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 “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara]

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Dorianna Thelvan
royauté & noblesse ∣ dame
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MessageSujet: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Dim 27 Sep 2015 - 20:45



"[…] et je suis heureux d’être enfin seul avec vous; en tant que ma fiancée, il y a des choses que je ne peux dire que devant vous…" avait annoncé le Seigneur Midar de Valtourbe à la suite de bien d'autres paroles que Dorianna Thelvan avait décidé d'ignorer. "Des choses, mon Seigneurs?" questionna la jeune noble, légèrement inquiète par ces paroles. "Ne me regardez pas ainsi, bien que je sois curieux de savoir ce à quoi vous avez pensé, les sujets dont je souhaite m’entretenir avec vous, seul à seule, sont d’une toute autre nature!" poursuivit le jeune Seigneur en tentant de dissimuler un sourire en coin qui en disait beaucoup trop. "Premièrement, je dois vous avouer être nettement déçu de vos manières; sans la bonté dont j’ai fait preuve en vous acceptant comme ma future épouse, vous n’auriez d’autre choix que de vous mettre au service du Créateur!" dit-il d'un ton neutre, ce qui agaça au plus haut point la jeune femme qui ne pu se retenir de demander: "Puis-je vous demandez en quoi mes manières vous déçoivent, mon Seigneur?". Du tac au tac, Midar répondit: "Non, vous ne le pouvez pas, car cette seule question est un autre exemple du manque de rigueur de l’éducation que vous avez reçu! Néanmoins, je saurai vous dompter; vous avez un physique plus qu’agréable et cela me donne le courage de vous entreprendre, ma chère…" conclut-il en penchant son corps vers celui de Dorianna.

Les deux jeunes gens étaient assis dans une diligence simple appartenant à la famille Thelvan et dont le conducteur n'était nul autre que le palefrenier du Seigneur Renaud Thelvan, Barthélémy. Midar avait exprimé son désir de se rendre au marché afin de découvrir les trésors de Montfort et, bien entendu, il souhaitait être accompagné que de Dorianna. Néanmoins, la jeune dame avait réussis à insister sur la présence de Barthélémy qui, selon elle, était le seul qui pouvait conduire une diligence. La réelle motivation de Dorianna était sa crainte de se retrouver seule avec le Seigneur et cela, le jeune palefrenier l'avait très bien compris. Il ne pouvait pas entendre les conversation des deux nobles, mais au moindre signe de Dorianna, il interviendrait.

"Deuxièmement, lorsque vous serez mon épouse, je veillerai moi-même à choisir les vêtements que vous porterez; vous n’avez visiblement aucun talent pour l’agencement des couleurs et on pourrait presque croire que votre but est d’être disgracieuse…" annonça-t-il en détaillant la robe  de couleur vert bouteille que portait la jeune femme, de son corsage orange et de l'écharpe lavande qui recouvrait sa chevelure, agencement de couleur qu'avait proposé Angus en guise de conséquence, il y avait de cela tellement longtemps... "Je ne fais qu’écouter les conseils d’une personne chère à mon cœur, mon Seigneur…" dit Dorianna en détourna les yeux du visage masqué de Midar. "Et bien cette personne ne sera pas la bienvenue chez moi!" poursuivit-il d'un ton sec en s'adossant contre le siège de la diligence. "Troisièmement, sachez que je suis un homme fort jaloux et que l’arrivée prochaine, au manoir de votre père, du Baron de Kaflan, qui a la réputation de collectionner les jupons les moins élégants, ne me rend guère de bonne humeur. S’il ose poser sur vous un regard que je jugerai indiscret, je devrai le défier en duel et sachez que je suis certainement la meilleure lame de tout Thédas!". Dorianna tourna les yeux vers Midar de Valtourbe, les sourcils légèrement froncés: "J’ignorais que la Baron avait une telle réputation…". Sa voix était calme, mais son regard était dur; une part d'elle n'acceptait pas qu'on parle ainsi de l'homme qu'elle aimait, mais une autre craignait de ne jamais revoir Yver. Le Baron de Kaflan lui avait promis qu'il reviendrait dans les quinze jours et il avait maintenant près de deux jours de retard. Si seulement il avait tenu sa promesse et était arrivé avant Midar... "Cela semble vous troubler, ma chère, alors que je vous fais une mise en garde…". Le jeune Seigneur plongea son regard dans les yeux de la jeune Thelvan, dont le visage était partiellement caché derrière un masque simple, mais élégant, de couleur noire. "Je comprends votre mise en garde, mon Seigneur, mais j’avais une toute autre opinion du Baron, voilà tout! Vous semblez ignorer qu’il est un ami de mon père et on ne m’avait pas parlé de lui en de tels mots…". Elle était furieuse, mais tentait d'être le plus neutre possible; après tout, Midar était maintenant son fiancé. "On craignait probablement que votre sensibilité de femme ne soit affectée…" annonça le jeune homme en souriant alors que rien n'était bien drôle. C'était comme s'il faisait tout pour agacer Dorianna! Cette dernière baissa les yeux sur ses pieds; elle n'en pouvait plus de la présence de cet homme et dire que bientôt, elle lui appartiendrait... "Oh! Regardez par la fenêtre Dorianna! Lorsque l’on parle du loup…Ce carrosse doit être celui du Baron! Avec un peu de chance, ce dernier sera endormi à notre retour chez vous et nous ne le croiserons que demain!".

À ces mots, Dorianna se jeta contre la fenêtre, mais elle ne vit que le derrière d'une diligence richement décorée qui s'éloignait à grande vitesse; si son propriétaire était bien Yver de Kaflan, il était déjà bien trop conscient de son retard. La jeune femme eut un sourire en imaginant qu'il s'agissait bien de son bien-aimé et se mit à rêvasser qu'il vienne la délivrer à son terrible destin..."Peut-être ralentira-t-il..." murmura la jeune femme pour elle-même, à la manière d'une prière. Midar, qui bien malgré lui, avait été légèrement bousculé par la hâte de Dorianna de regarder par la fenêtre, se redressa, prêt à réprimander la jeune femme lorsque leur propre diligence s'arrêta brusquement. Dorianna perdit l’équilibre et tomba dans les bras de Midar qui tendit l'oreille tel un mabari aux aguets. Quelque chose clochait...

Tout à coup, les portes de la diligence s'ouvrirent à la volée alors que Midar et Dorianna, d'une même voix, se mirent à crier; des hommes, visiblement des bandits ou pire encore, des pirates, avait encerclé la diligence. À l'extérieur, le pauvre Barthélémy avait déjà été immobilisé...

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Elliara
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Lun 28 Sep 2015 - 17:12

Les enlèvements n'étaient pas ce que les pirates faisaient le plus souvent, habituellement. Normalement, les pillages étaient leur point fort. Les pillages de villages, de villes, de château, de maison … de tout et de rien, mais surtout de tout. Les corsaires étaient, pour la plupart, des barbares. On ne pouvait pas dire que le travail d'un pirate était propre, puisqu'il laissait toujours derrière lui des traces de son passages, des tâches de sang aux objets éventrés par terre, en passant par les corps sans vie sur lesquels ils avaient du marcher pour atteindre leur but. Oui, ce n'étaient pas des anges, mais ils n'avaient rien de démon non plus. Lorsque l'on grandissait avec une philosophie de vie, une façon de faire, il était très rare d'en changer en cours de route, même avec la plus grande volonté du monde. Les chantristes pensaient que ce qu'ils faisaient, ce qu'ils prêchaient étaient juste, tout comme les gardes des ombres pensaient que leur but était légitime. Les nobles pensaient qu'il était normal que la société possède une élite, et qu'il fallait certainement bien des personnes plus éduquées, plus riche et vivant plus aisément que d'autre.

Voilà bien l'ascension hiérarchique des peuple. Chacun pensait être à sa place et, surtout, chacun pensait que ce qu'il faisait était la plus juste des choses. On pouvait bien sûr trouver des exceptions, Elliara étant elle même une pirate un peu différentes que d'autres, mais la majorité restait ancrée dans une façon de vivre bien à elle, et peu importait de faire changer ces personnes d'avis ou non. La n'était pas la question, de toute façon : on vivait, on mourrait de la même façon, parfois même sans remettre en cause ce que l'on faisait.

