoir lever la main et caresser son visage raviné par les larmes. Je me disais, je crois, qu’ils la tueraient bientôt elle aussi après un tel accident et qu’alors nous serions réunis pour toujours. Cette pensée me faisait sourire à travers le voile de la mort que je sentais peser sur mon regard et j’aurais pleuré de soulagement si j’en avais encore eu la force à l’idée que cette existence si dure était enfin terminée. Sans me douter alors qu’un homme en avait décidé autrement et que ce n’était en réalité que le début des jours à venir. Des jours longs, cruels, interminables…




Je ne sais pas comment, ni pourquoi il s’est trouvé là. Peut-être pour acheter un esclave justement, pour grossir les rangs de ceux qui l’attendaient à Minrathie. Je me l’imagine bien. La vérité, c’est que je n’en sais rien. Il n’y a que cela qui soit vrai : ce jour-là, sur le marché de Vol Dorma, avançant sans crainte parmi les badauds paniqués pour arrêter les Templiers prêts à mettre fin à l’Eveil dévastateur de ma sœur, est arrivé Adamus Thyssen. Si j’avais pu lire ses mémoires, j’aurais appris qu’il était un Altus, un puissant mage activement versé dans la politique tévintide et que son élégance et son verbe raffiné cachaient aussi bien la violence de ses idées que la dureté de ses actes. Mais ces détails étaient et sont aujourd’hui encore hors de portée de ma connaissance, il était donc juste une silhouette brumeuse et indistincte parmi toutes celles qui m’entouraient alors que ma vue sombrait peu à peu dans les ténèbres. Rien n’aurait du les réunir, ils étaient beaucoup trop différents. Même si ma mémoire blessée me joue des tours, je peux au moins dire cela. Il n’y avait à priori aucune raison pour qu’un ambitieux noble de Tevinter croise la route d’une esclave dévastée et promise à la mort après le réveil meurtrier de ses pouvoirs. Mais lorsque j’y repense aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de parvenir à la conclusion absurde que c’est justement pour cela que les choses se sont passées ainsi...




Je ne peux raconter la suite car je n’ai aucun moyen de le savoir. Je ne sais pas qu’Adamus Thyssen a stoppé le bras des Templiers, payé qui de droit pour les dégâts causés et racheté ma sœur pour une somme conséquente. Je ne sais pas qu’il l’a affranchie peu de temps après être arrivé avec elle dans sa luxueuse demeure de Minrathie, pour en faire son apprentie et lui enseigner la maîtrise de ses pouvoirs. Je ne sais pas que, durant les treize ans qui ont suivi ce jour, il lui a appris à lire et à écrire, à le seconder dans son travail, qu’il lui a enseigné plus de connaissances en quelques années que ne peuvent en espérer tous les elfes du Bascloitre de Ghislain en une vie entière. Je ne sais pas qu’il l’a dressée en retour à commettre des actes sur lesquels les yeux se ferment d’ordinaire, pour servir sa cause et ses intérêts. Mais je sais en revanche, au plus profond de moi, que Lyrïe a tout accepté à corps perdu, le meilleur comme le pire de ce qui l’attendait auprès de lui, parce qu’elle ne pouvait plus vivre autrement maintenant que je n’étais plus là. Ils n’avaient rien en commun, rien qui puisse les rapprocher comme il faut que ce soit le cas dans ce genre d’histoire, alors elle a aimé cet homme d’amour parce qu’elle n’avait rien pour l’aimer autrement et cela a été suffisant pour tout justifier tant que cela lui permettait de rester auprès de lui. Sans doute est-il trop tard pour y faire quoi que ce soit, à présent. Il y a de si longues années qu’elle le sert fidèlement et avance dans son ombre... Adamus Thyssen est devenu le nouveau pilier de son existence, celui qui siège en conquérant sur les abords domestiqués de l’Abîme. Quand à l’arbre que nous formions lorsque nous vivions ensemble, elle en porte seule les derniers vestiges sans plus jamais les voir. Tous les méandres de ce que nous avons étés peuvent se lire dans les entrelacs insensibles qui s’enracinent sur son dos, hors de portée de son regard. Ma pauvre, ma tendre sœur qui n’a jamais appris à marcher seule, ou à se tenir debout par ses propres moyens…




Je ne peux en dire plus, mon rôle s’arrête ici. Que je le veuille ou non, quelque soient les souvenirs que j’arrive à exhumer de ma mémoire ruinée ou ce que je m’imagine en voulant la suivre alors qu’elle est si loin de moi désormais, je ne peux pas aller plus loin. Ma place n’est pas avec elle dans ce futur inaccessible dont je ne peux rien savoir, mais ici et maintenant, dans l’atmosphère suffocante du marché aux esclaves de Vol Dorma, alors que mon sang se répand sur la poussière de la place, les yeux dans ceux de ma Lyrïe penchée au-dessus de moi. Je n’ai aucun moyen de savoir à quel moment précis je cesse de faire partie de ce monde et la quitte à jamais, si ce n’est peut-être ce déchirement que je sens soudain lorsqu’une silhouette grise se détache des autres pour venir nous surplomber, comme si je devinais déjà la menace que fait planer sur nous cette ombre obscurcissant le ciel… Je ne peux le dire. Je suis épuisé de tenter de me souvenir, de chercher des réponses à des questions qui n’en ont pas. J’ai fait plus que ma part en revivant cette histoire bancale, pleine de vides et d’incohérences, racontée de la seule façon que je puisse. Il est temps pour moi de cesser de pourchasser l’inaccessible et de laisser s’envoler celle qui doit continuer d’avancer sans moi quelle qu’en soit la façon, sans que j’ai le droit ni le loisir de la juger. Il me faut lâcher prise, cesser de parler, et oublier sans retour. Alors, sur mes yeux encore ouverts, le rideau tombe et mes pensées s’arrêtent. Le reste est silence…



