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 L'ami des bêtes :: feat. Elorill

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MessageSujet: L'ami des bêtes :: feat. Elorill Ven 23 Oct 2015 - 23:18

L'ami des bêtes
Elorill ∞ Paiven


✥ Date, mois, année Wintermarch, 5:12 des Exaltés.  
✥ Lieu en forêt, entre Val Firmin et Val Forêt.
✥ Moment de la journée en début d'après-midi.
✥ Autre quelques jours après la veillée du clan.



Je n'ai jamais été un grand amoureux des animaux. Je ne les déteste pas au point d'avoir l'idée de torturer un chaton mais je ne suis pas non plus à m'extasier devant la première petite boule de poils que je vois passer. En réalité, la fourrure a tendance à me faire éternuer donc je ne cherche pas vraiment à établir de contact avec les bêtes. La fois où j'ai passé le plus de temps en compagnie d'un animal, c'était quand je jouais à "attrape le cochard" avec les autres gamins du quartier, à l'époque où je vivais au bas cloître. Ça c'était vraiment amusant. En fait, je crois que j'ai mis tellement d'énergie à prouver que je n'étais pas un animal quand j'habitais à Val Forêt que j'ai dû me persuader que les aimer serait reconnaître qu'on était de la même espèce. C'est stupide, même complètement stupide mais parfois, il y a certaines association d'idées qui se font en dehors de toute volonté. De plus, pendant mes deux ans de fuite avec Panoriel, j'ai ressenti ce que cela faisait réellement d'être une bête traquée, vivant dans la peur de se faire prendre par le chasseur... Plus jamais je ne veux vivre ça.

Cependant, si être une bête implique de devenir un hahl bichonné par Elorill, là je ne dis pas non... Elle les traite comme si ils étaient des sortes d'êtres mystiques et la regarder les brosser, c'est un spectacle de tous les instants en plus d'être un véritable régal pour les yeux. Adossé contre un tronc d'arbre, un bout de bois dans une main et mon canif dans l'autre, je sculpte distraitement une étoile pour en faire un collier. J'aime bien créer des bijoux pour les filles, en général je les fais pour ma sœur mais elle ne les porte jamais donc c'est pas très drôle. Je pense que je vais donner celui là à Harand pour qu'il puisse l'offrir à Aerin. Les étoiles vont bien à Aerin. Et puis au moins, ça leur donnera une bonne occasion pour parler d'autre chose que de magie, responsabilité, clan et tout le baratin. Quoique... Encore faudrait-il qu'Harand ait le courage de lui faire un présent comme celui là et ça, c'est franchement pas gagné d'avance. Je pourrai l'offrir à Aerin moi-même évidemment mais je ne voudrai pas que mon geste soit mal interprété par notre Archiviste. Se disputer avec un ami pour une fille, c'est vraiment la dernière chose dont j'ai envie. Je jette un coup d’œil à mon étoile et fais une grimace : tout compte fait, Aerin n'aura peut être pas de collier aujourd'hui. Parce que ce que je viens de sculpter c'est... c'est moche. Ça ressemble à rien. Je soupire et lance le bout de bois un peu plus loin dans l'herbe : de toute façon, je ne pourrai jamais récupérer un truc aussi immonde donc inutile de le garder.

Pour ma défense, si ce que je fais n'est pas terrible, c'est parce que je suis distrait depuis tout à l'heure. Il faut avouer que j'ai un angle parfait sur Elorill qui s'occupe de ses hahls et quand elle en prend soin comme ça, c'est difficile de faire autre chose que la regarder. Du coup, je range mon couteau dans ma poche et me décide à aller la rejoindre. Une fois à portée de voix, je l'appelle :

« Elorill ! Tu as besoin d'aide ? »

Je m'approche d'un peu plus près et lui souris en gardant un œil sur les hahls. Ce n'est pas que j'en ai peur, mais je sais d'expérience que les coups de sabots perdus, c'est vite arrivé. Quand j'étais plus petit, j'ai failli me faire piétiner par un cheval, depuis je me méfie même des poneys. Cependant, je n'ai pas envie de passer pour un dégonflé devant mon amie, c'est pourquoi je tente courageusement de caresser le museau d'un des hahls qui se trouve près de moi. Je le gratouille deux secondes entre les deux narines puis retire ma main. Au moins, j'aurai essayé.