Les pirates n'avaient donc pas, dans leurs compétences assignées, celle de l'enlèvement. Pourtant, c'était bien ce qui allait se passer ce jour. La situation précaire du pays touchait tout le monde, y compris les corsaires, pourtant vivant bien loin de la terre ferme. Ce n'était pas le tout, de pouvoir pêcher et se nourrir. Il leur fallait faire affaire avec d'autres marchands, résoudre des problèmes et, surtout, étendre leur réputation. Voilà bien que l'on en revenait au fait de faire ce que l'on croyait juste : voilà ce que les pirates faisaient. Étendre leur réputation par la peur. Avoir des admirateurs à chaque coin du pays, des enfants qui, un jour, voudraient devenir pirates mais ne pourraient jamais. Faire peur à certaines personnes et, surtout, faire peur au gouvernement qui était en place. Les nobliaux pensaient sans doute être en sécurité dans leur grand château. On pourrait alors leur prouver que non.

L'heureux nobliaux que les pirates avaient finalement choisis d'enlever – après avoir tourné autour de pas mal de phénomènes pendant un certain temps -, se nommait Midar de Valtourbe, et se faisait appeler « seigneur ». Quel nom ridicule ! Ne pouvait s'empêcher de penser Elliara. Vraiment, elle n'avait jamais entendu pareil sobriquet pour une personne. Quoi qu'il en soit, celui-là verrait bientôt la froideur et la noirceur d'une cale de bateau pirate. Ça lui fera certainement du bien de se mouiller les pieds, et non pas avec l'eau chaude de son bain.

Les pirates, aux aguets, se trouvaient à la sortie d'un village par lequel la diligence allait bientôt passer. Ils le savaient, car ils avaient étudié les différents chemin que pouvait emprunter celle-ci pour arriver à destination. Ici, ils étaient certain de pouvoir intercepter leur cible. Il y avait, en tout, cinq pirates qui se trouvaient tapi dans l'ombre, prêt à sortir dès que l'occasion se présentait. Ils avaient vu passer plusieurs diligences, dans un sens comme dans l'autre, mais jamais celle qui était la leur. Toutefois, Elliara ne désespérait pas. Elle plissait les yeux, concentrée sur la route. C'était certain qu'ils allaient passé ici, certains. Aussi, lorsqu'un des pirate lui demanda si elle était sûre de son coup, elle se contenta de lui faire un signe de la main pour lui signifier que lui.

Et elle avait raison. Bientôt, le bruit caractéristique d'un véhicule se fit entendre, et la diligence qui était leur cible sortit du village. Elli attendit tout de même d'être sur pour lancer l'assaut, qui ne tarda pas. Criant tout ce qu'ils pouvaient, les pirates se ruèrent alors vers le carrosse richement décoré. Le pauvre conducteur ne tint pas longtemps : il n'eut même pas l'occasion de crier, à vrai dire, qu'un des pirate l'assomma sans demander son reste. S'il avait la vie sauve, c'était uniquement pour ensuite raconter ce qu'il s'était passé. Ils avaient besoin de témoins. De peu de témoins, mais il en fallait tout de même.

Elliara ouvrit alors la porte de la diligence. À l'intérieur, un homme et une femme, tous les deux richement vêtus. Les pirates s'étaient attendu à voir un homme seul, uniquement. Ces eux la avaient l'air mariés, ou alors sur le point de l'être. Ce n'était pas l'expression de leur visage qui indiquait cela à Elliara, mais bel et bien le fait qu'ils soient tout deux dans un véhicule. Enfin, c'est ce qu'elle pensait. Alors lui vint une idée.

« Laissez tombez le nobliaux. Prenez la fille. » Un sourire se dessina sur le visage de la pirate, qui, sa dague à la main, fit mine d'être surprise. « Oh, pardon. Prenez la dame. » Elli fit une révérence ridicule avant de donner un coup sur le carrosse. Les pirates tirèrent alors la femme de celui-ci. Des cris se firent entendre, et ont aurait juré que ce n'était non pas une femme qui s'était trouvé à bord de la diligence quelques secondes plus tôt, mais bien deux. La pauvre bougre se fit alors porter par deux hommes qui se mirent à courir vers l'endroit ou ils avaient cachés les chevaux volés. Le noble ne fit rien pour défendre sa dame. En même temps, cinq épées pointés sur lui ne lui laissait pas beaucoup d'options.

« Dis bien que ce sont les pirates qui revendiquent l'enlèvement de ta dame. Une rançon te sera bientôt demandé. »

Sur ce, Elli fit demi tour pour rejoindre ses compagnons, qui s'apprêtaient déjà à prendre la route de la côte, la ou était accosté le bateau.
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Yver de Kaflan
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Dim 11 Oct 2015 - 10:54

Le carrosse de bois noir laqué, rehaussé de bronze, filait grand train, tiré par 8 puissants Frisons qui déployaient toute leur force.
-Du vent! Avait hurlé le cocher au passage de celui halé par Barthélémy, quelques minutes avant le drame de l'attaque. L'homme assit à ses côté, en armes et armure de maille, regarda le jeune palefrenier avec un air suspicieux.
Le serviteur des Thelvan remarqua 4 hommes armés sur le toit du carrosse et 2 autres à l'arrière. Il ignorait à qui appartenait ce véhicule frappé d'un blason noble qu'il ne connaissait pas, mais il escomptait qu'il s'agisse du Baron de Kaflan, dont on lui avait annoncé l'arrivée quelques jours auparavant.

A l'intérieur, rideaux tirés, Yver n'avait cure de l'extérieur, ses pensées allaient en tout sens.
Son retard était fâcheux, mais il ne pouvait laisser ce qu'il avait entendu à Ghislain sans réponse. Des rumeurs de complot qui semblait naître contre l'Impératrice lui étaient parvenues et cela n'augurait rien de bon! Quelle bande d'imbéciles! En plein Enclin, ils n'avaient que ça à faire que de rajouter au désordre?!

Yver balaya ces idées sombres de sa tête: il aviserait plus tard.
Il préféra orienter ses pensées vers une image plus douce, plus agréable. Il songea à Dorianna. Elle lui avait terriblement manqué, durant son séjour à la capitale du Duché. Ce séjour , cette absence l'avait conforté dans un fait: il aurait du mal à se passer d'elle... cette idée même était inconcevable.
Aucun jour ne passa sans qu'il pense à son sourire, la douceur de sa peau, ses yeux espiègles, sa voix... cela l'empêcha même de réfléchir correctement, par moment.
Il lui tardait de la retrouver... et de la tirer des mains du Seigneur de Valtourbe. Ce qu'il avait découvert sur cet homme était édifiant.
Certes, ce ladre était un noble de la pire espèce, mais il n'avait pas fait plus qu'un noble ordinaire. L'intérêt n'était pas ce qu'il avait fait, mais à qui! Or Valtourbe avait indirectement participé à une tentative d'assassinat contre le Baron. Une erreur qui aurait coûté la vie à ce faraud si Yver l'avait appris avant les événements récents.
Mais il avait, dorénavant, d'autres projets pour lui.

-Hmmm? On arrive bientôt?
-Non. Ce n'est plus très loin. Répondit le noble. Bien dormi, Leena?
-Si on veut! Vos nouveaux systèmes d'amortisseurs sont mieux que ce qu'il se fait d'habitude, mais ça cahote quand même!
-Le possible est déjà fait, l'impossible est en cours. Pour les miracles, prévoir un délai de 48 heures!

La jeune Elfe, emmitouflée dans sa couverture sur la banquette en face, se redressa, les yeux encore à moitié fermés et les cheveux en bataille, en rigolant façon demi sommeil:
-Vous devriez en faire votre devise, de cette phrase. Alors? Comment est-elle?
-Ma phrase?
-Non! La femme pour qui vous êtes entré dans une bijouterie  pour commander un splendide collier... qui m'irait comme un gant d'ailleurs!
-Ttt ttt! Pas touche!... Tu la rencontreras bientôt.