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Dernière édition par Lyrïe Sildare le Lun 14 Mar 2016 - 18:52, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Sam 16 Jan 2016 - 18:48

Bienvenue par ici Lyrïe ! :D
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Sam 16 Jan 2016 - 19:07

Bienvenue !!

Hâte de lire la suite de ta fiche :diego:
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Sam 16 Jan 2016 - 19:07

Bienvenue officiellement ! :nom:

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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Sam 16 Jan 2016 - 19:50

Bienvenue à toi ! :diego:

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CONTRÉE D'ORIGINE : Orlaïs
LOCALISATION : Dans les pas de mon Maître
ARME/MAGIE : Magies entropique et élémentaire
MÉTIERS/OCCUPATION : Secrétaire et apprentie d'Adamus Thyssen
HUMEUR : Curieuse
COULEUR RP : #D90115
CÉLÉBRITÉ : Zhang Ziyi
INSCRIPTION : 10/01/2016
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Dim 17 Jan 2016 - 0:13

Aaaaaw, merci tout le monde :mouton: :mouton: :mouton: :mouton: :mouton:
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Heren
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InfosRACE : Humain
AGE : 26 Ans
CONTRÉE D'ORIGINE : Terres du Sud
LOCALISATION : Ca dépend de la saison. Terres du Sud le plus souvent
ARME/MAGIE : Epée longue, combat à une main. Dagues de lancer
MÉTIERS/OCCUPATION : Professeur et tueur à gages
HUMEUR : Compliquée.
COULEUR RP : #0099ff
CÉLÉBRITÉ : Johnny Depp
INSCRIPTION : 01/02/2015
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Dim 17 Jan 2016 - 1:13

Bienvenue à toi!

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"L'existence vous pose un problème parce que vous croyez que l'humanité se divise entre les bons et les méchants. Vous vous trompez, bien sûr. Il n'y a toujours que des méchants. Mais certains sont dans des camps adverses."
(Terry Pratchett)
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ARME/MAGIE : Dagues courbes
MÉTIERS/OCCUPATION : Espionne
HUMEUR : Je t'en pose des questions ?
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Dim 17 Jan 2016 - 11:31

Avec du retard : BIENVENUE !!

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ARME/MAGIE : Magies qui tuent, et qui quand ne te tuent pas te rendent plus fort(e) !
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HUMEUR : Indisposé pour le moment ; laissez un message après l'esclave.
COULEUR RP : ff9933
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Dim 17 Jan 2016 - 11:39

Bienvenue Raton. :calin:

Ta fiche est vraiment à couper le souffle. J'adore ! :love:

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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Dim 17 Jan 2016 - 15:16

Tévinter en force !! :diego:
Bienvenue sur le forum Raton !! :beer: j'espère que tu vas te plaire ici.
Miaou, cet avatar est muy sexy :héhé: !

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Lyrïe Sildare
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Jeu 21 Jan 2016 - 12:41

Encore une fois, merci à tous ! Vous êtes vraiment des choux !!!

Adamus > Objectif atteint, yuss :ohyeah:

Alaric > Je peux te donner mon numéro de pigeon voyageur, si tu veux
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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Lun 25 Jan 2016 - 23:37



Félicitation tu es validé(e) !
Une très belle fiche, que j'ai mis du temps à lire certes, mais très bien écrite et j'ai même versé une petite larme ! Je te valide avec grand plaisir !

Maintenant que ta fiche a été validée, le staff va se charger de te donner ta couleur et ton rang. Ton avatar sera recensé dans les plus bref délais dans le BOTTIN et ton personnage sera ajouté aux REGISTRES. Puisque nous ne somme pas à l'abri d'une erreur, merci de vérifier que ton personnage est bien recensé dans tous les sujets et possède la bonne couleur et le bon rang.

A présent tu peux t'occuper de ta FICHE DE LIENS et de ton ALMANACH DES RP.

Pour toute question le staff est à ta disposition par mp ou sur la box si l'un de nous est connecté. On te souhaite un bon amusement sur le forum ! À très bientôt !

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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit... Dim 7 Fév 2016 - 22:47

Ouais je veux. :diego: mais faut lui apprendre à lire aussi sinon ça marche pas. A Al', pas au pigeon.

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MessageSujet: Re: Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit...

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Lyrïe Sildare ~ N'entre pas docilement dans cette douce nuit...

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