« J'ai terminé de trier mes marchandises et ça fait un moment que je te regarde travailler ici, donc si tu as besoin d'un coup de main n'hésite pas ! je dis, histoire de cacher mon léger malaise à côté des animaux. »

Je fais craquer mes doigts et me tourne de nouveau vers Elorill. Je me rappelle alors la dernière fois au feu de camp, lorsque j'ai fait ma brute après notre baignade gelée et je pense utile d'ajouter :

« Au passage, je voulais m'excuser pour la dernière fois au feu de camps près du lac, j'ai pas été très délicat en te séchant les cheveux et même en te transportant en sac à patate dans l'eau. Franchement, ça aurait été dommage que tu te retrouves chauve à cause de moi à ton âge ! »

Et pour accentuer mes paroles, je lui ébouriffe gentiment les cheveux en riant.
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MessageSujet: Re: L'ami des bêtes :: feat. Elorill Ven 30 Oct 2015 - 9:29






L'ami des bêtes - Paiven


"Some people talk to animals. Not many listen though. That's the problem."  


J'ai découvert mon amour des animaux tardivement, bien après l'esclavage, bien après ma mort, bien après ma résurrection. J'ai découvert mon amour des animaux quand j'ai trouvé un clan, une famille, des amis, quand j'ai commencé à vivre au lieu de survivre. Et peut être que je les aime tant parce qu'ils sont en quelque sorte liés à ce sentiment d'appartenance. Peut être aussi que je les aime parce qu'ils ne me regardent jamais avec haine, colère ou pitié, ils se fichent de mon passé, ne marchent pas sur des oeufs quand je suis là. Non que le clan fasse cela, pas vraiment en tout cas, mais je le ressens parfois comme ça, sans raison valable. Il est des cicatrices qui jamais ne guérissent.

Et puis malgré le temps écoulé depuis ma mort, malgré la confiance absolue que j'ai en chaque membre du clan, malgré leur gentillesse, leurs qualités en général, je ne suis jamais vraiment à l'aise autour d'autres elfes, c'est idiot, ils ne pourraient être plus aimables, plus parfaits, mais je préfère la compagnie des animaux que je soigne.

Ce matin les hahls sont calmes et joyeux, les plus jeunes jouent à la cours ou se donnent des coups d'épaules avec la grâce altière qui les caractérise et les plus âgés les regardent, attendris, entre deux bouchées d'herbe fraîche. Non loin de là Paiven sculpte un bout de bois comme il le fait souvent, je sens parfois son regard sur moi mais je ne l'invite pas à me rejoindre, j'ai remarqué qu'il s'approche rarement des hahls et je ne veux pas l’embarrasser plus que je ne l'ai fait lors de la baignade l'autre soir.

C'est donc avec un haussement de sourcil surpris que j'accueille sa proposition d'aide. Je retiens un sourire quand il caresse l'animal du bout des doigts et précipitamment et réfléchis à ce que je pourrais lui proposer qui n'impose pas de rester trop proche des animaux que son inconfort semble vexer. Ils me regardent, intrigués, le regardent à nouveau et semblent vouloir venir lui réclamer des caresses, je leur fait les gros yeux avec un sourire amusé malgré tout et finit par répondre à mon ami :

    

« C'est oublié.....Après tout j'avais commencé.»

Moi, provoquant Paiven, le narguant pour une baignade, je n'aurais pas cru cela possible autrefois, j'étais si timide, si effacée, je le suis toujours mais peu à peu je prends confiance. Même si les soirées où nous nous regroupons autour du feu me mettent mal à l'aise, j'ai parfois du mal à gérer la présence de plusieurs personnes autour de moi, c'est pour ça que je me concentre en général sur une seule. Et Harand avec qui je suis le plus à l'aise semblant très accaparé par Aerin j'ai décidé de me concentrer sur Paiven, le charmeur dont j'évite la plupart du temps les filets mais qui a le don de me faire rire.


    

«Voyons voir.... Il y a une caravelle à réparer, rien de bien grave je crois mais elle tangue et a blessé notre meneur. Sinon les hahls adorent les caresses et les friandises.»

Je souris légèrement, j'ai bien vu qu'il n'était pas à l'aise mais ce serait peut être l'occasion pour lui de les apprivoiser, après tout ils sont particulièrement dociles, traités avec amour depuis qu'ils ont rejoint le clan ils en sont membres à part entière, ils sont nos guides bien plus que nos chevaux de trait, seuls les humains cautionnent l'esclavage, celui des elfes ou celui des animaux.

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