Le carrosse entra dans le domaine Thelvan en ralentissant.
L'arrivée de celui-ci ayant été annoncé à Renaud Thelvan, celui-ci fit rassembler le reste de la famille sur le perron, tel qu'il fallait faire pour accueillir un hôte de marque.
Il considérait Yver comme son propre fils. Il le savait capable de faire des entrées remarquées mais il n'imaginait pas une arrivée pareille.
Un sourire se dessina dans la barbe du Seigneur, à la fois à la joie de le revoir, mais aussi à celle de voir les 8 chevaux qu'il avait dressé pour le jeune noble. Il se rappela d'eux encore poulains, quand il les avait sélectionnés au marché de Ghislain, puis dressés ici, à Montfort avant de les mener à la Baronnie de Kaflan quelques années auparavant.
Ils étaient beaux, altiers et les palefreniers de Kaflan s'en étaient très bien occupé.

L'un des hommes d'armes descendit lorsque le grand carrosse s'arrêta et ouvrit la porte. Leena, en armes et armure dalatienne, descendit la première, observa les alentours pour en détecter d'éventuels dangers... et son maître, puis Yver sortit du véhicule, son masque d'or et de bronze cachant son visage, ses vêtements écarlates dotés de pans amples lui donnant un air peu rassurant.

Peu importe ce côté un peu sombre, Milah, la fille cadette des Thelvan savait que les apparences comptaient énormément, en Orlaïs. Malgré cette entrée impressionnante, elle savait que jamais son père ne se serait lié d'amitié avec un monstre. Sa sœur aînée semblait promise à un Seigneur riche et doté d'influence, mais ce Baron l'était bien plus, et dans les 2 domaines. S'il était analogue au Seigneur Thelvan, elle saurait le manipuler et il serait un parti bien plus avantageux.

Renaud s'avança pour se camper devant Yver, un grand sourire au lèvres.
-Baron. Tu essayes de faire mourir ma famille d'une crise cardiaque générale?
-Damnation! Mon plan est éventé! Fit le jeune homme sur le même ton de plaisanterie, quelque peu terni par la voix profonde et métallique que lui procurait son masque. Les 2 hommes eurent un franche accolade puis Renaud présenta sa famille, jouant le jeu d'ignorer qu'Yver était déjà venu.
-Tu connais mon épouse, Dame Marguerite?
-C'est un honneur et un plaisir de vous recevoir, Votre Seigneurie.
-Honneur partagé, Dame.
-Et permets-moi de te présenter mes filles: Milah, Isabella et Clara. Et voici mon fils, Albert.
Tous saluèrent comme il se doit le Baron, qui répondit d'un simple hochement de tête.
-La mémoire me joue des tours: j'étais persuadé que tu avais 4 filles, non 3.
Dame Thelvan s'empressa d'éclairer la chandelle du Baron:
-Dorianna, l'aînée, est absente, en effet. Elle est partie en ville. Mais rassurez-vous, son promis, le Seigneur Midar de Valtourbe, l'escorte. Ils rentreront dans la soirée.

L'évocation du "promis" de Dorianna ne plu pas beaucoup à Renaud, et encore moins à Yver qui se crispa imperceptiblement.
Renaud sentit la moutarde monter au nez du jeune homme et entreprit de changer de sujet:
-Si nous allions au salon prendre quelques rafraîchissements? Proposa-t-il, invitant du bras le baron à le suivre.
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Lun 4 Jan 2016 - 19:24



« Laissez tomber le nobliau. Prenez la fille. Oh, pardon. Prenez la dame. »

Dorianna, qui était toujours dans les bras de Midar de Valtourbe, s’accrocha à lui lorsqu’elle sentit des mains se poser sur elle, mais ce fut sans grande résistance que les pirates tirèrent la jeune femme hors de la diligence des Thelvan. Dorianna tenta tant bien que mal de se retenir au tissu des sièges et finalement aux boiseries, mais le seul résultat fut douloureux pour les extrémités de ses doigts. Son regard terrifié demeura posé sur la personne de Midar, mais ce dernier, également terrifié par ce qui était en train de se passer, ne bougea pas et ne prononça pas un  mot de plus; il regardait Dorianna, sa promise, se faire enlever sans aucune résistance. Aussitôt qu’elle fut à l’extérieur, deux hommes se mirent à courir avec la jeune noble alors que cette dernière criait et pleurait.

Midar entendit les cris de Dorianna s’éloigner et aussitôt, des lames d’épée se levèrent vers lui. Le jeune noble ferma les yeux en se calant le plus possible dans le siège de la diligence, tentant de s’éloigner ainsi des menaçantes épées qui pouvaient le transpercer d’un instant à l’autre.  « Dis bien que ce sont les pirates qui revendiquent l'enlèvement de ta dame. Une rançon te sera bientôt demandée. » Après avoir entendu ces paroles, Midar de Valtourbe entendit des pas s’éloigner et il n’ouvrit les yeux que lorsqu’il fut certain d’être seul. La jambe gauche du jeune Seigneur tremblait encore d’elle-même et une désagréable sensation de chaleur avait humidifié sa cuisse. Midar laissa échapper un sanglot lorsqu’il s’aperçut qu’il s’était uriné dessus et entreprit de sortir de la diligence. Dès qu’il fut à l’extérieur, il aperçut le corps inerte de Barthélémy et tituba jusqu’à lui pour vérifier si le jeune palefrenier était encore en vie.

Barthélémy avait un mal de crâne et ne comprenait pas comment il avait pu s’assoupir; d’ailleurs, où était-il? Il n’était pas dans un lit douillet…Le jeune homme ouvrit les yeux et la lumière du jour lui fit plisser les yeux. Aussitôt, il sentit quelqu’un bouger à côté de lui et lorsqu’il ouvrit les yeux à nouveau, il vit le Seigneur Midar de Valtourbe penché au-dessus de lui. Aussitôt, le palefrenier des Thelvan se rappela avoir été assommé et sa première pensée fut pour Dorianna. « Dorianna?! » Barthélémy se redressa et malgré le malaise qui l’habitait, il se dirigea tant bien que mal vers la diligence. « Elle a été enlevée par des pirates… » commença Midar d’une voix faible. « …ils étaient nombreux…Cinq m’ont immobilisé pendant que les autres prenaient Dorianna….ils ne m’ont pas laissé prendre mon épée…je suis la meilleure lame de Thédas! Si seulement j’avais pu les attaquer…et…et…pour terminer, ces salauds m’ont pissé dessus avant de partir! ». Barthélémy, qui n’avait rien pu voir de l’attaque, n’avait d’autre choix que de croire Midar, mais la seule information qui méritait qu’on s’y attarde était que Dorianna avait été enlevée. « Nous devons les poursuivre! ». Barthélémy s’approcha des cheveux et s’apprêtait à en détacher deux de la diligence lorsque Midar posa une main sur son avant-bras. « Tu es un homme courageux, jeune palefrenier, mais tu es dans un piteux état…nous devons rentrer au manoir et annoncer la terrible nouvelle au père de Dorianna… »

***

Le salon des Thelvan, bien que chaleureux et décoré avec goût, était humble. Renaud Thelvan aimait répéter à son épouse que cette pièce remplissait la fonction pour laquelle elle avait été créée et que d’y ajouter des boiseries et des parures d’or n’était pas utile. En vérité, il était de notoriété publique que la famille Thelvan était l’une des familles nobles les plus pauvres du royaume, mais seule Dame Marguerite semblait s’en attrister. Comme le voulait la tradition, chacun des membres de la famille Thelvan portait un masque. Celui de Renaud était le seul qui imposait un certain respect; il était massif et très sobre, mais comme celui de son épouse et de ses enfants, il ne cachait que la partie supérieure du visage de son porteur. Marguerite Thelvan, qui misait sur la beauté de ses filles pour espérer les marier, insistait pour que les lèvres de ces dernières soient découvertes.

Tous étaient au salon depuis un moment et les efforts de Milah pour attirer l’attention du Baron de Kaflan sur elle avaient été nombreux. Elle était en train de rigoler d’une plaisanterie de ce dernier, lorsque des pas précipités se firent entendre dans le couloir. Avant que Renaud Thelvan n’ait le temps de se lever de son fauteuil pour voir ce qui se passait, Barthélémy, le palefrenier, suivi de près par Midar de Valtourbe, fit éruption dans le salon. Barthélémy était un jeune homme de l’âge de Clara, la plus jeune des filles de Renaud, mais il avait toujours été amoureux de l’ainée, Dorianna. Son physique était agréable et malgré tout le courage dont il faisait preuve, le mince filet de sang qui coulait de son front ainsi que son regard vitreux lui donnait, à cet instant, un air de chien battu. Derrière lui, Midar de Valtourbe, ce seigneur, cousin de Dame Marguerite Thelvan, avait retrouvé ses couleurs; il avait imaginé pendant tout le trajet l’histoire qu’il allait raconter aux Thelvan et il avait bien l’intention de retourner chez lui sans que cette histoire l’enlèvement ne lui cause plus de tort. Les pirates voulaient une rançon du fiancé? Il n’avait qu’à mettre fin à ses fiançailles…

« Renaud! Depuis quand votre palefrenier peut ainsi s’introduire dans notre salon! » s’exclama Dame Marguerite Thelvan qui ne se souciait que de l’étiquette en ce moment crucial où Milah tentait de faire du Baron son promis. De son côté, Renaud Thelvan remarqua la présence de Midar et l’absence de Dorianna. L’homme roux se précipita vers les deux hommes en posant ses larges mains sur les épaules de Barthélémy qui donnait l’impression qu’il allait perdre connaissance d’un instant à l’autre. « Elle a été enlevée… » commença le jeune palefrenier alors que sa voix de brisait. « …je n’ai rien vu venir…nous venions de croiser une diligence qui avançait à vive allure et je tentais de contenir les cheveux…je me suis réveillé plus tard… ». Des larmes coulaient sur les joues roses de Barthélémy. Renaud Thelvan tourna les yeux vers Midar de Valtourbe qui s’était légèrement éloigné en apercevant la présence d’un homme qui devait être le Baron de Kaflan.

Le Seigneur de Valtourbe se racla la gorge : « Des pirates… » commença-t-il d’un ton mystérieux, à la manière d’un conteur. « …selon mes estimations, ils étaient près d’une quinzaine… », poursuivit le jeune noble en faisant les cent pas. « …Ils ont ouvert les portes du carrosse et ont pointé leurs épées sur nous! Je n’ai pas été capable de prendre mon épée, votre fille venait de se jeter à mon cou… » ajouta-t-il comme s’il venait de dénoncer un comportement inacceptable de Dorianna. « …Aussitôt, cinq m’ont attrapé alors que les autres ont pris Dorianna. Je me suis débattu et j’ai réussis à en blesser un, mais ils étaient plus nombreux alors je n’ai pas été capable de la sauver…Avant de partir, leur chef, s’est approché de moi et… » Midar prit une voix faible. « …alors qu’il m’urinait dessus, il m’a annoncé qu’une rançon serait demandée pour Dorianna… ». Bien entendu, Midar n’avait aucune intention d’annoncer à la famille Thelvan que le chef de ces pirates était une femme. À la fin de ses paroles, Midar frappa dans ses mains et son ton de voix devint plus naturel. « Alors! Je profite de l’occasion pour vous rappeler, cher Renaud, que puisqu’aucun mariage n’a été célébré, vous me devez encore beaucoup d’argent et que cette rançon devra donc être payée par votre famille. »

***

Le corps de Dorianna tomba mollement sur ce qui semblait être des planches de bois. Malgré la rapidité avec laquelle ses agresseurs l’avaient amené et les larmes qui avaient voilé sa vision, la jeune femme comprenait bien qu’elle venait d’atterrir sur le pont d’un bateau. Dorianna faisait face au pont, ses cheveux tombant de chaque côté de son visage alors qu’elle se redressait sur ses mains. Elle était assise au sol et malgré qu’elle ait été transportée, elle sentait que ses jambes ne pourraient soutenir son poids. Maintenant qu’elle s’attardait aux détails, la jeune noble remarqua que les bouts de ses doigts étaient meurtris et qu’elle avait même perdu quelques ongles. L’ainée des enfants Thelvan était terrifiée; son corps tremblait et elle n’osait lever les yeux vers les pirates qui circulaient autour d’elle comme si elle n’avait été qu’une caisse apportée à la dernière minute. Certains étaient demeurés près d’elle, elle pouvait sentir leur présence. « Pitié… » murmura-t-elle alors que ce simple mot semblait faire l’effet d’une plaisanterie chez certains de ses agresseurs. « …je veux retourner chez moi… » dit-elle en pleurant. « ...je vous donnerai tout ce que vous voulez… ». Dorianna se redressa en s’assoyant sur ses chevilles afin de regarder les pirates qui l’entouraient. Les yeux de l’ainée des enfants Thelvan se posèrent sur la seule femme du groupe qui devait être du même âge que la jeune noble. Cette dernière avait été à la tête de l’enlèvement de Dorianna, mais sa présence représentait également une source de réconfort; il y avait des choses, en tant que femme, qu’elle ne laisserait pas Dorianna subir…du moins, c’est ce que cette dernière espérait.

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Elliara
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Lun 11 Jan 2016 - 11:12

L'enlèvement fut beaucoup plus facile que prévu. Il n'y eu ni effusions de sang, peut-être quelques sanglots et un tant soit peu de résistance … mais uniquement du côté de la jeune noble. L'homme, lui, avait regardé Elliara et sa clique d'un air idiot, les yeux grands ouverts de peur et d'appréhension. Il n'avait même pas bouger, à vrai dire. Bien sûr, comment bouger quand des sabres de pirates menaçaient de vous trancher la gorge, mais quand même … ne s'étaient-ils pas trompés, en pensant que cet homme était le fiancé de la cible ? Il ressemblait plus à un étranger. En tout cas, tandis qu'un pirate assommait le conducteur de la diligence, Elliara continuait de menacer le nobliau avec une rançon avant de faire demi tour. Un des pirate tenait fermement la jeune femme qui continuait de se débattre, mais ce dernier la serrait bien trop fort pour qu'elle ai ne serais-ce qu'une seule chance de sortir de son étreinte.

La jeune pirate souriait. Tout s'était passé comme prévu, même mieux. Elle donna un dernier regard à la diligence avant de se diriger vers la côte, accompagnée de ses hommes. Bien qu'ils venaient d'enlever quelqu'un, les pirates n'étaient pas du genre à commettre des meurtres gratuits. Non, ils étaient plutôt dans l'exceptionnel, l'extraordinaire. Ce qu'ils aimaient, c'était faire du bruit. Les meurtres n'étaient jamais gratuits, ils avaient toujours un but : faire monter la tension. Les pirates, c'était cela. Un mot que certains avaient peur de prononcer, un peuple que certains rêvaient de ne jamais rencontrer. Ils pouvaient inspirer la crainte, l'admiration, ou toutes sortes d'autres sentiments contradictoires. Leur spécialité était le pillage … mais après la bataille. Ils venaient chercher les restes. Lâches, peut-être ? Non, étant donné qu'ils leur arrivaient parfois de prendre part à certaines guerres. Mais il est vrai qu'ils étaient les premiers à venir sur un lieu de désolation afin de chercher ce qu'il restait.

Elliara n'avait pas voulu devenir pirate, elle l'était par naissance en tant que fille d'un grand commandant de navire. Son père, appelé humblement le Croc Noir, avait donné naissance il y a environ une vingtaine d'années à des jumeaux : un garçon et une fille, qui n'avaient pas choisi leurs destins. Pourtant, ils ne s'en plaignaient pas. Après tout, ils n'avaient connu que cela dans la vie, difficile donc de s'imaginer autre part. Et comment rêver d'une vie meilleure lorsque, debout sur le point du Démon Aveugle, on pouvait voir l'immensité du monde dans lequel nous vivions ! Comment ne pas être admiratif devant cette vue, devant la possibilité qu'offrait un navire, aussi pirate soit-il. La mère était tout ce que les enfants avaient connu, ils étaient nés en son sein et mourraient incontestablement sur celle-ci. Qu'il en soit ainsi.

« Allez, dépêchez-vous ! » Elliara sortit de sa rêverie. La noble semblait s'être calmée, le pirate l'ayant mise devant elle sur le cheval. Qu'est-ce que la jeune pirate n'aimait pas ces animaux ! Elle avait une étrange sensation lorsqu'elle montait sur l'une de ces bêtes. Sans doute le mal du transport, étonnement. Ce n'était pas comme sur un navire. « J'en peux plus de ces chevaux. »

Bien vite, ils arrivèrent à l'endroit ou le bateau était amarré. À peine furent-ils tous montés que le navire bougea doucement afin de s'éloigner de la terre ferme. Aussitôt, le frère de Elliara, Samael, s'approcha de sa sœur et lui posa une main sur son épaule. Cette dernière sourit.
« Les nobles ont-ils opposés de la résistance ? »
« Pas du tout. L'homme a été pathétique. La femme s'est débattu. »
« C'est toujours ainsi. À force de rester dans leurs châteaux, les hommes oublient la vrai force. Cette jeune femme n'a pas de chance. Et elle en a encore moins aujourd'hui. »

Elliara tourna son visage afin d'observer vraiment, pour la première fois, la jeune femme qu'elle avait enlevée. Elle possédait de beaux cheveux, de beaux yeux, un beaux visages et, malgré les larmes qui coulaient sur ses joues, on ne pouvait manquer son teint de porcelaine. En somme, une femme très belle. Sur la navire, il n'y avait pas de femmes, mis à part Elliara, aussi les convenances de beauté lui étaient totalement inconnues. À vrai dire, elle s'en fichait complètement, elle n'en avait pas besoin. Pour elle, tout cela était bien trop … superficiel, comme la robe que portait la jeune femme. Un pantalon large, c'était bien plus pratique pour naviguer. Le confort battait largement l'esthétique à ses yeux. Tandis qu'elle l'observait, un pirate en profita pour se pencher vers la jeune femme, qui semblait vouloir dire quelque chose.

« Comment ? Plus fort ? Je n'entend pas ! » rugit le pirate en riant de bon cœur, d'un rire gras, avec des autres membres de l'équipage.
« Elle est trop habillée ! » vociféra un autre.
« Oui, madame est trop habillée », reprit le premier. « Libérons la de ses entraves. »

Aussitôt, le pirate entreprit de lui arracher sa robe. Elliara réagit au quart de tour et serra l'avant bras de son matelot aussi fort qu'elle le put. Elle était beaucoup moins forte que lui, la nature bâtissant en général les femmes avec moins de masse musculaire, mais la hiérarchie suffisait à faire son petit effet ainsi que le respect qu'avaient les pirates envers leur capitaine en second.

« Arrêtez ça. Laissez moi m'occuper d'elle. Si je vois qui que ce soit essayer de lever la main sur elle, il aura affaire à moi. C'est peut-être notre prisonnière, mais j'interdis toute forme de violence envers elle, surtout lorsque celle-ci a un caractère dégoûtant. Compris ? »

Les hommes hochèrent la tête et s'en allèrent sans demander leur reste, non sans lancer des regards vicieux à la jeune noble. Alors qu'ils rejoignaient un autre endroit du pont, Elliara fronça les sourcils et prit un de seau d'eau qui se trouvait au dessus de tonneaux et le posa devant la prisonnière, ainsi qu'elle l'avait appelé.

« Voila, pour te rincer le visage. Ne fais pas attention aux autres hommes. Je leur ai donné un avertissement, normalement ils ne recommenceront pas. Mais si ce n'est pas le cas, ils auront affaire à moi. »


Les violences envers les femmes, surtout si elles avaient un caractère sexuel, était quelque chose qui rebiffait Elliara. Elle avait beau être pirate, elle ne pouvait cautionné les viols gratuits envers toutes sortes de femme, même après un pillage. Aussi, elle faisait attention à ce que son équipage n'ai pas de débordement. Parfois, ils s'arrêtaient dans un village et les hommes se vidaient dans un bordel et, aussi lâche soit cela, Elliara fermait les yeux, faisait comme si elle ne voyait rien. Les hommes semblaient avoir absolument besoin d'une présence féminine parfois, dans un lit, alors que la pirate ne ressentait jamais ce besoin. Étrange … était-ce pareil pour toutes les femmes ? Elle n'en avait aucune idée, étant donné qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de parler à une représentant de la gente féminine de ce genre de choses.

« Dépêche toi. Tout ce que j'espère, pour toi, pour moi, pour nous, c'est que ta caution arrive rapidement. »
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Yver de Kaflan
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Dim 17 Jan 2016 - 4:42

Yver, redoutable pratiquant du Noble Jeu, se jouait de Milah, faisant semblant de se laisser avoir par les tentatives de se faire remarquer de celle-ci. Même Renaud se faisait avoir par l'attitude du Baron et il lui fallu quelques temps avant de se rappeler qu'Yver, bien que particulier au sein de la cour, n'en était pas moins habitué à côtoyer les hauts nobles, donc à feindre avec aisance lorsque cela était nécessaire.
Yver prévoyait quelque chose contre Milah, une leçon de vie. Elle voulait épouser un noble bien placé? Il allait la servir! Il n'avait pas oublié les événements terribles de la salle d'armes et comptait bien faire payer, à sa manière, l'implication de la cadette Thelvan.

Entrèrent Barthélémy et le Seigneur de Valtourbe, en bien pénible situation... et ils contèrent, chacun à leur manière, la mésaventure terrible qui venait d'avoir lieu.
Yver se leva en même temps que Renaud. Dorianna? Enlevée?
Le cœur battant, Yver écouta le récit de Midar de Valtourbe. Ca ne collait pas. Des pirates? Ici, à Montfort?

La famille était affolée. Renaud voulut se précipiter sur les 2 hommes, envahi d'inquiétude et de colère, mais Yver l'intercepta.
-Calme-toi, Renaud!
-Mais... ma fille...
-Calme-toi! Yver se voulait ferme et rassurant. Il comprenait l'homme: qui ne s'affolerait pas si un de ses enfants était en danger. Un être inhumain... ce que n'était pas Renaud Thelvan, loin de là.

Une fois Renaud plus maître de ses nerfs, Yver s'approcha de Barthélémy et Valtourbe. Ni l'un, ni l'autre n'était vraiment rassuré par le calme du jeune noble et son allure quelque peu agressive. Son masque était simple, d'or et de bronze, mais il reflétait tout ce qui était en face de manière déformée et affreuse.
Il se tourna légèrement vers Barthélémy:
-Comment étaient-ils?
-Je... je les ai à peine vu, Votre Seigneurie...
-Pas de désignations pompeuses. Appelle-moi "Baron". Les as-tu entendu? As-tu reconnu un accent?
-J'ai entendu quelques mots, Votr... euh... Baron... mais je ne connaissais pas cet accent... ce n'était pas Orlésien...
-Heren?
-Oui?

Midar sursauta de manière peu guerrière: dans son dos se tenait le maître d'armes, vêtu de son habituelle tenue noire à foulard blanc. Le noble n'avait même pas senti qu'il y avait quelqu'un dans son dos et personne n'avait remarqué son entrée, pris par l'émotion.

Heren s'approcha de Barthélémy et  parla, prenant divers accents étrangers:
-"Parlaient-ils comme ça"? "Ou alors de cette manière là"? "Est-ce que ça ressemblait à ça"?...
-Comme ça! Comme vous venez de faire, Ser Maître d'Armes!
-Riveniens! Fit Heren à l'adresse d'Yver, accompagnant sa parole d'un geste étrange de la main qu'Yver comprit aussitôt, même s'il se doutait parfaitement de cela: Heren avait détecté que Valtourbe mentait au sujet de sa "bravoure".
-Les Riveniens sont des pirates de mer. Que font-ils ici?

-Le Fleuve Doré est à moins d'une heure de cheval d'ici et il est navigable jusqu'à Val Chevin où il rejoint la mer. Ils ont pu le remonter. Fit Renaud.
-Un bateau est plus rapide et plus endurant que des chevaux, surtout s'il va dans le sens du courant! Ils vont nous échapper!
-Oui, mais il est obligé de suivre le fleuve. Moi, je connais des raccourcis! On peut le rattraper! Tous se tournèrent vers celui qui avait parlé: Albert, le dernier né de Renaud, qui venait de se lever.
-Albert! Appela Dame Thelvan, outrée par l'intervention de son fils.
-Non, Mère! Il est hors de question que je laisse Dorianna entre les mains de monstres! Je peux aider, vous ne m'empêcherez pas de le faire!
Cette phrase déterminée souffla tout le monde... même Heren!

Yver se rapprocha du jeune homme:
-Vous êtes le digne fils de votre père, jeune homme. Soit, vous venez avec nous. Mais laissez votre masque ici, je ne veux pas que les pirates sachent que vous êtes noble, vous aussi.
-Yver! Tenta d'objecter Renaud. Vous ne serez pas assez nombreux contre un équipage de navire! Tu n'as que 8 hommes!
-Je réponds de sa sécurité, Renaud. Et j'y vais pour négocier, pas pour combattre: cela mettrait Dorianna en danger.
Heren, Dis aux hommes de dételer les chevaux et de les seller, tu viens avec nous! Allez seller votre cheval, Jeune Alfred!

-Albert! Corrigea le fils Thelvan.
-C'est pareil! Leena... La jeune Elfe s'avança. Veille sur la sécurié des Thelvan et du Seigneur de Valtourbe.
-Et s'il veut partir?
-Considère cela comme une entrave à ta mission!

Yver se rapprocha du Seigneur tandis que Heren et Albert sortirent.
-Leena est du genre à éliminer quiconque entrave sa mission... et ne la sous-estimez pas, Ser "J'annonce une grave nouvelle impliquant la sécurité d'un membre d'une famille et je mets aussitôt des histoires d'argent sur la table". Elle a une étrange façon de glousser de contentement quand elle massacre qui aurait tendance à déranger cette famille.
A mon retour, j'aurai une "discussion" avec vous. Nous aurons le loisir que vous affectionnez... de parler argent.

Il se tourna vers Renaud.
-Ne passe aucun accord avec cet homme tant que je ne suis pas revenu. Aucune promesse, rien! J'ai quelques choses à voir d'abord avec lui.
Midar tenta de protester, mais d'un regard, Yver lui ôta toute envie de le mettre en colère.

←∑∞∆Ω₳₹∏→

Yver sortit et se dirigea vers ses hommes, l'angoisse au ventre. Il priait pour qu'il ne soit pas arrivé malheur à sa bien-aimée.
Pourtant, il ne laissait rien paraitre de son inquiétude. Il était froid et calme, comme on lui apprit depuis sa plus tendre enfance: aucune faiblesse, car la faiblesse, c'est la mort. Telle était la loi des cours d'Orlaïs.
Il monta à cheval et regarda Albert. Il espérait vraiment pouvoir sauver Dorianna... Il espérait cela plus que tout au monde.
-Allons-y, jeune homme!
La troupe partit au galop.
Une fois dans la forêt, Yver ôta son masque.
-Ser Angus?! Vous... Vous avez usurpé l'identité du Baron de Kaflan? S'exclama Albert.
-Non, jeune homme. Je suis Yver ET Angus. C'est un moyen de me déplacer discrètement et mieux assurer ma sécurité. Je vous demanderai de garder le secret sur mon identité, même à votre propre famille. Seuls votre père et Dorianna savent ce point de mon existence... et vous, dorénavant.

Les chevaux filèrent vive allure à travers bois. Finalement, au bout de 2 heures, ils parvinrent au fleuve et virent un navire.
-Le Démon Aveugle! Le Capitaine Croc-Noir. Fit un des hommes.
-C'est vrai que tu as grandi sur un navire, Henri. Que sais-tu de lui? Respecte-t-il le Code de la Piraterie?
-Une belle ordure, à en croire mon père! Mais ne pas respecter le Code est très mal vu, chez les Riveniens!
-Alors... allons-y! Jeune homme. Ne croyez pas tout ce que vous entendrez. Je vais dire des horreurs, mais il faudra rester stoïque.
Henri, n'aillant plus navigué depuis plusieurs années, ignorait que ses données n'étaient plus à jour sur le Démon Aveugle. Les chevaux s'approchèrent de la berge, Yver mis ses mains en porte-voix et hurla:
-Pourparlers!!!

Selon les codes, tout capitaine doit répondre à une demande de pourparlers. Yver le savait... et il démontrait aussi qu'il savait qu'il avait affaire à des pirates.
-On... ils ne vont pas nous attaquer? Demanda Albert.
-Tout acte de violence est formellement interdit durant les pourparlers. Dit Henri... cela ne rassura pas le jeune noble pour autant.

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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Dim 13 Mar 2016 - 20:29

Spoiler:
 



Son sang s’était glacé dans ses veines à l’instant même où l’un des pirates s’était approché d’elle dans le terrible but de lui arracher ses vêtements et d’instinct, Dorianna avait accepté le sort qui lui était destiné dans l’espoir que cette épreuve soit moins pénible, mais la femme s’était interposé et les hommes s’étaient reculés. Un faible gémissement, voilà tout ce qui était resté des longues heures passées en compagnie de Maître Heren afin de faire de Dorianna une guerrière. La jeune noble se sentait si minable; elle qui prétendait avoir suffisamment de courage pour se battre, elle qui rêvait d’une vie d’aventure, elle se retrouvait maintenant face à un réel danger et ne pensait qu’à l’abandon. Le pauvre Maître d’armes serait déçu d’elle…

Dorianna avait baissé les yeux sur ses doigts meurtris; les regards que lui lançaient certains hommes lui étaient insupportables et elle savait que malgré l’avertissement de la femme qui semblait être en autorité sur ce navire, elle n’était pas à l’abri de toute atteinte à sa pudeur. Il y aurait un moment où elle se retrouverait seule, un moment où la femme ne serait pas présente. Des larmes continuaient d’inonder le visage de Dorianna; elle n’avait pas la force de résister, d’être forte; elle était seule. Yver n’était pas venu, Barthélémy n’avait su la défendre et Midar avait été lâche.

La femme s’approcha de Dorianna et déposa devant elle un sceau d’eau en prononça des paroles qui avaient pour but d’être rassurantes, mais rien ne pouvait rassurer la jeune femme à cet instant. Voyant que sa prisonnière n’avait aucune intention d’utiliser le sceau, la femme poursuivit : « Dépêche toi. Tout ce que j'espère, pour toi, pour moi, pour nous, c'est que ta caution arrive rapidement. »

« Ma caution? » avait demandé Dorianna d'une voix faible. « Vous m'avez…enlevée…pour de l'or? ». Cette fois, il n'y avait aucun espoir qu'elle soit libérée rapidement; la famille Thelvan était très pauvre et Renaud avait contractés suffisamment de dettes pour que l'un de ses alliés accepte d'avancer la caution de sa fille. Midar de Valtourbe avait été un vague espoir pour les finances de la famille, mais après avoir vu de quelle manière il avait réagit face aux pirates, Dorianna ne pariait pas sur son implication dans sa libération. Un gémissement traversa les lèvres tremblantes de la jeune noble alors qu'un nouveau flot de larmes inondaient son visage. « Je suis perdue… Vous n'aurez pas votre or… » poursuivit-elle en pleurant de plus belle. « Ma famille est pauvre…Midar ne payera pas pour moi…et…et…Yver n'est pas venu… ». Cette dernière partie partie de phrase avait glissée entre ses lèvres comme la plus funeste des constatations et avait eu pour effet de faire cesser l'écoulement de larmes; quelque part en elle, Dorianna détestait le Baron de Kaflan.

Machinalement et dans un silence à faire froid dans le dos après avoir tant pleuré, Dorianna se pencha au-dessus du sceau d'eau et aperçu son reflet. Aussitôt, la jeune noble plongea ses mains dans l'eau afin de se nettoyer le visage, comme l'avait suggéré la femme. Lorsque cet exercice fut terminée, Dorianna leva les yeux vers la femme et tourna la tête pour observer le pont du navire et les hommes d'équipage qui se trouvaient plus loin. Un seul homme était demeuré à proximité des jeunes femmes; ce dernier ressemblait à la femme qui ordonnait aux hommes et comme elle, ses traits étaient agréables à regarder. Dorianna pouvait jurer que celui-ci n'avait pas participé à son enlèvement et qu'il n'avait pas été de ceux à vouloir la voir avec moins de vêtements. Était-ce lui, le capitaine du bateau?

***

Dorianna avait perdue toute notion du temps et n'arrivait pas à savoir depuis combien de temps elle se trouvait sur le navire, en compagnie de ces pirates. Les hommes ne faisaient presque plus attention à elle et malgré que cela soit agréable, la jeune femme ne pouvait s'en réjouir totalement; les pirates étaient imprévisibles et peut-être agissaient-ils ainsi pour que la jeune noble baisse sa garde et que leur commandante oublie qu'ils étaient des hommes avec des besoins à assouvir…Entre temps, Dorianna avait appris que la femme s'appelait Elliara et qu'elle était capitaine en second, l'homme qui lui ressemblait était en réalité son frère et c'était bel et bien lui le capitaine.

Puisque le seul loisir de Dorianna n'était que de réfléchir, cette dernière avait tenté, à l'aide de connaissances tirées de romans, d'échafauder un plan qui la mènerait à sa liberté. Bien évidemment, rien de ce qu'elle pouvait imaginer n'était réalisable, mais d'y penser donner l'illusion à la jeune femme qu'elle avait encore un certain contrôle sur sa vie. Soudain, un cri lointain se fit entendre : « Pourparlers!!! ». Bien que la jeune Thelvan ne pouvait comprendre de quoi il était question, elle vit les pirates réagir et elle su, à cet instant, que cette intervention était le signe qu'elle attendait pour mettre à exécution son plan de libération…

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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Mer 23 Mar 2016 - 11:55

Un cri retentit, cri qui fit de suite son petit effet sur le navire. Tous les pirates s'arrêtèrent de s'activer, et chacun s'entre regarda, les sourcils froncés. En effet, cela venait de la berge. Le fleuve était assez large, mais pas assez, il semblait, pour que les paroles se perdent dans la nature. “Pourparlers”. Personne ici ne pouvait ignorer la signification de cela. Les pirates savaient parfaitement de quoi il en retournait, aussi Elliara se tourna instantenément vers son frère, qui regardait la terre, un air grave ancré sur son visage. Ce dernier semblait soucieux. Tous ici connaissaient le code de la piraterie, et les pourparlers étaient quelque chose d'important dans ce fameux code. Bien que Elliara et son frère soient encore des capitaines novices, bien trop jeunes, diraient certains, pour être à la tête d'un navire pirate, tous deux savaient parfaitement qu'il ne fallait pas briser ce code. Pour l'honneur, pour la dignité personnelle et celle de l'équipage. Le code était inscrit dans la piraterie, il faisait partie de la piraterie, il était la piraterie. Hors de question de le briser, ainsi.

"Nous devons aller voir, Samael. On ne peut pas laisser passer cela. Tu as entendu comme moi ce que la voix a dit. Et tout le monde ici a entendu."

En effet, les pirates commençaient à s'agiter, se doutant que s'il devait y avoir des pourpalers, ce serait au sujet de la jeune femme qui les avaient rejoint contre son gré. D'ailleurs, Elliara en profita pour jeter un oeil vers son ... invitée. Elle avait levé les yeux lorsqu'elle avait entendu le cri, elle aussi, mais la pirate n'aurait su déchiffrer son expression faciale. Était-elle soulagée, triste, ou encore inquiète ? Impossible à vérifier, impossible à dire. L'empoisonneuse pouvait juste suggérer quelques choses, comme le fait que personne n'était venu la sauver, lors de son enlèvement. Le noble qui était avec elle avait fait dans sa culotte et l'avait lâchement abandonné. À sa place, Elliara ne sait comment elle aurait réagi. Elle haïrait cet homme, c'est certain. Mais n'était pas objective – ayant un a priori assez fort en ce qui concernait la noblesse -, elle préféra laisser tomber et se concentrer à nouveau sur son frère.

"Samael, tu m'écoutes ?"
"- Oui, oui ... nous sommes obligés, de toute façon. En tant que quartier maître et capitaine en second, je pense que c'est toi qui va devoir diriger les négociations. Moi, je resterais la."
"Tu restes toujours en retrait. Tu devrais venir, parfois."
"- Je reste avec la parisonnière. Il faut bien que quelqu'un garde le navire en attendant."

Elliara rumina entre ses dents. C'était toujours pareil : son frère gardait le navire, c'était elle qui mettait pied à terre pour tout ce qui pouvait être négociations ou autre. Il préférait de loin rester sur l'eau. Et, surtout, la jeune femme était certaine que son frère était bien mauvais en relations humaines, c'est pourquoi il laissait sa soeur s'en cherger, légèrement plus diplomate que lui.
Enfin, légèrement....

"Très bien. Jetez l'ancre ! Et sortez un canaux. Je veux deux hommes avec moi. Seulement deux." viciféra la pirate. Pendant ce temps, elle se dirigea vers la prisonnière et, après l'avoir observé et remarquer son indéniable beauté malgré la situation peu avantageuse, elle soupira. "Ce doit être pour vous. Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement. Vous allez rester ici pendant que je vais m'occuper de cela. J'espère pour vous que ça en vaut la peine."

Elliara hocha la tête avant de monter dans la petite barque accompagnée de, comme elle l'avait demandé, deux hommes, et prit la direction de la berge, ou deux personnes semblaient l'attendre. La jeune femme fronça les sourcils, cherchant un moyen de se sortir de cette situation. Son frère la pensait beaucoup plus diplomate qu'elle. Il avait sans doute raison, mais elle avait ses méthodes. Après tout, on était pas pirates pour rien. Elle eut librement le temps de penser au futur échange jusqu'a ce qu'ils accostèrent, se retrouvant face à ce qui semblait être des personnes de la noblesse, à première vue. Aussitôt, la pirate sourit d'un air malicieux, les deux membres de l'équipage attendant sagement dans la barque. Elle laissa un moment de silence, avant de finalement hausser les épaules.

"Eh bien, messieurs. Que voulez-vous?"
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Yver de Kaflan
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ARME/MAGIE : L'arme technologique par excellence: l'arbalète! Belle, superbe, tant de bois et de métal entremélés en harmonie!
MÉTIERS/OCCUPATION : Inventeur... Noble aussi, mais inventeur d'abord!
HUMEUR : Raide dingue!
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Dim 3 Avr 2016 - 14:11

Yver, Heren et Albert attendaient sur la plage, les 8 hommes du Dard restèrent en retrait afin de prouver que leurs intentions n'étaient pas belliqueuses.

-Ils mettent une barque à l'eau, on dirait. Fit Albert.
-Bien. Yver était froid et calme, complètement impassible. Mais en dedans, il bouillait: le Créateur pouvait en être témoin, il aurait adoré en découdre avec ces êtres infâmes qui avaient osé enlever sa bien-aimée, mais il n'avait pas assez d'hommes avec lui pour venir à bout de tout un équipage, même avec l'appui d'une lame aussi forte qu'Heren, et une action en force aurait pu signifier l'arrêt de mort de Dorianna.
-Souvenez-vous, Albert: maîtrise et calme: vous ne devez pas réagir à ce qui se dira. Cela devra être, pour vous, quelque chose d'habituel. Il y va de la sécurité de votre sœur. Si vous ne vous en sentez pas capable, allez avec mes hommes.
-Non. Ca ira. J'ai été à bonne école: Père et, surtout, Mère m'ont préparé au Noble Jeu, vous savez.
-C'est le moment de voir s'ils ont été de bons professeurs. Aucune référence à l'appartenance à la noblesse: je ne veux pas qu'ils sachent que vous êtes le frère de leur otage, ça leur donnerait du poids.

Tous les 3 attendirent que la barque accoste et virent débarquer, à leur grande surprise, une femme fort bien tournée, accompagnée de 2 flibustiers bien moins avenants qui, eux attendirent dans l'esquif.
Arrivée à quelques pas d'eux, la femme parla:
"Eh bien, messieurs. Que voulez-vous?"

De toute évidence, c'était avec elle qu'il faudrait négocier.
Yver s'inclina légèrement, suivit d'Heren et, avec un léger temps de retard, Albert, pas encore au fait des reflexes à avoir. Ce fut Yver qui parla
-Salutations. Je suis Angus, Prince Marchand de Combrelande. En ma qualité de Maître bateleur, j'invoque les pourparlers.

Il préférait user du titre fort de Prince Marchand car, si Albert et lui ne portaient pas de masque, cachant ainsi leur appartenance à la noblesse, ils avaient tout de même des vêtements qui n'étaient à la portée de la bourse des premiers roturiers venus.
Les Princes Marchands constituaient l'une des classes les plus riches des roturiers, rivalisant sans problème avec des Seigneurs ou des petits Barons. Il arrivait parfois que, attirés par leur fortune, les petits nobles faisaient anoblir les plus ambitieux et les plus stupides d'entre eux, les faisant ainsi rentrer dans le Noble Jeu pour mieux les écraser et les dépouiller

De toute évidence, le Prince Marchand qui faisait face à la pirate ne s'était pas encore fait embobiner.

-J'ai le regret de vous annoncer que vous pouvez réprimander ceux qui ont enlevé votre otage: c'était l'homme qu'il fallait enlever, c'était lui qui était important et riche.
Elle, elle n'est que la fille, parmi beaucoup de filles, d'un des nobles les plus désargentés d'Orlaïs.
Ses parents, malgré tout leur désarroi, ne peuvent payer aucune rançon... et ce noble ne donnera pas le moindre sou pour la faire libérer, vu qu'elle n'est rien pour lui.

Cependant, étant donné que je suis en affaire avec son père et que cela pourrait, disons, s'avérer utile pour celles-ci, je viens négocier avec vous les conditions de sa libération.

Yver avait opté pour le style "élégance déterminée sans être hautain", la meilleure combinaison à ses yeux.
Certes, il mentait comme un arracheur de dents, sauf pour le fait que c'était bien Midar de Valtourbe qui était important et non Dorianna, mais tout ce qu'il disait avait les accents de la vérité: Yver était habitué à mentir et à ne jamais se trahir depuis sa naissance. C'était une question de survie, au sein de la noblesse. Absolument rien ne trahissait cette fausse identité.

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"Le temps qui viendra est celui qui expliquera scientifiquement la magie.
Le temps qui ne viendra jamais est celui qui expliquera magiquement la science."
Baron Yver de Kaflan. De l'analyse des forces naturelles dites magiques.
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Dorianna Thelvan
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MessageSujet: Re: “Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara] Mer 4 Mai 2016 - 14:10



Dorianna écoutait attentivement ce que disaient les pirates entre eux et plus particulièrement l’échange entre le frère et la sœur. Dès qu’elle comprit que la femme descendait à terre et qu’elle resterait donc seule avec les hommes, la jeune noble se leva sur ses jambes qui tremblaient. Elle croyait que ce terme, « pourparlers », signifiait une attaque, une chance pour elle de fuir dans l’action, mais il semblerait que ce ne soit qu’une sorte de négociations. Pour quelle raison un homme pouvait bien vouloir négocier avec des pirates, Dorianna l’ignorait et s’étant résigné à son sort, elle ne pouvait imaginer que ces « pourparlers » étaient dirigés en faveur de sa libération. La famille Thelvan ne possédait pas les moyens de négocier sa rançon et ayant perdu tout espoir de revoir un jour le Baron de Kaflan, Dorianna ne pouvait croire qu’il s’agissait de lui qui venait à son secours.

« Ce doit être pour vous. […]. »

Le cœur de l’ainée Thelvan se mit à battre la chamade lorsqu’Elliara, puisque tel était le prénom de la jeune femme, prononça ces paroles. Était-ce possible? Était-ce Midar de Valtourbe qui, ayant repris ses esprits, avait décidé de sauver sa fiancée? Après tout, cet homme était terriblement riche et il était le cousin de Dame Marguerite Thelvan, la mère de Dorianna. Il était peut-être un homme bon malgré son manque de courage à faire face à une situation dangereuse.  Pour la sécurité de Dorianna, peut-être que le Seigneur de Valtourbe avait préféré ne pas intervenir et avait été cherché des renforts? Tout était possible maintenant, tout, sauf que cette personne qui tenait à sauver Dorianna ne soit le Baron de Kaflan. Ce dernier avait promis de revenir auprès de son amante dans les quinze jours et n’avait pas été capable de respecter sa promesse, cela en disait beaucoup sur l’homme qu’il était réellement. Toutes sortes de scénarios avaient parcouru l’esprit de la jeune femme depuis qu’elle était sur ce navire, à la merci des pirates. Yver, fidèle à sa réputation, s’était probablement joué de Dorianna qui était bêtement tombée amoureuse de lui. Il aurait alors feint d’avoir des sentiments pour elle pour pouvoir se l’approprier et puisqu’il avait eu ce qu’il voulait, il aurait tout simplement disparu en sachant très bien que jamais Dorianna n’aurait les moyens de chercher à le retrouver.  L’un des scénarios qu’imaginait la jeune femme était que le pauvre Yver avait simplement été retardé, mais la nature des présentes circonstances ne donnait pas de poids à celui-ci.

Dorianna avait regardé la capitaine en second dans les yeux pendant qu’elle avait parlé et bien que l’idée de rester seule avec les hommes pendant les « pourparlers » ne lui plaise guère, elle baissa les yeux en signe d’obéissance en croisant les bras sur son abdomen. Dès qu’Elliara prit place dans une barque, Dorianna fit quelque pas vers l’avant, se mettant à la hauteur de Samael, frère d’Elliara et capitaine du navire sur lequel la jeune femme se retrouvait bien malgré elle. Si quelqu’un pouvait protéger Dorianna, en ce moment, c’était fort probablement lui, en espérant qu’il respectait les ordres de sa sœur. De l’endroit où elle se tenait, la jeune femme pouvait voir les deux hommes qui étaient venus à son secours, mais ayant beaucoup pleuré précédemment, sa vision était trouble et elle n’arrivait à distinguer leurs silhouettes. L’un semblait plus petit, c’était tout ce qu’elle pouvait voir. « Ce mot, « pourparlers », quelle est sa signification? » Demanda d’une voix faible la jeune noble en tournant les yeux vers l’homme qui se trouvait à côté d’elle. En d’autres circonstances, Dorianna aurait trouvé son physique attirant, mais ses yeux s’attardèrent sur l’arme qui était accrochée à sa ceinture. D’un mouvement rapide, elle pourrait peut-être lui prendre son arme et le menacer de se rendre? La jeune Thelvan avait un jour lu une histoire dans laquelle le héros prenait ainsi les commandes d’un navire. Cette idée parue soudainement la seule option pour Dorianna de fuir le navire pendant que toute l’attention de son équipage était concentrée sur les gens qui négociaient sur la rive.

Sans réfléchir une seconde de plus, Dorianna, d’un mouvement rapide, posa l’une de ses mains sur l’arme, à la ceinture de Samael, et dès qu’elle crut qu’elle était en mesure de tirer sur l’arme et d’en prendre possession, une main puissante se referma sur son poignet, la forçant à lâcher sa prise. « Laissez-moi! » se plaignit Dorianna alors que des larmes, à la fois, de colère, de douleur et de peur se mirent à couler sur ses joues. « Vous me faites mal… »


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“Une femme qui se laisse enlever est toujours ravie.” [Elliara]

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